Politique Nationale/Internationale

USA: Black-out sur les sévices infligés aux détenus



Samedi 3 Octobre 2009

USA: Black-out sur les sévices infligés aux détenus
C'est légalisé, pénalisé. Il s'agit bel et bien d'un black-out sur les sévices infligés aux détenus dans les prisons américaines en Irak et à Guantanamo. Les médias, presse écrite et orale, n'ont plus le droit, selon une loi adoptée avec 258 voix favorable et 163 non au Congrès, de divulguer les photos sur le comportement des geôliers avec les détenus en Irak et à Guantanamo. Une telle loi fait écho aux dires du président Barack Obama qui n'a pas cessé de rappeler qu'il ferait tout son possible pour interdire la divulgation des photos sur la conduite des agents américains envers les détenus. De telles photos, selon lui, ne feraient qu'exacerber les sentiments anti-américains dans le monde, mettant en danger les militaires US.

Obama, semblait si résolu à faire passer une telle loi, qu'il n'aurait même pas hésité à y mettre son veto, si le Congrès ne l'adoptait pas. Mais le président Obama ignore-t-il qu'une telle loi signifie donner carte blanche aux tortionnaires américains ou bien a-t-il oublié que sa devise électorale était de mettre au clair tout ce qui se passe à la sinistre prison de Guantanamo?

Il a peut-être aussi oublié qu'au second jour de son installation à la Maison Blanche il avait signé le décret de la fermeture de Guantanamo et d'autres cellules secrètes de la CI A dans différents coins du monde. En fait, à quatre mois de l'échéance, il semble qu'une douloureuse révision soit en cours à la Maison Blanche : Guantanamo ne sera pas fermée dans les délais. "Cela va être difficile", a reconnu, dimanche 27 septembre, le ministre de la défense, Robert Gates. Le 22 janvier, le président Barack Obama avait signé un décret prévoyant la fermeture de la prison dans les douze mois. Interrogé en juin, son porte-parole, Robert Gibbs, affirmait encore que la date serait "absolument" respectée. Lundi, il était moins affirmatif. "Nous ne nous focalisons pas sur le fait de savoir si le délai sera ou non respecté un jour précis, a-t-il dit. Nous nous focalisons sur la fermeture et le moyen de faire le plus de progrès possible d'ici au 22 janvier."

Huit mois après l'entrée en fonctions de M. Obama, 223 détenus sont toujours à Guantanamo, soit 18 de moins seulement qu'en janvier. Les questions de base n'ont pas été résolues, ni sur la juridiction qui pourrait s'appliquer ni sur le sort de ceux qui ne peuvent être jugés ni libérés. Les commissions (tribunaux) militaires ont été suspendues pour la troisième fois. Les débats semblent animés dans l'administration, à en juger par le nombre de fuites et de démentis.

Vendredi, le Washington Post affirmait que Greg Craig, le chef des services juridiques de la Maison Blanche, avait été déchargé du dossier. Son erreur ? Avoir imposé le délai d'un an pour la fermeture. Aussitôt, M. Gates a affiché sa solidarité, affirmant que lui aussi avait été favorable à une date butoir, seul moyen de "remuer la bureaucratie" de Washington. Et M. Gibbs a fait savoir lundi que M. Craig était dans le bureau Ovale le matin même pour parler de Guantanamo. Cet héritage de l'ère Bush est devenu un véritable casse-tête de l'administration Obama, qui ne sait plus comment fermer cette prison ni où caser ses détenus.

La chambre des représentants dit non au transfert des prisonniers de Guantanamo

Sample ImageIRIB- Dans une démarche à l'encontre des programmes du Président Barack Obama, la chambre des représentants américaine a interdit le transfert des prisonniers de Guantanamo à l'intérieur des Etats-Unis. Les congressistes ont demandé à Obama de renoncer au transfert de quelques prisonniers de Guantanamo sur le sol américain. La décision a été prise, avec entre autres, l'aval des démocrates, qui sont, d'ailleurs, en majoritaire au Congrès. Ceci dit, si les sénateurs confirment la décision de la chambre des représentants, Barack Obama se verra confronté à une situation difficile. Il devrait, donc, ou bien renoncer à l'un de ses plus importants slogans électoraux, ou bien déposer son veto au projet de loi du Congrès, embrasant la colère des conservateurs aussi bien démocrates que républicains. Il y a actuellement des divergences de vue importantes entre les hommes politiques américains sur le sort de plus de 230 prisonniers de Guantanamo. C'est en effet, grâce au soutien du parti libéral et du parti anti-guerre démocrate, qu'Obama cherche à fermer la prison tristement célèbre de Guantanamo et à redorer ainsi le blason des Etats-Unis auprès de l'opinion publique mondiale. C'est pourquoi, Obama a promis, au lendemain de son arrivée à la Maison Blanche, de fermer la prison de Guantanamo avant janvier 2010. Mais la fermeture de Guantanamo Bay ne sera possible sans déterminer le sort de ses 230 détenus. D'après les promesses de l'administration Obama, certains prisonniers, qui n'ont pas des antécédents d'implication directe dans les attentats terroristes, doivent être libérés. Ils seront soit livrés à leur pays respectif sois autorisés de vivre en liberté dans un autre endroit. Certains prisonniers seront par ailleurs transférés aux pays alliés des Etats-Unis pour y passer le reste de leur peine dans les prisons de ces pays, d'après le plan d'Obama. Le reste des prisonniers doivent être transférés aux prisons américaines, sur le territoire américain. Ce qui a, en effet, entraîné la prise de position du Congrès devant la Maison Blanche. Les partisans de ce plan estiment que les prisons américaines bénéficient des moyens de sécurité appropriés pour garder les prisonniers terroristes, jugés très dangereux. Il est vrai qu'en plaidant pour le transfert des prisonniers de Guantanamo, les libéraux cherchent à mettre fin à la situation illégale et inhumaine dans laquelle les prisonniers sont détenus, un héritage de l'époque Bush. Quant aux conservateurs, ils ne cessent de mettre en garde qu'une telle démarche, mettrait en danger la sécurité nationale américaine et renforcerait l'éventualité de la répétition des attentats semblables aux attentats du 11 septembre. Quoi qu'il ne soit, 110 jours avant la date promise par Obama, pour la fermeture de Guantanamo, les démocrates ont voté pour un projet de loi qui risque de reconduire la fermeture de cette prison à une date ultérieure et imprécise, provoquant ainsi des critiques semblables à celles qu'on formulait déjà contre les politiques de l'administration Bush.

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Samedi 3 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par sharaf le 05/10/2009 06:21 | Alerter
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Enfin les étasuniens ont leur "Musée Sioniste International d'arts Terroristes " ou des ptits gens innocentes et sans défense sont torturés quotidiennement par simple plaisir Satanique et modernité de mœurs,nous vivons sur une planète de monstres à visages humains " de vrais shayatines des ténèbres " . la seule espèce capable de jeter une bombe atomique sur nous sans scrupule !
ces étatsuniens sont la seule menace de la vie sur terre ,non seulement ils sont anti-traditionnel et pervers mais surtout sur- armés et enfants frustrés sans famille humaine digne de ce nom... des monstres !
Dieu merci qu'il y a la Russie et la Chine avec l'Iran !!!

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