RELIGIONS ET CROYANCES

UN CROYANT HORS DES NORMES VATICANES


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DANS LES CROYANCES, IL Y A LA FOI ET IL Y A LA RELIGION. LA FOI EST RECONNUE COMME UN DON GRATUIT DE DIEU, ALORS QUE LA RELIGION EST SOUVENT LA RÉSULTANTE DE CROYANCES ORGANISÉES ET INSTITUTIONALISÉES. iNITIALEMENT FOI ET RELIGION SE VEULENT COMPLÉMENTAIRES, MAIS AVEC LE TEMPS ELLES PEUVENT DEVENIR DEUX ANTAGONISMES QUI N'ONT PLUS RIEN EN COMMUN.


oscarfortin@hotmail.com
Vendredi 25 Décembre 2009

UN CROYANT HORS DES NORMES VATICANES
Est-il possible d’être croyant sans être servile aux directives du Vatican et à toute l’enveloppe cultuelle à laquelle il s’accroche? Une bonne question n’est-ce pas? En 2005, j’avais écrit un article que j’avais mis en circulation sur mon blog sous le titre «DE LA FOI QUI SAUVE À LA RELIGION QUI ASPHYXIE. En 2009, à l’occasion de ce Noël, je voudrais partager avec vous, ce que rappelle cette célébration pour le croyant que je suis.

Sans entrer dans les discussions du calendrier historique de la naissance de cet enfant pas plus que du culte avec lequel on en rappelle l’évènement, j’aimerais m’en tenir au sens théologique de l’avènement: Dieu qui devient un des nôtres. Depuis ce jour, toute personne de bonne volonté n’a plus à regarder vers le ciel pour y rencontrer le dieu de sa foi, mais à regarder vers la terre pour y découvrir celui qui s’y est investi entièrement. À peine avait-il disparu au regard de ses disciples, après sa résurrection, un ange est venu leur rappeler qu’ils devaient cesser de regarder vers le ciel, mais plutôt de se rendre en Galilée, cette Galilée, symbolique du monde où ils le retrouveraient dans son Esprit.

Il n’a pas choisi les châteaux des rois, les privilèges des empereurs, la tribune des médias, la puissance des pouvoirs institutionnels. L’HUMANITÉ à laquelle il s’est identifié n’a pas beaucoup à voir avec ce monde et les lois qui en régissent le fonctionnement. L’HUMANITÉ qu’il porte en lui ne saurait être découverte qu’à travers la découverte de l’HUMANITÉ qui se retrouve dans les plus pauvres et laissés pour compte de la planète. Il a lié son sort à celui de ces exclus tout comme celui de ces exclus au sien. C’est ce que signifie l’incarnation: un Dieu qui lie son sort à celui de l’Humanité délaissée, oubliée, exploitée, dominée de sorte que personne ne puisse se prévaloir de son nom sans s’impliquer là où il est. S’il y a une espérance pour cette HUMANITÉ c’est bien cette présence toujours active à travers ces milliers d’hommes et de femmes, peu importe leurs croyances religieuses, qui se laissent interpeller par cette humanité exclue et victime des injustices et de la cupidité de ceux qui se croient les maîtres du monde. Leur foi dans cette HUMANITÉ est ce qui témoigne le mieux de cet Esprit de celui en qui les chrétiens reconnaissent l’EMMANUEL, DIEU avec nous tous.

Une manière bien simple de vous dire que je me sens en très bonne compagnie avec vous tous et toutes. S’il y a quelque chose de sacré dans notre monde, c’est bien cette HUMANITÉ INCLUSIVE dont le destin n’est pas d’être la marionnette d’Empires et d’empereurs, mais d’être, elle-même, celle qui ordonne le monde. Ma foi me dit qu’elle aura raison de ces empires et de ces oligarchies. Parfois il m’arrive d’en douter, mais dans tous les cas, il n’y a pas d’autres voies à suivre que de permettre cette émergence d’une humanité nouvelle, l’émergence d’un HOMME NOUVEAU. Pour moi comme pour des millions de personnes, ce Jésus de Nazareth est toujours là, bien présent, qu’aucun empire ne saurait atteindre. Pour le croyant que je suis, il a vaincu la mort par sa résurrection et, du fait même, la force des armes et les menaces dont se prévalent les Empires ne sauraient avoir le dernier mot. Il est le témoin par excellence de ceux et celles qui donnent leur vie pour que des hommes et des femmes l’aient un peu plus.

L’Amérique Latine compte des milliers de ces témoins qui ont donné leur vie pour plus de justice et de vérité. N’ayez crainte, ils ne sont pas sur la liste des candidats et des candidates à la sainteté. Ce serait trop risqué de les donner en exemple aux générations montantes. L’Empire n’apprécierait pas. Nous pouvons penser à Oscar Romero, évêque du Salvador, assassiné froidement alors qu’il célébrait la messe, que dire de ces sept jésuites et deux de leurs aides de l’Université du Salvador, assassinés sans pitié, et que penser de ces milliers d’autres, victimes du Plan Condor, de la répression des régimes militaires en Argentine, au Brésil, au Chili, en Uruguay et un peu partout dans tous ces pays sous la gouverne d’oligarchies. Nous sommes bien loin du culte religieux, mais très près de l’HUMANITÉ et de CELUI à qui il a lié son destin. Lui seul saura bien départager les saints et les martyrs de tous les autres.

Oscar Fortin

Québec, le 24 décembre 2009

Quelques références du même auteur sur le thème de la foi et religion

http://humanisme.blogspot.com/2005/05/la-papaut-et-les-alliances.html

http://humanisme.blogspot.com/2007/12/lapostasie-au-qubec.html

http://humanisme.blogspot.com/2008/11/synode-des-vques-2008-o-taient-donc-nos.html

http://humanisme.blogspot.com/2009/04/eglise-hors-des-murs.html


Vendredi 25 Décembre 2009


Commentaires

1.Posté par Renegat le 25/12/2009 20:46 | Alerter
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Assez d'accord sur la notion de Foi, encore que je dirai qu'il n'y a pas de Foi sans preuve de Foi, ce n'est qu'un avis, Dieu seul est apte à en juger.

2.Posté par la truie qui file le 26/12/2009 09:03 | Alerter
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Sans avoir besoin de rattachement à un groupe dogmatique , tout le monde est rattaché au sublime principe Créateur et Divin des la naissance et pour beaucoup sans le savoir .

Le soleil brille gratuitement et chaque etre respire ...

Il faut simplement retrouver cette connection naturelle que les religions officielles ont mis sous séquestre à leur profit et pour generer toutes les maladies individuelles d'abord et les maladies sociales qui engendrent toutes les guerres .

Et quand nous pensons à ces hommes courageux et integres qui ont essayé à toutes les époques de parler simplement de cela en demandant aux autres d'offrir librement ce message , c'est une manière de se retrouver un peu comme eux . Tout le monde peut le faire et cela ne coute rien !

3.Posté par Byblos le maronite le 26/12/2009 20:35 | Alerter
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Oscar Fortin exprime ce que je ressens mieux que je n'aurais pu le faire moi-même.
Je me permettrais d'ajouter une ou deux idées qui me hantent.
Le Sacrifice d'Abraham est un grand moment dans l'Histoire des religions. Car il symbolise la fin des sacrifices humains. Dieu signifie à son serviteur Abraham qu'il n'est point besoin de lui sacrfier son fils. Et que le sacrifice d'un animal (l'agneau) suffit à Le contenter.
Poursuivant dans la même voie, l'Incarnation et la Rédemption de Jésus expriment l'idée d'un Dieu si Aimant pour sa créature qu'Il devient Lui-même l'Agneau du sacrifice, le Rédempteur.
L'enseignement de Jésus se résume à la pratique de cette vertu d'Amour.
«Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés». Mais aussi :«ce que vous ferez aux plus petits d'entre les miens, c'est à Moi que vous l'aurez fait». Et encore : «Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre».
Amour allant jusqu'au sacrifice de soi.
Compassion pour les plus petits, les plus démunis, les plus pauvres, les plus faibles.
Refus de juger les autres.
Jésus ne prescrit pas, n'interdit pas. Il n'y a pas de commandements de Jésus.
Jésus se donne en exemple à suivre.
Tout le reste est invention d'autorités ecclésiales qui sont allées jusqu'à instituer une monarchie absolue d'une arrogance extrême (dogme de l'infaillibilité).
Il y a de nombreuses années, j'ai lu un titre qui aurait pu être un ouvrage passionnant : «Trente trois ans Jésus. Deux mille ans Judas».
À mon sens, tout dialogue inter-religieux devrait débuter par l'humilité de se dire. J'essaye de comprendre. J'écoute ce que l'autre a à me dire pour mieux comprendre ma propre foi.
Mais au delà de la compréhension, il y a la prosternation et l'acte d'adoration.


4.Posté par HUTIN Gonzague le 17/01/2010 12:13 | Alerter
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Intéresant ce que dis Byblos le maronite (et les autres aussi d'alleurs) : Et peut il retrouver le bouquin "33 ans de jesus, 2000 ans de juda ?
Tout un programme hélas vérifié ! On joue les prolongations mieux que jamais.

PS : un exemple à rappeler : Mgr Romero

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