Géopolitique et stratégie

UN CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE IRANIENNE DE L’ADMINISTRATION BUSH ?



Solidarité et Progrès
Dimanche 29 Avril 2007

Une source de haut niveau à Washington, a déclaré à l’EIR qu’il y a des signes montrant que l’Administration Bush pourrait être ouverte à un compromis par l’intermédiaire, de la Russie et de l’UE, vis-à-vis de l’Iran et de leur soit disant programme d’armement nucléaire. De son coté Téhéran pourrait lui aussi chercher à garder la face et éviter une guerre avec les Etats-Unis.

Mercredi 25 avril, le négociateur de l’UE Javier Solana et le chef du Conseil National Iranien de Sécurité Ali Larijani, principal négociateur au sujet de l’armement nucléaire, se sont entretenus pendant 5 heures en Turquie.

En sortant de la réunion les deux hommes ont déclarés que les discussions avaient été fructueuses et continueraient dans deux semaines.

D’après cette source et d’après d’autres renseignements du Time Magazine et du quotidien israélien Ha’aretz datés du 25 avril, les discussions entre Solana et Larijani ont portées sur une proposition de compromis, lancée en début d’année par le gouvernement russe et par le dirigent de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique(AIEA) Dr Mohammed ELBaradei, appelant l’Iran a geler au niveau actuel son site d’enrichissement de petite envergure de Nathanz, et d’autoriser l’inspection du site par l’AIEA. En retour, toutes les sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies seront gelées. Avant cette réunion entre Solana et Larijani, l’Administration Bush a été résolument opposée à l’autorisation d’un quelconque enrichissement par les iraniens.

D’après cette source, Solana s’est entretenu avec la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice avant la réunion avec Larijani ; cette dernière n’a pas exclut un accord symbolique américain au sujet d’un programme d’enrichissement iranien. Cette source prévient cependant, que cela ne signifie pas que l’Administration Bush ai approuvé l’accord, prévoyant que dans les deux prochaines semaines une intense rixe politique va avoir lieu à l’intérieur de la Maison Blanche afin de déterminer si les Etats -Unis vont appuyer un tel compromis.

D’autres évènements informent que certains officiels de l’Administration Bush cherchent à éviter une confrontation avec l’Iran. Le 25 avril, le Miami Herald rapporte que les Etats Unis ont amplifié leurs discussions d’arrière-courre par l’intermédiaire de la Suisse. Parmi les sujets discutés au travers des échanges par voix diplomatique : le statut des cinq gardes révolutionnaires iraniens capturés par les forces spéciales des Etats-Unis à Irbil en janvier ; le destin d’un ancien agent américain du FBI que l’on pense être détenu en Iran ; et la coopération entre Téhéran et Washington pour bâtir une plus grande stabilité en Iraq. De plus la Secrétaire d’Etat Rice a changer d’attitude ces dernières semaines en insistant pour que l’Iran envoi l’un de ses hauts émissaires à une conférence prévue au sujet de l’Iraq, la semaine prochaine à Sharm al-Sheik en Egypte. Rice demanda l’aide du ministre des Affaires Etrangères Iraquien Hoshyar Zebari , ayant d’étroits liens avec l’Iran, afin de persuader les iraniens de participer.

La source de Washington a aussi commenté le combat politique qui prend place de façon similaire à Téhéran, notant que certains hauts officiels iraniens semblent avoir pris connaissance du rapport de Lyndon LaRouche du 30 mars 2007, « L’histoire actuelle comme tragédie : la Russie et l’Iran dans la stratégie. », dans lequel il avait averti que certains officiels iraniens, contrairement au président Poutine, étaient tellement concentrés sur le conflit US Iran, qu’ils ne pouvaient comprendre que le conflit imminent dans le golfe persique menace de lancer une troisième guerre mondiale qui s’étendrait à toute l’Eurasie en commençant par la Russie et la Chine


Dimanche 29 Avril 2007

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