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UEJF/J’ACCUSE contre Alter Info: Nos conclusions pour l’Audience en appel du 16 avril 2008.


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Ci-dessous les conclusions de notre avocate et à télécharger au format pdf les conclusions de nos adversaires.

Comme nous l’avions indiqué dans un communiqué précédant, suite à notre condamnation nous avons interjeté appel. Nous invitons nos lecteurs de la région parisienne à se rendre à l’audience qui aura lieu le 16 avril 2008 à 10 heures au Tribunal de Grande Instance de Paris Chambre 14.

Bonne lecture


Alter Info
Lundi 31 Mars 2008

A Mesdames et Messieurs les Président et Conseillers composant la 14ème Chambre A Cour d'appel de Paris

RG n° 08/01457

O.C. 1er avril 2008

CONCLUSIONS RECAPITULATIVES

POUR : L’association ALTER INFO, Agence de Presse Alter (A.P.A.) association régie par la loi du 1er juillet 1901, ayant son siège 23 rue d’Illzach 68100 Mulhouse.

ayant pour avoué : SCP Fisselier, Chiloux, Boulay

Et pour avocat plaidant :

Me Isabelle Coutant Peyre, Avocat au Barreau de Paris

Appelante

CONTRE : 1) L’Union des Etudiants Juifs de France (U.E.J.F.)

2) « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.)

Ayant pour avoué Me Teytaud

et pour avocat : Selarl Cohen – Lilti- Cohen

Intimées

PLAISE A LA COUR

I - RAPPELS DES FAITS ET DE LA PROCEDURE

Par acte signifié le 24 décembre 2007, les associations « Union des Etudiants Juifs de France » (U.E.J.F.) et « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.) ont conjointement assigné en référé l’association ALTER INFO, Agence de Presse Alter (A.P.A.) pour le 7 janvier 2008, sur le fondement de l’article 809 du Nouveau Code de procédure civile.

Les demanderesses demandaient la suppression d’un article publié sur le site de l’agence de presse ALTER INFO, aux motifs cumulés que cet article serait diffamatoire et constitutif d’une provocation à la discrimination.

Par ordonnance de référé en date du 14 janvier 2008, Monsieur Nicolas Bonnal, Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, par délégation du Président du Tribunal a :

- rejeté l’exception de nullité et la fin de non recevoir soulevées par l’association ALTER INFO et ordonné à celle-ci de retirer de son site Internet, les passages de l’article reproduits dans ladite ordonnance.

-condamné l’association ALTER INFO à payer la somme de 1.000 euros à chacune des demanderesses.

L’association ALTER INFO a interjeté appel de cette ordonnance car elle considère que la mesure ordonnée constitue une entrave injustifiée et disproportionnée à la liberté d’expression.

En effet, les éléments constitutifs du délit de provocation à la discrimination sont en l’espèce inexistants au regard de la publication « capturée » sur internet par les associations UEJF et AIPJ, de sorte que la condition du trouble manifestement illicite pour ordonner une telle mesure sur le fondement de l’article 809 du Nouveau Code de procédure civile, n’est pas démontrée dans l’ordonnance.

II - DISCUSSION

Dans son ordonnance du 14 janvier 2008, le juge des référés écarte le motif de diffamation invoqué par les associations UEJF et AIPJ car leur demande n’articulait pas les faits précis qu’elles prétendaient diffamatoires, privant ainsi ALTER INFO de la possibilité de démontrer la vérité des faits qualifiés de diffamatoires par les demanderesses.

Le juge a notamment relevé que les associations demanderesses poursuivent « un long texte faisant allusion à de nombreux faits » (…) « composés, d’une part, d’un texte de présentation émanant de la rédaction du site, d’autre part, d’un article, faisant lui-même de larges citations, présentées comme extraits d’un ouvrage publié en 1889, qu’il commente et actualise et enfin de la réaction d‘un internaute à cette première mise en ligne, et ces divers textes faisant mention de nombreux faits, qu’ils situent, soit dans les siècles passés, soit au cœur de l’actualité »

Par contre, le juge des référés n’a pas tiré les conséquences de ces constatations pour écarter également le motif d’une provocation à la discrimination.

En retenant l’infraction de provocation à la discrimination, délit prévu par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, comme motif d’interdiction de publication, le juge des référés a exclu purement et simplement un droit fondamental protégé par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme : la liberté d’expression.

Bien plus, l’ordonnance procède à une discrimination partiale dans les écrits et les commentaires, pour prétendre fonder une atteinte manifestement illicite par leur publication, et par là même, porte atteinte à la liberté d’expression qui comprend la liberté d’opinion et la liberté d’information et par voie de conséquence, le droit au débat dans une société démocratique, conformément à la Constitution et à la Convention européenne des libertés fondamentales.

Il sera quand même rappelé que les écrits contestés portent sur un livre publié en 1889 en Grande Bretagne et il n’est pas inutile pour le débat d’évoquer le contexte de cet ouvrage, à savoir que ce livre fut contemporain de la création du premier mouvement sioniste fédérateur, dénommé « l’amour de Sion », créé en Russie en 1881.

A la suite de ce mouvement allait succéder l’organisation d’un mouvement sioniste mondial à l’initiative de Theodor Herzl et la création d'un « Fonds pour l'Implantation Juive», outil financier de l'Organisation sioniste mondiale.

Ces mouvements allaient aboutir à la création de l’Etat d’Israël en 1945, présenté au monde entier par David Ben Gourion comme l’Etat juif d’Israël.

C’est donc dans ce contexte historique international et avec le vocabulaire utilisé à l’époque notamment par le mouvement sioniste lui-même, que ce livre fut publié en 1889 en Grande Bretagne, ouvrage polémique bien évidemment, mais dont il paraît aberrant qu’un juge des référés français juge légitime d’en interdire la publication d’extraits et leur discussion.

D’ailleurs, il suffit de lire tous les commentaires publiés pour se convaincre de la liberté d’appréciation communiquée par les lecteurs de l’article, ce que l’auteur de l’ordonnance s’est bien gardé d’évoquer, tout comme les associations demanderesses.

Cette ordonnance devra être infirmée car elle porte atteinte à la liberté d’expression et de débat, et constitue une censure injustifiée et disproportionnée.

v A – Une atteinte à la liberté d’expression

L'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales garantit une liberté jugée fondamentale dans une société démocratique et est considérée comme ayant valeur constitutionnelle par les juridictions françaises (Cour d'Appel Paris, 6 mars 1992 : Juris-Data n° 020513).

S'agissant d'une liberté fondamentale, les ingérences dans la liberté d'expression sont étroitement contrôlées par les organes européens, "La nécessité de la restreindre (…) doit se trouver établie de manière convaincante" (arrêt Barthold, §58). Il faut souligner que cette formule fut souvent reprise et, entre autres, dans l'arrêt Weber du 22 mai 1990, A n° 177, § 47, ainsi que dans l'arrêt Lehideux et Isorni c/ France, 55/1997/839/145.

En effet, et conformément à une jurisprudence constante (voir, à titre d'exemple, l'arrêt Lehideux et Isorni c/ France, 55/ 1997/839/1045), l'adjectif "nécessaire", au sens de l'article 10 § 2, implique un "besoin social impérieux".

Dans un arrêt du 31 janvier 2006, P. Giniewski c. France, la Cour Européenne des droits de l’homme, rappelait encore à nouveau à l’Etat français que « La liberté d’expression constitu[ait] l’un des fondements essentiels de toute société démocratique, l’une des conditions primordiales de son progrès et de l’épanouissement de chacun. Sous réserve du paragraphe 2 de l’article 10 de la CEDH, elle vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérés comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent »

Ainsi, si un texte publié contient des formulations qui peuvent heurter, choquer, ou inquiéter, la Cour a affirmé à plusieurs reprises que de telles idées ne perdent pas, en tant que telles, le bénéfice de la liberté d’expression.

  • Sur la liberté d’expression

Contrairement à ce qu’affirme l’intimé dans ses conclusions, non seulement le principe de la liberté d’expression a été méconnue, mais de plus, la jurisprudence dite des caricatures de Mahomet publiées par le journal français « Charlie Hebdo » est parfaitement comparable à la présente procédure.

En effet, en substance, le Tribunal puis la Cour d’appel qui vient de statuer le 12 mars 2008, ont rappelé que les restrictions à la liberté d’expression sont légitimes si celle-ci manifeste de façon gratuitement offensante pour autrui, sans contribuer à une quelconque forme de débat public, capable de favoriser le progrès dans les affaires du genre humain.

Dans cet arrêt du 12 mars 2008, la Cour d’appel a choisi de rappeler l’argumentation du directeur de publication de Charlie Hebdo, à savoir, que « une expression – aussi outrageante ou dérangeante soit-elle – peut participer à un débat d’idée ou d’opinion ; qu’en outre la liberté d’expression doit prédominer sur la sensibilité religieuse sans qu’aucune communauté ne puisse revendiquer un traitement de faveur par rapport aux autres ainsi qu’il a été jugé en droit interne comme en droit conventionnel ».

Or, en publiant l’article litigieux, l’association ALTER INFO n’a pas cherché à nuire à l’ensemble de la communauté religieuse juive, bien au contraire. L’association a hésité à publier l’article litigieux, en a fait part à ses lecteurs dans son avertissement préliminaire de présentation de l’article, pour contribuer à un débat public d’intérêt général.

Contrairement aux associations demanderesses, ALTER INFO APA a le courage des débats, et participe ainsi à l’exercice de la liberté d’expression.

Les propos tenus dans cet article peuvent « heurter ou choquer » mais contrairement à ce que soutiennent les associations intimées, ils n’ont jamais eu d’autre but que de contribuer au débat public.

L’absence d’intention de nuire est manifeste dans cet article, le préambule n’a pas du tout pour but pour l’appelante de se « dédouaner d’une quelconque responsabilité éditoriale ». Bien au contraire, il ressort de ce préambule dont la portée est essentielle ici, que l’appelante a cherché justement à prévenir et éviter tout sentiment d’hostilité ou de haine vis-à-vis de la communauté juive dans son ensemble.

L’association ALTER INFO APA a ainsi choisi, non seulement d’exercer son droit le plus fondamental qu’est la liberté d’expression, mais également de prévenir tout risque de confusion ou d’amalgame en présentant de façon très pédagogique une « grille de lecture »

Il est intéressant de relever que les intimés qualifient la publication de l’article litigieux ainsi que celle d’un second article qui fait l’objet d’un second référé comme un acharnement « antisémite » de la part de l’association ALTER INFO.

A l’évidence, l’acharnement et le harcèlement sont les fait des associations U.E..J.F. et A.I.P.J., qui font preuve d’un activisme fanatique pour priver l’association ALTER INFO de l’exercice de son objet : information destinée au débat et de son droit fondamental qu’est la liberté d’expression. Il s’agit clairement d’une censure tyrannique.

En effet, une nouvelle procédure de référé produite par les associations des associations U.E.J.F et A.I.P.J., à nouveau demanderesses contre ALTER INFO, vise un article publié le 2 octobre 2007, c’est à dire antérieurement à la procédure de référé dont la Cour est saisie et qui aurait donc dû, en toute logique, être également visé dans l’assignation délivrée le 24 décembre 2007.

Disposant de moyens financiers importants, contrairement à l’association appelante, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.s’organisent en équipe pour exercer ainsi une pression insupportable sur des associations telles qu’ALTER INFO, dont la conséquence intolérable est tout simplement l’impossibilité réelle de publier toute critique concernant un membre de la communauté juive, vidant ainsi de son sens l’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881.

Cette répétition injustifiée de procédure n’a visiblement qu’un objectif : assurer l’étouffement financier de l’association ALTER INFO APA, et de ses membres, tous bénévoles. Cette tactique de censure par le harcèlement, l’intimidation et la pression financière fait d’ALTER INFO une victime.

C’est d’autant plus scandaleux que les conditions d’un trouble manifestement illicite et que la décision du juge des référés d’ordonner la censure au motif d’un délit présumé que seule la juridiction de fond a le pouvoir de juger, constitue une ingérence abusive de l’article 809 alinéa 2 dans la liberté d’expression.

En effet, rien dans les passages censurés du texte publié, ne justifiaient une telle atteinte.

v B – L’absence d’éléments constitutifs du délit de provocation à la discrimination

§ 1 – Absence de mise en cause d’une catégorie bien déterminée de personnes

L’article 24 alinéa 8 de la loi de 1881 permet de poursuivre tous ceux qui « auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

La provocation doit comporter la mise en cause directe d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine, appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.

Ainsi, pour constituer l’infraction, la provocation doit être directe et fondée expressément sur l’une ou l’autre des raisons ci-dessus énumérées.

Contrairement à ce que soutiennent les associations intimées dans leurs conclusions, ce n’est pas la communauté juive dans sa globalité qui est visée dans l’article litigieux, mais seulement certains de ses membres, ceux qui participent à une oligarchie capitaliste fonctionnant dans un système d’entente, au sens économique du terme, agissant sur et/ou via les décideurs politiques.

L’auteur de l’article fondé sur un texte de 1889 dénonce ainsi un mécanisme de propagande.

Cette distinction est essentielle.

Cette distinction a été clairement mise en relief par la jurisprudence des caricatures de Mahomet. En effet, par un arrêt confirmatif rendu le 12 mars 2008, la Cour d’appel de Paris, a écarté le délit d’injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur religion ou de leur origine car n’était pas visé l’ensemble de la communauté musulmane mais seulement une fraction de celle-ci, à savoir les musulmans terroristes.

Selon le Tribunal et la Cour, les caricatures litigieuses visaient certains membres et non l’ensemble de la communauté musulmane, alors que par ailleurs ces dessins avaient provoqué d’immenses mouvements de protestations dans toute la communauté musulmane, et ne constituaient pas une injure dirigée contre un groupe de personnes en raison de leur religion musulmane, et ce alors que le prophète Mahomet y était représenté comme participant du sens des caricatures.

Y aurait-il une interprétation à géométrie variable selon la religion concernée ? L’égalité constitutionnelle s’y oppose.

L’analyse qu’a fait la Cour concernant les membres de la communauté musulmane doit être transposée en l’espèce car les capitalistes ou cartels bancaires dont il est question dans la présente procédure ne font pas l’objet de critiques en raison de leur état c'est-à-dire du fait qu’ils soient de religion juive, mais pour les actes de certains des membres de cette confession.

Dans leurs conclusions, les associations intimées, de manière quasiment paranoïaque, prétendent que ce sont tous les juifs en tant que tels qui sont visés dans l’article, au titre de leur confession, et tentent d’illustrer leur opinion par une sélection d’extraits pour le moins significatifs car il en résulte un effet inverse à celui souhaité par l’intimé.

On constate en effet, que les extraits choisis tendent justement à appuyer la thèse de l’appelante selon laquelle il s’agit seulement de certains membres de la communauté juive qui sont visés et non de tous les juifs en général.

Le premier extrait :

« L’impérialisme du Capital auquel je fais référence est un groupe de capitalistes—presque uniquement des hommes juifs—»

En choisissant ce premier extrait, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.démontrent bien que sont uniquement visés par l’article, certains membres de la communauté juive, « un groupe de capitaliste », certes constitués presque uniquement d’hommes juifs mais pas seulement. Font ainsi également partie de ce groupe de capitaliste des non juifs !!

Par ailleurs, par l’expression « auquel je fais référence », l’auteur a très explicitement visé les acteurs dont il parlait, c'est-à-dire un groupe de capitalistes constitués de banquiers.

Ainsi, l’auteur prend le soin d’expliquer clairement et simplement qui sont les protagonistes dont il parle. Il permet alors au lecteur d’éviter tout amalgame entre la communauté juive prise dans son ensemble et ces quelques « hommes juifs » qui constituent une partie de ces capitalistes.

Le deuxième extrait sélectionné par les associations U.E.J.F et A.I.P.J.confirme également que seuls certains membres de la communauté sont visés.

« C’est un fait significatif que la plupart des agitateurs en faveur du Socialisme sont des juifs[…] »

La langue française est une langue précise et offre à ce titre un vocabulaire également très précis, tout en étant rappelé que l’article publié est une traduction de l’article original rédigé en anglais. Par l’emploi de l’article indéfini « des » (juifs), il apparaît clairement que ce n’est pas la communauté juive en tant que telle qui est visée par les propos mais « des juifs » qui sont donc des membres de cette communauté non définis.

La communauté juive dans son intégralité n’est pas directement mise en cause ! D’ailleurs, aucune des institutions représentatives de la communauté juive française n’a manifesté son désaccord, ni a fortiori engagé la moindre procédure comme celle que se sont crues autorisées à engager les associations « Union des Etudiants Juifs de France » (U.E.I.J.F.) et « J’accuse !» Action Internationale pour la Justice (A.I.P.J.).

Or, il faut encore le rappeler que pour être retenu, le délit de provocation à la discrimination (et non « d’incitation à la haine raciale » comme les associations intimées l’ont écrit dans leurs conclusions en page 5) nécessite que soit explicitement, directement visé une communauté en son entier, un groupe de personnes dans son ensemble.

Dans leurs conclusions, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.mettent en cause « la généralité » du propos, ou encore « la généralité de l’article », qui serait selon elle, une preuve éclatante que ce sont bien les juifs en général qui sont visés. Une relecture consciencieuse de l’article 24 alinéa 8 de la loi 1881, leur aurait leur évité d’aboutir à une telle confusion, à moins qu’elle ne soit volontaire.

§ 2 – Les propos ne visent pas à créer dans l’esprit de celui qui le perçoit un sentiment d’hostilité à l’encontre des juifs.

Dans leurs conclusions, les associations U.E.J.F et A.I.P.J. affirment que le sentiment d’hostilité, de haine et de rejet est entretenu à l’encontre des juifs par divers moyens dont :

ü Le premier moyen serait constitué par le télescopage visuel (??) de la rubrique « conspiration » et du titre l’impérialisme du capital juif » constituant une référence explicite au Protocoles des sages de Sion.

Les intimées invoquent une nouvelle plainte de leur part, accompagnée d’une nouvelle assignation en référé a l’encontre de l’association ALTER INFO, en raison de la publication d’un autre article du même auteur mis en ligne postérieurement au premier mais antérieurement à leur première assignation, comme signalé plus haut.

Loin de constituer un élément à charge, prétendant prouver une quelconque volonté d’heurter la communauté juive et de vouloir contribuer ainsi un sentiment d’hostilité, cette manœuvre témoigne au contraire, de l’acharnement des associations intimées à vouloir interdire l’exercice de l’un des droits les plus fondamentaux protégés par la Constitution et par la Convention européenne des libertés fondamentales : la liberté d’expression et le droit au débat.

De même, les associations U.E.J.F et A.I.P.J.ont cru bon d’indiquer que le Procureur de la République avait saisi le 8 janvier 2008 les services de Répression de Délinquance contre la Personne afin qu’un enquête pénale soit diligentée. Cependant cette enquête est toujours en cours, donc à ce jour, aucune condamnation n’a été prononcée à l’encontre de l’appelante…et il faut en déduire que cette évocation ressort du domaine de l’intimidation.

L’association ALTER INFO n’a jamais été condamnée pour le délit de provocation à la haine raciale ou délit connexes.

ü Deuxième moyen soulevé qui contribuerait à entretenir un sentiment d’hostilité ou de haine à l’encontre des juifs : les (supposées) imputations successives faites aux juifs. On leur reprocherait ainsi :

- De poursuivre l’asservissement de l’humanité, et de concentrer les richesses du monde à cette fin.

- De constituer « un problème mortel » pour le monde

On s’étonne en premier lieu de la formidable déformation de l’article, voire de l’interprétation « fumeuse » à laquelle se livrent ici les associations U.E.J.F et A.I.P.J. pour démontrer un hypothétique sentiment d’hostilité envers la communauté juive dans sa globalité.

- En effet, tout d’abord, il est reproché à l’article d’accuser les juifs de poursuivre l’asservissement de l’humanité et de concentrer les richesses du monde à cette fin.


UEJF/J’ACCUSE contre Alter Info: Nos conclusions pour l’Audience en appel du 16 avril 2008.

Conclusions des parties adverses à télécharger en format PDF


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Lundi 31 Mars 2008


Commentaires

1.Posté par Zorglub le 31/03/2008 19:59 | Alerter
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Tel est pris qui croyait prendre sauf si l'allégeance et la règle du deux poids deux mesures restent la "morale" dans certaines branches de la magistrature. La décision judiciaire et ses éventuelles contorsions seront à ce titre très intéressantes à étudier . Je ne doute pas également que Mr Knobel Marc, formateur à l'école de la Magistrature et président de l'association "J'accuse", plaignant dans l'affaire contre Alterinfo saura respecter les règles de déontologie dûes aux devoirs de sa charge.
Indépendance, justice et impartialité qu'ils disaient et bien j'attends de voir...

2.Posté par hélène le 01/04/2008 18:49 | Alerter
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en effet " faire des dessins inultant mahomet" c'est insulter CERTAINS musulmans, les plus radicaux............PAS TOUS .

vous êtes libres!!

mais dire qu'il y a eu des banquiers juifs c'est ANTISEMITE celà veut dire que tous les banquiers sont juifs et que tous les juifs sont banquiers!!!!(est-ce antisemite d'être banquier?, et d'être juif et banquier??)

3.Posté par yan (E&Rnord) le 01/04/2008 23:52 | Alerter
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Vous;kémi séba qui a été condamné à deux mois de prisons ferme!!

Courage!!!!
Ci-joint un speech de kémi en plein Paris
lien

4.Posté par jp le 02/04/2008 19:55 | Alerter
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Le nom de domaine "alterinfo2.net" est libre pour 15 euros !
redirection automatique des visiteurs, nouvelle association et hop.
Allez on peut toujours réver...
jp

5.Posté par Vir le 03/04/2008 10:44 | Alerter
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J'ai lu les conclusions de la partie adverse. Résumé: quiconque oserait publier un texte parlant de l'argent-des juifs-d'Israel devra payer pour ça (sauf, évidamment, Monsieur Attali).
Soit dit en passant, qui surveille les sites comme l'UEJF(Union des étudiants juifs de France) où on utilise le mot "palos" pour faire référence aux palestiniens, et où on se moque ouvertement des pénuries que ces derniers subissent?
Jusqu'à quand cette répression de la liberté d'expression? Nous devrions pouvoir tout dire, que nous soyons d'accord ou pas avec les idées exprimées.

6.Posté par hélène le 05/04/2008 09:02 | Alerter
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en attendant le combat n'est pas fini, il commence.
mon petit chèque part demain, n'oubliez pas que notre nombre fera le poid.
tous unis.

7.Posté par Pierre le 08/04/2008 20:58 | Alerter
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Mon chèque part demain.
Bon courage !!!

8.Posté par Lee le 10/04/2008 18:35 | Alerter
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[passage supprimé] je suis juif ,c'est vrai mais après tout c'était ça être juif avant : s'autocritiquer et accepter les critiques des autres sans broncher ! mais aujourd'hui des groupes religieux se forment et s'opposent et se chauffent la tête de peur que leur communauté toute entière soit menacée.. PEUR: c'est ce sentiment qui permet d'agir jusqu'à mener une guerre ou plusieurs.

Continuez d'exister ALTER INFO

9.Posté par Aigle le 10/04/2008 20:59 | Alerter
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"Je suis juif , c'est vrai mais apres tout c'etait ca etre juif avant : s'autocritiquer et accepter les critiques des autres sans broncher ! " NON Lee ce n'etait pas ca etre juif !! ce n'est pas ca etre juif aujourd'hui !! sous quel fallacieux pretexte un juif n'aurait il pas le droit , tout autant qu'un chretien ou un musulman ou un boudhiste ,de repondre à des critiques, ? Un juif est d'abord une personne humaine avec ses convictions , ses defauts et ses qualités d'humain qui le differencient , tout autant que les autres humains, des betes assoiffées d'espaces vitaux et de cosanguinité...Le Sionisme n'a aucune legitimité par rapport à la religion juive ...Il s'en sert oui ...comme les sanguinaires analphabetes des GIA se servent de la religion de l'Islam pour des objectifs sonnants et trebuchants ...Le Sionisme est une ideologie aux fondements racistes originels .Elle a servi de matrice au nazisme et à l'Apartheid . Posons nous la question de savoir , pourquoi cette ideologie n'a pas vu le jour au proche orient ou au moyen orient là ou , en principe et selon les Sionistes, les juifs ( en plus grand nombre et enfants de cette terre du PO et MO°) etaient continuellement persecutés .... . Non elle a murie et pris corps en Europe pour des raisons qui n'ont absolument rien a voir avec la religion juive .....ni avec les interets des juifs .qui n'aspirent qu'a vivre dans la paix

10.Posté par hélène le 10/04/2008 22:10 | Alerter
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en effet: cultiver la peur et une instumentalisation ininterrompue de la" mémoire ",permet de laver le cerveau et d'obtenir de chaque individu incorporé à la tribu, un véritable tueur en puissance.
ajoutez à celà des mythes et légendes transformés en Histoire, vous fabiquez des armées de tueurs sans foi ni loi autre que la leur;
, sur lesquels aucun fait avéré, aucune réalité n'aura de prise.
c'est une déviation de ce qui aurait du être un être humain en.... créature dévoyée.

11.Posté par otmane le 11/04/2008 21:27 | Alerter
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vraiment incroyable on est dirigé par des sionites et bien sur ne surtout pas assimilé sionisme au judaisme car pour eux qui critique israel est anti semite. ca me fais rire ca. les juifs orthodoxes ceux qui pratiquee leur foi juive le mieu possible ont de bonnes relation avec les arabes. et toi aigle tu est eveillé et tu dois te joindre a nous pour eradiquer cette ideologie et cette politique raciste et fachiste c'est tous ensemble arabes; juifs noir blanc etc... que l'on fera entendre notre voix.

12.Posté par OTMANE le 13/04/2008 15:31 | Alerter
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je voulais tout simplement vous aporter tout mon soutien, et je vous remercie infiniment pout ce site qui est l'un des plus libres et des plus authentique car ils nous montrent les vraies problemes mondiaux. je salut votre savoir et votre courage qui personnellement me donne encore plus d'envie pour lutter contre l'injustice et pour la libétré qui nous fais defaut. ce qui est sur c'est qu'on fera tout pour que ce site continue a nous informer, je vais tout de suite avec mes amis faire un don pour votre site car il le merite amplement et sachez que l'on est nombreux a vous soutenir. je voulais saluer toutes les personnes qui travail a alterinfo et je remercie encore une fois. je tenais aussi a remercier toutes les personnes qui soutiennent ce site et l'aide a se maintenir dans nos pages favorites et aussi a se develloper.
merci

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