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UAV : OVNI ou nouvelles colombes de la guerre ?


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Samedi 22 Mars 2008

UAV : OVNI ou nouvelles colombes de la guerre ?


Un UAV (Unmanned Air Vehicle) est un drone, un aéronef inhabité et autopiloté ou piloté à distance.

En imagerie aérienne, Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, un caricaturiste, aérostier et photographe français, réalisa en 1858 la première photographie aérienne de Paris, depuis un ballon captif à 80 mètres d'altitude. (1)

En 1917, l’armée US testa pour la première fois un avion autopiloté muni d’une « torpille aérienne », un UACV (Unmanned Air Combat Vehicle) connu sous le nom de Curtis-Sperry Flying Bomb.

Le développement de dispositifs radioguidés connut son essor avec les allemands à partir de 1938 aux débuts de la seconde guerre mondiale, mais ce n’est qu’en 1964 que pour la première fois un drone, le Ryan Model 147 Lightning Bug, réussit une mission opérationnelle de reconnaissance militaire : il fut envoyé par l’administration Johnson pour évaluer l’activité militaire des chinois, craignant que ceux-ci entrent en guerre contre eux dans le conflit vietnamien suite à l'incident (très intéressant au regard de l’actualité) du Golfe du Tonkin.

Depuis les années 80, l’intérêt ne cesse de croître dans l’armée US pour les appareils de surveillance, armés ou non, et il en existe aujourd’hui de toutes sortes et à usages multiples.

L’effort de transformation de l’armée américaine s’est porté aussi bien sur l’intégration de ces nouvelles technologie dans l’armée conventionnelle que sur la création d’une synergie de communication d’informations stratégiques entre les agences gouvernementales et militaires, c’est la doctrine du « network centric warfare » (guerre à réseau centralisé) comme expliqué entre autres dans le fameux « Rebuilding America’s Defenses » du PNAC, le gagnant étant celui qui obtient, partage et utilise l’information au bon moment. (2)

Ainsi, lors de l’opération « Iraqi Freedom » en mars 2003, l’utilisation d’UAV de reconnaissance de type JSTARS a permis de repérer ainsi que de détruire sans pertes une colonne de chars, sortant de Bagdad, invisible dans une tempête du désert, celle-ci étant camouflée plus tôt et indétectable pour l’imagerie satellite, et se généralise depuis.

Cette technologie couplée à celle de l’utilisation de chars munis d’obus à tête pénétrante à l’uranium appauvri (qui soit dit en passant pollue gravement et pour quelques millions d’années l’écosystème iraqien par sa radioactivité) n’aura laissé aucune chance à l’ennemi, évitant ainsi des pertes militaires. (3)

Un autre UAV performant est le Global Hawk qui peut voler à plus de 18 km d’altitude (hors de portée des missiles sol-air) pendant plus de 24 heures en analysant sous toutes les coutures de très grandes surfaces, les données recueillies pouvant être communiquées instantanément.

Les théoriciens de la « terreur fabriquée » du 11 septembre expliquent dans le documentaire « Painful Deceptions » l’absence de dégâts conséquents sur le Pentagone par l’utilisation d’un Global Hawk, muni d’un missile contenant de la cordite, plutôt qu’un avion de ligne hypothétiquement détruit ailleurs avec la même technologie d’autopilotage utilisée pour conduire les avions dans les tours WTC. (4)

En France, les révélations de Jean-Pierre Petit font aussi état de Northrop B-2 Spirit autopilotés à propulsion magnétohydrodynamique, la chose n’a jamais été officiellement confirmée comme c’est souvent le cas dans la technologie militaire de pointe, mais il y a tout lieu de croire que si c’était vrai cela produirait un redoutable UACV, digne d’un Star Wars. (5)

Aujourd’hui les recherches de l’armée américaine s’orientent autour de plates-formes volant à plus de 60 km d’altitude sur le principe des montgolfières, ce programme est connu sous le nom de HALL (High Altitude, Long Loiter), ou sur d’autres drones plus évolués tel le X-45.

L’ouverture au public de 30 ans d’archives du Centre national d'études spatiales (Cnes) avait fait prendre conscience aux internautes que la totalité des apparitions prétendument extra-terrestres s’expliquaient facilement par des phénomènes météorologiques ou des UAV, sinon des avions plus communs. (6)

Bien souvent la part de réalité et la part de fantasmes se confondent sur ces sujets.

Sans doute que le défunt Arthur C. Clark, mort récemment le 19 mars 2008, grand romancier de science-fiction, aurait pu nous éclairer là-dessus, lui qui a collaboré avec Stanley Kubrick sur son « 2001 : l’Odyssée de l’Espace », ainsi que Willem Karel et son subtil (et ouvertement avoué) faux documentaire « Opération Lune ». (7)

A l’époque, Jean-Luc Godard serait le premier passé au journal de TF1 en disant : “Ce direct est un faux.”
Il s’est trompé mais cela ne l’a pas empêché de vendre ses films ni les gouvernements américains de développer leurs doctrines martiales et leurs arsenaux.




1. www.wikipedia.org
2. « Remote sensing and military transformation lifting the fog of war » Brian D. Graves - ES 771 (http://www.emporia.edu/earthsci/student/graves1/project.html)
3. « Le scandale des armes à l’uranium appauvri » http://www.wat.tv/video/scandale-armes-l-uranium-appauvri-e6fz_9x3h_.html
4. « Painful Deceptions » http://video.google.com/videoplay?docid=9114190988980929653&hl=nl
5. « Le futur de la défense: entre ambitions et réalité financière » (http://www.futurdeladefense.eu/)
6. www.cnes.fr
7. « Opération Lune » http://www.dailymotion.com/video/xb8ip_operation-lune-karel_events



Samedi 22 Mars 2008

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