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Turquie-OTAN : relations donnant-donnant ?


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Samedi 26 Mai 2012

Turquie-OTAN : relations donnant-donnant ?
La Turquie méritait  le poste de secrétaire général de l'OTAN, en raison des services et des  activités qu'elle a rendus à l'Alliance.
C'est le Président turc, Abdullah Gül, qui l'a rappelé, arguant que la Turquie détenait l'une des deux grandes armées de l'OTAN et qu'elle entretenait d'étroites coopérations avec cette Alliance, par exemple, en Afghanistan. L'une des demandes de Washington à Ankara,  lors du Sommet de l'OTAN, à Chicago, était  l'envoi de forces supplémentaires, en Afghanistan. A la suite de sa victoire à la présidentielle française, François Hollande a déclaré qu'il retirerait les forces françaises de l'Afghanistan, d'ici la fin de l'année 2012. Dans une telle conjoncture, l'OTAN et les Etats-Unis auront besoin de forces, pour remplacer celles des pays qui retirent leurs militaires de l'Afghanistan.  Il semble  que l'OTAN, malgré  l'opposition des partis politiques, en Turquie, tente de persuader Ankara d'envoyer des forces supplémentaires, en Afghanistan. Au Pakistan, l'OTAN attend  que la Turquie joue un rôle de médiatrice, dans la réouverture des voies du transit des équipements de l'OTAN vers l'Afghanistan. A présent, cette voie de transit a été fermée, par le Pakistan, en raison de l'attaque de novembre dernier  des forces de l'OTAN contre un poste-frontalier du Pakistan, dans la région tribale de Mohmand, dans le Nord-Ouest de ce pays, qui a laissé 24 morts, dans les rangs des militaires pakistanais.  Apparemment, les négociations sur les modalités de la réouverture des voies de transit,  par le Pakistan, figurent parmi les demandes  de l'OTAN à la Turquie. En outre, malgré  de vastes oppositions  intérieures, le gouvernement turc a accepté l'installation du système du bouclier anti-missiles de l'OTAN, sur son territoire. Le Chef  de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a précisé, récemment, que ce système appartenait à l'Otan et non à la Turquie. Au sujet des évolutions, en Syrie, et en s'alignant sur la politique de l'Occident, la Turquie tente de justifier sa demande concernant la présence des forces de l'OTAN, sur ses frontières avec la Syrie. En contrepartie de telles démarches, Ankara attend que l'OTAN lui accorde un poids plus lourd, au sein de cette alliance. De l'avis de certains observateurs, l'accord de l'OTAN, pour donner des postes aux hauts galonnés  turcs, serait un pas franchi par cette organisation, pour obtenir l'avis favorable d'Ankara. Pourtant, il semble que la Turquie ne se contente pas de tels avantages et exige le poste de secrétaire général de l'Alliance,  dans le cadre de ses efforts, pour conforter son rôle et sa place, sur l'échiquier international.

IRIB


Samedi 26 Mai 2012


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