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Tunisie: Mounir Baatour, l’homme à l’origine du collectif des anti-jeûneurs ‘’mouch bessif’’, condamné pour détournement d'un jeune mineur en 2013 et proche d’Israël


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À Tunis, ce dimanche 27 mai, une dizaine de personnes s’étaient réunies devant le ministère du tourisme tunisien, sous l’égide du comité Fater et de l’association «des libres penseurs de Tunisie », pour protester contre la fermeture des cafés et restaurants durant le mois de ramadan.


Akram Van Helsing
Mardi 29 Mai 2018

Il s’avère que le fondateur du « comité Fater » et de « l’association des libres penseurs de Tunisie » n’est autre que monsieur Mounir Baatour, un avocat et activiste gay tunisien, également président de l'association Shams - Pour la dépénalisation de l'homosexualité en Tunisie; et du partis politique le Partis LibTunisien (PLT). Le PLT prône la reconnaissance et une normalisation diplomatique avec l’état d’Israël.
Lors d'un débat diffusé sur la chaîne télévisée Tunisna le 19 avril 2018, Mounir Baatour a déclaré à l’animateur Walid Zribi:

« Nous croyons que l’inimitié envers Israël et l’amour pour la cause palestinienne ne sont pas les réels problèmes de la Tunisie…Cela s’appelle L’Etat d’Israël et non l’entité sioniste. L’Etat d’Israël existe, il est membre des Nations unies et de toutes les organisations internationales et son drapeau flotte partout…La normalisation n’est pas une trahison. La normalisation est dans le meilleur intérêt de la Tunisie en termes d’économie et de relations internationales. »

Le monde juif.info, dans son édition du 13 mai 2018, a repris ces propos pour saluer cette prise de position courageuse venant « d'un important responsable politique tunisien » au lendemain du massacre de 55 palestiniens de Gaza.

Il existe également une affaire « Mounir Baatour », datant de 2013 et dont le blog Nawaat s'est interrogé sur la qualification de « sodomie » ou de « détournement de mineur » sur cette affaire...Le 30 mars 2013, l'avocat pro-israelien avait été surpris dans une chambre de l’hôtel Sheraton à Tunis, en pleine activité sexuelle avec un jeune homme de 17 ans. Ce mineur était un lycéen originaire de Kabaria, un quartier pauvre de la banlieue sud de Tunis.
La qualification juridique retenue par la justice a été « crime de sodomie » alors que le jeune lycéen n'avait que 17 ans et 3 mois le jour de l'arrestation, un mineur selon la loi tunisienne et la convention internationale pour la protection de l'Enfant ratifiée par la Tunisie.
À l'époque des faits, l’avocat Ahmed Mselmi de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) s’était ému que cette affaire soit qualifiée de simple ‘’crime de sodomie’’ et non pas ‘’d'atteinte à la pudeur sur mineur’’ en raison que ce jeune lycéen était « actif et qu'un mineur homosexuel actif est considéré comme moins victime qu’un mineur passif’ » dans le système judiciaire tunisien.
Par conséquent, Mounir Baatour a été condamné à seulement 3 mois de prison, peine qu’il a purgé sans être radié du barreau des avocats.
L’affaire avait été suivie par Sami Yahyaoui, sous-directeur à la protection de l’enfance du ministère des Affaires de la femme et de la famille en raison que la relation sexuelle avait eu lieu entre un adulte de 38 ans et un lycéen de 17 ans prostitué.

Ce fait divers passé quasiment inaperçu par les médias tunisiens a permis à Mounir Baatour de se faire oublier durant 2 ans. Il crée en 2015 Shams: la première association de défense des droits des personnes homosexuelles, bisexuelles et et transexuelles de Tunisie.
Le soutien financier et politique du bureau arabe de l’Open Society Foundation (situé au Golden Tulipe de Carthage) et de l’Union Européenne, au travers de l’accord ALECA* (Accords de libre échange complets et approfondis) avec la Tunisie, permettent aujourd'hui à Shams d’exercer un véritable lobbying dans la scène sociale et politique tunisienne.

Par l’association Shams, Mounir Baatour est devenu un personnage reconnu à l’étranger. Considéré comme un digne représentant de la société civile tunisienne à l’extérieur, il a reçu le 17 mai dernier, le prix Idahot 2018 « Pour la Liberté » des mains de l’ambassadeur des Droits de l’Homme, François Croquette, gommant ainsi son passé trouble de détournement de mineur.



Accord ALECA* : sous couvert « d’une une vision progressiste et solidaire des accords commerciaux UE-Tunisie », l’accord ALECA fournit une aide conditionnée à l’état tunisien en échange de profonde réformes et mutations sociétales préconisées en 70 points dont la l’abrogation de l’article 230 du code pénal qui criminalise l’homosexualité.


Mardi 29 Mai 2018


Commentaires

1.Posté par YYY le 30/05/2018 04:45 | Alerter
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