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Trois scénarios d'un retrait américain de l'Irak (expert)


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Ria-Novosti
Mardi 20 Mars 2007

Trois scénarios d'un retrait américain de l'Irak (expert)
Les Etats-Unis peuvent choisir entre plusieurs scénarios dans l'optique d'un éventuel retrait de l'Irak, a estimé l'analyste politique Anatoli Tsyganok dans une interview à RIA-Novosti.

Une partie de l'establishment, notamment au Pentagone, s'est rendu compte que les Etats-Unis n'étaient pas à même d'assurer tout seuls un retrait en douceur des troupes de l'Irak, a indiqué M. Tsyganok, chef du Centre des prévisions militaires de l'Institut d'analyse politique et militaire.

La participation à la conférence internationale de Bagdad sur l'Irak de délégations de Damas et de Téhéran à côté de celle de Washington en est la preuve. Cette variante prévoit que la Syrie et l'Iran, accédant aux désirs des Etats-Unis, ferment leurs frontières est et ouest, facilitant ainsi le retrait des troupes terrestres via le territoire de la Jordanie ou l'évacuation par mer depuis la région de Bassora, d'après l'analyste.

Une deuxième variante serait de créer un Etat tampon des Kurdes dans le nord parallèlement au retrait de l'Irak. Dans ce cas-là, la Turquie mettrait certainement fin à sa coopération avec les Etats-Unis, selon lui.

Et une troisième variante, la plus exotique, consisterait à effectuer des frappes contre les sites pétroliers ou nucléaires iraniens parallèlement au retrait des troupes.

Les troupes de la coalition en Irak n'ont pas réussi, en quatre ans, à obtenir les résultats escomptés, estime Anatoli Tsyganok.

Ils n'ont pas trouvé d'armes de destruction massive ni d'armes chimiques, ce qui constituait l'objectif principal de l'intervention, et ne sont pas parvenus en fin de compte à procéder à une réforme démocratique dans le pays, a-t-il souligné.

Si au cours de la guerre, 137 soldats américains ont été tués, à l'heure actuelle, les pertes humaines des Américains en Irak dépassent 3.500 personnes, quelque 75.000 ont été blessés et plus de 20.000 soldats ont déserté, a précisé l'expert.

Même chez les fusiliers marins et dans l'armée de l'air, qui sont loin de la ligne du front et donc de l'ennemi, il y a des cas de désertion, a-t-il fait ressortir.

Il est impossible d'imposer la démocratie avec des méthodes musclées, a conclu l'analyste.

L'armée d'aujourd'hui est incapable de mener des hostilités contre les insurgés, d'où la conclusion que l'armée doit se préparer non pas à des batailles générales, mais à des guerres locales contre des détachements de partisans, selon lui.


Vendredi 23 Mars 2007

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