Analyse et décryptage

Trois raisons de l'échec de la tournée de Bush au Moyen-Orient


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Les trois objectifs du Président américain, George W Bush, de se rendre dans la région ont échoué. Dans sa première étape de sa visite au Moyen-Orient, il s'est rendu à Tel-Aviv, avant de partir en voyage en Cisjordanie, au Koweït, à Bahreïn, aux Emirates Arabes Unis et en Arabie Saoudite. Pour clore sa tournée, il s'est rendu en Egypte où il s'est entretenu avec son homologue égyptien, Hosni Moubarak. Auparavant, la Secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, et le Secrétaire à la défense, Robert Gates, se rendant au Koweït, en Arabie Saoudite et en Egypte, avaient tenté de persuader les dirigeants de ces pays de signer le contrat de 90 milliards de dollars de l'achat d'armements.


Dimanche 20 Janvier 2008

Trois raisons de l'échec de la tournée de Bush au Moyen-Orient
Au cours de sa rencontre le Premier ministre israélien, le Président Bush a réaffirmé les soutiens sans merci de Washington à Tel-Aviv. La conférence de presse commune Bush-Olmert devant les caméras des chaînes de télévision en Palestine occupée témoigne de ce que la voyage de Bush au Moyen-Orient n'a d'autre résultat que recouvrer les crimes de l'armée sioniste en Palestine occupée. Bush a eu beau réparer ses nombreux échecs dans diverses réunions, dont la Conférence d'Annapolis pour qu'il puisse disparaître peut-être les tâches noires de son dossier. Cependant, le Président américain a fait fi des droits des Palestiniens à regagner leur pays natal, des frontières, démarquées en 1967, et de la poursuite de la colonisation en Palestine occupée. Lors d'un point de presse, le 10 janvier, à Ramallah, il ne fait aucun cas du droit légitime de la nation palestinienne à rapatrier leur pays, a proposé un mécanisme international, destiné à l'indemnisation des déplacés palestiniens, avec pour but d'encourager à un accord de paix entre l'Autorité palestinienne et Israël. De vastes attaques du régime sioniste contre la bande de Gaza faisaient partie des conséquences dangereuses de la visite de Bush dans la région. Parallèlement avec la visite de Bush en Arabie Saoudite où il a chaleureusement été accueilli, les forces sionistes ont fait tomber en martyre 18 Palestiniens à Gaza et blessés des dizaines d'habitants de cette région. Les attaques des occupants de Qods ne cessent de continuer, attaques lors desquelles plus de 30 Palestiniens, dont quelques femmes et enfants, étaient tombés en martyre. Dans sa dernière étape de sa visite au Moyen-Orient, le Président Bush s'est ouvertement impliqué à Charm el-Cheïkh dans les affaires intérieures du pays du Cèdre et, en soutenant le gouvernement de Siniora, il a plaidé en faveur la tenue inconditionnelle de l'élection présidentielle. Par ailleurs, Bush a rejeté la demande de l'opposition à Siniora de lui attribuer un tiers de voix. Le Président américain tente de contraindre les pays arabes d'augmenter le plafond de leur production du pétrole, de donner des concessions au régime de Tel-Aviv et de créer une coalition anti-iranienne. Bush a fait tout pour créer un front anti-iranien, ce auquel les Etats arabes, entres d'autres, l'Egypte, disent « non ». L'Arabie Saoudite et l'Egypte qui pèsent vraiment de tout leur poids dans le monde arabe, considèrent l'Iran comme un pays ami et non hostile. Pour elles, les Arabes ne doivent donner aucun avantage aux Sionistes. Sur cette base, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Feyçal, souligne : « Riyad n'a pas d'hostilité à Téhéran, car ce dernier est notre voisin. Dans le sillage des propos de son homologue saoudien, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Abou-Gheït défense les droits nucléaires de la RII, faisant part de l'opposition de son pays à tout aventurisme éventuel contre l'Iran. Salamah Ahmad Salamah, expert du centre stratégique d'Al-Ahram¸ rappelle à ce propos qu'il existait des différends profonds entre les Arabes et les Américains, sur notamment l'attitude qu'on peut adopter envers le dossier iranien et palestinien. L'opposition de Riyad, en tant que producteur principal du pétrole du monde à l'augmentation d'un million 500 mille barils par jour du plafond de la production du pétrole de l'OPEP était une autre raison de la faillite du périple de Bush dans la région, d'autant plus que l'Arabie Saoudite affirme agir conformément aux règles et aux décisions de l'OPEP. La tournée du Président Bush dans la région a provoqué la colère du peuple arabe et cela, bien que les dirigeants arabes, notamment saoudiens et emiratis l'aient chaleureusement accueilli. En ce sens, le ministre syrien de renseignements, Mohsen Balal, a affirmé que les efforts de Bush pour susciter les Arabes contre l'Iran et porter atteinte aux relations entre Téhéran et ses voisins dans le golfe Persique étaient voués à l'échec.


Dimanche 20 Janvier 2008

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