Palestine occupée

Transfert de territoire et de population


La prochaine assemblée de la Knesset pour laquelle la droite israélienne a beaucoup d’espoirs, émet quelques idées intéressantes à Washington dans un travail diplomatique « créatif », « original ».

Palestine Monitor


Jeudi 25 Décembre 2008

Har Homa, l’une des colonies qui enferment Jérusalem-Est.
Har Homa, l’une des colonies qui enferment Jérusalem-Est.

Le Jerusalem Post de ce matin publie un entretien avec l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, Danny Ayalon, à propos du processus de paix d’Annapolis. Ayalon est rentré en Israël pour briguer un siège à la Knesset au nom du parti d’extrême droite Israel Beitenu (Israël notre maison).

L’article se concentre sur le travail diplomatique d’Ayalon à Washington en faveur d’un transfert de territoire et de population comme solution au conflit israélo-palestinien, où Israël maintiendrait ses colons sur la plus grande partie de la Cisjordanie et restituerait aux Palestiniens des territoires de Galilée peuplés principalement d’Arabes.

Le Jerusalem Post indique : « Ayalon a révélé que lorsqu’il a expliqué ce projet - au cours d’une discussion informelle - dans les plus hautes sphères de l’administration américaine sortante Bush, "ils n’en sont pas tombés de leurs chaises" ».

A considérer son auditoire, pour Palestine Monitor, ce n’est pas surprenant.

Ayalon cite également un soutien privé d’Israéliens arabes à cette idée « sortie de la boîte », même si études après études, ce groupe s’est montré défavorable à l’idée de laisser leur citoyenneté de second ordre en Israël pour un gouvernement et une économie en dysfonctionnement d’une Autorité palestinienne sans Etat.

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La violence des colons s’est déchaînée ces dernières semaines.

Je suppose qu’à cela Ayalon répondrait que dans le cas d’un tel transfert, les Palestiniens se verraient attribuer un Etat avec, par conséquent, la possibilité de se développer politiquement et économiquement et que les nouveaux ex-citoyens israéliens seraient d’un grand apport dans le processus.

Peut-être aurait-il raison si on estime que ce transfert peut éventuellement aboutir à la fin de l’occupation et à un Etat palestinien contigu. Personnellement, je ne sais pas si tout cela serait possible si Israël maintient de nombreux colons, menaçants et déterminés, à l’intérieur même de la Cisjordanie. Ces communautés de colons et leurs infrastructures (c’est-à-dire routes et barrières) en restant laisseraient le futur Etat de Palestine pour ce qu’il est actuellement : une suite de bantoustans isolés.

Il parait douteux également que l’occupation puisse véritablement cesser dans un tel scénario. Comment les Forces de défense israéliennes laisseraient-elles de telles larges franges de la population israélienne, à l’intérieur de la Cisjordanie, sans les « protéger » ?

Je me demande si Mr Ayalon s’est bien intéressé à toutes ces agressions récentes de colons contre les Palestiniens. Suppose-t-il qu’elles s’arrêteront soudainement et que les colons renonceront à leur croyance religieuse dans le Grand Israël pour vivre heureux et sereins là où on les mettra, ni plus ni moins ? Moi pas.

16 décembre 2008 - Palestine Monitor - traduction : JPP

http://www.info-palestine.net



Jeudi 25 Décembre 2008


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