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Tragi-comédie en terre ivoirienne


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Un pays, deux présidents, deux gouvernements, deux armées, deux territoires et deux fois plus de problèmes pour les ivoiriens. Cela ne pouvait sans doute arriver qu’en Côte d’Ivoire, pays où l’on ne prend pas grand-chose au sérieux et où même cette situation puante amuse certains. Mais ceux qui sont conscients ont compris que quelque chose s’était cassé dans ce peuple et que cette tragi-comédie que nous vivons ne fait que montrer à la face du monde ceux que pressentaient beaucoup de personnes. Mais plus inquiétant quelque chose de tragique et d’atroce est sans aucun doute en train de se jouer là.


Thanatos
Dimanche 26 Décembre 2010

Tragi-comédie en terre ivoirienne
Les origines de la crise actuelle sont anciennes (1) car notre histoire est
assez tumultueuse (2). Certains y voient des problèmes ethniques ou plus grave
ethnico-religieux, nous nous voyons la soif de pouvoir de deux hommes Laurent
Gbagbo et Alassane Dramane Ouattara. Plusieurs ivoiriens diraient un combat
entre l’autoproclamé patriote Laurent Gbagbo et l’agent des étrangers
Alassane Dramane Ouattara. Bien que Bédié ait une part non négligeable dans
la crise actuelle, le fait qu’il ait su s’effacer en 1999, en 2000 et en
2010 nous pousse à croire qu’il sait renoncer au pouvoir pour éviter que le
sang ne coule. Bien que nous soulignerons son rôle dans la crise, nous pensons
que d’une certaine manière dans l’histoire de Côte d’Ivoire il sortira
grandi. Ces deux-là, Gbagbo et ADO ont une histoire pleine de rebondissements
depuis près de 20 ans, précisément quand Monsieur Ouattara fut nommé premier
ministre. A cette époque déjà le parti de Monsieur Gbagbo arguait que ADO
était un étranger plus précisément un burkinabé. Déjà il faut comprendre
que les burkinabés sont perçus dans l’imaginaire des ivoiriens comme des
personnes occupant des postes comme gardiens, domestiques mais aucunement des
postes de commandement. Alors pour certains ivoiriens voire un étranger et de
surcroît un burkinabé occupé un poste pareil c’est inadmissible. Le
président Houphouët a malgré toutes les jérémiades de l’opposition
imposé Ouattara comme premier ministre car celui-ci lui a vraisemblablement
été imposé par les organisations de Bretton Woods. Durant le passage de
Ouattara au poste de premier ministre il eut maille à partir avec Gbagbo
qu’il avait notamment fait arrêté en 1992 suite à une marche que l’on
avait appelé à l’époque l’assaut final. Il se dit à Abidjan qu’à
cette occasion Madame Gbagbo aurait été humiliée et que depuis lors elle crie
vengeance. En 1993 à la mort d’Houphouët-Boigny des tensions entre
l’héritier désigné d’Houphouët-Boigny à savoir Bédié, président de
l’assemblée nationale à l’époque et Ouattara poussèrent ce dernier à
démissionner de son poste de premier ministre. Il se mit plus tard en quête de
pouvoir tout comme Laurent Gbagbo. Les deux furent un temps allié dans ce que
l’on appelle le front républicain qui avait plus pour but d’emmerder et
d’affaiblir Bédié que de véritablement prendre le pouvoir. Et ceux dans le
PDCI qui avaient défendu mordicus le fait que Ouattara était ivoirien disaient
à présent pour des raisons politiciennes évidentes que Ouattara était
étranger (3). Cela a même envoyé récemment une boutade amusante qui est la
suivante à savoir que les jours pairs Ouattara est ivoirien et les jours
impairs il est étranger. Ouattara cependant a donné du grain à moudre à ses
ennemis en disant en 1995 que la constitution dans sa configuration d’alors ne
lui permettait pas de se présenter. Nous pensions alors qu’il aurait eu
l’intelligence et la cohérence de se retirer et de ne plus se mêler du jeu
politique en Côte d’Ivoire. Mais en 1999 il remit ça à notre grande
surprise. 1999 fut une année particulièrement tendue qui vit notamment le coup
d’état contre Bédié en décembre et ce à la grande joie de Ouattara et de
Gbagbo. Le premier disant devant des médias étranger que ce n’était pas un
coup d’état le second disant que c’était un coup d’état salutaire pour
la démocratie. A la bonne heure ! Sans doute Ouattara pensait-il que ce coup
d’état que l’on attribua au général Guéï allait lui permettre de se
présenter aux élections présidentielles, erreur fatale. Car le président du
conseil constitutionnel Tia Koné écarta des élections les deux poids lourds
que sont Bédié et Ouattara. Par contre comme adversaire sérieux le
général-président Guéï garda Gbagbo Laurent (4). La suite est connue et
tragique car Guéï essaya de se proclamer président et Gbagbo lança ses
jeunes dans la rue. Les corps habillés par finir rejoignirent Gbagbo et
celui-ci fut président. Ouattara à ce moment là dit à ses partisans que le
pouvoir était dans la rue et il les lança aussi, il s’en suivit un horrible
bain de sang. Il fut découvert un horrible charnier par la suite que certains
attribuèrent à l’armée de Gbagbo (5). Il serait intéressant selon nous
qu’une enquête sérieuse et indépendante détermine l’origine de ce
charnier si cela est toutefois encore possible. Par la suite il y eut notamment
un forum sur la réconciliation auquel participèrent le quatuor de poids lourds
de la politique ivoirienne à savoir le général Robert Guéï, l’ex
président Henry Konan Bédié, l’ex premier ministre Alassane Dramane
Ouattara et le président élu Laurent Gbagbo. Ce forum si l’on en croit ce
qui s’est passé après a accouché d’une souris. Ce qui devait arriver,
arriva donc, une tentative de coup d’état qui se transforma en rébellion
armée en septembre 2002. Nous pensons qu’une des principales raisons du chaos
actuel est simple. Nous croyons en effet qu’elle vient de cette guerre
politique que se sont livrés inlassablement 3 poids lourds de la politique que
d’aucun appelle BOG à savoir Bédié, Ouattara et Gbagbo. Les 3 ont commis de
tragiques erreurs et ont rendu nauséabonde l’atmosphère politique en Côte
d’Ivoire. Bédié s’est pratiquement retiré et a su à chaque fois le faire
finalement quand la situation l’exigeait. Mais il n’empêche qu’il a
lancé une bombe avec le concept d’ivoirité. Quant au duo de politicards que
sont Gbagbo et Ouattara, il est probable qu’ils ne céderont pas et iront
jusqu’au bout de leur logique dut-elle avoir pour conséquence la destruction
de la Côte d’Ivoire.  
Gbagbo a été élu dans des conditions calamiteuses certes, mais il a tout de
même été élu. Peut-être que les élections de 2000 auraient du être
reprises mais nous ne savons si cela aurait amélioré la situation politique en
Côte d’Ivoire. Le fait que Bédié et Ouattara aient été écartés a sans
doute ravivé certaines tensions. Il faudra que l’on réponde aussi à cette
question de savoir si Ouattara est éligible ou pas même si le fait qu’il ait
été autorisé à se présenter à l’élection présidentielle de 2010 règle
sans doute la question. Evidemment sa popularité est telle à présent que
l’écarter est sans doute risqué, mais si tant est qu’il aime ce pays et
qu’il sait que sa candidature est source de tension il aurait pu s’écarter
de lui-même. Il est à présent clair que trop de sang à couler à cause de
lui et si jamais il veut se retirer il pourrait se faire tuer par ceux qui
l’ont soutenu et qui le soutiennent jusqu’à présent. Monsieur Gbagbo lui
paie un peu aussi sa réputation de roublard et d’homme qui ne tient pas sa
parole, car c’est un politicien pur et dur. Ce qui est amusant est le point de
vue qu’il avait en 1997 l’ivoirité (6). Il a plusieurs fois affirmé
qu’il ne savait faire que la politique. Je laisse aux futurs historiens le
soin de déterminer s’il œuvrait véritablement pour le bien de son pays et
qu’il a été brisé dans son élan par cette rébellion qui a ébranlé notre
mère-patrie. Il se réfugie derrière la guerre pour justifier la gabegie
actuelle même dans le sud quand nous nous pensons qu’elle a une autre source.
Comme plusieurs de nos amis nous pensons que cette rébellion aurait du être
l’occasion pour les ivoiriens de montrer qu’ils sont un grand peuple et
qu’ils sont des patriotes. Nous appelons patriote une personne qui aime son
pays et qui est prête à se sacrifier dans le bon sens du terme pour lui. Quand
on voit les policiers, gendarmes et militaires faire du racket nous savons que
ce sont des traîtres à la patrie. Quand nous voyons dans les hôpitaux des
membres des corps médical et paramédical profiter de la souffrance d’autrui
nous savons que ce sont des traîtres à la patrie. Quand nous voyons des gens
faire payer pour entrer dans les écoles d’élite comme l’ENA nous savons
que ce sont des traitres à la patrie. Et les exemples de trahison à la patrie
sont légion. L’état n’existe d’ailleurs plus et personne n’est
responsable de rien. Il n’y a normalement pas de meilleur moment qu’un
moment difficile pour montrer son vrai visage car c’est au pied du mur que
l’on voit ce qu’il y a dans les hommes. Nous n’observons quasiment que des
actes de malveillance que ce soit des enseignants corrompus jusqu’à la
moelle, des corps habillés qui ont pourtant un salaire assuré et de multiples
avantages, de ministres de tout bord politique, de membres de l’administration
etc etc etc… Dans un tel contexte de pourriture certains ivoiriens veulent se
réfugier dans la religion et nous avons vu des églises pousser comme des
champignons. Des églises qui s’apparentent à des sectes où l’on soutire
de l’argent à des gens désemparés qui pensent que les prières du
pasteur/gourou résoudront leurs problèmes. Bref la société ivoirienne est en
pleine déliquescence et les lieux de pourriture en tout genre se sont
multipliés ad nauséam. Assez des manipulations politiques il est temps que
nous regardons la vérité en face et que qui que nous soyons nous fassions
notre méa culpa. Oui tous autant que nous sommes, mais nous ne faisons pas
d’illusions, les politiciens étant ce qu’ils sont nous les voyons mal faire
leur méa culpa.  
Il faudra dans tous les cas pour que les esprits s’apaisent que l’on
détermine avec précision et que les coupables soient jugés :  
•    Qui est vraiment derrière le coup d’état de 1999 ?
•    Qui est responsable du charnier de Yopougon en 2000 ?
•    Qui a armé et financé cette rébellion dans le nord car beaucoup ont du
mal à croire que ce soit Guillaume Soro qui en fut vraiment le chef.  
•    Qui est responsable de l’entrée des déchets toxiques en Côte
d’Ivoire en 2004, qu’ils soient clairement identifiés et jugés.  
•    Que c’est-il passé vraiment en Côte d’Ivoire en Novembre 2004 ? Il
nous faut un avis objectif loin des versions partisanes.  
•    Faire une enquête et déterminer quelle est la source de la fortune de
certaines personnes liées à la politique quelque soit leur bord politique
durant ces temps difficiles.  
•    Qui sont ces fameux escadrons de la mort qui sillonnent nuitamment les
rues d’Abidjan ?
Nous craignons qu’avec cette situation le clan Gbagbo ne se radicalise et
qu’on en vienne effectivement à une dictature. Nous craignons que dans cette
situation cet homme acquiert un trop grand pouvoir qui posera problème s’il
lui arrive quelque chose. Il serait naïf de ne pas croire que cette situation
arrange Gbagbo et dessert la Côte d’Ivoire. Certains de nos amis pensent que
ce qui se passe en Côte d’Ivoire est une expérience grandeur nature. Ont-ils
raison, ont-ils tort ? Nous n’en savons rien. Il est clair que l’acharnement
des puissances étrangères sur le cas ivoirien est plus que suspect. Nous
serions pas surpris que la « stratégie du choc » telle que décrite par Naomi
Klein soit appliquée en Côte d’Ivoire. Il s’agit à notre connaissance des
premières élections qui devaient être validées par l’ONU ce qui signifie
que l’on a remis en cause la souveraineté de la Côte d’Ivoire. Mais pour
être plus cohérent, cette souveraineté avait déjà été ébranlée par la
rébellion. Voilà pourquoi nous jugeons important que soit déterminée les
vrais instigateurs de cette rébellion. Loin de nous l’idée de dire que
Gbagbo est un saint, ce n’est qu’un politicien qui comme toutes les
personnes de son engeance joue avec les mots en minimisant leur poids et leur
portée de plus il est d’un narcissisme repoussant. Mais à ce à quoi abouti
cette rébellion actuellement nous intrigue fortement et vu que plusieurs des
membres de cette rébellion étaient déjà des personnes qui avaient participé
au coup d’état de 1999, nous pouvons nous poser la question de savoir s’il
existe des forces qui ont pour but de déstabiliser la Côte d’Ivoire quand
celle-ci ne marche pas droit selon les critères de ces forces. Certains iront
jusqu’à dire que ces forces ont écartés Bédié du pouvoir en 1999 et ont
tenté d’écarter Gbagbo du pouvoir en 2002. Et le fait que les puissances de
ce monde soutiennent avec force Ouattara pourrait laisser à penser que le point
focal de ces forces en Côte d’Ivoire est Alassane Dramane Ouattara un ancien
serviteur de la maison FMI. Certains voient dans cette affaire l’occasion pour
les mondialistes zélés de détruire la souveraineté ivoirienne pour de bon en
jouant notamment sur la fibre ethnique. Ces mêmes mondialistes qui ont agi de
la sorte avec le Kossovo par exemple. Une partie de ceux qui supportent Gbagbo
font partie de ces ivoiriens qui ont peur d’une certaine manière de
disparaître si Alassane Ouattara est président. La Côte d’Ivoire est bien
en danger à cause de ses défauts, de son histoire mais aussi sans aucun doute
parce que certains en ont décidé ainsi. La suite des évènements nous donnera
plus d’indications et nous donnera sans aucun doute l’occasion
d’intervenir encore.
(1)    Vous pourrez consulter les documents suivants :
http://www.recherches-africaines.net/document.php?id=236 mais aussi celui-ci :
http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article795
(2)    Un aperçu de notre histoire :
http://www.afrique-express.com/afrique/cotedivoire/chat-noir.html  
(3)     Bédié avait dit ceci dans son livre autobiographique « les chemins de
ma vie « qui date de 1999 : «de toute façon, il était Burkinabé par son
père et il possédait toujours une nationalité du Burkina-Faso, il n'avait
pas à se mêler de nos affaires de succession (Bédié, 1999, 147)» et ici un
aperçu du règne de Bédié :
http://www.afrique-express.com/afrique/cotedivoire/chat-noir2.html  
(4)    Un aperçu règne du général Guéï :
http://www.afrique-express.com/afrique/cotedivoire/chat-noir3.html  
(5)    Le début du mandat de Gbagbo fut vraisemblablement sanglant :
http://www.afrique-express.com/afrique/cotedivoire/chat-noir4.html  
(6)    Gbagbo dans un article datant du 21 octobre 1997 du magazine panafricain
« l’autre Afrique » avait dit ceci sur l’ivoirité : « L`ivoirité" est
une aberration, proche des thèses de l`extrême droite. Je me bats pour que
cela ne soit jamais une idéologie populaire en Côte d`Ivoire. Là où l`être
humain est né, là est sa première terre. Il décidé ensuite d`être Ivoirien
ou Français. Il décide après. Cela fait partie des choses que nous voulons
établir si nous sommes au pouvoir. Il y a des Burkinabé qui sont en Côte
d`Ivoire depuis bien avant ma naissance et qui n`ont pas la nationalité
ivoirienne. Nombre d`entre eux sont nés en Côte d`Ivoire mais on conteste
cette nationalité. »

Des ivoiriens qui s’interrogent


Dimanche 26 Décembre 2010


Commentaires

1.Posté par le journal des tueursnet le 27/12/2010 02:51 | Alerter
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Pas de marteau sans enclume

Marine : « c’est une histoire insensée non ? Tu m’entends petit mesquin ?
Je suis en train d’enfoncer un clou dans le dos d’un clandestin, autrement dit, je suis dans mon droit …
Et cette givrée, je dis ça avec le temps qu’il fait, arrive de Lille avec une tenaille
et arrache mon clou avec la conscience tranquille.
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celui qui te rend service, ne te rend pas service !
Pourquoi est-ce qu’elle l’a arraché ? Pourquoi ? Parce que figure-toi,
je vais devoir le réimplanter. Que je me retape de nouveau cette corvée…
et dire que ce n’est pas mon métier… je ne suis ni juge, ni policier mais un digne représentant de l’Etat nation
qui estime que pour mettre un terme à ce bourbier, chacun a son rôle à jouer.

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Mediator://

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