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Toxicité des nanoparticules et particules ultrafines


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Jeudi 11 Juin 2009

Toxicité des nanoparticules et particules ultrafines

Les nanoparticules et les particules ultrafines sont principalement absorbées dans l’organisme par les voies respiratoires

La translocation, c’est-à-dire l’aptitude à pénétrer dans les tissus, constitue l’une de leurs particularités. Il a été démontré qu’elles pé­nètrent dans le sang après s’être déposées dans les alvéoles pulmonaires; d’autres expériences ont également confirmé que les nanoparticules absorbées à travers la peau et le nerf olfactif pouvaient s’insinuer dans le système nerveux central.
Aucune étude pratiquée sur des travailleurs exposés aux nanoparticules et atteints de maladies professionnelles spécifiques n’a encore été publiée à ce jour. Il existe cependant des indices de lésions tardives dues à une exposition aux nanoparticules en l’absence de mesures de protection appropriées.
•    Des études expérimentales et des tests sur les animaux ont montré des réactions inflammatoires provoquées par les nanoparticules au niveau des voies respiratoires et des alvéoles pulmonaires. Des fibroses pulmonaires (prolifération des tissus conjonctifs des poumons) ont également été observées après une exposition aux nanoparticules lors des tests pratiqués sur les animaux.
•    La médecine environnementale admet qu’il existe un lien entre une exposition aux nanoparticules et aux particules ultrafines et certaines réactions inflammatoires des muqueuses nasales, des voies respiratoires inférieures et des alvéoles pulmonaires. Une telle exposition peut aggraver un asthme ou accroître une tendance aux allergies. Par ailleurs, nous savons qu’il existe un lien entre l’accumulation de particules dans l’environnement et les maladies cardiovasculaires, à savoir la morbidité et la mortalité en rapport avec les maladies coronariennes et les infarctus du myocarde. Il n’a pas encore été possible de démontrer dans quelle mesure cela s’applique également aux nanoparticules.
•    Les nanotubes de carbone, une forme particulière de nanoparticules, présentent des ressemblances avec la structure des poussières fibreuses telles que l’amiante. En raison de la géométrie des fibres, il a été supposé que les nanotubes de carbone pouvaient produire les mêmes effets que l’amiante. Des essais sur les animaux, dont les résultats ont été publiés récemment, mentionnent des indices d’effets cancérogènes liés aux nanotubes. Des nanotubes implantés dans la cavité abdominale ont causé des altérations inflammatoires comparables à celles produites par l’amiante; l’un des tests pratiqués sur des souris a provoqué des mésothéliomes (tumeurs ma­lignes du péritoine). Quant à savoir si les nanotubes de carbone doivent être considérés comme cancérogènes – et si oui, à partir de quelle dose, pour quelle géométrie et quelle biopersistance – il s’agit de l’une des questions à résoudre pour évaluer les risques encourus par les travailleurs concernés.
L’effet des nanoparticules et des particules ultrafines n’est pas le même que celui des particules de taille supérieure et de composition chimique identique. Les nanoparticules et les particules ultrafines ont tendance à s’agglo­mérer, ce qui peut leur faire perdre leurs nanopropriétés spécifiques. En surface elles peuvent absorber des substances probléma­tiques qui, semblable au cheval de Troie, seront ensuite transportées dans les cellules. En raison de leur faible diamètre, elles présentent une grande surface et une masse minime. Les mesures effectuées d’après le poids de masse (grammes par mètre cube) ne sont donc pas pertinentes.
Pour évaluer les risques et fixer des valeurs limites, la question se pose quant à savoir s’il faut se baser sur le nombre de particules, leur surface et leur composition chimique ou sur d’autres paramètres tels que la formation d’espèces réactives de l’oxygène.    •

Source: suva du 17/3/09

Informations: Dr Marcel Jost, Suva, médecin-chef médecine du travail; Suva, Fluhmattstrasse 1, 6002 Lucerne, tél. +41 41 419 53 94, marcel.jost@suva.ch



Jeudi 11 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Procedes le 11/06/2009 11:35 | Alerter
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Il faut rappeler au Dr. Jost qu'en Suisse une EPF avait fait une étude pour le Conseil fédéral et que le résultat dans un pays réputé pour la qualité de son air était effroyable. Quelques mois plus tard il instutuait une taxe de quelques pour mille pour dire d'avoir fait quelque chose.
53.6 % des particules fines provenaient du transport sur rails.
Or ne voilà-t-il pas que toutes les villes pour être sures de ne pas vous rater les amènent sous vos fenêtres en construisant ces merveilleux transports du 19 ème que sont les trams.
Il faut se souvenir que leur disparition dans les années d'après guerre était inéluctable car bloquant définitivement l'évolution des villes.

MAIS QUI S'EN SOUVIENT ??

2.Posté par Sanpé le 10/08/2010 17:52 | Alerter
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3.Posté par Anita1945 le 10/08/2010 18:49 | Alerter
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