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Toutes des princesses Barbie... Déçues


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georges zeter
Vendredi 26 Avril 2019

La femme occidentale se couvre d’une burqa de chair , car de la tête aux pieds tout est maquillé, masqué, affiné, rehaussé, éclairé ; Tout cela pour aboutir non pas à une « œuvre d’art », mais une œuvre d’obsession. Les femmes deviennent hantées par leur apparence, car depuis le plus jeune âge c’est ce qui compte, appuyé par un battage publicitaire et promotionnel que peu de femmes et de petites filles peuvent fuir...BARBIE et son univers rose « girly » ! Au pays de la girl culture, on trouve les princesses, les poupées, les pop stars et les célébrités. La girl culture est la célébration de tout ce qui fait fille, elle s’empare de la couleur rose, des fanfreluches, des nœuds dans les cheveux, de la féminité pour en faire une sorte de suprématie : l’idée est que si vous êtes une fille, alors, c’est extraordinaire... Cette « culture » joue sur le désir inné pour les femmes de se faire belle et est si bien exploité, que cela devient une addiction ; Devenir addicte de son moi ou plutôt, de son apparence et de l’image que l’on projette vers les autres... Fait qu’une « bimbo » un jour a lancé « la femme d’aujourd’hui est un produit de luxe »... Et, oui, même chez ces filles là, parfois, il y a beaucoup de lucidité n’est-ce pas !
Tout cela commence vraiment très tôt cette course perdue au paraître.
Le pantone 219
Est le code couleur du rose Barbie. Tout autour du monde occidentalisé, c’est un raz de marée. Pour les petites filles la planète depuis 40 ans est devenue monochrome, ce qui a permit de séparer l’univers des filles et des garçons, et du coup, pour les spécialistes en marketing de doubler les ventes. Exemple : pas question d’acheter un vélo avec petites roues sur le coté d’une autre couleur que rose Barbie pour sa fille, et hors de question de donner ce vélo à son jeune frère lorsqu’il grandira « quoi ! maman ! c’est un vélo de fille ! » et donc, en acheter un autre de couleur bleu, Spiderman. La girl culture est devenu le 1er marché mondial de consommation, car, il exploite un instinct naturel chez l’enfant, celui d’exposer son identité sexuel. Si une petite fille ne s’habille pas en petite fille, elle pensera que les autres ne la voit pas en petite fille ; son identité sexuelle ne peut exister que dans le regard d’autrui pour les 2/3 d’entre elles.
Pour les parents d’aujourd’hui qui font tout pour que filles et garçons grandissent avec les mêmes valeurs et les mêmes chances, derrière se profile toute la force de l’impact publicitaire qui à l’opposé promeut d’être sexy, désirable, belle, ça se nomme le « girls power » ; et selon vous, qui a le dernier mot dans ce combat souterrain ?
Pourtant, Barbie a son anti Barbie ; American girl : une fille ni mince, ni grosse, « average », représentant la physionomie normale d’une petite fille de 9 ans. Il y a aussi des poupées en fauteuil roulant ou avec des béquilles, portant des lunettes. On parie sur la confiance en soi, l’intelligence et la fierté, au lieu de promouvoir le paraitre. Cette niche, ne touche qu’un pourcentage infime des « cibles ». Alors, les « princesses » sont partout, car le matraquage est si fort qu’il est impossible d’y échapper, car tout tourne autour de cette machine à vendre de la princesse en rose encore et encore.
La question est : Barbie est-elle féministe ? Et bien dans la girl culture c’est un pas en avant, un pas en arrière, car, les mamans éduquent leurs filles comme des « mecs », tout en les poussant à une féminisation outrancière...Souvent ces mères sans s’en rendre compte, transmettent à leurs filles cette obsession de l’apparence : cheveux teints, faux cils, sourcils redessinés, rouge à lèvres, fond de teint, boucles d’oreilles, collier, rembourrage dans soutient gorge, jeans qui affinent la « culotte de cheval », hauts talons, et tout cet harnachement est du domaine du normal, du tous les jours ; le stade supérieur étant le Botox, la chirurgie esthétique qui remodèle le visage, le corps parfois de fond en comble. Ce n’est plus de l’apparence, mais du camouflage...Comme sous une burqa disais-je.
Quant à Ken ? Circulez, il n’y a rien à voir !

Georges Zeter/avril 2019

Cet article est inspiré en partie par le documentaire : ARTE, culture expresse : Princesses, Pop Stars & Girl Power – 2014
https://mrmondialisation.org/princesses-pop-stars-girl-power-le-sexisme-est-systemique/


Jeudi 25 Avril 2019


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