MONDE

Tous les organismes internationaux le confirment : la Colombie est plongée dans l'une des pires crises humanitaires

Communique de presse d'APCAL



Samedi 29 Novembre 2008

APCAL

Agence de presse Canada-Amérique latine

 

Communiqué de presse du 27 novembre 2008

 

Tous les organismes internationaux le confirment :

la Colombie est plongée dans l'une des pires crises humanitaires

 

Dans son dernier rapport publié en octobre et intitulé «Laissez-nous en paix!», Amnistie internationale (A.I.) affirme, contrairement aux déclarations du président Alvaro Uribe Vélez, que «la Colombie continue d'être un pays où des millions de civils sont gravement affectées par le conflit violent et prolongé» et où «l'impunité demeure la règle dans la plupart des cas d'atteintes aux droits de la personne».

 

Selon Amnistie internationale, un important obstacle à l'élimination des violations des droits de la personne est la position d'Uribe concernant son refus de reconnaître que la Colombie est en proie à un conflit armé et son insistance à affirmer que tous les combattants, à l'exception des forces de sécurité de l'État, sont des organisations terroristes.

 

A.I. souligne également qu'entre juin 2002 et décembre 2007 (sous le gouvernement Uribe), 75 défenseurs des droits de la personne ont été assassinés en Colombie.

 

A.I. indique aussi que malgré le fait qu'un processus de démobilisation des groupes paramilitaires a été entamé par le gouvernement, ces derniers «continuent d'être actifs dans plusieurs régions du pays».  Le gouvernement affirme que les paramilitaires, dont le nombre est supérieur à 31 000, se sont démobilisés.  Mais Amnistie internationale affirme que seulement 10% d'entre eux se sont engagés dans le processus intitulé «Justice et paix», qui leur accorde des avantages juridiques en échange d'aveux sur leur implication dans des violations des droits de la personne.

En fait, environ 90% des paramilitaires démobilisés «ont bénéficié d'amnisties de fait» instituées par des décrets présidentiels, et seulement 8% d'entre eux sont en train d'être jugés en vertu de la Loi «justice et paix».

 

Ce n'est pas un hasard si un grand nombre d'organismes s'accordent pour dénoncer de façon répétée les violations des droits de la personne commises en Colombie.  Le rapport annuel du Haut commissariat des Nations Unies met sérieusement en doute, une fois de plus, la politique de droits de la personne instaurée par gouvernement Uribe.

 

Amnistie internationale souligne que malgré l'annonce de la démobilisation de plus de 31 000 paramilitaires, de nouveaux groupes armés illégaux, constitués en grande partie par des démobilisés, ont été créés, tels que les «Aguilas Negras» (Aigles noirs).  Le Bureau de Haut commissariat des Nations Unies demande instamment au gouvernement colombien de démanteler ces nouveaux groupes paramilitaires, qui avaient été signalés l'an dernier par le sénateur Gustavo Petro, du parti «Polo Democrático Alternativo», lors de la session plénière du Sénat.

 

Pour sa part, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a indiqué, dans son rapport sur l'application de la Loi «justice et paix», «qu'en Colombie les groupes paramilitaires ont commis, au cours de leur existence, environ 60 000 crimes contre l'humanité et violations graves des droits de la personne.  Il faut ajouter à cela le fait que plus d'un million de personnes ont été expulsées de leurs terres («desplazadas») par les stratégies de terreur, les menaces et les activités des groupes paramilitaires».  La Colombie est le deuxième pays au monde ayant le plus d'expulsion par la terreur («desplazamientos forzados»).

 

Selon la FIDH, en 2006 (gouvernement d'Uribe), plus de 219 000 personnes ont été expulsées par la terreur.  Mais selon les données du gouvernement, plus de 380 000 familles ont été enregistrées comme ayant été expulsées de leurs terres.  Entre janvier et juin 2007, plus de 770 civils ont été tués ou portés disparus.  Plus de 80 fosses communes ont été découvertes à la fin de 2006.  Le Bureau du procureur estime qu'il reste encore à retrouver plus de 3 000 personnes.  On considère cependant que ces données sont loin de refléter exactement le nombre de personnes portées disparues, qui s'élèverait à plus de 30 000.  Le rapport de la Fédération internationale des droits de l'homme a exigé plus de deux ans de travail.

 

Selon le Comité international de la Croix-Rouge, l'expulsion de paysans pauvres et d'Autochtones de leurs terres est un phénomène qui ne cesse de croître malgré la prétendue démobilisation des groupes paramilitaires, alors qu'en vérité ces derniers continuent d'opérer dans différentes régions du pays.

 

Le rapport des Nations Unies signale une augmentation importante du nombre de cas d'exécutions extrajudiciaires, de torture et de personnes portées disparues imputables aux forces de sécurité de l'État au cours des deux dernières années.  Le rapport souligne qu'il a été établi qu'un grand nombre de ces cas ont «trois éléments en commun : les victimes civiles sont décrites comme des "morts au combat"; les scènes des crimes ont été modifiées par leurs auteurs; et les enquêtes sur les faits sont réalisées par la justice pénale militaire».  Le rapport indique qu'«il semble que les exécutions extrajudiciaires ne soient pas des faits isolés mais qu'elles constituent plutôt une pratique qui tend à se généraliser».

 

Les personnes qui ont été, d'une façon ou d'une autre, victimes de ces actes sanguinaires n'ont pas reçu de protection adéquate de l'État, et encore moins de réparations dignes pour compenser leurs pertes.  Ainsi, aujourd'hui, 16 d'entre elles ont déjà été assassinées alors que les responsables jouissent de la plus totale impunité.

 

De leur côté, les confédérations syndicales colombiennes ont dénoncé l'assassinat de 474 syndicalistes sous le gouvernement d'Uribe.  Elles accusent le président d'avoir mis en œuvre une politique hostile aux travailleurs et «de non-reconnaissance des organisations syndicales» et affirment que 97% de ces crimes restent impunis.

 

Chacune de ces organisations a fait des recommandations

 

La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) a demandé au gouvernement Uribe de retirer la déclaration adoptée par le gouvernement colombien, sur la base de l'Article 124 du Statut de Rome, et qui a soustrait les crimes de guerre commis par tous les groupes armés en Colombie de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI).

 

Actuellement, le Parlement canadien doit tenir compte de la demande présentée par la FIDH aux autorités des États-Unis et de l'Europe pour que les accords commerciaux qu'ils signent soient conditionnés au respect des droits de la personne en Colombie et que ces pays se joignent à la demande générale pour que le Procureur de la Cour pénale internationale ouvre une enquête pour crimes contre l'humanité sans plus tarder.

 

De même, le directeur d'Amnistie Internationale d'Espagne, Estéban Beltrán, a demandé au gouvernement espagnol de «faciliter et de ne pas bloquer», au sein de l'Union européenne, l'examen que la Colombie devra passer en décembre devant le Conseil des droits de la personne des Nations Unies et que le Conseil inclue la Colombie dans la liste des pays où se produisent des «violations flagrantes des droits de la personne».

 

Amnistie internationale a demandé aux États-Unis et aux autres pays de suspendre l'aide militaire à la Colombie jusqu'à ce que ce pays réussisse à empêcher les assassinats de civils par les forces de sécurité de l'État et à respecter les autres recommandations des Nations Unies pour mettre fin au conflit armé prolongé dans ce pays.

La Colombie est le plus fort allié de Washington en Amérique latine et a reçu au moins quatre milliards de dollars, surtout en aide militaire, pendant le mandat d'Uribe.

 

Pour de plus amples renseignements ou pour d'autres précisions contactez-nous.

Courriel : adrianapress2003@yahoo.com.mx - Tél. : (438) 888-9345 / (514) 212-3857

 

APCAL

Agence de presse Canada-Amérique latine

 

Comunicado de prensa del 27 de noviembre de 2008

 

Colombia: sumida en una de las peores crisis humanitaria

Todas los organismos defensores de derechos humanos lo confirman

 

Amnistía Internacional en su informe del mes de octubre pasado, titulado "¡Déjennos en paz!", cuestiona las afirmaciones del presidente Álvaro Uribe y afirma: "Colombia sigue siendo un país dónde millones de civiles siguen soportando la peor parte de este conflicto violento y prolongado. La impunidad continua siendo la norma en la mayoría de los casos de abusos a los derechos humanos".

 

Amnistía Internacional asegura que un impedimento relevante para erradicar los abusos a los derechos humanos es el rechazo de Uribe a reconocer que Colombia enfrenta un conflicto armado, y su insistencia en que todos los combatientes, salvo las fuerzas de seguridad del Estado, son terroristas.

Señala también, que entre junio de 2002 y diciembre de 2007 (gobierno Uribe), un total de 75 defensores de los derechos humanos fueron asesinados en Colombia.

 

El informe también dice que, pese al proceso de desmovilización paramilitar auspiciado por el Gobierno, estos grupos "siguen activos en varias partes del país". Sólo un 10 por ciento de los más de 31.000 paramilitares que, según el Gobierno, se han desmovilizado, han podido acogerse al proceso de "Justicia y Paz", que les concede beneficios judiciales a cambio de confesiones sobre su participación en violaciones de derechos humanos.

Alrededor del 90 por ciento de los paramilitares desmovilizados, "se han beneficiado de amnistías de facto" instituidas por decretos presidenciales y tan solo un 8%  esta siendo procesado bajo la competencia de la Ley de Justicia y Paz.

 

Pero no es casualidad la coincidencia en la denuncia reiterativa de la violación de derechos humanos en Colombia.  El informe anual presentado por el Alto Comisionado de las Naciones Unidas ONU, deja de nuevo mal parada la política de derechos humanos del gobierno Uribe.

 

El organismo advierte que a pesar que se desmovilizaron más de 31.000 paramilitares, han resurgido nuevos grupos armados ilegales constituidos con muchos de estos desmovilizados como las Águilas Negras. La oficina del Alto Comisionado de la ONU insta, finalmente, al gobierno colombiano para que desmonte las nuevas estructuras paramilitares que se han ido reorganizando, como lo denunció el año pasado el senador del Polo Democrático Alternativo, Gustavo Petro en la plenaria del Senado.

 

Por su parte, la Federación Internacional de Derechos Humanos (FIDH) publicó en su informe sobre la aplicación de la Ley de Justicia y Paz, "que en Colombia las estructuras paramilitares han cometido durante su existencia un promedio de 60.000 crímenes de lesa humanidad o graves violaciones a los derechos humanos.  Sin contar con el más de un millón de personas desplazadas que serían causa directa de las estrategias de terror, las amenazas y el accionar paramilitar".  Colombia es el segundo país en el mundo con más desplazamientos forzados.

 

Según la FIDH, en el 2006 (gobierno Uribe), más de 219 000 personas han sido desplazadas, pero según los datos del gobierno más de 380.000 familias se encuentran registradas.  En Colombia, sólo entre enero y junio de 2007, más de 770 civiles han sido asesinados o han sido víctimas de desaparición forzada.  Más de 80 fosas comunes fueron descubiertas al terminar el 2006. La Fiscalía estimó que todavía faltaban por encontrar más de 3.000 personas, sin embargo, considera que este dato está lejos de reflejar la denuncia de más de 30.000 desapariciones forzadas. El informe de la FDH es un estudio que llevo  más de dos años de trabajo.

 

Según el Comité Internacional de la Cruz Roja, el desplazamiento forzado en Colombia es un fenómeno que esta  en aumento a pesar de la supuesta desmovilización de los grupos paramilitares, los cuales han continuado operando en diferentes regiones del país.

 

En el informe de la ONU, las ejecuciones extrajudiciales, los casos de torturas y desapariciones forzosas atribuidos a la Fuerza Pública aumentaron en los últimos dos años. En muchos de estos casos, asegura la fuente, “se identificaron tres elementos comunes: la presentación de las víctimas civiles como muertas en combate, la alteración de la escena del crimen por los autores del mismo y la investigación de los hechos por la justicia penal militar”.

’’Los homicidios con carácter de ejecución extrajudicial no parecen constituir hechos aislados, sino conductas que tienden a generalizarse’’, expresa el informe.

 

Las víctimas que quedan de este actuar sanguinario no han recibido la adecuada protección del Estado y mucho menos, una honrosa compensación a su pérdida. Hoy 16 de ellas ya han sido asesinadas en la total impunidad.

 

Por su parte, las confederaciones sindicales colombianas han denunciado que 474 sindicalistas han sido asesinados durante el gobierno de Álvaro Uribe.  Acusan  a Uribe de haber implementado una política en detrimento de los trabajadores y un desconocimiento de las organizaciones sindicales", aseguraron que el 97% de esos crímenes se encuentran en la impunidad.

 

Todas han hecho recomendaciones

 

La FIDH, también advirtió desde un comienzo, que el Gobierno de Uribe Vélez, debería retirar la declaración, hecha bajo en el artículo 124 del Estatuto de Roma, que sustrae de la competencia de la Corte Penal Internacional CPI, los crímenes de guerra cometidos por todos los grupos armados en Colombia.

 

En estos momentos el Parlamento canadiense debe tomar en cuenta la solicitud de la FIDH, a las autoridades estadounidenses y europeas, para que condicionen sus acuerdos comerciales al respeto de los derechos humanos en Colombia y se una a la petición generalizada para que la Fiscalía de la CPI abra una investigación por crímenes de lesa humanidad, sin más demora.

 

Así mismo, el director de Amnistía Internacional en España, Esteban Beltrán, pidió al Gobierno español que "facilite y no bloquee" en la Unión Europea el examen que Colombia hará en diciembre ante el Consejo de Derechos Humanos de la ONU  y que se incluya al país entre las naciones con "gravísimas violaciones a los derechos humanos"

 

La organización Amnistía Internacional solicitó a Estados Unidos y otras naciones que suspendan la ayuda militar a Colombia hasta que ese país consiga frenar las muertes de civiles cometidas por las fuerzas de seguridad y atienda otras recomendaciones de la ONU para terminar con el prolongado conflicto armado en el país.

Colombia es el más firme aliado de Washington en América Latina y ha recibido al menos 4.000 millones de dólares de Estados Unidos, principalmente en asistencia militar, durante el mandato de Uribe.

 

Para estas y otras informaciones comuníquese:

adrianapress2003@yahoo.com.mx

Celulares: (438) 888-9345 - (514) 212-3857



Samedi 29 Novembre 2008


Commentaires

1.Posté par Verner02 le 29/11/2008 15:34 | Alerter
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La population colombienne est en otage depuis qu'Uribe est à sa tête, ''aidé'' par les Etats-Unis !
Le monde entier le sait !
Tant qu'il en sera ainsi rien ne pourra changer mais tout pourra s'aggraver et même ''déborder'' les frontières colombiennes...vers le Vénézuela entre autre...
Attention !!!...

2.Posté par Manu le 29/11/2008 21:03 | Alerter
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La Colombie d'Uribe, une métastase du cancer planétaire: les USA

3.Posté par Verner02 le 30/11/2008 10:19 | Alerter
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...Manipulés par les ''Dirigeants '' britanniques @ Manu ! Bien sûr !

4.Posté par Oups le 16/12/2008 12:56 | Alerter
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C'est la faute au café en poudre.
Z'auront qu'à voter 'El Gringo' aux prochaines élections.

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