Mardi 9 Février 2010
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Sciences et croyances
Titan nous raconte une bien étrange histoireVendredi 19 Décembre 2008
On dit que les images de Titan prises par la sonde Cassini révèlent l’existence de deltas, de voies fluviales, et maintenant de bassins océaniques, pleins d’hydrocarbures extrêmement froids. L’électricité joue-t-elle un rôle sur Titan ?
Cratère géant dans les hauteurs au nord-ouest de Titan. Thunderbolts, Stephen Smith, 19 décembre 2008 L’interprétation des dernières données de la mission Cassini-Huygens révèle la présence d’océans d'éthane, occupant même dans un cas une grande surface n’ayant pas moins de 26.000 kilomètres carrés. C’est dans la région polaire nord de Titan que les plus grands volumes « liquides » sont présumés exister. Cassini-Huygens analyse les données de la planète Saturne et de sa famille de lunes depuis près de quatre ans. L'un de ses objectifs principaux était Titan, la plus grande lune du système solaire, et la seule dotée d’une atmosphère. Dans le passé, nous avons écrit à plusieurs reprises sur Titan et sa topographie bizarre, ainsi que sur le lien électrique qu’elle partage avec la sphère de plasma de sa parente géante. Sur la base de l’analyse des données provenant de 19 survols indépendants de Titan, le plus grand crédit est désormais accordé à l’hypothèse de flux liquides à sa surface. En fait, on prévoit à présent que le volume de la condensation d’hydrocarbures est bien plus important que ce qui avait été dit auparavant. Dans une image centrée à 70 degrés de latitude nord, apparaissent des caractéristiques suggérant un « ... littoral et de nombreux groupes d'îles faisant partie d’une vaste mer. » En comparant les coordonnées de ces caractéristiques de surface prises entre 2005 et 2007, les scientifiques ont découvert que plusieurs d'entre elles se sont déplacées de plus de 30 kilomètres par rapport à leur position antérieure. Comme le radar à synthèse d’ouverture de Cassini est capable de voir à travers la couverture nuageuse naturellement opaque qui cache Titan aux instruments optiques, les repères géographiques ont été cartographiés et puis comparés pour archivage grâce à la télémesure dès les premiers survols. Ce déplacement inattendu est attribué à la « séparation » d’une couche liquide intermédiaire entre la croûte de Titan et son noyau, permettant aux 50 repères différents de « glisser » autour plus facilement que s'ils étaient liés par de solides contreforts. Les formations relevées comportent des « vallées fluviales, » des montagnes, des canyons et d’autres terrains qui normalement changeraient lentement en seulement deux ans d'observation. Bryan Stiles, chercheur de la NASA au Jet Propulsion Laboratory, a écrit : Nous pensons qu’il existe à environ 100 kilomètres sous la glace et la surface riche en matières organiques un océan intérieur d'eau liquide mélangée à de l'ammoniaque. Mais, l'interprétation par télémétrie radar est-elle exacte dans ce cas ? Le mouvement des vallées fluviales et des canyons peut-il être une chose totalement différente ? Dans un Picture of the Day antérieur, nous avions noté qu’aucun écoulement de méthane (ou d'éthane) n'a jamais été constaté sur Titan, et que la ligne de raisonnement entière découle d'une hypothèse sans fondement. Les soi-disant « vallées fluviales » de Titan n'ont pas l'air d’avoir été sculptées par un flux liquide. Nous avions prédit alors que l'examen attentif des images montreraient que ces réseaux de canaux montent et descendent, à la différence du mouvement des flux qui sont toujours mu par la descente. En réalité, ce que nous voyons sur Titan sont des exemples de « rigoles sinueuses » et sont le résultat de décharges électriques. Titan est un corps chargés électriquement, constamment bombardé depuis Saturne par un intense orage ionique. Titan partage de nombreuses caractéristiques avec ses cousines, les lunes Io et Europe, qui sont en orbite autour de la planète Jupiter : une fontaine de particules à leurs pôles, des particules chargées enveloppées dans un tore équatorial et d’énormes échanges de charges électriques. Dans le Picture of the Day à propos des volcans de Io, le fait que les caldeiras de plusieurs « points chauds » se déplacent de plusieurs kilomètres en quelques mois a été attribué aux faisceaux de plasma qui terminent le circuit électrique entre cette lune et Jupiter. Ce sont les endroits où les décharges de plasma de Jupiter touchent Io qui brillent avec une telle intensité. Des phénomènes électriques similaires pourraient influer sur la géologie de Titan. Les bandes polaires suggèrent que des flux de particules chargées tournent autour de cette lune, de manière très similaire aux électrons (négatifs) et aux ions positifs qui tournent autour de la Terre dans des directions opposées. En d'autres termes, l’anneau de plasma qui entoure Titan influence sa géologie et son climat. Wal Thornhill, le théoricien de l’Univers Électrique, a écrit : Comment ce modèle de décharge électrique pourrait-il affecter l'atmosphère de Titan ? Pour commencer, il y a le tri des éléments chimiques dans les décharges électriques, en fonction de la vitesse déterminante de leur ionisation. Les isotopes se sépareront aussi dans les champs électriques et magnétiques combinés de la décharge de plasma cosmique. Pour finir, l'effet canon de plasma (vu à présent en train d’éjecter dans l'espace la matière de Io) est connu être, depuis les tests en laboratoire, une source abondante de neutrons. Les neutrons peuvent être capturés pour former les isotopes lourds et à courte durée de vie des classes d’éléments radioactifs. Original : thunderbolts.info/tpod/2008/arch08/081219titantales.htm | |||||||||||||
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