Géopolitique et stratégie

The New Statesman: Londres et Washington préparent la campagne propagandiste de l'action militaire contre l'Iran



IRIB
Mardi 17 Avril 2007

 The New Statesman: Londres et Washington préparent la campagne propagandiste de l'action militaire contre l'Iran
L'hebdomadaire londonien "New Statesman" fustige dans un reportage intitulé "L'Iran: face à la guerre", paru dans sa dernière édition la diplomatie du tandem Londres-Washington. Il fait aussi état d'une campagne propagandiste que concoctent les deux alliés pour attaquer l'Iran. "Le tapage sur les souvenirs des militaires britanniques capturés dans les eaux territoriales iraniennes, n'est qu'un tactique de dérive pour occulter un plus grand danger. "Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont, il y a longtemps, identifié leur ennemi suivant et préparent la campagne propagandiste de la future guerre.", constate l'hebdomadaire.

"La date de la mise en œuvre du plan d'une "longue guerre ", élaboré par Dick Cheney, Tony Blair et George Bush, contre l'Iran en raison de son indépendance des Etats-Unis s'approche.", ajoute The New Statesman. Livrer le récit des 15 marins britanniques notamment au Times de Rupert Murdoch, voire à la presse, un plan concocté indubitablement par le ministère de la Défense, est une démarche déviationniste. Et cela pour une très simple raison: en connivence avec Blair, Bush a consacré ces quatre dernières années à préparer les "opérations de la libération d'Iran". D'après le reportage de la revue londonienne, qui mentionne le général Ivachov, éminent chercheur russe, les sites nucléaires iraniens seront le second objectif de cette action militaire où l'on pourrait user d'armes atomiques, polluant de radio activité tout le territoire iranien.

Il y a peu de temps, l'ancien représentant américain aux Nations unies, John Bolton a révélé le plan du triangle Bush-Cheney-Blair pour le Moyen-Orient qui consiste à y semer la zizanie, à y embraser les conflits interethniques, un plan qui, selon eux, est l'unique moyen pour asservir un pays qui, historiquement parlant, a toujours su expulser les forces d’occupation de son territoire. » « Bolton, ajoute le New Statesman, vise par de tels propos l’Irak et l’Iran, qui est la cible suivante. » L’hebdomadaire britannique établit ensuite une rétrospective des politiques impérialistes et colonialistes anglo-saxonnes dans le monde. En évoquant les antécédants américano-britanniques en Inde ou en Irak, leur soutien aux groupes terroristes dont la nébuleuse Al-Qaïda, le New Statesman a souligné que l’objectif de l’occupation d’Irak et l’attaque contre l’Iran consiste à faire main basse sur leurs immenses gisements pétrolifères. « D’après Paul Oneil, l’ancien sous-secrétaire d’Etat au Trésor, la décision d’attaquer l’Iran a été prise au premier jour de la prise en fonction de Bush à la Maison Blanche. », écrit l’hebdomadaire, rappelant qu’Oneil avait constaté de visu, un document du Pentagone montrant le partage des ressources pétrolières irakiennes entre les multinationales américaines et britanniques. Le gouvernement irakien devait, sur la base d’une loi écrite par Londres et Washington, de confier l’exploitation du plus grand champ pétrolifère du monde aux compagnies anglo-saxonnes.

A la fin, le reportage parle des efforts déployés par les gouvernements américain et britannique qui préparent une campagne propagandiste pour attaquer l’Iran, demandant aux Britanniques de ne pas rester en témoin passif et de s’opposer à de telle politique. « Il est maintenant le temps que les Britanniques changent de position de témoin passif et interviennent activement sur la scène politique. », a déclaré le reporter australien résidant à Londre, John Piljer.


Mardi 17 Avril 2007

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