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The Economist : « Tout est sous contrôle »


ODBig Pharma : L’industrie la plus rentable

15.12.2017


olivierdemeulenaere
Samedi 4 Avril 2020

La couverture du magazine "The Economist" qui aime bien faire passer des messages. Il titre « Tout sous contrôle ».
La couverture du magazine "The Economist" qui aime bien faire passer des messages. Il titre « Tout sous contrôle ».
The Economist, le journal des élites financières mondialistes, et qui en effet « aime bien faire passer des messages »… Quelle est la prochaine étape ? Le rationnement alimentaire ? La saisie de l’épargne et des comptes bancaires ? Le Grand Reset ? OD

Goldman Sachs : « Guérir les malades n’est pas un modèle d’affaires durable » :

Et quand l’argent parle, Goldman Sachs écoute.

Donc qui de mieux pour nous informer à ce sujet que cette pieuvre de la finance «ayant orchestré toutes les grandes manipulations financières depuis la Grande Dépression» selon le journaliste Matt Taibbi du Rolling Stones.
https://www.rollingstone.com/politics/politics-news/the-great-american-bubble-machine-195229/

Cette icône tristement célèbre de la finance ne se cache même pas pour le dire : guérir les malades n’est pas un modèle d’affaires durable.

C’est ce que rapportait CNBC en avril 2018 :
https://www.cnbc.com/2018/04/11/goldman-asks-is-curing-patients-a-sustainable-business-model.html

«“Guérir les patients est-il un modèle d’affaires durable ?” demandent les analystes [de Goldman Sachs] dans un rapport du 10 avril intitulé La révolution du génome. “La possibilité de fournir des ‘remèdes ponctuels’ est l’un des aspects les plus attrayants de la thérapie génique, de la thérapie cellulaire et de la modification génétique. Cependant, par rapport aux traitements chroniques, ces traitements ponctuels offrent une perspective très différente en ce qui a trait aux revenus récurrents”, a écrit l’analyste Salveen Richter dans la note aux clients mardi. “Bien que cette proposition ait une valeur énorme pour les patients et la société, elle pourrait représenter un défi pour les développeurs de médicaments génomiques à la recherche d’un flux de trésorerie durable.”»

En d’autres termes, on ne fait pas fortune à guérir des malades.

CNBC ajoute :

«L’analyste a fait référence au traitement de Gilead Sciences contre l’hépatite C, lequel a atteint un taux de guérison au-delà de 90 %. Les ventes de ces traitements contre l’hépatite C aux États-Unis ont atteint un sommet de 12,5 milliards de dollars en 2015, mais elles sont en baisse depuis. Goldman estime que les ventes aux États-Unis pour ces traitements seront inférieures à 4 milliards de dollars cette année, selon un tableau dans le rapport.»

Bref, la guérison est l’ennemie du cash-flow des pharmaceutiques.

Le hasard faisant bien les choses, la crise sanitaire provoquée par le nouveau coronavirus, permet à la biotech étasunienne Gilead Sciences de «donner une seconde chance à un médicament», le Remdesivir, lequel «présentait constamment des signes de potentiel dans les cellules et les animaux infectés par d’autres coronavirus comme le SRAS et le MERS», selon STAT, un média spécialisé dans le «commerce de la fabrication de médicaments». «Ces microbes ne provoquaient toutefois pas de crises mondiales durables», précise-t-on. (C’est l’auteure qui souligne.)

Le Remdesivir fait maintenant l’objet de cinq essais cliniques aux États-Unis.* Précisons que cette molécule n’a pas démontré de fort potentiel pour contrer des coronavirus comme la COVID-19. L’on parle de «signes de potentiel». Peu encourageant.

En revanche, les résultats des traitements ponctuels à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine offerts aux patients contre la COVID-19 sont «spectaculaires» selon Didier Raoult et son équipe, donc loin devant «les signes de potentiel» connus du Remdesivir contre d’autres coronavirus comme le SRAS.

La chloroquine, rappelons-le, est efficace contre le SRAS.

Et elle «ne coûte absolument rien», affirme Didier Raoult.

Pourtant – ou évidemment, c’est selon – les investisseurs s’emballent pour le Remdesivir.

Selon le magazine Forbes, «les actions de Gilead ont connu une hausse de 10 % depuis le début de février, après que l’OMS a déclaré l’urgence sanitaire mondiale» et la compagnie «est susceptible de profiter de cette crise puisque l’on considère qu’elle a trouvé un traitement contre la COVID-19».

En somme, beaucoup d’espoir et d’argent sont mis dans un traitement ayant démontré des «signes de potentiels» contre d’autres coronavirus et dont il faut attendre les résultats d’essais cliniques, alors qu’un traitement efficace existe déjà.

Devant l’urgence, ne faudrait-il pas d’abord miser sur un traitement qui a fait ses preuves avant de le faire pour un traitement toujours à l’essai ? La Presse annonçait il y a 3 jours que « des patients seront privés de chloroquine » en raison d’une pénurie.
https://www.lapresse.ca/covid-19/202003/27/01-5266846-des-patients-seront-prives-de-chloroquine.php

Il est intéressant de noter que l’on présente la chloroquine et l’hydroxychloroquine comme faisant «l’objet de spéculations comme possibles médicaments efficaces contre l’infection au coronavirus».

Lorsque le plus grand expert mondial dans ce domaine affirme que ces médicaments sont efficaces, on est loin de la spéculation. Sans compter qu’il a vraisemblablement connu du succès dans le pays le plus populeux au monde.

Pendant que l’on attend un nouveau remède, de plus en plus de gens tombent malades.

Plus il y a de malades, plus il y a de l’argent à faire.

Et les vaccins dans tout ça ?

Vous l’aurez deviné, comme de nombreuses autres sociétés, Gilead tente également de développer un vaccin contre la COVID-19. Il est clair que la vaccination à l’échelle mondiale contre ce coronavirus serait très lucrative. Il s’agit d’un traitement potentiellement chronique pouvant générer des «revenus récurrents».

Toujours selon Forbes :
https://www.forbes.com/sites/greatspeculations/2020/03/16/why-is-coronavirus-helping-gileads-stock/#3c86326a49c9

«Si [Gilead] réussit ses essais sur le Remdesivir pour le traitement et un éventuel vaccin contre la COVID-19, cela sera probablement un facteur positif majeur pour les actions de la société.

Pour mettre les choses en perspective, le marché de la vaccination contre la grippe représente à lui seul environ 4 milliards de dollars, et compte tenu de l’importance de la COVID-19, les ventes de vaccins pourraient être beaucoup plus importantes. Certains analystes ont estimé à plus de 6 milliards de dollars les ventes de Remdesivir la première année, s’il arrive à traiter la COVID-19 avec succès. Ce chiffre se comparerait aux 22 milliards de dollars que Gilead a générés en 2019.»

Ces chiffres ont de quoi donner confiance à Goldman Sachs et susciter une méfiance orchestrée envers les Chinois et leur médecine traditionnelle non durable «qui ne coûte absolument rien».



Julie Lévesque, Le Tribunal de l’Infaux, le 31 mars 2020 (via Mondialisation.ca)
https://tribunaldelinfaux.com/
Article dans son intégralité : Coronavirus et chloroquine : « Guérir les malades n’est pas un modèle d’affaires durable » selon Goldman Sachs
https://tribunaldelinfaux.com/2020/03/31/coronavirus-et-chloroquine-guerir-les-malades-nest-pas-un-modele-daffaires-durable-selon-goldman-sachs/
Rappels :

Goldman Sachs, LA banque
https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2010/09/18/goldman-sachs-la-banque/


Samedi 4 Avril 2020


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