Diplomatie et relation internationale

Texte intégral de la déclaration offiecielle de l'Iran à l'AIEA


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Agence Mehr
Jeudi 23 Novembre 2006






"Priver l'Iran de produire des isotopes pouvant servir dans le traitement du cancer alors qu'Israel fait de l'atome un usage exclusivement miliutaire est honteux".



"L'AIEA a perdu son rôle constructif pour assurer la sécurité mondialé.



Le communiqué officiel de l'Iran a été présenté mardi à la séance du conseil des gouverneurs de l'AIEA. Voici le texte intégral de ce communiqué lu par le Représentant iranien, Ali Askar Soltaniyeh et publié à titre de document officiel.



M. le Président,

Je remercie M. le Directeur général ainsi que Mme Anna Maria Guetto, son adjointe et leurs collègues de nous avoir publié le rapport. Leurs conseils judicieux et impartiaux ont été fort utiles à l'élaboration de nos projets de demande d'aide technqiue pour l'année 2007-2008.



Je remercie également les représentants de la Bolivie et de Cuba ainis que ceux de la majorité des membres de l'Agence, du G77, de la Chine et des états non-alignés pour leur soutien précieux au programme nucléaire civil iranien.



M. le Président,

Conformement à l'article 3 des reglementations de l'Agence, celle-ci a le droit d'encourager les recherches scientifiques de ses membres et leurs efforts censés développer l'usage civil de l'atome dans le monde. Le comité des coopérations technique de l'AIEA reste le plier, l'echine dorsale du processus qui est celui de la vulgarisation de l'utilisation pacifique de l'énergie fissile. Ce comité est la force motrice pour tous les pays en voie de développement. L'une des lacunes les plus sérieuses dont souffre l'Agence est, à notre sens, l'absence d'un mécanisme propre à mettre au point des projets de coopération technique, un mécanisme qui pourrait être baptisé "des coopérations volontaires". Le seul fait que cette coopération volontaire fasse défaut est injustifiable surtout dans le cadre d'un organisme crée afin de promouvoir le partenariat nucléaire civil grace aux fonds alloués par ses membres.



Les attentes des pays en voie de développement dans ce domaine ont été tout simplement ignorées. A plus d'une reprise, nous avons été témoins du fait que ceux qui sont censés apporter une aide, joue les superviseurs, quitte à imposer, sous prétexte d'être des bailleurs de fond, leurs points de vue discriminatoires au secrétariat, chargé d'évaluer techniqueniquement tout projet de coopération. Cet état de fait doit impérativement changer.



M.le Président,

La politisation du comité technique et technique est fort regrettable. Eu égard ce fait, je souhaite attirer votre bienveillante attention sur le paragraphe C de l'alinéa 3 des reglementations que je cite : "Dans l'exercice de ses devoirs, l'Agence ne doit apporter aucune assisstance aux membres qui agissent sous influence politique, économique ou militaire dans un sens contraire aux reglementations", fin de citation.



J'aimerais également mentionner le document intitulé INFC1RC/267 qu'a mis en avant le conseil des gouverneurs au nom de l'application integrale et complète de l'article portant sur l'aide technique. Ce dernier article crée une obligation hautement importante et prioritaire pour l'Agence et son extension à tous les secteurs du secrétariat. L'article déconseille également de fournir de l'aide aux pays en situation critique sur le plan militaire, économique, politique ".



M. le Président,

A la fin de la résolution de la 50eme Assemblée générale de l'AIEA intitulée GC(5)/RES/10, là où sont évoqués les paragraphes précisant les fonctions et les objectifs de l'Agence, on lit ces titres :



- Exhorter les membres et des gouvernements à poursuivre l'examen des services sécuritéiares proposés par l'Agence dans le sens de renforcer la sécurité nucléaire, radioactive, et le transfert sur des déchets et des mesures censées améliorer le rendement de ces cas.



- Encourager le secrétariat à procéder à l'évaluation plus ample des priorités sécuritaires et à engager les coopérations dans le cadre du processus de généralisation de ses services.



-Exhorter le secrétariat et les pays membres à promouvoir les coopération techniques à des fins sécuritaires.



M.le Président,

La représentation iranienne est déçue par l'attitude de quelques pays membres qui s'opposent au projet de demande d'aide iranien, présenté par le secrétariat. Ces oppositions se nourissent de motivations politiques contaminant non seulement le climat règnant au comité mais encore suscitant de sérieux questions sur son impartalité. C'est le rôle constructif de l'Agence dans la vulgarisation de l'usage civil de l'atome de façon plus sure qui est mis en cause.

M. le Président,

Quoique le secrétariat ait expliqué de façon claire et en détail les dimensions techiques, fiancières, juridiques mais je juge nécessaires d'y porter quelques éclaircissements supplémentaires :

-Le réacteur d'eau lourde " IR 40" remplacera bientot le "MW5", récateur destiné à la recherche et qui est périmé. C'est un récateur qui sert à produire les isotopes ayant des usages médicaux, agricols et industriels.

-Les fournisseurs ont même empêché l’Iran de se doter de réacteurs à eau légère pour remplacer le réacteur de recherche, ainsi l’Iran doit s’appuyer sur son propre potentiel pour construire son nouveau réacteur de recherche.

-L’Iran a décidé de choisir le réacteur à eau lourde au lieu du réacteur à eau légère, pour la simple raison que l’uranium naturel alimente le réacteur à eau lourde.

Et ceci alors que les réacteurs à eau légère ont besoin d’au moins d’uranium enrichi à 22%.

Le combustible du réacteur de Téhéran devrait être fourni par les Etats-Unis qui avaient l’intention de livrer à l’Iran de l’uranium enrichi à 95%.

- Lorsque cette décision a été prise il y a quelques décennies, l’Iran n’était pas sûr s’il parvenait d’enrichir l’uranium dont ont besoin les réacteurs à eau légère.

- Les informations détaillées et intégrales concernant la conception et la construction d’IR 40 ont été mises à la disposition de l’Agence.

Et les responsables ont visité le réacteur de recherche et le centre de production d’eau lourde. En substance, toutes les activités nucléaires iraniennes se font sous la supervision de l’Agence.

-Ce projet a été proposé et présenté seulement pour avoir l’aide technique de l’Agence en ce qui concerne la sécurité atomique, ce qui est en fait la priorité des priorités de l’AIEA pour garantir la sécurité des installations nucléaires dans le monde entier.

-L’Iran n’avait demandé, au terme de ce projet, aucune aide au sujet du combustible nucléaire, de la construction et des équipements nécessaires. Il s’agissait plutôt de l’aide des spécialistes de l’Agence à propos de la sécurité du réacteur.

- L’Iran a présenté la moitié des aides dont a besoin le projet d’ici l’an 2007 et 2008.

-Les tests et la mise en place des cellules chaudes aux alentours des réacteurs de recherche d’eau lourde d’Arak n’ont pas été conçus pour la conversion du combustible utilisé.

Les informations détaillées, DiQ ont été présentées à l’Agence.

-En réalité ce petit projet de recherche a pris fin, il y a une décennie, ainsi le terme de « la suspension des activités de conversion » cité dans les résolutions du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA et de celles du Conseil de sécurité n’était pas juste.

Comme vient de dire le Directeur général dans son dernier rapport, il n’existait aucune activité concernant les opérations de conversion, ainsi les résolutions sont dépourvues de tout fondement légal.



M. le Président,

L’organisation de l’Energie atomique de l’Iran est décidée de poursuivre la construction et la mise en marche, le plus tôt possible de ce réacteur et ceci à la suite des demandes accrues pour les radio isotopes, notamment de la part des malades atteints du cancer, quoique, dans la foulée la présence physique et la supervision de l’Agence s’accentuent.

Car les inspecteurs de l’AIEA et les experts chargés de la sécurisation sont intervenus dans le projet IR40. Il s’agit d’un signe manifeste de la volonté politique de la R.I.I. pour montrer de manière transparente les activités à vocation pacifique de l’Iran et éliminer toute inquiétude, en ce qui concerne la sécurité de ces activités.





M. le Président,

Selon un rapport de l’Agence Mehr, dans la déclaration présentée par l’Iran à l’Agence, il est dit : malheureusement quelques délégations de représentation ont qualifié de politique ce comité technique, je suis obligé de vous présenter d’autres explications : en révisant le bilan de ces quatre dernières années de l’AIEA et de son Conseil des Gouverneurs, toute personne avisée parviendra à cette conclusion que si l’Iran n’était pas membre du TNP, sa question nucléaire n’aurait pas figuré à l’ordre du jour de ces instances et qu’ aucune résolution n’y serait pas adoptée, qu’ aucune inspection ne s’effectuerait pas inopinément en Iran et que le dossier nucléaire iranien ne serait pas renvoyé au Conseil de sécurité de l’ONU.

Et dans de telles circonstances le projet d’aspect humanitaire proposé ne serait pas examiné minutieusement au Comité de coopération technique ou bien au Conseil des Gouverneurs.

Si quelqu’un hésite sur cette évaluation il devait se référer aux projets proposés par le régime d’Israël.

Il est honteux de voir que quelques pays, dont le Canada et l’Australie, qui ont explicitement annoncé qu’ils étaient les défenseurs acharnés du TNP et de sa mise en application intégrale, n’osent pas à faire allusion à cette question ; des pays qui sont inquiets et tout cela parce qu’ils ont l’intention d’aider et de coopérer techniquement avec un pays qui n’est pas membre du TNP, qui a un bilan noir dans la violation des règlements de l’Agence et aussi ceux du Conseil de sécurité en rejetant catégoriquement les supervisons de l’Agence et du TNP.

Ce régime détient des installations nucléaires dont des réacteurs à eau lourde qui lui ont été fournies par l’Union européenne et les Etats-Unis.

L’Agence n’a aucune supervision sur les réacteurs de ce régime, qui, en outre, ne fonctionnent pas conformément aux standards sécuritaires de ladite Agence.

Ce régime empêche aussi la visite des spécialistes qui veulent lui donner des recommandations sécuritaires.

Ainsi les inquiétudes sérieuses devaient surgir à propos de la mise en marche de ce réacteur et des radios néo chlorites libérés dans l’environnement.

Il est étonnant de voir que ces Etats dissimulent une réalité si amère. Bien que dans ce droit fil, les médias occidentaux aussi fassent tout leur possible pour camoufler les réalités relatives aux communications sophistiquées mondiales.

La réalité c’est que les informations sont diffusées en quelques secondes et même qu’elles arrivent très rapidement aux les villages les plus éloignés d’un pays en voie de développement.

Tôt ou tard les gouvernements de ces pays seront traduits en justice et seront interrogés, accusés d’avoir trompé leur nation et la communauté internationale. Un proverbe iranien explique clairement ce constat : le soleil ne restera pas à jamais derrière les nuages.

Et pour conclure on s’attend à ce que le comité s’abstienne d’entreprendre des démarches politiques qui blessent certainement l’esprit de coopération entre les pays membres, alors qu’il doit faciliter la coopération technique entre les pays en voie de développement et développés.

A propos des explications déjà citées, les explications en général, qui devront toutes être transparentes et des garanties données par le secrétariat, l’acceptation de tous les projets techniques par les pays en voie de développement par le Comité donnera cette garantie à tous les pays que l’Agence agit dans le sens de la réalisation de son objectif ultime à savoir la sécurisation de l’énergie nucléaire dans le monde entier.


Jeudi 23 Novembre 2006


Commentaires

1.Posté par mag_rof le 26/12/2006 14:42 | Alerter
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l'ONU n'est qu'un bras de l'OTAN ni moins ni plus.

l'ONU n'est pas une institution. Il faut soit la remplacer, soit la refaire en supprimant le véto et puis la décolaiser des Etats-Unis.


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