Propagande médiatique, politique, idéologique

Terrorisme : Al-Qaïda est-elle encore la Base ? Opinions publiques occidentales, réveillez-vous !


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Pascal Sacré
Mercredi 27 Janvier 2010

source de la caricature : http://www.zoom-algerie.com/caricature-66-Etats-Unis-Nouvelles-menaces-d-Al-Qaida.html
source de la caricature : http://www.zoom-algerie.com/caricature-66-Etats-Unis-Nouvelles-menaces-d-Al-Qaida.html

INTRODUCTION

 

Al-Qaïda veut dire La Base en arabe, mouvement islamiste fondé par le cheikh Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden en 1987. (1)

 

C’est à partir du 11 septembre 2001 qu’Al-Qaïda s’est mis à jouer en première base, pour reprendre les termes du base-ball, dans la section terrorisme, sous-section ennemi de l’Occident.

 

L’Occident et ses leaders démocratiques ne considérèrent pas Al-Qaïda comme une organisation terroriste, ni Ben Laden comme un assassin sanguinaire, avant les années 1990, car jusqu’à cette date, ils n’avaient « terrorisé » et « assassiné » que des Russes, les « grands ennemis » de l’époque pour l’Occident.  Même que certains « chuchotent » que la Base fut construite par les Étasuniens en réponse à l’invasion soviétique de l’Afghanistan de 1979. Il semble que les Étasuniens aient toujours aimé jouer avec le feu, autant que le répandre.

 

Ainsi, l'opération cyclone (1979 à 1987) est une opération militaire géopolitique américaine secrète initiée par le président Jimmy Carter en 1979 et menée par la CIA pour armer les moudjahidines afghans contre l'URSS au cours de la guerre d'Afghanistan (1979-1989). (2)  Durant la guerre froide (1947 à 1991) entre les États-Unis et l'Union soviétique, à la suite du coup d’État communiste en Afghanistan de 1978 puis de l'invasion soviétique de l'Afghanistan en 1979, le président des États-Unis, Jimmy Carter annonce que « l'invasion soviétique de l'Afghanistan est la plus grande menace pour la paix depuis la Seconde Guerre mondiale ». (2)  Déjà, l’art des formules choc.  Art porté aux nues dans les mains de la belliqueuse administration Bush, mais encore davantage dans celles du président pacifique, nobélisé, Barack Obama.

 

Il est impératif de plonger dans les eaux troubles de ces opérations clandestines et de cette époque complexe pour comprendre vraiment, complètement et non partiellement, le phénomène Al-Qaïda. Étudier le soi-disant terrorisme islamiste en faisant abstraction de toutes ses relations, passées et probablement présentes, avec les gouvernements occidentaux, c’est comme essayer de comprendre le réchauffement climatique en faisant abstraction du soleil.

 

Dans l’histoire officielle, relayée par Wikipedia et les médias occidentaux, c’est à partir des années 90 que l’élève aurait commencé à mordre la main de son maître.

1992, bombardements ciblant des troupes américaines à Aden, au Yémen.

1993, attaque d’hélicoptères et de soldats américains en Somalie.

1993, attaque à la bombe du World Trade Center.

1998, attaque à la bombe sur les ambassades des Etats-Unis de Nairobi au Kenya, et de Dar es Salaam en Tanzanie (300 morts, 5000 blessés).

2000, attentat à la bombe contre le destroyer américain USS Cole à Aden, au Yémen (17 marins tués, 50 blessés).

Plus toute une série d’opérations avortées et déjouées.

 

Ce n’est pas en 1987, à la naissance d’Al-Qaïda, que le « terrorisme » est né (attentats palestiniens, ETA, IRA, Brigades Rouges, Cellules communistes combattantes, Fraction armée rouge…), encore moins en 2001.  2001 marque l’accession d’Al-Qaïda à la célébrité, éclipsant toutes les autres formes de terrorisme. Celles-ci n’ont pas cessé d’exister mais étaient tellement pâles en comparaison qu’elles sont devenues presque invisibles, insipides, inintéressantes. Ou inutiles ?  C’est un peu comme si tous les projecteurs s’étaient éteints, sauf ceux braqués sur l’organisation de Ben Laden. Au travers d’Al-Qaïda, le terrorisme s’est hissé au premier rang des préoccupations mondiales, au point d’éclipser des problèmes autrement plus destructeurs comme la pauvreté, l’analphabétisme, le sous-développement et le sida.

 

Si le terrorisme et ses actions sanglantes occupaient déjà régulièrement et ponctuellement nos écrans de télévision, c’est devenu depuis 2001, depuis Al-Qaïda, un sujet majeur, presque quotidien, relancé magistralement par les attentats de Madrid en 2004, de Londres en 2005, ainsi que par des opérations plus modestes (Robert Reid en décembre 2001 sur le vol 63 d’American Airlines Paris-Miami, Umar Farouk Abdul Mutallab en décembre 2009 sur le vol 253 de Northwest Airlines Amsterdam-Détroit), mais contribuant tout autant à entretenir la psychose et à enraciner la peur et la haine de l’Islam.

 

Car ce qui est également arrivé en 2001, c’est l’élection d’un champion. Ce n’est pas, comme on l’a vu, la naissance d’Al-Qaïda mais son sacre. Comme si le terrorisme et toutes ses facettes régionales, se transformant en peau de chagrin, s’étaient réduit exclusivement, en un jour, au terrorisme islamique, le Jihad, lequel occupe aujourd’hui 99% de la scène de la « terreur internationale ».  Un peu comme si une sélection avait été faite, entraînant l’attribution d’un poste particulier au candidat choisi, en le dotant de supers pouvoirs et d’une logistique proprement effrayants.

 

Après la seconde guerre mondiale avec la destruction d’Hitler et l’impitoyable mise au pas du Japon, après la chute du « grand Satan » communiste et de son héraut l’URSS, l’Occident s’est retrouvé sans adversaire à sa taille,  sans ennemi assez terrifiant pour justifier la permanence, encore moins la croissance du gigantesque complexe militaro-industriel, si craint par le clairvoyant Dwight D. Einsehower (3).  Après avoir servi à contrer « l’ogre soviétique » et contribué largement à sa chute, quelle montée en puissance providentielle que celle d’Al-Qaïda, « cadeau » littéralement tombé du ciel, en ce jour sombre pour la liberté et la démocratie, sur le sol étasunien. Une aubaine « miraculeuse » pour le complexe militaro-industriel en quête de justification à ses ambitions mégalomaniaques.

 

 

En 2010, Al-Qaïda est-il encore la Base ?

 

Pourtant, la question qui déchire les spécialistes des démocraties occidentales, et présentée comme la donnée vitale dont la compréhension va nous donner la victoire, porte sur un détail insignifiant : qu’est devenu Al-Qaïda ? Détail insignifiant ? Pas selon les experts. Les « vrais », ceux que les médias écoutent religieusement et que les opinions publiques divinisent... Par Washington Post et Foreign Affairs interposés, deux camps s’affrontent.

 

Les partisans du jihad sans leader.

 

Les partisans du jihad déclinant décrivent un jihad sans leadership, où Al-Qaïda n’est plus la Base, n’est plus l’organisation structurée qu’elle a pu être en 2001.  Al-Qaida ne serait plus qu’une idéologie, l’al-qaïdisme, source inspirante pour une soi-disant nouvelle génération de terroristes, la troisième selon Marc Sageman (4), pour lesquels la Base ne serait plus que ça : un modèle, une référence.

 

Dans cette mouvance tout a commencé avec les déclarations du directeur de la CIA, Michael Hayden, selon lesquelles le réseau d’Oussama ben Laden avait perdu la partie […] et qu’il se trouvait en position défensive à travers le monde (Reuters, 30 mai 2008).  Est venu l’appuyer le chef du Department of Homeland security américain, Michael Chertoff, pour lequel le Hezbollah avait largement ravi la place à Al-Qaïda au hit-parade des terroristes les plus dangereux pour la sécurité nationale étasunienne (Fox News, 29 mai 2008), la Base étant devenue l’ombre d’elle-même.  Changement de pouvoir.

 

En renfort, Laurence Wright (5), expert du terrorisme, prouvait, par un long article dans le New Yorker, “The Rebellion Within”, l’affaiblissement, la désintégration même, du « mouvement islamiste extrémiste » (The New Yorker, 2 juin 2008, «The Rebellion Within»).

 

Le fer de lance du mouvement est probablement Marc Sageman (6). Spécialiste du terrorisme, sociologue, ancien analyste de la CIA au Pakistan et en Afghanistan, Mr Sageman était à l’honneur dans le Washington Post de février 2008 (Washington Post, «The Fading Jihadists», 28 février 2008).  Pour Sageman, les jihadistes actuels ne correspondent plus du tout à la structure Al-Qaïda telle qu’elle est apparue en 2001.

 

Nous en serions aujourd’hui à la troisième génération de terroristes islamistes, une génération tout à fait particulière, composée de combattants sans leader physique (“leaderless jihad”), formant des réseaux peu structurés, volatils, de petites cellules locales, s’auto-organisant (par échanges directs, où internet joue un rôle prépondérant) mais qui n’ont aucun lien physique avec une hiérarchie ou un chef comme Ben Laden. Le mouvement initié par celui-ci, avec son geste fort de 2001, resterait un dénominateur commun idéologique puissant, sorte de souvenir historique galvanisant, motivant la poursuite du combat.

 

Nous ne serions plus confrontés à la Base, mais à une multitude de bases indépendantes, en autarcie complète, improvisant des plans là où elles se trouvent, prenant des initiatives et s’autogérant, seulement réunies idéologiquement par l’image transcendante du grand frère, disparu en tant qu’entité physique.  Le « terrorisme islamiste » ne serait plus qu’une structure éparpillée, décentralisée, sans leader. (7)  Par exemple, pour Sageman, Mohamed Bouyeri, l’assassin du cinéaste néerlandais Theo van Gogh à Amsterdam le 2 novembre 2004, est représentatif de ce nouveau type de terroristes : peu politisés, mais fascinés, structurés par la violence qu’ils peuvent provoquer, prouvant ainsi, de loin, leur allégeance au jihad.  « La plupart […] n’aspirent qu’à une chose : se retrouver sur une affiche barrée de la mention ‘Most wanted’ » (8)

 

Sageman prédit la disparition lente du jihad sans leader, une sorte d’affaissement sur lui-même (9), à condition que les États-Unis le laissent s’éteindre sans provoquer un sursaut par une offensive contre-terroriste trop violente (Washington Post, «The Fading Jihadists», 28 février 2008).  Toutefois, Al-Qaïda est un label, une marque déposée, qui marche encore trop bien dans les médias occidentaux.  Rappelez-vous en 2001, il fallait un champion, un ennemi suffisamment terrifiant et structuré pour justifier, faire accepter en face, un sauveur, quelque chose qui pour nous protéger, en jouant sur nos peurs constamment entretenues, doit pouvoir continuer à dévorer toutes nos ressources (financières, énergétiques, climatiques, environnementales) sans rendre de comptes.  Ce sauveur est toujours le complexe militaro-industriel dont le centre névralgique est aux États-Unis.

 

Les partisans d’une Base encore bien vivante.

 

Al-Qaida est la Base, et puis c’est tout !  Bruce Hoffman et Michael Scheuer sont venus au secours d’Al-Qaida, au secours également des ambitions du complexe militaro-industriel. Effet ricochet…  Michael Scheuer, d’abord.  Ancien agent de la CIA lui aussi, chef de la section chargée de la traque d’Oussama ben Laden, selon le magazine The Economist il rapporte que les jihadistes sont toujours bien représentés, très structurés, bien intégrés, présents par milliers, en Grande Bretagne et en Allemagne.(10) D’éminents jihadistes, des leaders, seraient encore bien vivants, exerçant toujours une forte influence en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen. (11) 

 

Ces experts-là sont, bizarrement, les chouchous du complexe militaro-industriel américain, et travaillent pour lui par ONG interposée.  Bruce Hoffman est un expert en terrorisme et lui, face aux propos de Mr Sageman, il en a perdu son sang-froid et s’en est pris violemment aux affirmations de l’ex-analyste de la CIA.  Mr Hoffman, c’est l’expert des voix officielles, professeur à l’université de Georgetown à Washington, ancien conseiller pour les questions de contre-terrorisme en Irak, auteur d’un livre sur la mécanique terroriste et membre de la Rand Corporation, ONG, institut de recherche du complexe militaro-industriel des États-Unis. (12)

 

Pour Bruce, les « analyses » de Mr Sageman sont des dénis de la réalité et son ignorance des faits n’est surpassée que par le traitement superficiel de la théorie sociologique qu’il affirme utiliser. (13)  Pour lui, Al-Qaïda a changé de stratégie mais reste Al-Qaïda, la Base physique, concrète, vivante, et pas seulement idéologique du « mouvement terroriste islamiste ».

 

Michael Scheuer, lui, s’est plutôt focalisé sur Peter Bergen, éminent connaisseur du mouvement salafiste jihadiste global (Peter Bergen et Paul Cruickshank, «The Unraveling, The Jihadist Revolt Against bin Laden»).  Selon Scheuer («Rumors of al-Qaeda's Death May Be Highly Exaggerated», Terrorism Focus), Bergen ou Wright prennent leurs désirs pour des réalités et leurs sources, non fiables, discréditent leurs conclusions.

 

A ce concert de contradictions s’ajoute le travail très sérieux d’Audrey Kurth Cronin, de l’École nationale de guerre, qui détaille les raisons du déclin et de la fin des organisations terroristes (14). Elle conclut également, comme Sageman, à l’extinction progressive de la Base.Dans ce brouhaha, la personne de Bruce Hoffman fait figure de référence, notamment pour les journalistes et les médias occidentaux. Il est respecté et non remis en question.  En matière de terrorisme, il équivaut à Albert Osterhaus pour l’OMS dans la problématique des vaccins antigrippaux, et aux membres du GIEC dans la problématique du réchauffement climatique.  C’est la source à laquelle nous devons tous nous référer si nous voulons aborder les ressorts du terrorisme international.  Dans le numéro 1002 du courrier international, la revue d’analyse très sérieuse et très respectée répercute les visions de Bruce Hoffman, en l’introduisant en ces termes, expert reconnu, l’universitaire américain […] tire les enseignements des derniers attentats commis au nom de l’organisation.  Suivent toute une série de points détaillant le changement de stratégie du nouvel Al-Qaïda. (15)  Dans ce même numéro, le Courrier international, prête ses pages à l’article de Hazem Al-Amin (Al-Hayat, Londres), qui analyse un peu plus subtilement la situation, précisant que : […] Il n’est d’ailleurs pas certain qu’Omar Abdulmutallab (16) ait véritablement appartenu à Al-Qaïda. (17).

 

Les grands médias télévisuels occidentaux, notamment belges et français, dans leur réflexe conditionné pavlovien, depuis 2001, de rattacher tout attentat impliquant un islamiste à Al-Qaïda, suivant systématiquement la vision de Bruce Hoffman et du complexe militaro-industriel, gagneraient beaucoup à lire le Courrier international.   Ce serait déjà ça.

 

D’autres anciens de la CIA, contredisant la version du centre nerveux guerrier des États-Unis et de leur héraut de Washington, expriment leurs points de vue dans certains journaux. (18)  Sans faire de généralités, il semble que la CIA ne fasse pas la même analyse de terrain que les industriels, le Département de la Défense et la Rand Corporation.  Toutefois, le plus souvent, le débat se limite à ça.

 

Autre question, autre hypothèse, en 2010, Al-Qaïda n’a-t-elle pas tout simplement rempli son contrat ?

 

Les guerres ont été menées. Et justifiées. Les pays aux ressources convoitées ont été pillés, dévastés. A quoi a servi Al-Qaïda, réellement ? Quelles missions Ben Laden  aurait-il rempli pour les musulmans ?  Comment le jihad aurait-il pu défier aussi longtemps une super puissance comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne, avec leurs moyens militaires, leurs technologies de pointe capables d’enregistrer une conversation n’importe où dans le monde, et leurs services de renseignement déjà infiltrés, bien avant 2001, dans tous les mouvements jihadistes de la planète, impliqués même dans leur création, pour beaucoup d’entre eux ? Comment ? Enfin, cette coïncidence n’est-elle pas trop belle pour être vraie ?

 

Juste au moment où le complexe militaro-industriel se retrouve sans ennemi à sa taille, la menace d’un démantèlement se profilant à l’horizon, surgit  Ben Laden, jusque là petit lieutenant parmi d’autres de la grande armée de mercenaires terroristes formée par la CIA et des occidentaux pour mener à distance, pour leur compte, des guerres de basse intensité.

 

Voilà des interrogations pertinentes que les grands médias et leurs sources, les experts reconnus, n’abordent pas, ou plus.  Ce n’est pas cela, pour eux, le point crucial à éclaircir.  Pourtant…

 

Al-Qaïda a renforcé son ennemi beaucoup plus qu’il n’a aidé la cause du peuple musulman, qu’il soit palestinien, irakien, afghan, pakistanais, yéménite ou indonésien.  Cet ennemi, d’un allié jusque là utile dans sa lutte contre le communisme, a fait d’Al-Qaïda son adversaire suivant, en l’hypertrophiant, en lui donnant d’une main pour mieux pouvoir le frapper avec l’autre. Et justifier tout cet enfer, autour de nous.

 

Le Pentagone, le complexe militaro-industriel, la politique impérialiste du monde occidental qui a repris une guerre de colonisation mondiale : voilà les vrais gagnants de la prétendue croisade d’Al-Qaïda, le diable enturbanné qui aurait succédé providentiellement au sale rouge communiste.

 

C’est le prétexte par lequel les envahisseurs ont pu déferler sur les pays tant convoités (ressources et position géostratégique), en réussissant la prouesse de faire passer cela pour de la légitime défense.  Le caractère morcelé de la Base, en cellules disséminées dans plusieurs pays, a servi admirablement le plan.

 

La prouesse ultime, réalisée sur les cendres encore chaudes de la terreur des populations traumatisées par les images brutales du 11 septembre, répétées en boucle interminable, a tout de même été d’associer le chiite religieux Ben Laden au sunnite laïque Saddam Hussein, en prétextant la menace d’armes imaginaires, existence contestée par certains des experts occidentaux eux-mêmes, preuve du caractère dangereusement sélectif des opinions publiques lorsqu’elles prennent des décisions sous l’effet de la peur, et de l’importance prépondérante que prennent les médias télévisuels et leurs raccourcis erronés quand la terreur est de mise.  C’est une chose inscrite dans la psyché humaine, que manifestement, les gouvernements connaissent bien, et utilisent.

 

Ce que des experts reconnus qualifient de terrorisme inacceptable, est pour certains de la résistance.  Pour d’autres, une façon, la seule parfois, de s’exprimer, de se défendre, de survivre. Dans la bouche des envahisseurs, ceux qui décident quand le terrorisme est acceptable, et quand il ne l’est plus, portant alors un autre nom,  le terme pour envahir, opprimer, coloniser sera : frappe préventive, guerre d’auto-défense. L’auto-défense des autres devient le seul vrai terrorisme, sale et illégal, qui implique des civils et ne respecte aucune des règles ou conventions de la guerre.

 

Bien sûr quand des mercenaires étasuniens, de firmes privées engagées par le gouvernement pour assurer la protection des personnalités occidentales, quand ces contractuels  tirent sur des civils indigènes et massacrent des gens désarmés, cela s’appelle dignement dommage collatéral.(19) Depuis le Far-West, les cow-boys ont l’habitude de tirer les premiers. Les règles, c’est pour les autres et il est inacceptable que ceux-ci ne veulent pas des dés pipés des Étasuniens.  Si les attentats sanglants de par le monde peuvent être attribués à Al-Qaïda, alors un martèlement médiatique est aussitôt enclenché. Les bavures, innombrables et toutes étouffées, de Blackwater (devenue Xe le 13 février 2009), ont plus de chance. Dans ce cas, les médias regardent ailleurs.(20)

 

Pour étayer ces analyses qui élargissent et approfondissent le débat, et rendent possible une compréhension plus juste du terrorisme, des auteurs et chercheurs, très sérieux eux aussi, écrivent et donnent des conférences. Qu’ils ne fassent pas partie des sources officielles des journalistes et médias occidentaux n’enlève rien à la qualité et au professionnalisme de leur travail.

 

Daniele Ganser, né en 1972, est un historien suisse, professeur d’histoire contemporaine à l'université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse (Association for the Study of Peak Oil and Gas). (21)  Il met bien en évidence la véritable raison d’être du terrorisme, et ses racines, dans nos sociétés occidentales.  Cela remonte à l’après-guerre avec la constitution, sous la supervision des services secrets britanniques et américains, de réseaux d’agents dormants dans toute l’Europe, les réseaux Stay-Behind, composant Le Gladio (Le Glaive). Comme on le voit, l’Islam n’a rien inventé.

 

A ce moment le grand ennemi était l’URSS et en cas d’invasion, ou de prise de pouvoir des communistes par la voie des élections, ces réseaux contrôlés par des agents infiltrés devaient mener des actions de sabotage et de guérilla contre les mouvements de gauche, avec des attentats à la clé, l’implication de civils innocents étant tout à fait envisageable, voire souhaitable, pour choquer et révolter les populations non pas contre les vrais instigateurs des attentats, mais contre ceux désignés comme boucs-émissaires.

 

Le travail méticuleux de Daniele Ganser montre bien que le terrorisme, employé pour manipuler et contrôler l’opinion des populations alliées, par le biais de la peur et de la colère, a largement été utilisé, en premier, par ces mêmes nations qui aujourd’hui, disent le combattre par une guerre sans fin.  Dans le livre de Ganser, Les Armées Secrètes de l’OTAN (22), nous sommes choqués d’apprendre, de comprendre que le terrorisme utilisé par la Grande-Bretagne et les États-Unis pour  garder la mainmise sur ses alliés, ne l’était pas directement contre l’ennemi communiste, mais pour diaboliser celui-ci, en faisant commettre des attentats meurtriers par des organisations connues comme étant de gauche, mais en réalité infiltrées par les agents des réseaux Stay-Behind, les agents doubles du Gladio. Ce sont les opérations sous faux-drapeau. 

 

Un exemple très médiatisé fut l’époque ensanglantée par les attentats des Brigades Rouges, les années de plomb, en Italie.  L’attentat de la gare de Bologne, 85 morts. (23)  Les Brigades Rouges étaient une organisation de gauche, procommuniste. Elles sont également impliquées dans l’assassinat d’Aldo Moro, politicien italien socialiste, qui, sous la pression des urnes et de la réalité économique et sociale difficile de l’Italie, avait œuvré au rapprochement avec le parti communiste d’Enrico Berlinguer.(24)  Par analogie avec Al-Qaïda, pensez-vous que les Brigades Rouges aient rendu service, une seule fois, aux communistes, aux mouvements de gauche, en Italie ?  Jamais. En assassinant Aldo Moro, ils ont ôté toute chance aux communistes de participer au pouvoir en Italie, alors que la situation politique leur était très favorable. Leurs attentats n’ont engendré que haine, colère et ressentiment envers la Gauche, de la part d’une population choquée et terrifiée.  On peut même aller jusqu’à dire que les mouvements communistes et de gauche en général se seraient bien mieux portés sans les Brigades Rouges.  Par contre, la Grande-Bretagne et les États-Unis, les grands gagnants, eux qui n’auraient jamais toléré qu’un parti communiste accède au pouvoir dans leurs colonies attitrées, même par la voie des élections et de la démocratie, ont largement bénéficié des attentats des Brigades Rouges.  Si vous associez à cela l’existence bien réelle, et bien documentée, des réseaux Stay Behind du Gladio, est-il si absurde de considérer ce scénario plus que plausible, même s’il est moins reluisant pour les puissances capitalistes occidentales, mais néanmoins plus proche de la vérité.

 

Les réseaux Stay Behind n’ont pas disparu à la chute du mur de Berlin.  Ils sont toujours là, dormants ou plus ou moins actifs, ayant tissé avec le temps des relations et noué des contacts à travers toutes les strates de la société des pays qu’ils infestent, observant, renseignant, infiltrant, neutralisant, faisant porter le chapeau de leurs actions à d’autres, sacrifiant, si nécessaire, pour la réussite de leurs missions, des civils innocents, pour satisfaire les ambitions de nos gouvernements.

 

Avant 2001, il semble que le terrorisme mis en scène par les services secrets de Grande-Bretagne et des États-Unis, d’Israël aussi, et peut-être d’autres pays, ait surtout servi à maintenir au pouvoir, et même à renforcer, des partis de droite, voire d’extrême droite, autoritaires, plébiscités par les populations elles-mêmes, demandeuses de plus de sécurité et de sévérité envers les prétendus terroristes.

 

La dérive sécuritaire était déjà bien présente avant 2001. Chaque pays européen avait son mouvement terroriste, les Brigades Rouges en Italie, l’IRA en Angleterre, l’ETA en Espagne, les tueurs du Brabant et les CCC (cellules communistes combattantes) en Belgique, Fraction Armée Rouge en Allemagne…  Le terrorisme d’avant 2001 avait plutôt une utilité nationale, servant de prétexte pour chaque pays vassal de la super puissance américaine au développement de mesures sécuritaires, de surveillance et de contrôle de sa population bien loin d’imaginer que la véritable cible de dette surveillance et de ce contrôle était bien elle, et non le mouvement terroriste utilisé comme prétexte.

 

Sous l’impulsion des États-Unis et de la Grande Bretagne, grands vainqueurs après la seconde Guerre mondiale, sans plus aucun concurrent idéologique après la chute du mur de Berlin, les pays européens vassalisés devaient propager l’idéologie gagnante, le capitalisme et le libéralisme, avides de nouveaux marchés.  Dans cette vision, le terrorisme est un outil.  Utilisé par des nations froides et calculatrices. Ces nations sont pourtant dominantes mais elles ont tellement peur de perdre du terrain qu’il leur faut agir en permanence, anticiper, tramer, surveiller, contrôler.  Ces nations ont développé leur domination dans le terreau de la terreur. Elles ne connaissent que cela. Rien d’autre.

 

D’une utilité nationale, assurant des budgets toujours plus élevés aux industriels de l’armement, renforçant les pouvoirs des gouvernements au détriment du peuple, qu’il faut à tout prix empêcher de s’autodéterminer, le terrorisme est passé à la vitesse supérieure en 2001, prenant une ampleur mondiale et pour cela, il fallait « élire » un champion.

 

Ce n’est pas tant Al-Qaïda, encore moins Oussama ben Laden mais le jihad islamique qui fut élu.  Avec, pour commencer, comme visage, comme masque à présenter aux populations, la mouvance du cheikh Abdullah Yusuf Azzam, créée en 1987 par la CIA lors de l’opération Cyclone, pour combattre les Russes en Afghanistan. (25)

 

Pourquoi ?  Pour conquérir de nouveaux vassaux, de nouveaux pions et avancer sur l’échiquier. Pour mener des guerres impérialistes, aux conséquences bénéfiques innombrables.  Pour reprendre la colonisation et le pillage des ressources mondiales, sous couvert d’aide humanitaire et de libération de peuples opprimés.  Pour offrir au complexe militaro-industriel des États-Unis de nouvelles occasions d’assouvir sa faim dévorante.


Pour permettre au marché, mot fétiche de tous les capitalistes conquérants du monde entier, de trouver de nouveaux débouchés.

 

L’Islam pouvait faire le poids. Qui d’autre ? La Chine ?  Pas encore prête.  Cela viendra.

 

En jouant sur le racisme alimenté de clichés et d’amalgames, et l’intolérance,  latents dans tous les pays occidentaux prompts à trouver dans l’immigré le coupable parfait de tout ce qui ne va pas chez soi (difficultés économiques, emploi, sécurité, violences), pour l’occidental, nourri pendant des années de la propagande d’un choc inévitable des civilisations, le Musulman était l’Ennemi idéal.

 

Tout était prêt.

 

Seule une telle mise en perspective, un tel recul, un tel approfondissement du sujet peut, dans le cas du terrorisme, nous permettre d’approcher la vérité, et de comprendre ce qu’il est vraiment, la menace réelle qu’il représente, quels sont ses acteurs, à quoi il sert, à qui il sert et bénéficie, en remontant jusqu’à la formation des réseaux Stay Behind, et en essayant d’expliquer comment ces mouvements terroristes, les mieux organisés, parviennent à se financer, et à survivre au cœur des pays occidentaux les mieux surveillés, les plus contrôlés et les plus quadrillés de la planète.

 

Nafeez Mosaddeq Ahmed, auteur de La Guerre contre la vérité, (26), et d’autres analystes comme Michel Chossudovsky, Peter Dale Scott, Richard Labévière, Eric Laurent, entre autres, soulignent que le terrorisme, et son champion islamique, ne peuvent pas être compris si l’on persiste à ignorer à quel point les réseaux existants sont utilisés par les services de renseignement militaires occidentaux, quand ils n’ont pas été créés par eux, à la fois pour contrôler les ressources énergétiques stratégiques des pays envahis sous prétexte de la guerre à ce terrorisme, et pour contrer les rivaux géopolitiques, en occupant des régions limitrophes.  Les accusations de collusion entre les réseaux islamiques et les agences de renseignement occidentales, si elles sont graves, ne sont pas prononcées à la légère et sont minutieusement développées, mises à jour et documentées par ces auteurs libres de tout compte à rendre au complexe militaro-industriel. (27)

 

Dire qu’on est spécialiste du terrorisme, divulguer ses conclusions aux opinions publiques, sans tenir compte de tous les éléments, et pas seulement de ceux qui correspondent aux discours des gouvernements ou des médias conditionnés, c’est comme étudier la physique en s’arrêtant à Newton.  Si le physicien anglais a certes découvert des choses intéressantes, il est illusoire d’expliquer le monde sans recourir aussi à la physique quantique, ou à la théorie des cordes et des supercordes. (28)

 

CONCLUSIONS.

 

Quelle population, correctement informée, accepterait de son propre gouvernement de la mettre volontairement en danger en laissant se développer des organisations terroristes, en les aidant même à se développer, sous prétexte que ces organisations leur sont beaucoup plus utiles actives et meurtrières, que démantelées ?

 

La réalité est très différente de celle qui est présentée par les « démocraties occidentales », aidées pour y arriver par tous les médias, surtout télévisés, et où le terrorisme apparaît comme un ennemi insaisissable, incontrôlable et ne pouvant être combattu qu’en mettant le monde entier à feu et à sang.

 

Pour les personnes au pouvoir dans ces démocraties, appuyées par des experts complaisants et conformistes, aux compétences universitaires réelles, mais à la vision très sélective, ces terroristes coalisés seraient les coupables tout désignés responsables de toutes ces guerres meurtrières que l’Occident doit mener bien malgré lui, pour se défendre.

 

Nous aurions intérêt à nous frotter les yeux, et nous rappeler les paroles de ces présidents Dwight D Eisenhower, Franklin D Roosevelt et John F. Kennedy, malgré leur collaboration au système, ont, sur la fin,.  Ils ont tous essayé de nous mettre en garde.

 

Quant aux médias et journalistes officiels, s’ils pouvaient ne jamais sacrifier, au nom de la simplification ou de la vulgarisation, du conflit d’intérêt ou de la peur, la vérité, et permettre aux opinions publiques qui y ont droit, l’accès à tous les points de vue éclairés et toutes les analyses, pas uniquement celles des spécialistes conformistes et proposés par les gouvernements, alors ils seraient à la hauteur de leur difficile travail.

 

Il est temps que les opinions publiques occidentales se réveillent. Vraiment.

 

 

 

Notes

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qaida

(2) Opération Cyclone, http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Cyclone

(3) Dans son célèbre discours de fin de mandat, le président Eisenhower (président des Etats-Unis de 1953 à 1961) met en garde les États-Unis contre les dangers du « complexe militaro-industriel » : « Cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. (...) Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. (...) nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent prendre conscience de la toile d’influence tissée par la gigantesque machinerie militaro-industrielle et la confronter avec nos méthodes et objectifs démocratiques et pacifiques, afin que la sécurité et les libertés puissent fleurir côte à côte. »

(4) Marc Sageman, Leaderless Jihad: Terror Networks in the Twenty-first Century, University of Pennsylvania Press, Philadelphie, 2008.

(5) Lawrence Wright, The Looming Tower: Al-Qaeda and the Road to 9/11, Vintage, New York, 2007.

(6) Marc Sageman, op. cit.

(7) Ibid.

(8) Ibid.

(9) Ibid. p. 146

(10) Michael Scheuer, «Is Global Jihad a Fading Phenomenon?», 1er avril 2008

(11) Michael Scheuer, op. cit.

(12) Bruce Hoffman, Inside Terrorism, Columbia University Press, 1998, 3e éd. 2006; «The myth of grass-roots terrorism: Why Osama bin Laden still matters», Foreign Affairs, mai-juin 2008.

(13) Bruce Hoffman, op. cit.

(14) Kurth Cronin, «How al-Qaida Ends, The Decline and Demise of Terrorist Groups»).

(15) Courrier international, n°1002, 14 au 20 janvier 2010, Al-Qaida, une nouvelle stratégie se dessine, p.8-9

(16) Auteur de l’attentat sur le vol de la compagnie Northwest Airlines Amsterdam-Detroit le 25 décembre 2009.

(17) Courrier international, op. cit., p9

(18) Courrier international, http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/15/une-menace-terroriste-tres-exageree

(19) Un rapport accablant du Congrès américain diffusé la semaine passée, indiquait que Blackwater a été impliquée dans 195 incidents armés en Irak depuis 2005. Dans 84% des cas, ses agents auraient tiré les premiers.

http://www.liberation.fr/monde/010121392-en-irak-blackwater-accuse-de-massacre-delibere

(20) op. cit.

(21) http://www.voltairenet.org/article144415.html, la stratégie de la tension, Daniele Ganser, auteur de Les Armées Secrètes de l’OTAN

http://www.editionsdemilune.com/lesarmessecrtesdelotan-p-16.html

http://www.voltairenet.org/article163478.html#article163478

(22) op. cit.

(23) http://www.voltairenet.org/article12840.html

(24) http://fr.wikipedia.org/wiki/Aldo_Moro

(25) Opération Cyclone, op. cit.

(26) http://www.newint.org/features/2009/10/01/blowback-extended-version/  Nafeez Mosaddeq Ahmed, auteur de La Guerre contre la vérité,

http://www.editionsdemilune.com/laguerrecontrelavrit-p-7.html

(27) op. cit.

(28) http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_supercordes



http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17197 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17197



Mercredi 27 Janvier 2010


Commentaires

1.Posté par AS le 27/01/2010 12:40 | Alerter
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dommage le coeur y est, il y a trop d'erreures et de d'histoires jamais verifiees dans cet article, mais pas mal... le jihad se fait avec un leader maintenant ? masha Allah , depuis quand ? voir et comprendre l'Islaam sous le prisme occidental neo-phyte ne peut conduire a l'enumeration et propagation de prejuges et d'idees fausses... Abd Allah Azzam a cree Al Qaeda ?

quand ca ?

2.Posté par visiteur le 27/01/2010 14:45 | Alerter
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Dans le califat musulman seul le calife a le droit de déclarer la guerre ou le jihad contre un ennemi déclaré de l'islam sinon les musulmans n'ont pas droit à l'initiative. Si par contre un pays musulman se fait envahir tout les hommes valides musulmans de ce pays doivent le défendre. C'est le seul jihad obligatoire pour les hommes c-à-d le jihad défensif.

3.Posté par stef13 le 16/04/2010 18:24 | Alerter
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on passe un peu a coté de faits majeurs,

1 al kaida a ete créé et subventioné par le sys ,service secret pakistanais ,notoirement controlé par al cia

2 ben laden est le fils d'une famille saoudienne regnante , sa famille a des milliards de dollards investi dans le fond d'investissement carlyle, un fond qui réuni les fortune des familles bush et ben laden et qui est administré par le frere du presinent francais sarkosi,,,

3 la guerre d'irak est la 1ere consequence de cette "guerre totale au terrorisme " justifiée par des "armes de destruction massive " mais pipotage pas d'adm ,,, le "rapport presenté a l'onu est un "copier coller " du devoir datant de 10 ans (irak 1) d'un etudiant
autrement dit un faux , mais personne n'a eu de compte a rendre,,,

l'examen de ces fait pousse irremediablement vers 3realités

1 la kaida n'est qu'une officine de la cia , une marionnette agitée par Washington pour appuyer ses actions impérialistes

2 la cia et beaucoup d'autres organismes constituent un etat dans l'etat americain probablement controlé par le complexe militaro industriel

3 les véritables fondamentaliste islamique historique , (les saoudiens) se prêtent de par leur interets capitalistes dans le complexe militaro industriel précité a fournir la matière pour valider l'existence de "la nébuleuse al kaida"
en effet meme si c'est l'irak qui a ete poursuivi, la majorité des sois disants terroristes du 11/9 sont des saoudiens,,,


a partir de la les reflexions sur la strategie d'al kaida ,qui a reduit leur obedience sont tout simplement fallacieuses

al kaida reservira a la prochaine (invasion, ,occasion) , ses bases seront en iran manipulant l'enrichissement criminel d'uranium ou au venevuela en narco trafiquant pourquois pas ,,,

al kaida semble surtout etre la signature de la cia lorsque'elle opere sur son propre sol ou sur le sol "ami" comme a londres ou a madrid .

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