Palestine occupée

Territoires palestiniens : un pogrom est lancé


Le « combat à la mort » vanté par les militants juifs qui se sont enfermés dans un bâtiment disputé à Hébron, une ville en Cisjordanie occupée et qui est vénéré par les juifs et les musulmans, a été rapidement et relativement facilement évité par la police israélienne le 4 décembre.


Lundi 22 Décembre 2008

Fascistes israéliens dans les territoires palestiniens sous occupation - Photo : AFP
Fascistes israéliens dans les territoires palestiniens sous occupation - Photo : AFP

Mais la police et l’armée n’ont pas réussi à empêcher la violence contre les Palestiniens dans la ville et dans d’autres lieux en Cisjordanie, que le premier ministre israélien sortant, Ehud Olmert a qualifié de « pogrom ». Un colon israélien a était filmé en train de tirer et de blesser deux Palestiniens du voisinage. Des gardes de sécurité ont averti que la fin inhabituelle du siège de Hébron pourrait inciter les militants à essayer des moyens encore plus violents et spectaculaire pour promouvoir leur cause. Et Binyamin Netanyahu, qui est placé en tête de l’élection générale dans les sondages, a été contesté par un autre membre de son parti le Likud qui a grimpé dans la liste du parti des candidats à l’élection en soutenant les colons.

Le bâtiment en question est sur une rue entre la colonie juive dans le quartier de Kiryat Arba et un lieu saint local à Hébron révéré par les juifs comme le Caveau des Patriarches (dont Abraham) et par les musulmans comme étant la mosquée Ibrahimi. La question de savoir à qui appartient ce bâtiment est un sujet de dispute dans les tribunaux israéliens entre une association de colons juifs qui déclare l’avoir acheté par l’intermédiaire d’un Palestinien, et le propriétaire palestinien qui dit que la vente a été annulée avant d’avoir été finalisée. L’affaire est rendue encore plus complexe par des contrefaçons du coté juif et des contradictions du côté palestinien.

Une nuit en mars de l’année dernière, dans ce que la Cour Suprême de Justice israélien a appelé une opération quasi-militaire, environ 150 étudiants d’une Yeshiva (une école religieuse juive) ont envahi le bâtiment au nom de l’association de colons. Ils ont dit que le bâtiment était vide mais le propriétaire a dit qu’ils ont utilisés la force pour le vider. Le mois dernier la Cour Suprême a ordonné aux autorités de l’état juif de retirer les colons des lieux et de fermer le bâtiment en attendant une décision légale sur l’appartenance du bâtiment.

Mais l’affaire a depuis longtemps dépassé les disputes locales et légales pour devenir une cause retentissante dans la confrontation entre les colons et l’état en réaction à l’évacuation forcé de colons juifs de la Bande de Gaza et dans quelques parties du Nord de la Cisjordanie en 2005, ordonnée par Ariel Sharon le premier ministre de l’époque.

Les colons l’appellent la « politique du prix à payer » après Gaza, par lequel tout essai des autorités d’évacuer une colonie est contesté par non seulement des confrontations avec les autorités mais aussi par des attaques violentes contre les Palestiniens et contre l’armée [d’occupation]. Cette tactique a entraîné des dommages importants de propriétés palestiniennes. Deux officiers de l’armée israélienne ont aussi été blessés par les colons militants.

Les dirigeants du mouvement des colons ont prétendu condamner, ou au moins ne pas approuver, l’attitude des militants. Mais ce n’est pas clair qui dirige qui parmi les colons. Plusieurs membres de droite du parlement israélien, la Knesset, ont visité le bâtiment à Hébron avant que n’arrivent les forces de l’ordre. Et les chefs du Conseil de « Judée et Samaria », le nom qu’ils ont donné à la Cisjordanie [palestinienne et historique], ont essayé de négocier un compromis avec le ministre de la défense, Ehud Barak, qui aurait autorisé que les squatteurs restent dans le bâtiment.

La poussée de l’extrême droite menace d’embarrasser Netanyahu,, dont le parti du Likud dit être généralement opposé au retrait des colons juifs de la Cisjordanie. Lors des primaires du parti, le 9 décembre, un ultra, Moshe Feiglin a été élu comme candidat numéro vingt sur la liste de candidats du Likud, alors que Netanyahu a essayé de le bloquer par tous les moyens. Grâce aux votes disciplinés et en bloc des supporters de Feiglin, la liste est marquée par sa forte tonalité d’extrême droite. Les « modérés » que Netanyahu a publiquement soutenus ont soit été poussés vers le bas soit exclus de la liste. Le site Internet de Feiglin, dans lequel il nie le droit des Palestiniens à avoir une nation et demande à Israël d’annexer la Cisjordanie, a été mis hors ligne le lendemain pour « mise à jour ».

11 décembre 2008 - The Economist - Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.miftah.org/Display.cfm?D...
Traduit de l’anglais par Imogen Richmond Bishop

http://www.info-palestine.net


Lundi 22 Décembre 2008


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