Politique Nationale/Internationale

TRACTATIONS SECRETES ENTRE LA SYRIE ET ISRAEL


La politique expansionniste et son discours belliciste pourront-elle faire croire à la communauté internationale qu’ISRAEL est disposé à faire la paix, elle qui a toujours torpillé les accords de paix et bafoué toute une « rafale » de résolutions onusiennes. Il n’est pas du tout exclu que ces négociations secrètes puissent être en rapport avec la montée en puissance de l’IRAN. A travers ces négociations, ne vise-t-on pas en réalité l’isolement de l’IRAN pour que les gringos puissent la bombarder ultérieurement sans aucun problème majeur et dans des conditions favorables ? Le marché de dupes qui sera éventuellement signé entre les deux pays ennemis permettra, en isolant la Syrie et ses alliés qui tomberont dans l’escarcelle des puissants de ce monde de resserrer l’étau autour de l’empire perse et d’agresser l’IRAN dans des circonstances idoines sans qu’aucune tierce partie puisse s’interposer, venir à son aide ou entrer dans un nouveau foyer de tension allumée par l’administration BUSH. Quelles seront les positions de la Russie et de la Chine devant un tel scénario peaufinée et savamment élaborée méticuleusement sur le plan géostratégique par les détracteurs de l’IRAN ?


SEDDIKALI2007@YAHOO.FR
Vendredi 30 Mai 2008

TRACTATIONS SECRETES ENTRE LA SYRIE ET ISRAEL



Des préparatifs de paix entre la Syrie et IRAEL sont effectués sous les bons auspices de la Turquie afin de parvenir de faire rentrer DAMAS dans le giron de ceux qui s‘apprêtent à attaquer l’IRAN. La Turquie qui agit de concert avec les Etats-Unis n’aurait jamais agit de sa propre initiative, sans l’aval des USA afin de favoriser ce processus visant à la normalisation des relations entre la Syrie et Israël.

Dans ces derniers rebondissements spectaculaires pour le moins prévisibles, il faut voir la volonté de Washington de parvenir à un consensus avec un acteur incontournable dans la crise que traverse la région afin d’avoir les mains libres pour mieux bombarder l’IRAN suivant des calculs savamment orchestrés à l’avance. La Syrie acceptera-t-elle de se désolidariser avec l’IRAN, de rompre ses alliances avec les divers courants politiques et les branches armées de la région pour récupérer le plateau du Golan ?. Rien n’est joué d’avance. Pour un observateur averti, il s’agit avant tout d’une ruse tactique afin de museler la Syrie, l’incorporer dans un processus de paix en contrepartie de la restitution du plateau du Golan conquis en 1967 par ISRAEL et annexé par la suite en 1981. Alors qu’une armada stationne en permanence à quelques encablures des côtes iraniennes, cette initiative d’obédience américaine qui a donné le feu vert à la Turquie afin qu’elle daigne bien jouer le rôle de médiateur entre ISRAEL et la SYRIE arrive à point nommé dans une zone sous haute tension, ou la chasse gardée de Washington s’engage dans des négociations de paix et est peut-être contrainte d’éviter une guerre. Afin de cerner et de diagnostiquer les enjeux d’un éventuel rapprochement entre la Syrie et Israël, il faudra peut être interpréter ce revirement de la politique US pourtant hostile à Damas compte tenu des forces en présence dans la région et afin de mieux appréhender les enjeux et les risques calculées d’une hypothétique attaque de l’IRAN ou l’administration BUSH, en isolant la Syrie, rassemblerait une coalition pour attaquer l’IRAN, toujours sous un même prétexte fallacieux et avec le concours de la machine à propagande qui vendra sans états d’âme cette guerre au monde entier pour le mettre comme à l’accoutumée devant le fait accompli.



- NEGOCIATIONS DE PAIX SOUS LES AUSPICE DE LA TURQUIE



La perspective d’un accord avec la Syrie serait historique sans qu’il faille tomber dans un optimisme démesurée et l’euphorie. La résolution 242 et tant d’autres bafouées par ISRAEL seront indubitablement négociées par les deux parties avec des garanties de sécurité et de démilitarisation qui seront entamés par les deux ennemis. Le gel des armes provenant d’IRAN et servant à alimenter les forces militaires de divers pays en conflit larvé avec ISRAEL sera abordé, ISRAEL qui exigera sans doute la rupture de toutes les alliances qu’entretient la Syrie avec des mouvements politico-militaires. Les ressources en eau feront l’objet de discussions intenses car la manne de l’eau ne peut être dissocié des futurs pourparlers entre la Syrie et Israël. Il et clair que les enjeux énergétiques et non politiques seront les enjeux vitaux des conflits de demain. Les eaux du Golan sont aussi importantes que ceux du fleuve Litani au Liban, des enjeux que se disputeront les deux parties afin de rendre prospère leur économie et parvenir à une véritable paix et non à une paix sous pression des Gringos. Toute cette dynamique d’espérance devra s’articuler autour d’une paix qui volera au secours d’un premier ministre israélien en difficulté. Pour preuve, Le ministre de la Défense israélien EHUD BARAK et le chef du parti travailliste ont appelé le premier ministre israélien, accablé par un témoignage dans une affaire de corruption, à démissionner et ont évoqué des élections anticipées.


Il et clair que les conditions posées par ISRAEL à la SYRIE seront le démantèlement de toutes les branches armées, la rupture avec le Liban, le Hezbollah et le Hamas. Tels seront les conditions posées par Tel-Aviv si la Syrie veut voir réintégrer le plateau du Golan à la mère patrie. Les opposants israéliens aux négociations de paix argueront qu’une région islamisée est incompatible avec la paix. Ce qui est pertinent, c’est que la Turquie, allié stratégique d’ISRAEL joue une carte politique importante avec ERDOGAN. L’accord militaro-économique signé entre les deux pays depuis 1996 a pour but d’organiser deux fois par an des manœuvres conjointes afin de faire face à un ennemi commun difficilement identifiable. Le PKK (qui n’est pas l’ennemi d’ISRAEL) ou l’IRAN (qui n’est pas l’ennemi de la Turquie) ? On met en avant les bienfaits de cet accord en usant d’un argumentaire peu convaincant visant à isoler le PKK qui est toujours la bête noire d’Ankara qui n’a pas hésité à les pourchasser au nord de l’IRAK, à bombarder ses positions par l’aviation turque et son armée , faisant 200 victimes parmi les membres de cette organisation en l’espace de 48h. Beau palmarès au tableau du gouvernement d’ERDOGAN qui use de la manière forte avec en même temps une irritation et un « feu vert » donné par BUSH au gouvernement d’Ankara. Cet accord militaire Israélo-Turque ne peut se prévaloir de raisons valables car il ne peut se justifier aux yeux du monde arabo-musulman. Ne vendons la peau de l’ours avant de l’avoir tué car personne ne peut spéculer sur une éventuelle adhésion de la Turquie au sein de l’Union Européenne en jouant (La Turquie) les bons offices afin de parvenir à une normalisation des relations entre Tel Aviv et Damas. Pour la Droite israélienne, tout accord avec la Syrie ne sera pas respecté par Benjamin NETANYAHU. Mais rien n’interdit quiconque de rêver en affirmant que si les efforts de la Turquie qui pourraient être couronnés de succès dans les négociations secrètes entamées entre la Syrie et Israël, Ankara pourrait se voir faciliter l’adhésion à l’Union Européenne pour ses loyaux et fidèles services rendus à ceux qui s’évertuaient en réalité à neutraliser la Syrie, son potentiel militaire et à ne pas rendre ce pays inféodé à l’Iran et aux structure militaires hostiles à ISRAEL.
A Noter que le Processus de paix engrangé par la Syrie et la Turquie et les futures négociations qui seront entamés entre la Syrie et Israël sont pris en otage par la politique intérieure israélienne.




- DES PREPARATIFS DE PAIX AVEC LA SYRIE POUR MIEUX ANEANTIR L’IRAN



La Syrie ira-t-elle jusqu’à brader ses bonnes relations avec ses voisins, les branches armées qu’elles soutient et rompre avec l’IRAN et le Hezbollah dans le seul but de récupérer le plateau du Golan s’étendant sur une superficie de 1200 km2, voire se désolidariser avec Téhéran en cas d’attaque de l’armada US stationnée dans les eaux du golfe persique ? Le Golan constitue une terre stratégique aux enjeux multiples, un fleuron de l’agriculture et une région précieuse gorgée d’eau qui surplombe le Lac Tibériade. Il s’avère que toutes les négociations antérieures entre les deux ennemis ont achoppé sur la question du Golan et de la manne d’eau tellement convoitée par les prédateurs israéliens qui ont détourné pour leur propre compte les eaux du fleuve Litani au Liban. En cas d’accord sur les négociations engagés ente la Syrie et Israël sous les auspices de la Turquie, le modus vivendi recherché âprement par les colons israéliens sur le plateau du Golan sera qu’ils voudront rester dans un Golan sous souveraineté syrienne. Il est patent de constater que le plateau du Golan, le partage de l’eau seront au cœur des discussions en plus des dossiers épineux de sécurité qui seront abordés. Dans le cadre de cet accord de principe, Israël se retirera du Golan sur les lignes du 4 juin 1967. Le calendrier de ce retrait reste ouvert. La Syrie a exigé que le retrait s’effectue sur une période de 5 ans, Israël a demandé que le retrait s’étale sur 15 ans. L’objectif inavoué de ces tractions revêtant d’autres desseins, La Syrie exercerait également son influence pour une solution au conflit en Irak, avec un accord entre le leader chiite Moqtada Sadr et les dirigeants sunnites. De plus, elle contribuerait à la solution du conflit israélo-palestinien, y compris à la solution du problème des réfugiés.



La politique expansionniste et son discours belliciste pourront-elle faire croire à la communauté internationale qu’ISRAEL est disposé à faire la paix, elle qui a toujours torpillé les accords de paix et bafoué toute une « rafale » de résolutions onusiennes. Il n’est pas du tout exclu que ces négociations secrètes puissent être en rapport avec la montée en puissance de l’IRAN. A travers ces négociations, ne vise-t-on pas en réalité l’isolement de l’IRAN pour que les gringos puissent la bombarder ultérieurement sans aucun problème majeur et dans des conditions favorables ?


Ce qui est curieux, c’est que dans toutes les négociations antérieures entreprises entre la Syrie et ISRAEL, ce dernier posait comme premier préalable la restitution des ossements d’ELIE COHEN, agent du Mossad, traqué en 1964 par la sécurité syrienne, arrêté en janvier 1965 et pendu sur la place des martyrs à Damas en Mai 1965. Hors, dans ces négociations, ISRAEL semblerait aborder des questions de fond et faire abstraction de cette question, pourtant si chère à la famille d’ELIE COHEN, notamment à son épouse, une immigrée juive d’IRAK ou la restitution de la dépouille d’ELIE COHEN était abordée en premier lieu à chaque fois que se profilait à l’horizon l’espoir d’une normalisation des relations entre Damas et Tel Aviv.

L’accord équivalent à un marché de dupes qui sera éventuellement signé entre les deux pays ennemis permettra, en isolant la Syrie et ses alliés qui tomberont dans l’escarcelle des puissants de ce monde de resserrer l’étau autour de l’empire perse et d’agresser l’IRAN dans des circonstances idoines sans qu’aucune tierce partie puisse s’interposer, venir à son aide ou entrer dans un nouveau foyer de tension allumée par l’administration BUSH. Quelles seront les positions de la Russie et de la Chine devant un tel scénario peaufinée et savamment élaborée méticuleusement sur le plan géostratégique par les détracteurs de l’IRAN ?


Minou99
Militant des droits
De l’homme
Le 29 Mai 2008











Vendredi 30 Mai 2008

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