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TORTURES ET NON DROIT


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21 décembre 2004

Le conditions de détention des prisonniers de Guantanamo dénoncées


source VERITANCE
Jeudi 3 Février 2005

TORTURES ET NON DROIT



Ces révélations interviennent dans un contexte délicat pour le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, critiqué ces dernières semaines par des parlementaires et dont une majorité d'Américains souhaitent désormais le départ, selon deux sondages publiés lundi 20 décembre.
Après la prison d'Abou Ghraib en Irak, les conditions de détention des prisonniers étrangers par l'armée américaine sont à nouveau dénoncées avec la révélation d'abus sur la base militaire de Guantanamo. L'ACLU, la plus grande organisation de défense des libertés individuelles aux Etats-Unis, a divulgué lundi 20 décembre des documents qui semblent accablants pour l'armée américaine.

Un détenu laissé sur le sol, en position fœtale, pendant plus de 24 heures sans manger ni boire est l'un des exemples décrits. Les témoignages produits par l'ACLU proviennent de messages électroniques envoyés par des agents du FBI, la police fédérale, à leur hiérarchie dans lesquels ils témoignent de ce qu'ils ont vu et constaté à Guantanamo.

L'ACLU a obtenu auprès d'un tribunal fédéral la divulgation de ces courriels, écrits en 2003 et 2004, en vertu de la loi sur la liberté de l'information.

DES MÉTHODES "ILLÉGALES, AMORALES ET CONTRE-PRODUCTIVES"

Dans l'un des courriels, adressé en août au directeur du FBI, Robert Mueller, un agent de la police raconte avoir vu un détenu "laissé dans une pièce non ventilée, à une température probablement bien supérieure à 35 degrés". Il était "quasiment inconscient sur le sol, un tas de cheveux à côté. Il s'était apparemment arraché sa propre chevelure durant la nuit", témoigne l'agent, dont l'identité a été gommée.

En plus des abus et actes humiliants, les messages mettent en cause l'attitude des enquêteurs militaires. Selon l'un d'entre eux, des enquêteurs du département de la défense (DoD) se sont fait passer auprès de détenus pour des agents du FBI, jugés mieux disposés. Ainsi, "si le détenu est relâché ou si son cas est révélé, les enquêteurs de la défense ne pas tenus responsables car ces techniques auront été mises en œuvre par des agents du FBI", témoigne-t-il.

"Les méthodes adoptées par le Pentagone sont illégales, amorales et contre-productives", a réagi Jameel Jaffer, un avocat de l'ACLU, en jugeant "incroyable" que de telles méthodes aient pu être approuvées aux plus hauts niveaux de l'Etat.

Ces révélations interviennent dans un contexte délicat pour le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, critiqué ces dernières semaines par des parlementaires et dont une majorité d'Américains souhaite désormais le départ, selon deux sondages publiés lundi.

Les conditions de détention des quelque 550 prisonniers de Guantanamo, qui sont soupçonnés de liens présumés avec Al-Qaida ou les talibans d'Afghanistan, restent entourées du plus grand secret.

Elles sont cependant régulièrement critiquées par les associations de défense de droits humains. Fin novembre, le New York Times avait ainsi dévoilé un rapport confidentiel du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dénonçant un "système intentionnellement cruel et de traitements dégradants", notamment par l'utilisation "d'actes humiliants" à l'encontre de détenus ou leur mise "en isolement".

"EXCEPTIONNEL, ISOLÉ"

Dès la fin du mois d'avril, quand sont apparues les premières images de soldats américains humiliant, torturant et maltraitant les détenus de la prison d'Abou Ghraib en Irak, l'administration Bush avait cherché à dépeindre ces abus comme autant d'incidents isolés, l'œuvre de "quelques brebis galeuses" agissant sans aucun ordre. Le 4 mai, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, choisissant une formulation qui sera souvent reprise par les responsables américains, a décrit les exactions commises à Abou Ghraib comme un cas "exceptionnel, isolé".

Pour Guantanamo, le Pentagone a de nouveau démenti toute maltraitance ou torture, et a précisé que chaque cas soulevé faisait l'objet d'une enquête. Comme pour Abou Ghraib, il a attribué la responsabilité des abus commis dans les prisons militaires à un petit nombre de soldats américains n'ayant pas respecté les directives.


L'ACLU, qui indique avoir déjà reçu plus de 9 000 documents de différentes administrations américaines, cherche désormais à en obtenir de l'Agence centrale du renseignement (CIA), qui aurait disposé d'un centre de détention, jusqu'à présent inconnu, à Guantanamo, selon le Washington Post.

Interrogé par la commission des lois du Sénat, mardi 8 juin, le ministre de la justice de l'époque, John Ashcroft, avait assuré que le président George Bush n'avait jamais autorisé aucune méthode d'interrogatoire contraire à la législation américaine ou aux engagements internationaux des Etats-Unis.

Sources : Lien vers http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-391655,0.html>

10 décembre 2004

Guantanamo : un détenu témoigne

Des prisonniers détenus sur la base américaine de Guantanamo à Cuba ont été frappés alors qu'ils étaient menottés et les yeux bandés, terrorisés par des chiens d'attaque et forcés de prendre des médicaments, a rapporté le détenu australien David Hicks dans une déclaration écrite sous serment rendue publique jeudi 9 décembre.
David Hicks, 29 ans, était l'un des premiers prisonniers à arriver dans la base en janvier 2002. Il fait partie des quatre détenus à avoir été officiellement inculpés, sur 550 prisonniers que les Etats-Unis accusent de liens avec l'ancien régime fondamentaliste des talibans en Afghanistan ou le réseau terroriste Al-Qaïda. Il doit comparaître en mars devant une commission militaire.

"Des coups aveugles huit heures durant"

«A un moment, un groupe de détenus, parmi lesquels je me trouvais, a été soumis à des coups aveugles huit heures durant alors que nous étions menottés et les yeux bandés», écrit David Hicks dans une déclaration sous serment réalisée en août et diffusée jeudi par ses avocats. «J'ai été giflé, j'ai reçu des coups de poing et j'ai été frappé avec des objets dont des crosses de fusil. J'ai aussi reçu des coups de pied».

La diffusion de cette déclaration intervient la semaine même de la publication de plusieurs documents qui témoignent que des agents du FBI envoyés à Guantanamo avaient signalé au gouvernement américain des mauvais traitements et sévices dès le début de l'installation du centre de détention. Une lettre écrite par un haut responsable du Département de la Justice, que l'Associated Press a pu se procurer, laisse entendre que le Pentagone n'a pas donné suite aux plaintes du FBI.
Le gouvernement américain a toujours assuré que les détenus de Guantanamo étaient traités dans le respect des conventions de Genève.


Sources : Lien vers http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20041210.OBS3376.html>


Mercredi 16 Août 2006


Commentaires

1.Posté par Mu'ad Dib le 03/02/2005 21:17 | Alerter
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Il faut, d'urgence faire pression pour que les états-unis d'Amérique soient officiellement considérés au plus vite comme un état totalitaire ne respectant pas les droits de l'Homme pour éviter que leur exemple nauséabond, insidieusement relayé dans nos pays par une certaine presse, ne devienne la norme .

J'observe d'ailleurs que la création d'une juridiction anti-terroriste autonome, avec ses propres juges, ses propres méthodes, ses propres lois, dans lesquelles les prévenus n'ont quasiment pas de droit, où la nécessité de disposer de preuves ou même de présomptions claires sans équivoques et publiables a cessé d'exister puisqu'un juge antiterroriste peut arrêter une personne sur la foi d'un coup de fil provenant d'un service étranger dont le gouvernement s'est montré ces dernières années le principal instigateur des terrorismes et le principal falsificateur de preuves.

Sauf à considérer que notre justice et nos services de sécurité sont à la solde d'une puissance étrangère, nous ne pouvons pas tolérer que certains de nos citoyens soient arrêtés sur dénonciation de services étrangers possédant des dossiers sur eux .

Depuis quand admettons nous officiellement que nous déléguons à la CIA ou au FBI le soin d'enquêter sur nos nationaux ou sur les étrangers qui résident sur notre territoire? Avons nous renoncé à notre souveraineté ?

Etant donné la propension de ces services étrangers à nous tromper, comme ils trompent la population de leur propre pays ne devrions nous pas, au contraire offrir l'asile et le secours à toutes les personnes qui ont à souffrir de leurs allégations, jamais étayées par des preuves? Pouvons nous encore tolérer que des juges payés avec nos contributions, et entretenus dans leur charge par nous, censés juger en notre nom prennent des libertés avec les principes fondateurs de nos lois pour s'acoquiner avec des agents étrangers dont les buts sont inavouables?

Mu'ad Dib

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