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Surveillance de la radioactivité autour du CERN


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Jeudi 28 Mai 2009

Radioprotection

La surveillance de l’environnement du CERN est effectuée d’une part par la Commission de sécurité du CERN1 et d’autre part par deux organismes externes, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) et l’Institut [français] de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
Un article1 décrit en détail les rejets dans l’air et dans l’eau que la mise en service de l’accélérateur Isolde a entraînés en 2005. Des moniteurs installés aux points de rejet mesurent les émissions alpha, bêta et gamma. En outre, les rejets sont mesurés au moyen de dosimètres de site (chambres à ionisation et rem-compteurs) aux alentours du CERN. La radioactivité est également mesurée dans des échantillons de sol et de végétation. Une liste de radionucléides et de leur radioactivité mesurée dans les rejets a été établie pour l’année 2005, par exemple 33 GBq pour le tritium, 6,1 Mbq pour les radio-isotopes d’iode, 6,8 TBq pour l’activité bêta/gamma de demi-vie inférieure à 1 jour. En 2005, les doses mesurées ne dépassaient pas 4% de la limite pour les rayonnements diffusés fixée à 1,3 mSv/an, soit 0,012 mSv/an (en 2004: 0,014 mSv/an).
Parallèlement à ces mesures, l’OFSP a initié le programme de surveillance «point zéro du CERN»2, 4 qui vise à «obtenir un point de référence de la situation radiologique aux alentours du CERN avant la mise en service du LHC«.3 Les appareils et procédés de mesure suivants ont été mis en œuvre: dosimètre à thermoluminescence pour le rayonnement gamma, chambres à ionisation, rem-compteurs pour les neutrons, spectrométrie gamma pour les filtres à aérosols (radionucléides 7Be), pour l’eau (radionucléides 65 Zn), les sédiments du Rhône, les légumes des environs et le vin (radionucléides 3 H). Les mesures et leurs résultats ont été décrits en détail dans un chapitre.2 Ces résultats montrent, selon les déclarations officielles, que les doses de rayonnement dans le voisinage du CERN se situent nettement en dessous des valeurs directrices fixées pour les doses de rayonne­ment et ne représentent par consé­quent aucun danger pour l’environnement et la population.
Toutefois la mise en place d’un «programme de surveillance» spécial laisse supposer que l’exploitant et l’administration n’écartent pas une augmentation des effets radioactifs sur la population à la suite de la mise en service du LHC. La question qui se pose est de savoir pourquoi on a besoin d’un nouveau programme. Les alentours du CERN n’ont-ils pas été surveillés régulièrement et suffisamment au cours des années passées?
Un rapport5 aborde brièvement la question du conditionnement et de l’entreposage des déchets radioactifs du CERN. Ajoutons qu’en 2006/2007, aucun accélérateur n’était manifestement en service.

Un groupe d’experts

(Traduction Horizons et débats)

1    P. Vojtyla et D. Wittekind, Rejets et environnement du CERN, in: Radioactivité de l’environnement et doses de rayonnement en Suisse, 2005, chapitre 8.5, pp. 108-112, 2006
2    S. Estier et al., Environnement du CERN, ibid., chapitre 8.6, pp. 113-116, 2006
3    Grand collisionneur de hadrons
4    OFSP, Programme de surveillance «Point zéro du CERN», 15/10/07
5    International Atomic Energy Agency (IAEA), NEWMDB Report, Reporting Group BAG: Site Structure CERN, 6/9/07



Jeudi 28 Mai 2009


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