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Sunday Times - Christina Lamb : Les Talibans ne seront jamais défait


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Mardi 29 Novembre 2016 - 08:00 LIVRE: Le Manifeste de la Raison Objective


INTERVIEW DU COLONEL IMAM FORMATEUR MILITAIRE DU MOLLAH OMAR COMMANDANT DES TALIBANS

Traduction Omar Mazri :

http://liberation-opprimes.net/

Le « Colonel Imam », l'agent pakistanais qui a formé le Mullah Omar et les seigneurs de la guerre pour combattre les Soviétiques, dit que les USA doivent choisir de négocier avec ses ennemis les Talibans.

L'agent de renseignements pakistanais qui a formé le Mullah Omar, le chef taliban, pour combattre a averti que les forces de l'OTAN Ne maîtriseront jamais leurs ennemis en Afghanistan et devraient plutôt ouvrir des négociations avec les Talibans que continuer sur une voie qui ne leur apporte pas la victoire mais davantage de sacrifices inutiles de vies humaines.

http://www.timesonline.co.uk/multimedia/archive/00522/Taleban_522659a.jpg


zineomar@gmail.com
Lundi 8 Juin 2009

« Vous pouvez ne jamais gagner la guerre en Afghanistan, » a dit le dénommé « colonel Imam », qui a lancé le programme de formation militaire de la résistance afghane contre l'Union Soviétique de 1979 à 1989, puis a aidé à former les Talibans au métier des armes. « J'ai travaillé avec ces personnes depuis les années 70 et je vous dis qu'ils ne seront jamais défaits. N'importe quel envahisseur qui est venu dans ce pays s’est enlisé. Plus vous tuez de résistants afghans , plus ils augmenteront en nombre, en puissance et en détermination. » Une figure, grande et barbue, dont le nom réel est Amir Sultan Tarar, s'est exercé dans le camp d’entraînement de la base de l'armée à Fort Bragg, où les forces spéciales de l'armée américaine sont stationnées. Pendant la période fin des années 1970 et les années 80 il a commandé les camps d'entraînement supervisés par la C.I.A pour former 95.000 résistants Afghans qu’il a souvent accompagné sur le terrain par des missions d’informations et de perfectionnement sur les champs de bataille. Après la défaite de l’armée soviétique et l'effondrement du communisme, il a été invité à la Maison Blanche par le premier Président George Bush et avait reçu un morceau du mur de Berlin avec une plaque en laiton portant l’inscription : « À la personne qui s'en est occupée en lui donnant le premier coup. » Aujourd'hui les agences d'intelligence et de renseignements occidentales croient que le « colonel Imam » est derrière le groupe d’officiers clandestins pakistanais à la tête de l'agence des Inter-Services du renseignement du Pakistan (ISI) qui a continué à aider le Taliban après que le Pakistan se soit retourné contre eux après les attaques du 11 septembre 2001. Les fonctionnaires des Nations Unies et le Service des Renseignements de l'Afghanistan ont rapporté ses présences dans les provinces afghanes de Helmand et d'Uruzgan. C'est une charge qu'il écarte, évoquant le fait que dès l’atteinte de l’âge de 65 ans il n'est plus en service et cela remonte déjà a plus de huit années. Refutant toute allégation il a dit : « Je souhaiterais tellement pouvoir le faire mais la Resistance afghane n’a plus besoin de moi » - « Mes étudiants sont maintenant en avance sur moi leur ancien formateur. Ils sont en train de donner une leçon au monde. Je suis très fier d’eux. » Bien qu'il exprime la grande admiration pour les militaires britanniques qu’il estime « bien plus vaillants que les Américains », Imam indique qu'en envoyant des troupes à Helmand, la Grande-Bretagne avait oublié ses guerres précédentes en Afghanistan. En particulier, il réprimande l’état-major britannique qui fait fi des enseignements de l’histoire et de l’oubli de la cuisante défaite des troupes britanniques face aux afghans lors de la la bataille de Maiwand en 1880 qui vit surgir 25.000 Afghans encerclant et écrasant les 2.500 britanniques. « Quand les gens dans Helmand ont entendu que les Anglais revenaient, le même cri est monté de toute la terre afghane : « se rappellent Maiwand ? Notre vieil ennemi est venu au même secteur où ils ont été par le passé défaits pour prendre la revanche ». Puis tous les Afghans, les Taliban et nonTalibans, se rejoignent sur un même constat qu’ils m'ont dit au téléphone : « pas d’inquiétude à se faire, on va tout faire pour garantir aux Britanniques que leur présence sur notre terre ne va pas aisée et qu’ils connaitront bientôt les temps difficiles ». Ses commentaires viennent en appui du constat qu’il fait sur le nombre de soldats britanniques tués par l'action ennemie en Afghanistan qui a atteint le chiffre de 137 davantage que le nombre de soldats tués en Irak. Selon Imam, Helmand est particulièrement plus difficile en raison du caractère des personnes : « Elles ne pourraient s'inquiéter ni de la perte de biens ni de des pertes humaines dans leur rang ». Il est peu probable que quiconque aujourd'hui puisse prétendre connaitre les Afghans aussi bien qu'Imam. Toutes les personnes clé ont été formées dans ses camps, depuis le défunt Ahmad Shah Massoud, le lion de Panjshir, aux seigneurs de guerre tels que Gulb Eddin Hekmatyar jusqu’à l’ étudiant «le plus insignifiant » - « C'est une question de fierté pour moi que mes étudiants plus tard soient devenus de grands commandants ». « L'Afghan est un guerrier né, c’est un soldat très adroit, » il ajoute : « Il apprend des choses très rapidement et n'oublie jamais. Car, par exemple, un commandant d'unité pakistanais que je formerais par mes hommes pendant six mois et au mieux il ne se rappellerait que 70%. Mais en Afghanistan quand les adolescents sont venus pour une formation aux armes ils n’avaient eu seulement trois jours de formation et le temps a prouvé qu’ils se sont rappelés des 100%. En à peine 15 jours de formation ils ont maîtrisé le Stinger [le missile à décollage vertical épaule-monté]. » Imam s'est rappelé Omar qui est passé par ses camps d’entrainement en 1985 : « c’ était un homme de condition très modeste rapidement il est devenu un commandant expert au maniement des hommes et des armes capable de former et de mener au combat une quarantaine personnes sans disposer de beaucoup d'armements et de munitions » Un des plus grands appuis d'Imam était membre du Congrès, Charlie Wilson, le Texan qui était le pilote de l’opération cyclone monté par la CIA pour doter les Moudjahiddines afghans d’un programme logistique faisant d’eux les bras avec lesquels se faisait le combat contre les troupes soviétiques en Afghanistan. Imam a dit de Charlie Wilson : « Il avait l'habitude de danser avec bonheur chaque fois qu’il était en visite dans nos camps d'entraînement, ». Sur une période de 10 ans les Russes avaient été expulsés. « La dépense totale américaine ne dépassait 5 milliards $ et surtout pas une seule vie américaine n’a été perdue dans cette guerre »- « Maintenant les Américains sont face à une situation inédite : des centaines de dépense de milliards et des centaines de pertes en vie humaine. » La dernière fois qu’Iman a vu Wilson remontait après les Accords 1988 de Genève sur le retrait soviétique. Imam lui a indiqué : « Vous abandonnez les Afghans. Ils ont besoin de l'aide financière pour la réadaptation. » Wilson a répondu : Les « dollars ne se développent pas sur des arbres. » Iman a répondu « comment accepter cette image sur la jeunesse afghane se développent sur des arbres ? Alors que le peuple afghan a payé comme tribut pour chasser l’occupant soviétique plus de 1,5 millions de morts» Furieux de la trahison américaine et consterné par les luttes intestines apparues au sein de la résistance afghane, Iman s’est rapproché d’Omar. Pour qui il exprime une véritable affection pour les qualités du moujahid qu’il avait formé et pour son dévouement pour l’Afghanistan : « Je l'aime» - « Il a apporté la paix en Afghanistan. » Imam était alors le consul général du Pakistan à Herat quand les Talibans ont conquis la ville en 1995 par Ismail Khan, le commandant des moudjahiddine, celui là même qui réclamait la présence d’agent d'ISI du Pakistan pour observer et constater le déroulement de l'opération globale menée par les Talibans pour la prise des villes de Mazar-e-Sharif et de Jalalabad et par la suite Kaboul. Comme beaucoup de Pakistanais il refuse de croire que les attaques du 11 septembre ont été effectuées par Oussama Ben Laden. « Une telle opération besoin d’un soutien logistique, de communication et de renseignements au sol que Ben Laden n’avait pas » - « Je n'ai aucun doute que l’attentat ai été effectué par les Américains pour donner une mauvaise réputation au gouvernement taliban et l’utiliser comme excuse pour le renverser. » Quand le Général Pervez Musharraf, puis président du Pakistan, était d'accord, sur la pression américaine, de contrer les Talibans, le colonel a été outragé. Rappelé à Islamabad, il a dit Musharraf : « Vous ne pouvez pas défaire ces personnes, ils ont été bien entraîné, et maintenant ils disposent de suffisamment d’expérience et de munitions pour résister et plus vous vous en tuez, plus les défenseurs viendront prendre leur relève plus nombreux et plus déterminés. » Aujourd'hui, il ajoute : « C'était la gaffe de sa vie et en raison de cette gaffe nous sommes tous condamnés. » Imam a quitté l'Afghanistan quand le bombardement des USA du pays a cessé en 2001 et il affirme qu’il n’y est plus jamais retournées : « Je peux aller n'importe quand sur mes vieux itinéraires, même les Américains ne peuvent pas m'arrêter, mais il n'y a aucun besoin pour que je revienne car les Talibans n’ont pas besoin de moi » . Il a dit : « J'ai des amis nombreux qui errent ici et là. Parfois ils me donnent un appel, ils aiment entendre ma voix. » « Je suis tout à fait heureux avec la situation actuelle parce que les Américains y sont embourbés, emprisonnés. Les Talibans ne gagneront pas militairement la guerre mais à la fin ils harcèleront leur ennemi qui , épuisé, finira comme ont fini les Russes. » Il a offert de trouver aux Américains une porte de sortie honorable : « Nous pouvons leur donner une solution sauvant la face mais ils doivent changer leur stratégie. » D’abord ils doivent s’engager à dépenser des milliards pour la reconstruction de l’Afghanistan. Ensuite aller à l’essentiel c'est-à-dire ouvrir des pourparlers directement avec Omar plutôt qu’avec de soi-disant Talibans « modérés » avec qui les négociations sont en cours. « Quand enfin allez-vous devenir des gens intelligents qui comprennent la situation réelle en Afghanistan et vous rendre enfin à l’évidence il n’y a pas d’alternative aux Talibans comme il n’y a pas au sein des Talibans de numéro deux sur qui miser? » il a insisté sur la spécificité afghane qui échappe à l’esprit des Occidentaux : « Ceux qui se cassent à partir du mouvement Taliban traditionnel n'ont plus de place dans la société et quelque soit la région ou l’endroit. Vous pouvez faire des affaires avec ces personnes à Dubaï ou en Arabie Saoudite, mais quand elles reviennent en Afghanistan les gens savent qu'ils sont compromis avec les Américains, et pour eux c’est la fin de tout à court ou moyen terme ». « En Afghanistan le seul homme qui peut inciter une décision et un peuple à écouter et observer cette décision est le Mullah Omar. Il est un homme très raisonnable. Il écouterait toute proposition dans laquelle il verrait le bien de son peuple et il ne travaillerait que pour les intérêts de son pays. » Imam a insisté pour faire savoir que Omar le chef des taliban n'était pas au Pakistan : « Il est dans les collines d'Uruzgan, sa province natale. S'il y a une proposition à lui transmettre il ne l’écoutera que si elle vient de moi. Quand à moi pourquoi devrais-je m’aventurer à lui faire prendre des risques inutiles sans proposition sérieuse et crédible ? » Imam a indiqué qu'il avait observé avec l'horreur les bombardements effectués sur des territoires du Pakistan et il avait particulièrement choqué les dirigeants de son pays mener une guerre contre leurs propres compatriotes dans la région de Swat. Imam de constater : « Ce ne sont pas talibans afghanes mais des tribus pakistanaises » « Le Mullah Omar leur a dit à maintes reprises de ne pas lutter contre le Pakistan. Ils luttent contre le gouvernement du Pakistan parce qu'il soutient les ennemis de l'Islam. Tout le monde sait que notre gouvernement soutient les attaques des drones des USA contre les terres pakistanaises ». «Nous savons que c'est un plan américain pour que notre pays soit un pays subjugué par l’Amérique et pour avoir une excuse pour obtenir nos armes nucléaires. Tout le monde, votre Président , le Président Obama, tous disent la même chose mensongère : « oh, les armes nucléaires sont peu sûr ». Je dis que c’est vous qui êtes en train de les rendre peu sûres. Quand vous n'étiez pas dans la région il n'y avait aucun problème. » L'appel à prière met fin à notre apporte notre entrevue. Avant de s’en aller il lance un dernier avertissement : « Je vous dis que quand ma nation monte vers le haut ( prend le maquis) ce ne sera ni l'Afghanistan ni l’ Irak. Attendez-vous à un massacre énorme dont vous êtes les responsables. » Traduction Omar Mazri http://liberation-opprimes.net/

 Article original : http://www.timesonline.co.uk/multimedia/archive/00522/Taleban_522659a.jpg


Lundi 8 Juin 2009


Commentaires

1.Posté par Aigle le 08/06/2009 02:00 | Alerter
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Giap , le Seigneur , a toujours raison ...Les CRETINS ETHNOCENTRISTES n'en finiront pas de ne pas apprendre des tannées qu'ils recoivent .....Et les Medias sionisés sont là pour les encourager dazns leur crétinisme : et vas y que je te montre un Afghanistan qui est peuplé de sauvages incultes tout juste sorti de l'Age de pierre , alors que ce peuple lorsque les Ethnocentristes ne sont pas venu le souiller baignait dans une civilisation bien plus avancée et surtout raffinée que celle que voulaient lui imposer ces raclures , ces voyous à talonnettes ......venus le soumettre à leurs pulsions de soudards .......Les raclées qu'ils ont recues dans la seconde moitié du 19 eme ne leur ont pas servies de lecons

2.Posté par Omar Mazri le 08/06/2009 13:15 | Alerter
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« Le Coran est l’un des plus grands moyens attirant le regard des Occidentaux sur la beauté de l’Islam. Car il les invite à lui-même à travers son propre cadre. Mais lorsqu’ils observent la situation déplorable des Musulmans à travers le spectre du Coran, ils dédaigneront de le suivre ou d’y croire. »
Djamel Eddine al Afghani

Les hommes épris de liberté et de justice n'arrivent pas à constater objectivement que les principaux foyers de résistance contre l'impérialisme (stade suprême du capitalisme) et les principales zones de tensions contre le sionisme et le néo colonialisme sont en terres d'islam et sous la direction de mouvements islamiques. Ils n'expriment pas leur solidarité agissante et massive. Pourquoi?

Querelles idéologiques ou images "répulsives" des musulmans qui ne correspondent pas à l'image de l'homme civilisé véhiculée par le mode occidental de représentation idéique, culturel, imaginatif de l'autre?

3.Posté par Lukissa Mbala Antonio "RAMADHAN" le 30/09/2009 01:35 | Alerter
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pour combattre a averti que les forces de l'OTAN Ne maîtriseront jamais leurs ennemis en Afghanistan et devraient plutôt ouvrir des négociations avec les Talibans que continuer sur une voie qui ne leur apporte pas la victoire mais davantage de sacrifices inutiles de vies humaines.

Les chefs , les presidents des republiques , les honorables , parfois ils ne faut pas negliger les paroles de subordonnes. Toute chose reste resolu en dialogan. Le Colonel Imam avait donne une opinion valable mais vous avez des doutes. Il faut eviter le bain de sang. Merci

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