02/12/2008
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ALTER INFO
Suivi de l'effondrement économique aux États-Unis
Global Research, Richard C. Cook , 16 juillet 2008 Avec les nouvelles économiques de la semaine du 14 Juillet : persistance de la crise du prêt hypothécaire, apparition de faillites bancaires, réduction des effectifs annoncée chez General Motors, chute du Dow Jones sous les 11.000 points, nous assistons à l'effondrement économique des États-Unis. Même les richissimes deviennent de plus en nerveux alors que retentissent des cris pour suspendre de toute urgence la vente à découvert. Ce qui a vraiment lieu, cependant, c'est que la production économique du travail manuel est écrasé par le poids de l'ensemble de la dette : des ménages, des entreprises et des gouvernements, qui pourrait atteindre 70 billions de dollars [1] en 2010. Le système financier, dont les géants du crédit immobilier Fannie Mae et Freddie Mac, est en faillite, car les créances sur lesquelles il s'appuie ne peuvent pas être remboursées. La raison de ceci est que la production économique d'une vie de travail ne peut tout simplement plus donner assez de pouvoir d'achat aux gens pour qu'ils payent leurs dettes ou pour leur permettre d'acheter ce qui est vendu sur le marché. À leur tour, ce sont le fardeau de la dette et la perte de pouvoir d'achat de la société qui écrasent la bourse. Par conséquent, l'effondrement de l'économie financière a bel et bien commencé à détruire l'économie de production. C'est une machine infernale parfaite, le résultat d'un système financier datant de 200 ans, où l'argent est en grande partie créé par les prêts bancaires, et où depuis 1980 l'industrie et l'emploi sont de plus en plus délocalisés à l'étranger dans des marchés du travail moins chers. Par conséquent, le revenu domestique a stagné pendant que le PIB du pays n'a plus été capable de suivre la croissance exponentielle de la dette. Pendant que les médias sont aveugles, sourds et muets sur les causes, les victimes de la classe moyenne et travailleuse voient leur gagne-pain anéanti, leur emploi confisqué, leur pension érodée, leur maison saisie, et sont grevées de dettes toujours croissantes et contraintes de travailler dans un stress grandissant à cause de la montée des charges fiscales, de l'essence et de l'inflation du prix de la nourriture, et des décisions et règlements bureaucratiques. Les seuls endroits où une vie plus ou moins normale pourra être encore possible seront les plus riches centres impériaux comme Washington [2], New York, Houston, Chicago ou San Francisco. Tout les renflouements actuels, combinés par la Réserve Fédérale pour consolider les institutions financières en faillite, ne font que renforcer la dette. Aucune richesse nouvelle n'est créée. C'est un sparadrap collé par-dessus le cataplasme sur la jambe de bois. Politiquement, le problème est que le contrôle des États-Unis a été remis depuis longtemps aux banquiers et aux financiers du monde occidental. Appelé « déréglementation » financière, il a été accélérée sous la présidence de Ronald Reagan et a fait des ravages depuis lors. Dans une perspective historique plus longue, c'est le même phénomène qui a d'abord créé et ensuite ruiné l'Empire Britannique, c'est ce qui a créé et qui est maintenant en train de ruiner l'Empire Étazunien contemporain. Un effet secondaire du contrôle des banquiers et des financiers est, qu'étant par-dessus le marché sionistes, nous avons rajouté aux multiples billions de dollar de charges la tentative de conquérir le Moyen-Orient au nom des intérêts internationaux du pétrole et de l'État d'Israël. La situation s'est fortement détériorée depuis les années 70, quand les affaires zuniennes étaient gérées au nom des intérêts financiers par ce qu'on pourrait appeler les « Trois Amigos « : Henry Kissinger, Paul Volcker et Alan Greenspan. Kissinger, alors Ministre des Affaires Étranges de Nixon, a rendu les États-Unis dépendants du pétrole moyen-oriental [3], prodigué des milliards à la machine de guerre d'Israël, et a créé le pétrodollar pour soutenir le commerce et les déficits budgétaires. Volcker, alors président de la Réserve Fédérale, a précipité la production de l'économie des États-Unis dans la récession de 1979 à 1983, ce qui conduit à la montée d'une « économie du service. » Au cours de sa propre présidence à la Réserve Fédérale, Greenspan a dirigé la bulle économique du prêt hypothécaire, créée par une énorme supercherie officielle, qui est maintenant en train de couler comme le Titanic. Les politiciens ont permis ces délits financiers [4]. C'est avant tout la famille Bush qui a servi de cheval de Troie politique aux financiers depuis trois générations, avec les affaires devenant de pire en pire depuis la première invasion de l'Iraq en 1991 par George HW Bush. Ceux qui ont facilité ces délits étaient pour la majorité des membres du Congrès. (Voir la conclusion du nouveau livre de Patrick Buchanan, Churchill, Hitler, and the Unnecessary War (Churchill, Hitler, et la guerre inutile), pour un exposé sur la manière dont les États-Unis reproduisent depuis la première présidence Bush les erreurs catastrophiques de la faillite de l'impérialisme britannique.) Le peuple étazunien n'est pas complètement blanc. Nous avons été tellement endormis par les financiers propriétaires des médias que nous avons permis l'arrivée de ces catastrophes et nous en récoltons maintenant les fruits. Nous sommes la chair à canon de leurs guerres et les signataires de leurs prêts. Nous avons essayé de nous tailler une part d'un gâteau qui est maintenant en miettes. Ce n'est pas seulement l'avènement de l'effondrement des États-Unis, il est plus que probable que ce soit le crash final de la civilisation occidentale [sic, ndt], car nous sommes le derniers des empires à passer à l'as. La Première Guerre Mondiale voyait la fin des empires allemand, austro-hongrois, russe, et ottoman. La Seconde Guerre Mondiale présidait à la disparition de l'Allemagne nazie et des empires français, britannique, japonais, et italien. L'empire soviétique s'est effondré en 1991. L'Étazunie est le suivant. Le risque c'est que nous puissions faire une folie et entamer une Troisième Guerre Mondiale nucléaire par frustration et pour apaiser les élitistes mondiaux qui considèrent la guerre et la famine comme une voie vers leur contrôle du monde. Une telle guerre pourrait aussi signifier une prise de pouvoir militaire à l'intérieur du pays pour gérer la nation pitoyablement faible que nous sommes devenus. Les banquiers et les financiers ne se tourmentent pas des nations et des empires qui se détruisent mutuellement, parce qu'ils sont internationalistes. En fait, plus il y a de guerre et de famine de masse, mieux ils se sentent. Tout ce dont ils ont besoin, c'est d'une base pour fonctionner. Londres est leur principale base d'opération depuis la fondation en 1694 de la Banque d'Angleterre, même s'ils ont une forte présence dans d'autres nations. Ils ont été particulièrement influent en Europe du Nord-Ouest, où l'élitisme tel que la Franc-maçonnerie s'efforce depuis l'époque de la Révolution Française d'anéantir l'autorité de l'Église Catholique. En fait, la Première Guerre Mondiale était un projet Franc-maçon pour démembrer l'Allemagne et l'Empire Austro-Hongrois, en grande partie catholique. Cette destruction a permis aux maîtres de l'usure de s'épanouir au sein de la culture athée et matérialiste favorisée par la Franc-maçonnerie à travers l'Europe. De la Première Guerre Mondiale a aussi résulté le virus du Communisme, largement incité par les internationalistes et les Francs-maçons, même s'il a eu un impact aussi tragique en Russie et en Europe Centrale avant de s'étendre en Chine et en Asie de l'Est. Il est théoriquement possible que l'Étazunie en tant que nation puisse encore se sauver grâce à une révolution interne, tout en jouant un rôle beaucoup plus réduit dans le monde. Après tout, l'Angleterre, la France et l'Italie existent toujours comme l'ombre de leur grandeur passée. Mais, avec pragmatisme, tout ce qu'une personne ordinaire peut faire aujourd'hui, c'est tenter de survivre, peut-être en travaillant avec des amis et des voisins en plantant des aliments et en vivant au sein d'une économie souterraine. Au moins les gens pourraient alors ne pas mourir de faim, car, bien qu'il soit difficile de croire que « ça puisse arriver ici, » la famine généralisée aux États-Unis semble une possibilité réelle dans les prochaines années. Les nations prennent ce genre de risques quand elles permettent à l'agro-affairisme capitaliste de détruire l'agriculture locale. Au niveau national, il est probable qu'en réponse à la crise économique quelque tentative sera faite par des politiciens désespérés pour tenter de reproduire le New Deal [5], mais pour le faire efficacement, il faudrait le contrôle politique d'un parti de réforme nationale. Même ce faisant, des mesures de réforme additionnelles comme la maîtrise du crédit en tant que service public, un revenu de base, garanti et un dividende national seraient nécessaires à la sécurité économique réelle destinée à remplacer l'actuelle folie qui pourrait bientôt faire de l'Étazunie un vestige historique. Richard C. Cook est un ancien analyste du gouvernement fédéral, dont la carrière comportait des prestations pour l'US Civil Service Commission, la Food and Drug Administration, la Maison Blanche sous Carter, la NASA et Ministère des Finances. Ses articles sur l'économie, la politique et l'espace politique paraissent sur de nombreux sites Internet et dans le magazine Eurasia Critic. Son livre sur la réforme monétaire, intitulé : We Hold These Truths: The Hope of Monetary Reform, sera publié prochainement par Tendril Press. Il est également l'auteur de Challenger Revealed: An Insider's Account of How the Reagan Administration Caused the Greatest Tragedy of the Space Age, appelée par un analyste, « le plus important livre sur le vol spatial des vingt dernières années. » Son site Internet : www.richardccook.com. Richard C. Cook est un collaborateur habitué de Global Research. Articles de Richard C. Cook sur Global Research. Original : globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=9596 Notes de traduction [1] La somme de 70 billions de dollars alignée en billets de un dollar (156 mm de long) mis bout à bout constituerait un ruban vert d'environ 1,154 année-lumière de long. Il pourrait faire 273 millions de fois le tour de la Terre ! Un chouette cache-nez astronomique ! [2] Parfaitement exact ! Vivre presque normalement à Washington est possible. Avec des œillères, des boules quies et un mouchoir sur le nez. Cette ville est très célèbre pour ses bidonvilles et ses clochards innombrables. [3] Ce qui est aujourd'hui presque tout à fait faux puisque le Canada est le premier fournisseur de pétrole de l'Étazunie devant l'Arabie Saoudite. [4] L'administration Bush a dû modifier la loi pour permettre la titrisation du prêt hypothécaire (à haut ou bas risque). [5] New Deal : Programme politique entrepris par Franklin D. Roosevelt dans les années 30 pour restaurer l'économie et la réforme sociale. | ||||