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Stephen Dattels, l'homme derrière l'affaire Areva-UraMin ?


L’affaire UraMin continue à secouer le petit monde de l’extraction minière. Après le procès sur l’enquête privée dont a été victime le couple Lauvergeon et l’enquête sur les conditions de rachat par Areva de la start-up canadienne, la dernière piste semble mener du côté du Canada. Le financier Stephen Dattels est dans l’œil du cyclone.


Juraviev
Jeudi 4 Septembre 2014

Stephen Dattels, l'homme derrière l'affaire Areva-UraMin ?
Affaire Areva-UraMin : un petit rappel des faits b

Tout commence en 2006, lorsqu’Areva demande à Daniel Wouters de servir d’intermédiaire dans le rachat de la société canadienne UraMin. Cette entreprise, créée par Stephen Dattels et James Mellon en février 2005, possède notamment les gisements africains de Trekkopje et Bakouma. Stephen Dattels, à cette époque, compte déjà deux opérations boursières sulfureuses à son actif. Le 27 octobre 2006, un accord confidentiel est signé entre Areva et UraMin…

Dans la foulée de ce rachat, l’action UraMin (cotée à la bourse de Toronto) est multipliée par 5,9… avant de retomber aussi vite que les cours de l’uranium qui sont à des niveaux historiques ($140 la livre contre $52 aujourd’hui) au moment de la signature du contrat de cession le 15 juin 2007.

Mais la chute des cours d’uranium n’expliquent pas à eux-seuls le fiasco UraMin et quelques mois après le rachat de l’entreprise canadienne, le chef de la sécurité d’Areva, l’ex-Amiral Thierry d’Arbonneau, diligente une enquête auprès de Marc Eichinger (APIC) qui conclut au délit d’initié, excluant de fait la possibilité d’une erreur humaine et implique Olivier Fric, le mari d’Anne Lauvergeon.

Dans ce contexte, le directeur des Mines d’Areva, Sébastien de Montessus, commandite une contre-enquête au cabinet d’intelligence économique Alp Services SA de Mario Brero. Une enquête plus approfondie que la première, qui exonère Anne Lauvergeon et Olivier Fric de toute malversation… mais dont les méthodes seront à l’origine d’une procédure judiciaire qui vient de se conclure avec la relaxe de Sébastien de Montessus et une dispense de peine pour Mario Brero.

Stephen Dattels, un personnage clé qui reste dans l’ombre b

Si devant une commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Luc Oursel a pris soin de déminer le terrain en assurant : « il n'y a pas eu de vote du directoire (pour approuver l'OPA sur Uramin) puisqu'il n'a pas été sollicité pour voter sur cette acquisition », les regards sont désormais braqués vers Stephen Dattels.

Cet homme d’affaires canadien, mêlé à plusieurs scandales financiers au Canada et dont l’entreprise est domiciliée à Guernesey, intrigue de plus en plus les journalistes à l’image d’Olivier Drouin (Capital) qui trouve « dommage que le récent rapport d’information sur le groupe français présenté par le député PS Marc Goua n’ait pas jugé utile de creuser cette piste de l’escroquerie ».

Les dernières zones d’ombres du dossier UraMin pourraient être éclaircies si on se penchait d’un peu plus près du côté de ce financier opaque qui aurait touché la bagatelle de deux milliards de dollars en rétro-commissions lors de la vente d’UraMin.



Jeudi 4 Septembre 2014


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