Politique Nationale/Internationale

Start III : Le dossier



evaresis@yahoo.fr
Samedi 10 Avril 2010

Start III : Le dossier
Start III : 
Infographie animée sur le nouveau traité START de réduction des armes stratégiques signé jeudi 8 avril à Prague par les présidents américain Barack Obama, et russe Dmitri Medvedev. Le traité prévoit de ramener à 1 500, le nombre d'ogives nucléaires des deux pays. AFP - Infographie animée sur le nouveau traité START de réduction des armes stratégiques signé jeudi 8 avril à Prague par les présidents américain Barack Obama, et russe Dmitri Medvedev. Le traité prévoit de ramener à 1 500, le nombre d'ogives nucléaires des deux pays http://www.france24.com/fr/20100408-le-traite-start-iii 
 
L'opinion d'Eva:
 
Imposture ! Effet d'annonce, la Russie a raison d'être prudente (Clause de sortie négociée par les Russes, justifié sur la plan juridique: Traité de  désarmement dont il faut pouvoir se retirer le cas échéant): Les Etats-Unis veulent seulement montrer au monde qu'ils remplissent leurs engagements, qu'ils progressent dans la voie du désarmement planétaire. Les actes disent le contraire, et les USA sont à la recherche de crédibilité, d'adhésion... Les peuples seront-ils dupes ? Le potentiel de destruction va rester intact: Il restera de quoi faire sauter plusieurs fois la planète ! Trompe-l'oeil, encore et toujours...

Confirmation, le 22 h Public Senat - Mme Anne Kraatz, historienne américaine:
 
" Un bon point pour Obama, en position de leader ! Cet accord prouve qu'il met en application ses promesses, n'oublions pas qu'il rêve d'un monde sans armes ! Il prend la tête, dans le monde, de ce combat contre l'armement nucléaire. Il marque des points sur le plan stratégique, il contente une partie de son électorat et même l'autre, car il se positionne en leader, l'Amérique adore ça.  Et tactiquement parlant, il se fait un allié des Russes, en les traitant d'égal à égal, en quelque sorte: "Nous sommes les plus forts, vous Russes  et nous Américains". Il s'assure de leur concours pour le ravitaillement des forces de l'OTAN".
Mais M. Gombeaud, le chroniqueur (économie), reconnaît que non seulement  "les dépenses militaires ne diminuent pas, mais qu'au contraire elles augmentent de... 3 % !"
Obama Prince de la Paix ? Foutaises ! Joli coup de pub, qui lui permet de montrer qu'il tient ses promesses, qu'il mérite son Prix Nobel, qu'il est un partenaire fiable (il s'agit de séduire une opinion européenne rétive), et bien sûr qu'il est le grand leader, l'ordonnateur de la politique mondiale !
Les médias chargés de promouvoir l'entente cordiale USA-France en prévision des futures guerres impériales, ont un boulevard devant eux !
Les dindons de la farce ? Les peuples, encore et toujours... Eva R-sistons aux impostures propagées par les Médias

 ajouté aujourd'hui

    Le Prix Nobel de la Paix, Obama, prépare la guerre. Ne soyons pas dupes, comme je l'ai écrit hier, du battage médiatique fait autour du prétendu désarmement nucléaire. Seules les armes les plus désuètes, mal entretenues, seront détruites. Et elles feront d'ailleurs place à des armes plus sophistiquées, donc plus meurtrières. Surtout, les déclarations d'Obama sont finalement très claires: Les adversaires sont clairement désignés, Iran bien sûr, et Corée. La guerre est toujours le signe d'un échec, comme le disait D. de Villepin à l'ONU. Ou une tentative de diversion: Israël, par exemple, comme les USA, sont empêtrés dans de grandes difficultés. L'expérence prouve que les dirigeants sans scrupules, pour garder le pouvoir, ou l'affermir, et pour relancer la machine économique, peuvent être tentés d'utiliser la guerre. Comme le rappelle le Président iranien, les Etats-Unis, sous couleur de désarmement, menacent en réalité d'utiliser les armes nucléaires et chimiques contre les pays qui ne se soumettent pas à eux. A-t-on réalisé cette abomination ?
    Je viens de revoir des vidéos sur la guerre d'Irak: Que n'a-t-on pas dit sur Ali le chimique, utilisant des armes chimiques ? Et Israël à Sabra et Chatila ? Et certainement les USA, le moment venu, contre l'Iran. N'ont-elles pas été utlisées, expérimentées, en Irak ou à Gaza, laboratoires humains de l'horreur ? Le deux poids deux mesures est insupportable. Nous vivons sur une poudrière, par la faute de dirigeants cupides et sans scrupules. Nous, nous avons le nombre pour empêcher l'horreur ultime, génocidaire et planétaire. Mais pour cela, il faut être bien informés.
    C'est ce qu'à mon niveau, je tente de faire. A vous de relayer mon travail...
 
NB Je vais aussi bientôt parler du camouflet israélien : Il ne se rendra pas au sommet nucléaire à Washington ! Et pour cause, puisque cet Etat ne reconnaît pas être une puissance nucléaire (un des plus gros mensonges de l'Histoire !)
Lire aussi :

- http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-un-traite-de-desarmement-nucleaire-qui-rapproche-d-une-guerre-nucleaire-48276854.html ,
-  Nouveau traité START et vieille politique de puissance Obama et le nucléaire: bel effet de manche (cliquer sur les liens)

Sur les cendres de la Guerre froide, les deux super puissances, Etats-Unis et Russie, s'engagent dans un processus de désarmement nucléaire. Ce sont les accords Start, "Strategic Arms Reduction Talks" (Pourparlers sur la réduction des armes stratégiques).
Le premier traité est signé en juillet 1991. En 2010, Barack Obama et Dmitri Medvedev prennent le relais et renouvellent  ces accords, après de longs mois de négociation. Mais les engagements concrets ne semblent pas à la hauteur des ambitions affichées.
Aujourd'hui encore le nucléaire reste un enjeu primordial dans les équilibres mondiaux. A Washington, une nouvelle doctrine fait loi : pas d'utilisation de la bombe contre un pays qui n'en a pas. Mais l'Iran et la Corée du Nord font exception à la règle.
 
Les accords Start entre Russie et Etats-Unis
Le renouvellement des traités
Les présidents américain Barack Obama et russe Dmitri Medvedev signent ce jeudi un nouvel accord de désarmement qui prendra le relais du traité START de 1991.
Récit Réza Pounéwatchy
TV5Monde - 1'04
8 avril 2010      Vidéo
 
Les premières politiques de désarmement
Les accords Start I sont arrivés à expiration en décembre 2009. Signés en 1991 entre George Bush senior et Mikhaïl Gorbachev, ils avaient pour ambition de réduire les arsenaux nucléaires des deux super puissances. Retour sur l'histoire.
Récit de Damien Coquet
TV5Monde - 1'44
10 mars 2010     Vidéo

La nouvelle doctrine Obama
Un an après son discours de Prague, le président américain Barack Obama dévoile sa nouvelle politique nucléaire. Son but : réduire le nombre et le rôle de l'arme atomique dans la politique de défense des Etats-Unis. Ce qui marque une nette rupture avec le passé.
Les Etats-Unis s'engagent à recourir aux frappes nucléaires seulement "dans des circonstances extrêmes" et promettent de ne jamais utiliser l'arme atomique contre un adversaire qui ne la détient pas et qui respecte les règles du traité de non-prolifération nucléaire (TNP).
L'Iran, signataire du TNP mais accusé de développer l'arme atomique, et la Corée du Nord, sortie du TNP en 2003 et qui a effectué deux essais nucléaires, font figure d'exception à la règle, a prévenu Washington.
Cette nouvelle doctrine affirme que les Etats-Unis "ne produiront pas de nouvelles têtes nucléaires" et "ne conduiront pas d'essais nucléaires", mais elle proclame aussi la nécessité de moderniser les infrastructures nucléaires, et laisse la porte ouverte au "remplacement" de têtes nucléaires si le président en ressent le besoin.
Colère du pouvoir iranien
Face à la nouvelle politique nucléaire des Etats-Unis, l'Iran promet une "réponse fracassante". Le président Ahmadinejad est regonflé à bloque.
Récit de Esmeralda Labye
RTBF - 1'29
8 avril 2010    Vidéo


Samedi 10 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par ABC le 10/04/2010 17:29 | Alerter
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Tout ce tapage mediatique pour le start III est de la foutaise et de l'imposture .

"Prévu par l’article VI1 du TNP (Traité de Non Prolifération) signé et ratifié par la très
grande majorité des pays de notre planète, dont les cinq membres permanents du
Conseil de sécurité de l’Onu, le désarmement nucléaire se fait arlésienne. Depuis 33 ans"
" D’une certaine manière, que cela plaise ou non, la très détestable attitude des Eta ts-Unis oblige tout un chacun à revoir sa copie sur la signification profonde de la possession de l’arme nucléaire : une arme de destruction massive, bien supérieure aux armes chimiques,biologiques et bactériologiques, bien évidemment, mais aussi arme politique, arme de domination. Le temps de l’arme dite de dissuasion, si tant est que ce temps ait un jour existé,se trouve de fait aujourd’hui dépassé. Celui de l’arme du champ de bataille prend la place."
Extraits d'une etude publié en 2003 qui s'intitule "Nucléaire militaire : de nouvelles menaces" disponible sur l'adresse suivante :
http://www.institutidrp.org/contributionsidrp/jacques%20trelin.pdf

Les parties signataires du traité de non-prolifération(TNP) n'ont jamais respecté l'articleVI du du dit traité pourtant clair,et que dire d'Israel .
Article VI du TNP : " Chacune des parties au traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et
efficace ".

TRAITE SUR LA NON-PROLIFERATION DES ARMES NUCLEAIRE (1970)
Texte intégral du Traité de non-prolifération nucléaire ouvert à la signature à Londres, Moscou et Washington le 1er Juillet 1968 Entré en vigueur le 5 mars 1970 :



2.Posté par Anita1945 le 11/04/2010 04:05 | Alerter
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La stratégie Nucléaire d’OBAMA : Le bouclier antimissile et la première frappe.
par Manlio Dinucci*, Tommaso di Francesco.

Le projet de bouclier antimissile Etats-Unien pose de nombreuses questions en terme de faisabilité, de coût et de positionnement.
Cependant, la principale interrogation porte sur la philosophie même de cette arme.
La dénomination de « bouclier » lui donne une allure exclusivement défensive, mais lorsqu’on considère « l’équilibre de la terreur », la défense signifie l’impunité.
Et l’impunité de l’un est une menace pour tous.

voltairenet.org - 12 mars 2010 - Depuis ROME (Italie).
Toutes les versions de cet article :
Etats-Unis Questions nucléaires : USA : Administration OBAMA - JPEG - 25.3 ko
Les missiles RIM-161 SM-3 sont fabriqués par Raytheon et équipent d’ores-et-déjà l’U.S. Navy, et les Marines du JAPON et des PAYS-BAS.
Ils sont conçus pour être tirés depuis des navires de Guerre positionnés à proximité des cibles.
Ils sont destinés à intercepter des missiles balistiques.
En 2008, un SM-3 a été utilisé avec succès pour détruire un satellite espion U.S. en perdition à 247 km d’altitude.
En situation de Guerre, les SM-3 doivent être combinés avec un système de combat capable de détecter, rechercher, et poursuivre une grande quantité de missiles à la fois, tels que l’Aegis développé par Lockheed-Martin.
C’est désormais certain : les ETATS-UNIS installeront en EUROPE un Nouveau
« bouclier » antimissile.
On clarifie ainsi l’équivoque savamment diffusée par les médias, selon laquelle le Président OBAMA avait renoncé au Plan, lancé par le Président BUSH et auquel la RUSSIE s’est fortement opposée.
Comment se sont passées les choses, c’est ce qu’a expliqué au New-York Times le Secrétaire à la Défense Robert GATES, passé de l’Administration BUSH à celle d’OBAMA.
C’est Lui qui, en Décembre 2006, recommande aux U.S.A. d’installer 10 missiles intercepteurs en POLOGNE et un radar en République TCHEQUE.
Lui encore qui, en Septembre 2009, recommande au Président OBAMA de mettre ce Plan de côté pour le remplacer par un autre « plus adapté ».
Et conclut donc : « Nous sommes en train de renforcer, pas d’effacer, la Défense Balistique en EUROPE ».
Dans la première phase, qui sera complétée en 2011, les Etats-Unis installeront en EUROPE des missiles intercepteurs SM-3 embarqués sur des navires de Guerre.
Dans la deuxième phase, qui deviendra opérationnelle vers 2015, ils installeront une version plus puissante de ces missiles, avec des Bases terrestres, en EUROPE Centrale et Méridionale.
La ROUMANIE et la BULGARIE ont déjà mis à disposition leur territoire.
En POLOGNE, l’installation d’une batterie de missiles Patriot est déjà en cours. Elle est servie par un escadron de 100 GI’s, dans la ville baltique de Morag, à 50 km environ de la frontière RUSSE.
Arriveront alors les SM-3 à bord de navires U.S., déployés en Mer Baltique et, ensuite, les missiles plus puissants installé sur terre.
Le radar fixe, qui aurait dû être installé en République TCHEQUE, sera remplacé par un système plus performant combinant des avions, des satellites et des senseurs terrestres.
L’ITALIE aussi, selon toute probabilité, accueillera des missiles et autres composantes du « bouclier » Etats-Unien. C’est ce que confirme directement GATES lui-même, quand il parle de leur installation en EUROPE Méridionale.
Il faut rappeler ici que l’ITALIE a déjà adhéré au Plan du « bouclier », à travers un Accord signé par le Gouvernement Prodi en février 2007.
Le « bouclier » antimissile, que les Etats-Unis veulent installer en EUROPE, est-il un Système Défensif ou Offensif ?
Pour le comprendre, il suffit de penser à deux guerriers antiques qui s’affrontent :
- l’un est armé d’une épée,
- l’autre d’une épée et d’un bouclier.
Le second est avantagé parce-qu’il peut attaquer et frapper, en se protégeant des coups de l’adversaire avec son bouclier.
Si un jour, les Etats-Unis réussissaient à réaliser un « bouclier » antimissile fiable, ils disposeraient d’un système NON-PAS de Défense, mais d’Offensive : ils seraient en mesure de lancer la première frappe contre un Pays doté, lui aussi, d’armes Nucléaires, en se fiant à la capacité du « bouclier » de parer d’éventuelles représailles.
C’est justement pour ça que les U.S.A. et l’U.R.S.S. avaient stipulé en 1972 le Traité ABM qui interdisait de tels Systèmes ; mais l’Administration BUSH l’enterra en 2002.
Le Président OBAMA a annoncé son intention de réduire l’arsenal Nucléaire Etats-Unien en négociant un Nouveau Traité START avec la RUSSIE ; mais il a réaffirmé que les Etats-Unis conserveront une « dissuasion Nucléaire sûre et efficace ».
Il ignore ainsi la Requête avancée par SIX Pays Européens (parmi lesquels la Belgique et l’Allemagne), que WASHINGTON retire les armes Nucléaires disposées en EUROPE. Ce n’est pas tout : selon les Analystes du New-York Times, la stratégie qui sera annoncée dans la prochaine Nuclear Posture Review prévoit le recours à la première frappe même contre des Pays NON dotés d’armes Nucléaires mais qui détiendraient des armes chimiques ou biologiques.
A WASHINGTON, on continue à répéter que le « bouclier » en EUROPE n’est pas dirigé contre la RUSSIE, mais qu’il servira à faire face à la menace de missiles Iraniens.
A MOSCOU, on considère cela, au contraire, comme une tentative d’acquérir un avantage stratégique décisif sur la RUSSIE.
Il est clair, en effet, que le Nouveau Plan, par rapport au précédent, prévoit un Nombre plus important de missiles déployés encore plus près du territoire RUSSE.
En outre, comme ils seront contrôlés par les U.S.A., personne ne pourra savoir s’ils sont intercepteurs ou, si ce sont des missiles pour une Attaque Nucléaire.
Et, avec les Nouveaux Systèmes aérotransportés et satellitaires, le PENTAGONE pourra surveiller le territoire RUSSE plus efficacement que ce qu’il peut le faire aujourd’hui.
Le « bouclier », contre lequel la RUSSIE entend lutter avec des « méthodes adaptées et asymétriques », ne servira donc pas
— comme le déclare GATES —
à protéger le territoire Européen, où sont déployés 80'000 GI’s, en créant une
« EUROPE plus sûre ».
Il servira à créer de Nouvelles tensions, en justifiant ainsi un renforcement ultérieur de la présence Militaire U.S. en EUROPE.
Manlio DINUCCI.

Géographe et géopolitologue.
Derniers ouvrages publiés : Geograficamente. Per la Scuola media (3 vol.),
Zanichelli (2008) ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi (2005).
Les articles de cet auteur : Tommaso di Francesco
Traduction Marie-Ange Patrizio - Source Il Manifesto (Italie)
Pour en savoir plus : Ecoutez un entretien en Italien avec Manlio DINUCCI, sur le même sujet (disponible au format MP3).

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