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Soros alerte sur l'influence Israélienne


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Richard Walker
Vendredi 4 Mai 2007

Le milliardaire juif accable de commentaires ; dit que les lobbies sionistes étouffent la paix au Moyen-Orient


Par Richard Walker, avril 2007


​​​​Le milliardaire juif George Soros a provoqué la colère du puissant American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) en clamant publiquement que le lobby Israélien réduisait au silence les critiques d'Israël et avait trop d'influence dans les deux principaux partis étasuniens.


​​​​Dans un article de The New York Review of Books, Soros maintenait que quiconque se confrontant à l'AIPAC provoquait sa colère, faisant que peu de gens sont disposées à remettre en cause son autorité sur la politique étasunienne au Moyen-Orient. Il sent que c'est le moment pour les Juifs étasuniens de « serrer la bride » à l'AIPAC, qui a été au centre d'un important scandale d'espionnage l'année dernière.


​​​​Deux de ses cadres supérieurs ont été accusés de passer des secrets à un agent du Mossad de l'ambassade Israélienne à Washington. Pourtant, ce fait n'a pas dissuadé beaucoup de meneurs républicains et démocrates, dont Dick Cheney, Condoleezza Rice et les Clinton, à continuer à soutenir l'organisation.


​​​​La réunion annuelle de l'AIPAC à Washington est suivie par les puissants de Capitol Hill [palais du Sénat et de la Chambre des députés, NDT]. Pendant la conférence de cette année, l'AIPAC a fait pression pour que les USA soient avec Israël et refusent d'accepter le nouveau gouvernement d'unité nationale Palestinien, une attitude opposée à celle de pratiquement tous les autres pays de la Terre.


​​​​Soros savait qu'en tenant tête à l'AIPAC il se plaçait dans la ligne de tir. C'était le destin de l'ancien président Jimmy Carter il y a un an quand il accusait Israël d'imposer une forme de ségrégation aux Palestiniens en continuant à encercler le territoire palestinien avec un mur qui a été condamné par la cour internationale de La Haye.


​​​​De plus, Carter stigmatisé antisémite a admis depuis qu'il n'avait jamais connu avant un tel degré de virulence dirigé contre lui. À son avis, c'est entièrement parce qu'il a fait quelque chose que sont terrifiés de faire la plupart des étasuniens et de leurs médias : Il a remis en cause le [mal]traitement des Palestiniens par Israël.


​​​​Il était manifeste pour Carter que le lobby Israélien avait intimidé et étouffé les critiques d'Israël en les accusant d'être antisémites. Carter a rapidement découvert qu'il avait peu d'amis à Washington. Bill Clinton, dont l'épouse Hillary a besoin des voix Juives dans sa course à la présidence, s'est distancée des remarques de Carter et de quelques personnages hauts placés rattachées aux démissionnés de la bibliothèque présidentielle de Carter.


​​​​Rien de ceci n'a tracassé Soros. Il était devenu rapidement familier de la tactique du lobby pro-Israël. En février, Martin Peretz de The New Republic le décrivait comme « un pignon de la roue Hitlérienne. » C'était le type de commentaires bas de front et brutal que Soros prévoyait de gens qui ne pouvaient tolérer la véritable discussion.


​​​​Dans son article sur New York Review of Books, Soros a fait comprendre que tout ce qui mettait en cause l'AIPAC ou la politique Israélienne était sûr d'être soumis à une campagne de dénigrement. Il a ajouté que les politiciens démocrates et républicains étaient parfaitement au courant des risques de se battre contre le lobby Juif et qu'ils faisaient partie du mur de silence entourant les activités de l'AIPAC. Par conséquent, les politiques extrémistes de l'AIPAC ont déstabilisé le Moyen-Orient, et il est temps pour les Juifs étasuniens d'oser prendre la parole contre le groupe du lobby.


​​​​Il est important de remarquer les vues politiques de Soros dans un contexte plus large. Bien que Juif, il admet n'être ni pratiquant ni sioniste. C'est aussi l'un des bienfaiteurs les plus généreux du parti démocrate. Récemment il a publiquement soutenu le candidat à la présidentielle Barack Obama, mais Obama faisait attention à ne pas s'éloigner du lobby Juif en insistant sur le fait qu'il ne souscrivait pas aux vues de Soros sur le besoin de discussion au sujet des relations Israélo-Étasuniennes.


​​​​Soros dit qu'il s'inquiète pour ses camarades Juifs et pour cette raison il croit qu'Israël doit se débarrasser de son militarisme atavique. En particulier, il affirme que les politiques belligérantes, qui mènent au meurtre de 10 Palestiniens pour chaque Israélien et à la destruction de l'infrastructure civile du Liban, ne peuvent pas être justifiées. Il avertit que si Israël continue à étouffer le débat sur ces questions il se trouvera dans la même position que les USA la veille de l'invasion de l'Irak en 2003. L'administration Bush a étouffé les critiques en les accusant d'être de mauvais patriotes et a ensuite lancé une invasion qui s'avérera être sans doute l'une des plus grandes âneries de l'histoire US.


​​​​De même, Israël, à travers des groupes comme l'AIPAC, continue à taxer ses critiqueurs d'ennemis. Ce faisant, il risque de faire les erreurs fatales qui provoqueront sa disparition.


​​​​Soros n'est pas seul à dramatiser à propos du lobby pro-sioniste aux États-Unis et dans les médias Israéliens. Le chroniqueur Nicholas Kristof, gagnant du Prix Pulitzer, a été récemment démoli par The New York Sun pour « propagation d'une diffamation de sang. » Son péché discerné était qu'il avait osé suggérer dans un article du New York Times que les politiciens étasuniens « se musellent » quand on en vient à parler d'Israël. Il a aussi dit qu'il n'y avait « aucun débat politique sérieux chez les démocrates et les républicains sur notre politique envers les Israéliens et les Palestiniens. »


​​​​The Economist, le plus grand magazine financier d'Europe, a récemment déclaré qu'il était temps pour les USA d'avoir un débat public sur leur rôle au Moyen-Orient et si l'AIPAC devait demeurer « une aussi grande force » dans la politique étasunienne il devait jouer un rôle positif dans ce débat. Comme on pouvait le prévoir, The Economist a été en butte à un torrent de critiques.


​​​​Et, enfin, l'éminent site Internet de presse libérale Salon.com a rejoint la mêlée en transmettant récemment un article de Gary Kamiya qui disait qu'il était temps pour les Juifs étasuniens de dire à l'AIPAC : « Pas en mon nom ! » Il a soutenu que les Juifs étasuniens devaient sérieusement remettre en question le mythe que les politiques de l'AIPAC reflètent les vues de la plus large communauté juive.


​​​​Le développement du débat sur l'AIPAC, qui est décrit dans quelques cercles comme « proche de nucléaire, » à cause des réactions véhémentes du lobby Juif, peut bien avoir ses racines dans un événement de l'année dernière. En mars 2006, deux scientifiques politiques, John Mearsheimer de l'Université de Chicago et Stephen Walt de Harvard, ont été violemment attaqués dans des exutoires Juifs pour un document qu'ils ont publié, prouvant que, l'influence Israélienne avait poussé les USA à l'invasion de l'Irak en 2003, et que le soutien inconditionnel des USA à Israël n'était pas stratégique.


​​​​Par ailleurs, Mearsheimer et Walt ont écrit que l'assentiment US envers Israël servait à augmenter la menace du terrorisme aux USA. La thèse de Mearsheimer-Walt a aussi exposé la brutalité des politiques militaires israéliennes et a remis en cause le mythe qu'Israël était un David combattant un Goliath. Les universitaires pensaient que l'inverse était vrai et qu'Israël était le Goliath du Moyen-Orient. Ces affirmations ont placé les deux universitaires au centre d'une tempête de critiques et d'accusations d'antisémitisme. De nombreux camarades universitaires qui étaient d'accord avec eux ont été beaucoup trop effrayés pour paraître en publique et pour parler comme eux.


​​​​Comme les débats impliquant Soros font rage, l'AIPAC sait avoir un appui inconditionnel dans les couloirs du pouvoir à Washington et dans les médias. En 1997 quand le magazine Fortune a sondé les membres du Congrès sur les organismes de lobbying les plus puissants à Washington, l'AIPAC est venu en second. Peu a changé depuis lors.


http://www.americanfreepress.net/html/soros_warns.html

Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info




Vendredi 4 Mai 2007


Commentaires

1.Posté par al akl le 05/05/2007 02:31 | Alerter
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De toute manière les sionistes ne peuvent plus faire de pause, dans un salon, écouter de la musique classique prendre le thé et discuter de tout, les yeux dans les yeux. La vague qui les poursuit ne peut que les emporter s’ils s’arrêtent.
911/ Irak/ Palestine/ Katerina /Enron /les cartels/les deux Kennedy / WW1 ET WW2 et tant d’autres
La seule alternative qu’ils ont c’est de foncer tête baissée et générer un maximum de chaos. C’était déjà au programme mais là c’est en mode rapide. Ils sont passés au speedcore et de surcroit shootés aux amphétamines.
Allez arrêter l’animal.
Sans l’abattre.


2.Posté par David Miyenga Miyenga le 21/02/2008 12:25 | Alerter
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Les Cintons n'accepteront jamais qu' Obama soit investi par le parti Démocrate. Il feront recour à toutes les manipulations possibles pour l'en empêcher. Hilary étant la candidate préférée de l'Aipac (lobby juif), Il ne manqueront pas d'user d'influence et de menaces aux lieux indiqués pour atteindre leur but... On ne peut compter que sur la grande mobilisation des étatsuniens (ce qui est pour le moment le cas) en faveur de leur candidat préféré Barack Obama.

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