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Son de tambours de guerre, le système économique se met en branle: effondrement de la bourse de Shanghai


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Les rumeurs d’agression contre L’Iran auraient-elles précipité ce qui est craint par beaucoup d’analystes financier : à défaut du crash boursier d’une ampleur inégalée, de l’effondrement du système économique et bancaire mondial tant redouté, une dégringolade hier de la Bourse de New York a eu lieu. L’indice Dow Jones perdant plus de 415,86 points dans le sillage de la chute de la Bourse de Shanghai et en raison des inquiétudes sur la santé de l’économie américaine.

Est-ce peut-être le signe annonciateur du ‘’Big Crash’’ ?


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Mercredi 28 Février 2007

Quoi qu’il en soit, hier à la clôture, le Dow Jones Industrial reculait de 415,86 points à 12 216, 40 points. Il a perdu plus de 500 points en milieu de journée, dont 200, quasi instantanément, tombant à un plus bas de 12 086,06 points.
L’indice composite Nasdaq perdait 96,65 points à 2407,87 points. L’indice élargi P 500 cédait 50,33 points à 1399,04 points.


Plus tôt dans la journée, la Bourse de Shanghai avait connu sa plus forte baisse depuis 1996, de près de 9 %, alors que persistent les craintes d’éclatement de la bulle boursière en Chine et que les autorités veulent renforcer le contrôle du marché.

De forts reculs se poursuivent sur les principaux marchés boursiers dans le monde, où les investisseurs ont vendu massivement leurs actions par crainte de l'éclatement d'une bulle spéculative en Chine et d'une récession aux Etats-Unis.

Les autres places boursières, n’échappe pas non plus à ce que l’on déjà appeler un mini crache boursier. En effet, la bourse de Shanghai est en pleine chute, le reste du monde suit. Avec une baisse de près de 9%, la bourse de Shanghai a connu mardi sa plus grosse déconvenue depuis 1996. Phénomène inquiétant, l'ensemble des places boursières mondiales a terminé en baisse le même jour.

Le le Sécretaire général du gouvernement japonais, tout en appelant à plus de confiance et de calme, n’oublie toute fois pas de désigner la globalisation comme principal responsable. Si Shanghai a rebondi de près de 4 % ce matin, les principales places européennes continuent de céder du terrain dans le sillage des autres Bourses asiatiques. Dans l'attente des statistiques américaines (le PIB du quatrième trimestre) à 14 heures 30 et de l'ouverture de Wall Street, Paris perd plus de 1%.

Il y a un autre phénomène qui s’est produit hier et qui ne semble pas étranger à cette panique boursière :

La flambée des prix de l'or fait craindre une guerre en Iran (Kommersant) [1]

Les cours mondiaux de l'or se sont approchés lundi de la barre des 700 dollars l'once. Sur le marché au comptant de Londres, le métal jaune coûtait 684 dollars l'once, et le prix des contrats à terme conclus pour le mois d'avril à la NYMEX allait jusqu'à 689,8 dollars l'once. Certes, le record de janvier 1980, quand, selon Bloomberg, le prix des contrats à terme atteignait 873 dollars l'once, est encore loin d'être battu, mais le prix moyen est très proche du record établi il y a un quart de siècle lors de la révolution islamique en Iran, explique le Conseil mondial de l'or (WGC).

L'or est traditionnellement considéré comme un domaine d'investissement sûr. Souvent la croissance des prix de l'or se conjugue avec une flambée des prix du pétrole. En Occident, les investisseurs craignent une inflation consécutive à la hausse des hydrocarbures; en Orient, ils redoutent surtout l'instabilité, l'or étant une matière plus facilement transportable. Chaque montée des prix du pétrole et de l'or intervient sur fond d'attentes d'un conflit d'envergure au Proche-Orient. La première flambée des prix de l'or dans l'histoire récente a été enregistrée en 1973 quand la guerre du Kippour a débouché sur un embargo pétrolier. Les prix de l'or ont par la suite connu une montée significative en 1978-1979 en raison de la révolution islamique en Iran à laquelle s'ajoutait l'intervention des troupes soviétiques en Afghanistan. Si la nouvelle guerre mondiale n'a jamais eu lieu, la baisse des prix a tout de même été de courte durée: la déclaration du président américain Ronald Reagan annonçant la possibilité d'une frappe nucléaire sur l'URSS en 1984 a fait remonter les cours du métal jaune.

Les prix de l'or ont entamé une nouvelle phase après les attentats du 11 septembre 2001. Rappelons que les cours mondiaux ont faiblement réagi à la guerre des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak. Mais le facteur iranien est considéré par les investisseurs comme un risque majeur qui affecte forcément les prix de l'or. A regarder les cours de l'or à la clôture lundi à la Bourse de Londres, les milieux financiers internationaux s'attendent à des bouleversements majeurs en Iran comparables à la révolution islamique. Cette fois, naturellement, il n'est pas question de religion, mais d'éventuels bombardements américains.

Greenspan prévoit une éventuelle récession cette année aux Etats-Unis [2]

L'ancien président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, a indiqué que le déficit budgétaire américain restait "une importante préoccupation " et a averti que l'économie pourrait entrer en récession d'ici la fin de l'année, a rapporté mardi The Wall Street Journal.


Il a toutefois indiqué qu'il était difficile de prévoir une date pour la récession, selon le journal.

"Le déficit budgétaire américain est clairement une source de préoccupation pour ceux d'entre nous qui cherchent à évaluer l’avenir immédiat de l'économie américaine et du reste du monde", a déclaré M. Greenspan lors d'une conférence.


M. Greenspan a souligné l'expansion de l'économie depuis 2001 et a estimé que certains signes indiquaient la fin d'un cycle économique.

Toutefois, il a expliqué que les économies américaine et mondiale étaient plus résistantes aux chocs financiers et économiques et que plutôt que de chercher à prévoir quand aura lieu le prochain choc, les responsables politiques devraient faire en sorte de créer un environnement dans lequel les économies sont capables d'absorber les événements négatifs imprévus.

L'économie américaine a enregistré une croissance de 3,5 % au quatrième trimestre 2006, en hausse par rapport aux 2 % du troisième trimestre.

Une étude publiée lundi par l'Association nationale d'économie d'affaires indique que les experts prévoient une croissance économique de 2,7 % cette année, le taux le plus faible depuis la progression de 1,6 % enregistrée en 2002.

LA CRISE DU MARCHÉ HYPOTHÉCAIRE SUB-PRIME COMPROMET TOUT LE SYSTÈME[3]

Depuis fin novembre 2006, non moins de 23 entités spécialisées dans les crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis ont fait faillite, en raison de l'impossibilité des emprunteurs d'honorer leurs remboursements mensuels. Les crédits hypothécaires sub-prime (à risque), accordés à des particuliers ayant déjà été en défaut de paiement sur un prêt antérieur, comportent des taux d'intérêt usuraires et des frais élevés. Dans la troisième semaine de février, la crise atteignait aussi le marché des produits dérivés à base d'hypothèques sub-prime (à risque).

C'est ainsi que l'indice ABX (basé sur des contrats de crédit en cas de défaillance - CDS - et des dérivés de crédit) a subi une forte baisse le 22 février et l'agence de notation Moody's a fait savoir qu'elle envisage de dégrader cinq institutions de prêt d'hypothèques sub-prime. Alors qu'en janvier, un investisseur devait verser environ 389 000 dollars pour assurer pendant un an dix millions de dollars d'obligations des plus fiables, depuis le 23 février, il lui faut payer 1,1 million de dollars. Cette évolution spectaculaire est directement due à l'effondrement des crédits hypothécaires à risque. Rappelons que la dernière fois qu'on a demandé 1,1 million de dollars d'assurance pour 10 millions de dollars d'obligations, c'était en avril-mai 2006, pour les obligations de GM et de Ford. A l'époque, le marché des produits dérivés a explosé, causant des centaines de milliards de dollars de pertes.

Le 21 février, Moody'a a annoncé qu'elle pourrait réduire la note des unités affiliées à la New Century Financial Corp., le deuxième acteur de ce marché, ainsi que celles de NovaStar Financial, Ameriquest Mortgage, Accredited Home Lenders Holdings et Winter. Vingt-quatre heures plus tard, NovaStar déclarait une perte de 14,4 millions de dollars pour le quatrième trimestre, tandis que ses actions chutaient de 43 % en un seul jour.

Pire encore, les CDO (obligations de dette) émises sur des obligations sub-prime ont totalisé 500 milliards de dollars en 2006, soit la moitié de toutes les CDO émises l'année dernière. Les hedge funds en auraient acheté la plus grosse part.

Selon l'Association des banques hypothécaires, les hypothèques à risque représentaient non moins de 13,5 % de toutes les hypothèques en 2006, pour une valeur de plus de 13 000 milliards de dollars. Le plus grand prêteur sub-prime aux Etats-Unis est la Hong Kong Shanghai Bank, ancien avoir de la Couronne britannique.

[1]Ria-Novosti
[2] Xinhua

[3]Solidarité et Progrès



Mercredi 28 Février 2007


Commentaires

1.Posté par roberto le 01/03/2007 20:31 | Alerter
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Le blog www.thedino.org développe une analyse quelque peu iconoclaste, mais somme toute fort clairvoyante, de ce semblant de crise boursière asiatique.
L'article s'intitule "CRISE BOURSIERE ASIATIQUE".

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