Conflits et guerres actuelles

Soldats français morts en Afghanistan : détails de l’opération (vidéo)



Jeudi 21 Août 2008

Soldats français morts en Afghanistan : détails de l’opération (vidéo)

L’opération dans laquelle étaient engagés les soldats s’inscrivait dans le cadre de l’extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l’OTAN de Bucarest début avril. Les soldats du 8e RPIMa, arrivés le 23 juillet en Afghanistan, figuraient à l’avant-garde d’un convoi, comprenant aussi des troupes de l’armée afghane et des forces spéciales de l’armée américaine, chargé de reprendre le contrôle d’une zone abandonnée aux insurgés entre les provinces de Kaboul et de Kapisa.

Au sein de l’état-major de l’OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France.

Cette route en lacet, interminable et idéale pour les embuscades, ne revêt, en soi, que peu d’intérêt stratégique, car on peut accéder à cette région, connue sous le nom de Kohistan, par d’autres voies. On note juste la présence d’un barrage dans le district de Saroubi. Cette mission consistait à faire le lien entre deux provinces désormais sous contrôle des Français.

Le chef d’état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d’une conférence de presse à Paris, ce qu’il a décrit comme “une embuscade bien montée”. “Arrivé à proximité d’un col, le chef de section a fait débarquer l’élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied.” C’est à ce moment-là que “le feu nourri” des assaillants a surpris la patrouille. “Le chef de section a été blessé à l’épaule tout de suite, ce qui a contribué à la désorganisation”, a ajouté le général Georgelin, pour lequel l’attaque a correspondu à “un schéma d’embuscade classique”. Puis s’est engagée “une série de combats qui ont duré jusque tard le soir, sur un terrain extrêmement favorable à l’ennemi”, selon le général, tandis que “les appuis aériens étaient apportés par la coalition”.

Ce récit officiel paraît toutefois fort incomplet en comparaison des témoignages de soldats français blessés dans l’embuscad.

Le nombre de victimes s’expliquerait notamment, selon ces soldats, par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. L’unité de reconnaissance chargée d’approcher le col à pied est restée sous le feu ennemi “pendant près de quatre heures sans renfort”. “Nous n’avions plus de munitions pour nous défendre avec d’autres armes que nos Famas”, raconte un blessé.

Les frappes aériennes de l’OTAN censées permettre aux soldats assaillis de sortir du guet-apens ont par ailleurs, selon les blessés, raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval. Les communications radio ont par ailleurs été coupées avec les unités du Régiment du marche du Tchad, créant une grande frustration parmi les soldats coincés au col.

“Lorsque nous sommes arrivés à cinquante mètres de la ligne de crête, raconte un soldat, les tirs ont commencé. Ils n’ont pas cessé pendant six heures. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d’élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient. On les entendait recharger leurs armes.”

Les survivants à l’attaque s’interrogent également sur l’absence de mise en veille, comme c’est le cas pour ce type de mission à risque, d’une force d’action rapide. “Il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée.”

Contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais, selon les soldats interrogés, au fil des affrontements.

La région de l’embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l’emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Cette organisation y est toujours présente, mais l’implantation islamiste radicale s’est largement diversifiée. Hekmatyar est passé, comme Jalaluddin Haqqani dans l’est de l’Afghanistan, de la résistance à l’armée russe à la lutte aux côtés du mouvement taliban du mollah Omar.

C’est cette coalition d’insurgés, talibans afghans et combattants d’Hekmatyar, alliés aux talibans pakistanais et à Al-Qaida, qui a tendu un piège mortel aux soldats français.

Les mensonges de Sarkozy sur l’Afghanistan :


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Jeudi 21 Août 2008


Commentaires

1.Posté par xxx le 21/08/2008 15:19 | Alerter
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J'en crois pas mes oreilles!!! J'ai failli tomber de ma chaise!!
Mais qui est-il vraiment ?!! Un menteur ,un escroc , quoi!?

2.Posté par Seram le 21/08/2008 15:33 | Alerter
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Les deux je crois. Peut-etre devrait-il tirer son bilan personnel cet homme-là, fait d'incohérences, de mensonges, de clientelisme, de vassalité aux USA.

3.Posté par Manu le 21/08/2008 18:49 | Alerter
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Je ne retiendrai que le dernier mot de Seram: Vassal des USA.
Mieux ou pire, pour reprendre les propos de Monsieur Thierry Messan, un agent au service des Etatsuniens. Et il fait ce que ses maîtres lui ordonnent.
Il est seul responsable de la mort de nos soldats. Il est coupable de Haute Trahison.
Le peuple et la nation française doivent se saisir de lui, le destituer, le juger et le punir.
N'oublions pas, ce jour là, de ratisser large pour retrouver notre honneur bafoué et notre liberté.
La révolte gronde au sein du peuple et enfantera la Révolution salvatrice de la nation.

4.Posté par Gasoil le 21/08/2008 19:18 | Alerter
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Le peuple ne se révoltera pas, Le peuple est endoctriné par la sauce sioniste
observe les medias actuellement ils sont tous aus mains des sionistes et tant que c’est comme ça, tu ne te révoltera que contre les démunis, les noirs et les arabes.
Toutes les lois qui ont été votés depuis les 40 dernières années, n’ont été que pour enrichir les riches et serrer la vis aux pauvres.
Depuis 68, les sionistes ont pris le pouvoir en France et ils font la loi en France.

5.Posté par ricardo delavega le 21/08/2008 20:31 | Alerter
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Hekmatyar, celui là même, ennemi du Commandant Massoud, qui avait eu droit aux stinger américain du temps de la guerre contre l'Urss, qui as rendu ceux qu'il n'avait utilisé, contre des sommes d'argent énormes, distribuées par les américains, qui avaient peur de ce qu'il pouvait en faire...

Massoud, lui, avait du à cette époque, se contenter de quelques pièces seulement, dont il avait pu détourner les livraisons vers lui, parce qu'on lui faisait pas confiance...


6.Posté par redk le 21/08/2008 20:53 | Alerter
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10 morts qui "ne représentait aucun intérêt national", pour celui qui n'a aussi bien ni la taille physique, ni la taille morale de de Gaulle, grand pourfendeur du "machin OTAN", qui ne sert que les plans des sionistoamericains, qui veut gouverner le monde à partir d'un centre politique dominé par les intérêts des gouvernants en place, sans considération de la liberté des peuples. !!

"L'Europe ne pourra naître et se développer que lorsqu'elle se sera affranchie de sa tutelle Américaine. Il sera nécessaire, un jour, qu'un dirigeant européen désolidarise sans ambiguïté son pays du mortifère convoi de Washington."
Général de Gaulle

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