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Sketchs de toutes les couleurs pour rire un peu


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Tatard François [tatardflr@orange.fr]
Lundi 19 Mars 2007

SKETCHS

 

 

 

LA VOLUPTE (Extrait de "la belle de Bousbir" de Marcel E. Grancher)

 

Le sous-lieutenant de réserve, Jacques CHIRAC, pendant la guerre d'Algérie, était excellent lors des défilés et des prises d'armes. Pour l'occuper pendant ses périodes d'oisiveté, le général MASSU (ou AUSSARESSES) l'avait affecté aux S.A.S. Cela n'avait rien à voir avec le prince MALKO LINGE, héros de la C.I .A de Gérard de Villiers.

 

Les S.A.S étaient des "sections autonomes spécialisées" de militaires qui savaient lire, écrire et compter.

 

Elles devaient réanimer les douars isolés du bled. A cet effet, le rôle d'instituteur leur était dévolu. C'est ainsi que le sous-lieutenant Jacques CHIRAC est devenu instituteur. Son "chouchou" était le petit SALEM dont il tolérait toutes les fantaisies.

 

 

Jacques Chirac raconte:

 

C'était pendant l'été, nous en étions à l'étude des substantifs. Nous arrivons au mot "volupté":

 

" Qui peut me dire ce que c'est que la volupté?" demandai-je, soucieux d'éviter que mes élèves, toujours visités de préoccupations d'ordre sexuel, surtout les indigènes, accordassent à ce terme des significations par trop exclusivement dirigées. Ce que je redoutais se produisit. Le jeune Salem tendit le doigt:

 

"Moi missié... Ji sais. La volupté, c'est quand ti niques to l'temps!"

 

Je levai les bras vers le ciel:

 

" Mais non, Salem, mais non.... Ce n'est pas seulement cela.... Il existe du mot "volupté", des acceptions infiniment plus nobles...Il ne faut pas toujours tout réduire aux choses bassement matérielles...Voyons, il y a-t-il parmi vous quelqu'un qui puisse me donner un meilleur exemple?"

 

"Moi, Mon Lieutenant!"

 

S'écria le petit Siméon, le fils du tailleur juif, en tendant le doigt. "Explique-toi Siméon..."

 

Le jeune gaillard était doué, l'un des plus intelligents parmi mes élèves.

 

"La volupté, c'est quand on est très content, qu'on éprouve beaucoup de bonheur"

 

Salem l'interrompit:

 

"Alors ti vois, ci quand on a beaucoup niqué!..."

 

J'eus beaucoup de mal à rétablir le calme: toute la classe était déchaînée. Je pris un ton sévère:

 

"Salem, tu n'y est pas du tout..... Simèon, peux-tu imaginer un bref récit où tu trouverais à introduire le mot "volupté"? Peut-être que ceci permettra à Salem et à ses petits camarades de mieux comprendre"

 

"Bien sûr, Monsieur" Et, s'étant recueilli, le petit Siméon commença en ces termes:

 

"Dimanche dernier, nous sommes allés nous promener sur la plage de Mazagan...Il faisait très chaud. Nous nous sommes baignés, puis nous nous sommes étendus sur le sable pour nous sécher au soleil. Ensuite, nous avons eu soif. Mon père nous a conduits à l'hôtel Marhaba....Nous nous sommes installés auprès de la piscine, sur de beaux fauteuils en osier et nous avons bu des orangeades glacées. C'était une véritable volupté!...."

 

Je complimentais Siméon:"Bravo, c'est très bien Siméon.... As-tu enfin compris Salem?"

 

"Voui, Missié"

 

"Peux-tu, à ton tour, donner comme exemple à tes camarades un court récit, où interviendrait le mot "volupté"?

 

"Cirtainement Missié - Dimanche dernier, nos sommes allés nos promener sor la plage di Mazagan...Il faisait très chaud...Nos nos sommes baignés, puis nos nos sommes étendus sor le sable, por nos sécher au soileil... Ensuite nos avons eu soif.... Mais mon père, à moi, il n'est pas riche...Macache flouss por aller à l'hôtel Mahraba.... Alors nos avons acheté des tranches de pastéques, beaucoup di pastèques. Mon père il en a tellement mangé que, quand nos sommes rentrès chez nos, il a volu p'ter..... Il a chié... dans son pantalon.

 

 

Les triples initiales: (accent beur recommandé)

 

 

La mode n'en date pas d'aujourd'hui. Elle consiste à nommer l'individu par trois lettres puisées dans ses initiales de prénoms et de noms, avec ou sans charnière. C'est, parmi les inventions des journalistes, une de celles qui vous donne une allure d'initié. C'est un peu la même chose que les prononciations étrangères accentuées, qui sont du dernier chic. Ainsi, les services secrets américains, appelés: "Centrale Internationale Agency ", voient le sigle C.I.A se prononcer à la télévision" scie aillée". On imagine immédiatement une égoïne découpant une gousse d'ail. On trouve aussi, chez les « meûlines » américains, des tireurs d'élite qui deviennent des snailles-peurs. Il y a aussi des dioukes of Edim-burgue, des mailleusses marins et d'autres mots français prononcés "à l'anglaise".

 

Pour les initiales, bien de chez nous, Pierre Mendés France est devenu P.M.F.

 

MAMMOUD trouve qu'il n'y a pas qu'en France qu'on en trouve. Il se perd un peu avec les nouveaux adhérents de l'union européenne.

 

 

En Europe, il y a plein de nouveaux pays comme la Lituanie , la Finlande , la Lettonie et l'Estonie. L'Estonie c'est tout petit, alors qu'en Amérique l'Estazunie c'est plus grand que l'Europe. Cela occupe tout l'espace entre le Mexique et le Canada.

 

Même là-bas, ils appellent John Fitzgerald Kennedy, J.F.K. Nous aussi on en a un et ce n’est pas Jean François KHAN qui peut dire le contraire.

 

 

Ibrahim, qui fait des études, essaie toujours de corriger la grammaire française de Mammoud:

 

 

"Méfie toi de l'orthographe, Mammoud, et apprends aussi ce que c'est que l'étymologie. Non! Ce n'est pas un gros mot. Je vais t'expliquer"

 

 

Cela a été laborieux, sans certitude d'assimilation. Ibrahim a conclu par un exemple simple:

 

 

"Mammoud! Tu sais ce que c'est que les synagogues. Eh bien! Cela s'écrit avec un "Y". Si tu les écris avec un "I", cela devient des cabinets pour les Chinois. Alors fais gaffe à l'orthographe si tu ne veux pas te retrouver en taule pour antisémitisme. »

 

 

Pour le général de Gaulle, de son vivant, personne n'a osé parler de C.D.G. Il faudra attendre la disparition du grand homme et la construction de l'aéroport de Roissy pour voir apparaître les initiales CDG.

 

Les successeurs du général, plus faciles à brocarder par leurs ridicules attitudes, seront plus facilement ramenés dans l'immédiat aux trois seules lettres caractéristiques.

 

Valéry Giscard d'Estaing verra son nom d'opérette réduit à V.G.E. La confusion sera grande lorsqu'apparaîtra l'I.V.G de Simone Weill.

 

"Sans transition", on passera à P.P.D. et même PPDA, pour le présentateur larmoyant d'un journal télévisé, selon qu'il assurera ses prestations sur Canal+ ou TF1 .

 

Pour ne pas être en reste, les socialistes attendront Dominique Strauss Kahn pour lancer le D.S.K, pendant que leur philosophe pleurnichard, connu sous le nom de Bernard Henri Lévy, sera contracté en B.H.L. Là, cela sonne mieux à cause du vieux B.H.V, autrement connu sous le nom de bazar de l'hôtel de ville. C'est bien là qu'on trouve, aussi, tout et n'importe quoi.

 

Les socialistes seront obligés de tricher pour François Hollande qui refuse de préciser son deuxième prénom. Qu'à cela ne tienne, les journalistes qui savent lire les plaques d'immatriculation des voitures étrangères et néanmoins européennes, emploierons pour lui le sigle de F.N.L Cela vous a un petit air révolutionnaire de front national de libération qui ne doit pas déplaire à J.M.L.P. D'accord, pour Jean Marie le Pen, on déborde d'une lettre et aucune simplification mathématique ne permet la contraction. Cela peut faire très "classe", comme dans le cas du petit clown Jean Marie Messier qui a dépassé le J.M.M pour devenir plus scientifiquement J.2.M.

 

Le Président de la CGIP puis du MEDEF, Ernest Antoine Sellières, n'a pas eu droit au titre évocateur d'E.A.S. Il n'a pourtant pas eu de parent, à la fin de la guerre d'Algérie, dénommé Olive Antoine Sellières.

 

Seuls, les écologistes n'avaient pas de héros à initiales. Ni ceux de droite, ni ceux de gauche, pas plus que ceux du centre, n'étaient présents au tableau d'honneur de l'agence FRANCE-PRESSE. Par bonheur, MAMMOUD avait bien suivi les rivalités dans le monde des "verts", à l'occasion des élections présidentielles. Il leur trouvait des points communs avec le groupe de rappeurs Nique ta mère, contracté en N.T.M. Alain Lipiesk, le premier candidat semblait tailler des croupières à son supérieur hiérarchique Noël Mammére. Une lueur de génie passa dans le regard de Mammoud:

 

 

"Lipiesk aussi, il les a les trois initiales. C'est N.M.M"

 

 

"Mais, Mammmoud cela ne correspond pas à son nom. C'est A.L ses initiales".

 

IBRAHIM! Tu comprends rien. C'est pourtant évident. N.M.M cela fait bien NIQUE MA MERE".

 

 

 

 

 

 

Pour Thierry Le Luron et ses successeurs

 

 

REVERIE GISCARDO-EUROPEENNE

 

 

De Valéry Giscard D’Estaing en 2005

 

 

Quand j’étais Président de la Cinquième République , j’avais imaginé, au coin du feu, un changement de régime. C’est mon collègue BOKASSA 1° qui me l’avait suggéré.

 

Là, je dois avouer que mon vrai nom était Valéry GISCAR D’ESTE. C’est une vieille origine italienne. Pour qu’il devienne, comme disait le général de Gaulle lorsque j’ai lancé mon emprunt indexé sur l’or, un beau nom d’emprunt, il m’a fallut le faire modifier. Pour avoir l’emprunt GISCARD, j’ai brocolé mon nom et rajouté une rallonge qui faisait GISCARD D’ESTAING.

 

J’ai fait des émules. Ainsi le modèle de Jack LANG, à l’UMP, se nomme à l’état-civil GALOUZEAU. Il a ajouté à son nom : de VILLEPIN. Anémone n’aurait jamais accepté cela. Avec son caractère primesautier, elle aurait prétendu que « vit le pin » au féminin…cela fait pléonasme. En politique aussi on aime triturer les noms. Par exemple ce pauvre Claude GUEAN, le toutou de Nicolas, est accusé d’être un gogol surnommé Videchillé dans les cabinets de Sarkozy.

 

Après la guerre de 39/45, on avait dit que la quatrième République c’était la troisième en pire et j’aurais voulu que la Cinquième devienne le troisième empire. L’Empereur de France, au lieu de s’appeler Napoléon IV, ce serait appelé VALERY GISCAR D’ESTE « UN ». Cela revenait au même que de dire Valéry Giscard Premier. Cet empire héréditaire aurait pu avoir, après moi, un deuxième empereur qui, se serait appelé automatiquement GISCAR D’ESTE DEUX, puis trois, puis quatre ETC…Ce destin fantastique, à la mesure de mon intelligence, faisait l’unanimité des prévisions de Madame SOLEIL et des meilleurs astrologues de France, d’Europe et du monde arabe, que j’ai toujours consultés avant de prendre des décisions pour la France.

 

Je nous vois, BOKASSA et MOI-MEME, au couronnement à Reims, posant sur la tête d’Anémone et de Brigitte, les couronnes des impératrices. Au ceinturon de BOKASSA, l’épée de Napoléon 1° offerte à l’Empereur du CENTRAFRIQUE, par Michel DROIT. Nos tuniques, semblables aux uniformes de l’académie française, constellées de diamants épars au milieu de nos décorations, illumineraient la cérémonie. L’Europe aurait été fière de la France. Rien d’étonnant qu’elle m’ait demandé de concevoir et de rédiger sa constitution. Il y fallait un spécialiste du regroupement familial capable de réunir tous les états européens dans une grande famille.

 

Notre grandeur restaurée et notre prestige retrouvé m’auraient été un puissant encouragement pour mener à bien cette tâche gigantesque.

 

Le référendum, avalisant cette constitution dans l’enthousiasme des peuples qui apercevraient enfin le bout du tunnel, prophétisé par Raymond BARRE, serait immédiatement suivi des élections pour la désignation du Président des Etats-Unis d’Europe.

 

J’aurais donc été élu Président des Etats-Unis d’Europe. Compte tenu de l’impossibilité du cumul des mandats, j’aurais dû abdiquer mon titre d’Empereur de la France et c’est mon fils qui m’aurait succédé, sous le nom de GISCAR D’ESTE DEUX. Ce serait un coup dur pour le club Méditerranée, livré à des intelligences moyennes incapables de bénéficier de l’apport héréditaire surdimensionné du PDG sortant.

 

Ma destinée européenne ne fait pas de doute. C’est pourquoi la prophétie Allemande de 1933, d’une France multiculturelle s’étendant des Flandres au Congo, sera mon œuvre que j’étendrai à l’Europe entière. Ce que j’avais commencé avec le regroupement familial sera donc étendu aux ascendants, collatéraux, cousins cousines à la mode de Bretagne, ainsi qu’aux amis méritants et généreux. Ce sera beaucoup mieux que l’Europe de l’Atlantique à l’Oural prophétisée par le Général de Gaulle puisque nous irons du Congo à l’Oural via le France fédératrice.

 

Au lieu de nous fatiguer à produire des choses qui font concurrence à nos clients touristes asiatiques, nous assurerons le plein emploi, grâce à nos parcs d’attractions d’Auvergne et d’ailleurs. Nous décuplerons l’activité de nos musées, restaurants gastronomiques et autoroutes touristiques. Au lieu de droits de douanes, les péages autoroutiers et les activités du spectacle, qui ne seront plus intermittentes, assureront notre subsistance. Déjà, nos autoroutes font de la France un merveilleux carrefour « à l’Anglaise », fantastique rond point paillasson où convergent tous les pays d’Europe, sans être obligés de s’essuyer les pieds, pour le plus grand bien de notre environnement et de nos contribuables.

 

Tout cela n’a pas attendu le « oui » au référendum constitutionnel. On m’a refusé l’ECU pour lui préférer l’EURO, je ne m’appesantirai pas sur cette histoire d’écu, mais s’en est fini de la planche à billets française. Puisque toute l’Europe pourra vivre avec du déficit programmé, c‘est l’Europe qui fera tourner la planche à billets. Tout le monde a compris que si on a déménagé la splendide Ecole Nationale d’Administration à Strasbourg, c’est pour en faire profiter tous les adhérents de la communauté européenne. Il était temps que ces pays arriérés apprennent à s’administrer. Aucun ne possédait l’équivalent de l’ENA. On se demande comment ils pouvaient vivre dans de telles conditions. Car elle est formidable notre europe. Ainsi, les plus pouilleux s’y enrichissent sans appauvrir les mieux lotis. Par un phénomène de génération spontanée, le simple regroupement génère la richesse. Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai inventé le regroupement familial qui a fait dire à Monsieur STASI qu’il en résultait un apport constituant la plus grande chance de la France. Il aurait pu ajouter : et de l’industrie automobile ainsi que des emplois qui vont avec.

 

 

Madame, Mademoijelle, Monchieur, en votant oui à ma constituchion vous avanchez vers la prospérité. Ch’est tout le bonheur que je vous chouhaite. Bonchoir.

 

 

Européennes – Européens,

 

 

C’est du coin du feu de la grande cheminée du parlement de Strasbourg que je suis venu vous entretenir du plus important projet que les Etats-Unis d’Europe auront à réaliser conformément à ma Constituchion.

 

Si, dans les Amériques on parle Anglais, Espagnol, Portugais et un peu Français, on constate qu’en Europe on parle ces mêmes langues, même si l’Arabe, par les nécessités de l’islamisation, tend à se généraliser. Eh ! bien cela il ne le faut pas. Notre diversité culturelle doit être protégée. Le Cardinal de Richelieu l’avait pressenti en créant l’Académie Française.

 

Le Parlement Européen aura à se prononcer sur mon projet de création de :

 

 

L’Académie Fédérale Européenne

 

 

Les Américains sont trop grossiers pour trouver autre chose que le F.B.I. - afin de protéger leurs valeurs. Notre Académie fédérale obéira aux règles d’une sorte de constituchion spéciale que je suis, seul, en mesure de concevoir.

 

Cette Académie centralisera tout un réseau d’académies nationales, régionales et départementales. Comme pour les scrutins, on pourra même avoir des Académies d’arrondissement. J’irai même plus loin pour la France. En effet, puisqu’il y a une gendarmerie par canton, des Académies cantonales pourraient y trouver leur siège. Ainsi, les langues régionales comme le Breton, l’Occitan, le Basque, l’Alsacien, l’Arabe et tous les patois seraient préservés sous le contrôle de la Gendarmerie Nationale.

 

Il n’est pas question d’imposer aux Européens la langue anglaise car le « Rock and Roll », vieille musique bretonne, est devenu international et s’exprime dans toutes les langues. La langue commune aurait pu être le Latin, mais les Grecs y trouveraient, peut-être, à redire. Alors il ne nous reste plus que l’Espéranto qu’il nous faut refuser en mémoire du Général de Gaulle. Il préférait, dans ses conférences de presse, le VOLAPUK. Je décrète, dès aujourd’hui, que le Volapuk sera la langue commune de tous les Européens. L’Académie fédérale Européenne, dont j’assumerai la présidence, veillera à la pureté et à la promotion du Volapuk.

 

Je prends, d’ores et déjà, contact avec la CHINE et tous les pays asiatiques, pour obtenir leur collaboration afin de faire tomber cette tour de Babel qui paralyse l’Organisation Mondiale du Commerce.

 

 

Les mauvais esprits, dans leurs mesquineries simplistes, populistes et primaires, croiront devoir me rétorquer que je ne trouverai pas les moyens financiers pour faire imprimer les dictionnaires traduisant toutes ces langues en Volapuk. C’est oublier les bienfaits de mon septennat pour le petit peuple. Je rappellerai seulement que, pendant mon septennat, j’avais réalisé un emprunt indexé sur l’or. A l’émission, l’or était au plus bas ce qui avait permis aux petits clients des caisses d’épargne, de faire des achats à bon compte. A l’échéance l’or était au plus haut et ils firent un gros bénéfice. Le contribuable régla la note, comme d’habitude, mais c’est bien fait pour sa gueule : il n’avait qu’à souscrire à mon emprunt. Avec moi, même un livret de caisse d’épargne rapportait du 7,5 %. Quand mon ministre européen de l’économie sera « le meilleur économiste du monde »- regardez vers Lyon- l’Europe connaîtra la même prospérité économique que la France de mon septennat.

 

Par la vertu de l’Académie Fédérale européenne, j’unifierai l’Europe jusqu’à l’Afghanistan. Toutes nos mosquées réciteront le Coran en Volapuk. Comble de la démocratie, les peuples se prononceront par référendum, pour choisir entre le Volapuk et l’Espéranto.

 

 

Euouopéennes et Euouopéens, vive ma constituchion vive les Etats-Unis d’Euouope, Bonchoir !

 

 

L’économie européenne et la pollution

 

 

Une politique économique intelligente résout automatiquement les problèmes de pollution. Par la vertu de la mondialisation, toutes nos activités polluantes seront délocalisées. Le monde des pouilleux supplie qu’on lui envoie nos cheminées d’usine, nos boulots dégueulasses dans les mines, au cul des hauts fourneaux et dans les poisons de l’industrie chimique. C’est leur avenir, mais ce n’est plus le nôtre. Déjà le parc des SCHTROUMPFS a remplacé la sidérurgie lorraine. Demain, mon parc des VOLCANS D’AUVERGNE remplacera les usines Michelin qui iront faire leurs caoutchoucs en Malaisie ou au Brésil.

 

Ceux qui m’objectent les concurrences dues aux différences de nos niveaux de vie et aux fantaisies des grévistes de la SNCF , oublient à qui ils s’adressent. Pour équilibrer les choses dans le monde entier, mon Europe délocalisera, en ASIE, la SNCF et la CGT. Nous encouragerons la lutte ouvrière en Chine et dans tous les continents qui produisent pour des clopinettes. L’Europe paiera des billets d’avion à Marie George Buffet, à Arlette Laguiller et à Vincent Besancenot pour porter leur bonne parole en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Même, avec un pour cent de travailleurs syndiqués cela fait un beau paquet de cotisations en vue. Je sens que les affaires reprennent car je serai le sauveur de la gauche travailleuse, sans ruiner la gauche « caviar ».

 

Philippe de VILLIERS, qui se voit déjà Empereur du nouveau Saint Empire Romain Germanique, et son challenger Jean Marie LEPEN, ne feront pas le poids, car, il ne sauront jamais s’asseoir au coin du feu, avec pull-over et accordéon, pour montrer qu’ils sont, comme moi, aussi près du peuple de gauche. Faire du « chochial », ce n’est pas à la portée de n’importe qui.

 

 

 

SKETCHES BIS –« C’est une langue belle »

 

 

LE TEMPS ET LES MOTS pour Raymond Devos et Yves Dutheil

 

 

Le temps, mathématiquement appelé quatrième dimension, à trois formes : le passé, le présent et l’avenir. Il se chiffre par ce qu’on appelle la durée. La durée du passé c’est l’âge, celle du présent c’est l’heure et celle de l’avenir c’est l’espérance ou l’incertitude qui vont si bien ensemble. On peut préférer le raccourci poétique qui dit que : « le passé est l’étron du présent qui dévore l’avenir ». Jusque là, on est en phase avec les Anglais : la durée du temps est pour eux « the duration of the time. »

 

Pour une petite durée on aura un moment ou un petit moment. On peut réduire encore avec un instant et même un petit instant, jusqu’à l’instantané qui vaut zéro. Là, on quitte nos amis britanniques. Pour eux, pas de telles nuances subtiles ; l’instant et l’instantané, sont l’immédiat.

 

Pour le temps passé, le Français parle de l’âge, l’Anglais aussi. Pour la fatigue de l’âge, le Français parle du vieillissement. L’Anglais, au lieu de former un mot à partir de « old », n’hésite pas à parler d’« ageing ».

 

 

What time is it ? = Quelle heure est-il ? La précision devient française. On notera, en conséquence, la confusion britannique entre heure et temps. L’heure est une notion quantitative alors que le temps (the time) est une notion qualitative imprécise. La quatrième dimension ne saurait être traitée avec autant de légèreté.

 

 

Là, où on voit que le cartésianisme se limite aux jardins à la française, c’est quand on aborde les choses climatiques en parlant du temps qu’il fait. Le mot temps va aussi désigner les manifestations météoriques dont la science est appelée météorologie. Le « populaire », faute d’un mot adéquat, a immédiatement trouvé un raccourci. Ce temps-là est devenu la météo. Les Anglais n’ont pas eu ce souci puisqu’ils disposaient dans leur vocabulaire du mot « weather ».

 

Pour exprimer les dégradations dues aux variations de température, d’humidité, du vent et de tous les éléments généreusement distribués par la nature, nous pouvons employer le mot, commun aux deux langues « érosion ». Nos voisins britanniques lui préfèrent « weathering ». Ils réservent l’érosion aux laminages répétés des vents de sable, des marées, des vagues de la mer, de la progression des glaciers et des courants de toutes sortes.

 

En combinant l’« agéing » et le « weathering » on obtient une parfaite image de la dégénérescence des choses et des gens.

 

On croyait avoir trouvé la quintessence de la philosophie lorsque François Mitterrand lança la mode de sa pensée ronflante et creuse :

 

 

« Il faut laisser le temps au temps »

 

 

Sortie d’un contexte purement météorologique, cette ânerie n’est qu’une forme de pléonasme. Les scientifiques du Parti Socialiste ont essayé de rattraper le coup en suggérant que dans la pensée présidentielle, il fallait introduire une notion de longueur, auquel cas, si le temps inclut une notion de vitesse, le temps sur le temps, en cinématique, définirait parfaitement l’accélération. Un humoriste assimilait cela à une pensée du grand Président de l’Ouganda IDI AMIN DADA qui se traduisait par :

 

 

« Plus je pédale moins fort moins j’avance plus vite. »

 

 

Pour revenir à l’étymologie du mot météorologie, on avait raison de penser qu’il s’agirait là de l’étude des météores. On notera, en passant, la grande différence de définition entre le dictionnaire Larousse et la météorologie. En effet le dictionnaire définit le météore comme le phénomène lumineux produit par l’ignition de la météorite lorsqu’elle brûle en rentrant dans l’atmosphère. C’est la fameuse étoile filante. Pour les météorologues, les météores sont constitués par toutes les choses naturelles qui descendent de l’atmosphère. Ainsi, les pluies, la neige et la grêle sont considérées comme des météores aqueux. Les comètes aussi sont des météores à queue, mais elles ne tombent pas sur la terre. La différence d’orthographe trouve peut-être là son explication. C’est quand même beau, clair et précis la langue française, la plus intelligente et la plus belle du monde comme chacun sait.

 

 

La créativité des hommes médiatiques est très grande pour faire évoluer la langue française. Le résultat n’est pas toujours heureux. Ainsi, le général De Gaulle avait lancé et répété son fameux « tirer les conséquences » qui émaille, désormais, tous les discours publics. Avant cela, on se contentait de prévoir, d’envisager ou de mettre en garde contre ; ces fameuses conséquences. Par contre, de tout cela on peut tirer des conclusions. Comme quoi on ne peut pas tirer n’importe quoi et n’importe qui n’importe comment.

 

 

Le grand présentateur Jacques Martin a créé des prononciations qui ont fait école. Désormais, sur les ondes, le mois de Juin se prononce JOUIN, le zoo s’entendra ZOU et la jungle : la JONGLE. On remplace l’expression « par rapport » ou « le rapport avec » par le « rapport à ».

 

L’E.NA nous abreuve de « en tout état de cause » qui ne veut rien dire, on peut le supprimer sans changer le sens de la phrase. De même, en parlant, on ajoute des « e » là où il n’y en a pas ce qui donne :

 

« Il fallaite abandonner le navire, car, il étaite en train de couler »

 

Il suffit qu’un Président de la République quelconque lance la mode pour que tous les présentateurs de télévision et les hommes politiques, godillots perroquets, suivent et répètent. On pouvait penser que « c’étaite » une façon de chercher ses mots mais il n’en est rien. Même, quand un Président de la République a la flemme d’apprendre les discours qu’on a écrits pour lui et qu’il lit son texte sans pudeur, il continue cette manie disgracieuse. Là, au moins, le Général de Gaulle connaissait les textes qu’il apprenait par cœur, d’autant plus facilement que c’est lui qui les composait.

 

 

Le populaire n’emploie pas « en tout état de cause » réservé aux énarques ou à « la France d’en haut ». Même le « en quelque sorte » qui eut son heure de gloire, s’est limité aux classes moyennes. Il s’invente et lance ses propres modes qui ont substitué le « tout à fait » à la bonne vieille affirmation OUI, puis les « c’est vrai que » entrecoupés de « en fait » à répétition. Cela passera mais on sent une menace avec « c’est clair » qui pointe le nez, mais sans faire encore tache d’huile.

 

 

 

 



Lundi 19 Mars 2007

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