Opinion

Situation en Géorgie: l'avis d'experts (Nezavissimaïa gazeta/Komsomolskaïa pravda/Rossiïskaïa gazeta)


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RIA-Novosti
Jeudi 8 Novembre 2007

Voici quelques avis d'experts sur la situation actuelle en Géorgie, présentés jeudi par les quotidiens Nezavissimaïa gazeta, Komsomolskaïa pravda et Rossiïskaïa gazeta.

Alexander Rahr, spécialiste des problèmes de la Russie et des pays de la CEI au Conseil allemand pour la politique étrangère: "Le problème géorgien n'est pas considéré comme tel en Occident. Il n'y aura pas de critiques à l'égard de Mikhaïl Saakachvili avant le tout dernier moment, car il est d'usage de croire que celles-ci renforceraient automatiquement les positions de la Russie. Le silence se poursuivra jusqu'à ce que les autorités géorgiennes ne franchissent la "ligne rouge", après quoi il sera tout simplement impossible de se taire. La question est de savoir à quel point l'opposition est organisée pour pouvoir continuer ses actions de protestation sans violer la législation, mais aussi quelles seront les actions du pouvoir, à savoir si celui-ci ira jusqu'au bout sur la voie de l'autoritarisme".

Viatcheslav Nikonov, président de la fondation Politika: "Les Etats-Unis ont longtemps présenté Saakachvili comme le principal défenseur de la démocratie dans le Caucase et un exemple à suivre. Mais ces dernières semaines, la position des Etats-Unis a connu quelques changements. La presse occidentale a commencé à affirmer que Saakachvili n'avait pas tout à fait justifié les espérances qu'on avait placées en lui et qu'il existait des questions concernant la démocratie en Géorgie. Parallèlement, les autorités américaines ont entamé des négociations avec l'opposition à Tbilissi. Cela signifie que les Américains laissent toutes les variantes possibles ouvertes. Si Saakachvili réussit à se maintenir au pouvoir, il sera de nouveau un "exemple de démocratie" et le meilleur ami des Etats-Unis. Si c'est l'opposition qui l'emporte, nous entendrons dire que "la démocratie a triomphé". Elle triomphera en Géorgie quoi qu'il arrive. Car du point de vue de Washington, un régime démocratique est un régime qui a de fermes positions antirusses".

Alexandre Tsipko, analyste politique: "Saakachvili se trouve dans une position critique. Dans un élan de désespoir, il est capable d'entamer des démarches imprévisibles. C'est pourquoi on ne peut pas exclure la possibilité que le président géorgien tente de lancer une "petite guerre victorieuse", en Ossétie du Sud ou en Abkhazie, par exemple, afin de retourner la situation en sa faveur et de détourner l'attention du peuple des manifestations à Tbilissi".

Maïa Kavtarachvili, experte politique indépendante: "Personnellement, je ne pense pas qu'il faille chercher partout la "main de Moscou", comme l'affirment les autorités. Les Géorgiens ont un proverbe qui dit à peu près cela: "Pendant un siège, c'est de l'intérieur et non de l'extérieur que la forteresse subit des dommages". Comment peut-on parler de dialogue politique lorsque les manifestations sont dispersées à l'aide de gaz lacrymogènes?".

Ces opinions sont tirées de la presse et n'ont rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti


Jeudi 8 Novembre 2007

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