Palestine occupée

Siniora demande à l'ONU de prendre le contrôle de Chebaa



Dimanche 29 Juin 2008

Siniora demande à l'ONU de prendre le contrôle de Chebaa
Alors que le Premier ministre libanais se soustrait toujours à présenter son nouveau cabinet au Président Michel Sleimane et au parlement, les sources d'information font part des tentatives diplomatiques de ce dernier pour céder le contrôle de cette région à l'Onu. Dans son message à l'adresse du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, et du président en exercice du Conseil de Sécurité des Nations Unies, Zalmey Khalilzad, Siniora a demandé à l'Onu de prendre le contrôle de Chebaa, bien entendu après le retrait de l'armée sioniste de cette région. Les fermes de Chebaa qui s'étend sur 36 km carrés, dans le sud du Liban, ont été occupés, il y a 41 ans lors de la guerre des Six jours Arabes-Israël par l'armée du régime sioniste. Le Sud du Liban était occupé pendant 22 ans par les Sionistes, mais ces derniers après avoir essuyé un échec cinglant et humiliant, devant la résistance libanaise, et ils se sont obligés d'en fuir en 2000. Il s'agit d'une expérience amère que les Sionistes n'oublieront jamais. Voilà pourquoi ils ne sont pas prêts à évacuer la zone stratégique de Chebaa, frontalière avec la Syrie et la Palestine occupée, qui donne sur les hauteurs du Golan syrien, la région de Jaliliya, dans le nord de la Palestine occupée et le village de Jabal Amel, au sud du Liban. L'intéressant c'est que les Sionistes déclaraient auparavant que le Golan appartenait à la Syrie et qu'ils se gardaient de s'en retirer, tandis qu'aujourd'hui ils font volte-face à ce propos. Le régime sioniste a fait état, pour l'heure, par la voix de la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, de leur intention de vouloir se retirer des fermes de Chebaa. Ce qui est entre temps étonnant, c'est que le courant du 14 mars qui s'alignait auparavant sur la rhétorique Bush, s'est à l'improviste piqué d'honneur sur la question de Chebaa. Les détracteurs de Siniora croient que le tandem Amérique-Israël tente d'ourdir un autre complot contre le Hezbollah. Les Etats-Unis parlent maintenant du retrait des forces d'occupation sionistes de Chebaa pour persuader la communauté internationale de la nécessité de désarmer le Hezbollah Libanais. Ceci dit, le retrait éventuel de l'armée sioniste de cette région après 41 ans sera indubitablement un autre atout en faveur du Hezbollah libanais, une autre victoire qui sera enregistrée par le Mouvement de la résistance libanaise. Voilà pourquoi les Etats-Unis tentent d'évoquer par la voix de Siniora la remise du contrôle de Chebaa par l'Onu, pour justifier par la suite la question du désarmement de la résistance. Mais le Hezbollah libanais n'a qu'une réponse au monde: tant que le régime de Tel-Aviv continuera d'exister, la Résistance libanaise se poursuivra

La requête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à examiner et à condamner les actes et la politique expansionniste du régime sioniste qui suscite de sérieuses préoccupations, à l'échelle régionale, mais aussi, internationale. L'Ambassadeur de la Libye, membre non permanent du Conseil de sécurité, a remis la demande de la Ligue arabe au Conseil qui consiste à condamner Israël et à le contraindre à stopper l'extension de ses colonies, à l'intérieur des régions palestiniennes. Le Conseil de sécurité doit se réunir, dans les prochains jours, pour examiner la requête de la Ligue arabe, alors que les Etats-Unis tentaient, parallèlement, mais en vain, via la politique dite de la carotte et du bâton, d'empêcher l'examen de cette requête, puisque les Etats arabes ont insisté dans leur entreprise. L'opinion publique arabe proteste fermement contre les exactions du régime de Tel-Aviv et pousse les gouvernements arabes à entreprendre des démarches sérieuses contre le régime sioniste. La Ligue arabe souhaitait déposer sa requête, au début du mois courant, mais elle a préféré attendre la fin de la Présidence des Etats-Unis sur le Conseil de sécurité et le début du celle de Vietnam. On peut aisément comprendre cette décision, puisque Washington entrave, voire, empêche systématiquement l'adoption de toute résolution anti-israélienne au Conseil de sécurité, lequel n'étant pratiquement pas en mesure, pour la même raison, de prendre une quelconque décision digne de ce nom, à l'encontre du régime sioniste, en dépit des demandes pressantes de la Communauté internationale. Une telle attitude a même jeté le discrédit sur le Conseil de sécurité qui, pourtant, devrait se plier face aux exigences de la Communauté internationale et exercer des pressions sur Israël, pour qu'il mette un terme à ses crimes et exactions.

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Dimanche 29 Juin 2008

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