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Simple hommage à un petit juif de Brooklyn


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marcolmix@gawab.com
Vendredi 11 Avril 2008

Simple hommage à un petit juif de Brooklyn
Il était une fois un petit juif d’origine italienne, né à Brooklyn en 1943, répondant au nom d’Aaron Russo. Sa famille usinait dans le caleçon molletonné, mais il préféra à cette austère pratique le clinquant des night-clubs ; ouvrant à Chicago dans les années 60 l’Electric Theater/Kinetic Playground où se firent connaître quelques légendes du Rock, de Led Zep’ à Janis Joplin. Ensuite agent et producteur de Bette Midler dans des revues qui connurent un considérable succès à Broadway, il se tourna vers la production cinématographique à la mi-temps des seventies, propulsant la même Bette Midler dans les nuées du box-office grâce au film The Rose.

Bref, tout allait bien pour le petit juif de Brooklyn, collectionnant nombre de ces hideuses breloques, Grammy et Emmy awards ou autres Golden Globe, qui font saliver de convoitise ce monde de l’élégance et du bon goût que constitue le showbiz. N’eussent été quelques déboires fiscaux à l’orée des années 90, il n’avait aucune raison de regretter d’avoir lâché le commerce du sous-vêtement dont les fastes médiatiques se limitent à quelques clichés, d’un glamour habituellement assez provincial, dans les pages des catalogues spécialisés.

Hélas, notre Aaron, qui aurait pu se contenter de ce parcours idyllique et finir ses jours comme n’importe quel paisible retraité hollywoodien avec sa tisane à la cocaïne ou au viagra et sa partouze du samedi soir, décida de se lancer dans la politique. Activité d’autant plus contre-indiquée, qu’il souffrait depuis son plus jeune âge d’un patriotisme sincère, aggravée d’une vénération quasi ingénue pour les principes édictés par les pères fondateurs de ses si chers États-Unis d’Amérique. Eût-il résolu de guérir son cholestérol à l’andouille de Vire et au jésus de Morteau, que la chose ne risquait guère de faire plus de dégâts.

Il se présenta donc en 1998 à la primaire républicaine pour le poste de gouverneur du Nevada, qui lui valut un échec honorable avec 26 % de voix. Mais il se fit surtout dans ce nouveau milieu tout plein de gentils petits amis ; parmi lesquels s’en trouvait un, encore plus chauve et plus sympathique que les autres : Nick Rockefeller, parent du vieux David himself, avec lequel il se lia particulièrement. Nick fut si impressionné par les qualités militantes d’Aaron qu’il lui proposa très vite un siège au Council on Foreign Relations, innocent “laboratoire de réflexion” créer juste avant la première guerre mondiale à la suite du Royal Institute of International Affairs de Chatham House à Londres, émanations toutes deux d’un club très “privé” du nom de Round Table que nos incurables conspirationnistes tiennent pour un des maillons historiques d’un complot visant à la suprématie mondiale d’une élite invisible (pure science-fiction évidemment... demandez à n’importe lequel de nos journalistes occidentaux sérieux...! dont les langues malintentionnées objecteront, cependant, qu’ils émargent directement ou indirectement aux mêmes officines).

Mais Nick eut beau représenter à Aaron l’avenir radieux que sa secte familiale (qui n’est elle-même qu’une des poupées gigognes d’un inextricable casse-tête à emboîtement ; désolé pour ce crâneur de Nick !) préparait au troupeau humain, fait de gouvernement planétaire, de puces RFID et de malthusianisme “intelligent”, le petit juif de Brooklyn prit l’invitation assez mal et la déclina fermement.

Puis, aux alentours de novembre 2000, Nick revint à l’assaut en confiant à Aaron qu’il se produirait dans l’année à venir un “événement” qui permettrait l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, qu’une guerre mondiale serait déclarée contre des terroristes imaginaires, et que les heures de Chavez étaient comptées (on se souviendra du pitoyable capotage du coup d’État de Carmona en 2002). Et le 11 septembre 2001, Aaron Russo fit ce que chacun aurait dû faire : il se réveilla... non pas comme au sortir d’un rêve agité, tel Grégoire Samsa, personnage d’un autre petit juif, cette fois praguois, doté d’une certaine intuition... mais d’un rêve tranquille et rassurant, où chaque chose semble à sa place... où les certitudes sociales et morales vous guident solidement au long du fil d’une Ariane virginale pour vous extirper des catacombes labyrinthiques du Minotaure vers la lumière “démocratique”.

Alors, consumé par l’indignation, “fou comme l’enfer” pour reprendre le titre de l’une de ses productions télévisuelles, il réalisa en 2006 un brûlot documentaire : America: Freedom to Fascism. Un documentaire qui, certes, n’apprendra strictement rien aux ignobles petits curieux, déterreurs maladifs de ces cadavres faisandés que planquent vos livres d’histoire officielle du vingtième siècle, mais qui présente le mérite d’offrir en moins de deux heures aux non-initiés du grand Barnum totalitaire (“Monde Libre” dans sa traduction journalistique) une très honorable introduction aux ténébreux arcanes de l’Internationale orwellienne. Achetez-le, téléchargez-le, montrez-le autour de vous, c’est un film pour les enfants... et sauf à n’avoir dans votre entourage que d’irréductibles crétins issus des batteries poulaillères de l’enseignement public, sanglés dans leur tee-shirt “Libérez le Tibet du réchauffement climatique” et ânonnant tous les soirs devant le journal de vingt heures leur credo sur la “tolérance” et les droits de l’homme (surtout leur tolérance aux doigts intrusifs des hommes de l’Ombre), peut-être parviendrez-vous à en arracher quelques-uns à cette cohorte paresseuse et translucide, marchant en cadence sur l’hymne de la bêtise, et qu’il est usuel de désigner sous le vocable cocasse d’Électorat.

Rien qu’un film pour les enfants, nous le répétons... qui les changera pour une fois de la sournoise propagande de leurs spielbergueries coutumières et les empêchera avec un peu de chance de tomber tout cru dans les gueules redoutables de nos évangélisateurs modernes : enseignants, journalistes ou sociologues. Ils y découvriront des personnages trop méconnus, les Morgan, Rockefeller et autre Warburg, Riri-Fifi-Loulou de la grande carambouille planétaire, qui pour n’être que les fantômes visibles d’une coulisse insondable ne méritent pas l’oubli, sans doute involontaire, de nos historiens “objectifs” et surtout “indépendants”. Ils survoleront les méandres de la Réserve fédérale, ce tentacule étatsunien de la pieuvre mondiale (qu’ils se rassurent: ils en ont aussi une papatte en Europe rien que pour eux qui s’appelle la B.C.E) qui enserre de son étreinte affectueuse le gentil couillon de contribuable américain. Ils apprendront aussi que les billets dans leur tirelire ne valent rien de plus qu’une reconnaissance de dette et que chaque particule de leur future énergie productive sera engloutie par cette machine infernale du Dieu Crédit, à titre confiscatoire et sans autre contre-partie que quelques chiffres virtuels sur un relevé bancaire. Autant de notions élémentaires que ne risque pas de leur prodiguer cette industrie du décérébrage, plus communément intitulée Éducation nationale.

Il se pourrait même qu’ils se prennent au jeu et s’enflamment aux fervents et presque naïfs appels à l’insurrection de l’honnête petit juif de Brooklyn... et pensent comme lui qu’il n’est peut-être pas trop tard. Mais ça, il vaudrait mieux qu’ils le demandent directement à messieurs Bernanke (héritier du trône de Son Altesse Greenspan), Kohn, Kroszner et Mishkin, autres petits juifs infiniment moins fréquentables, en réalité serviteurs et domestiques de quelque cercle luminophobe, qui constitue le bureau directeur de la sus-désignée Réserve fédérale (sans oublié le cinquième, pas petit juif du tout : Kevin Warsh... mais simplement gendre de Ronald Lauder, politicien milliardaire, héritier de la société de cosmétique Estee Lauder, propriétaire de la chaîne de télévision israélienne 10... et accessoirement président du congrès juif mondial !). À moins qu’il ne parle pas la langue, auquel cas nous les prierons de s’adresser à Marc-Olivier Strauss-Kahn (frère de l’autre, devenu affameur en chef du F.M.I, entité parallèle de la Banque Mondiale présidée par l’ultrasioniste Robert Zoellick successeur de Paul Wolfowitz lui-même successeur de James Wolfensohn... mais pourquoi Israël n’aurait-il pas lui aussi ses travailleurs exilés ?), n°4 de la Banque de France, qui vient tout récemment (la semaine dernière) d’être détaché à la F.E.D, agrémenté d’émoluments vertigineux, et qui saura sans doute traduire leurs questions angoissées à ces tout nouveaux petits camarades de classe.

Mais nous les rassurerions, s’il fallait poursuivre notre voyage merveilleux jusque dans l’antre de la Trilatérale ou du Bilderberg et de leurs nombreux satellites, sur la relative diversité (juifs et non-juifs, terriblement bouddhistes ces derniers temps, mais rarement musulmans... et bizarrement jamais palestiniens) de tous ces gens occupés à jouer au bilboquet avec ce pauvre globe, ou à ce jour plus que jamais à saute-gueuleton avec les estomacs du tiers-monde, dont la seule véritable unité confessionnelle repose avant tout sur le culte folklorique de Mammon.

Bien sûr, les lecteurs les plus endurcis d’alterinfo nous rétorqueront que le lien vidéo de l’interview d’Aaron Russo par Alex Jones, narrant ses tribulations avec Nick Rockefeller, se trouve déjà sur le site... et que son pamphlet cinématographique ne date pas du mois dernier. Voir qu’il existe sur le net, en téléchargement libre, un autre documentaire traitant en gros du même sujet, intitulé Zeitgeist*. Certes... à cette différence que Zeitgeist s’enlise tout au long de sa première partie dans une entreprise de pseudo-démystification religieuse truffée d’inexactitudes et d’amalgames pour le moins spécieux ; regrettable salmigondis qui discrédite passablement sa seconde partie, pourtant autrement plus étayée et pédagogique. Et nous ne voulions ici qu’adresser un modeste salut posthume à un petit lascar newyorkais, mort en 2007, naïvement soucieux de l’avenir de cette désespérante humanité.

Puissions-nous seulement, comme des portiers de pipe-show miteux, racoler ici quelques égarés, tombés par accident de l’armoire plombée des news de Libération ou du Figaro pour atterrir sur ce portail déclaré officiellement “nauséabond” par les services d’hygiène mentale de la glorieuse République française, et les convaincre de s’intéresser à la valeureuse besogne de l’ami Aaron... En ce cas, nous n’aurions pas tout à fait perdu notre temps, ni celui de ceux qui auront eu la patience de nous accompagner jusqu’ici.
Marc Olmix
*Hélas, même systématique confusion de personne dans les deux films à propos de la déclaration de Warburg sur “le gouvernement mondial”, voir un de nos précédents articles :
http://www.alterinfo.net/Le-songe-d-Attali-un-gouvernement-mondial-!_a17883.html


Dimanche 13 Avril 2008


Commentaires

1.Posté par pol le 11/04/2008 13:02 | Alerter
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bonjour,
l'auteur pourrait-il développer les "inexactitudes et amalgames" de la premiere partie de Zeitgeist ?

2.Posté par ALLAIN JULES C@MMUNICATION le 11/04/2008 13:56 | Alerter
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Excellent texte !

3.Posté par belh le 11/04/2008 15:19 | Alerter
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Monsieur Aaron-Russo aura préféré vivre un jour comme un coq, que toute sa vie comme une poule, à la grande différence de beaucoup de nos politiques et journalistes.

4.Posté par doubleh le 11/04/2008 15:29 | Alerter
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Moi ce qui me dérange dans cette vidéo, c'est pas Aaron Russo en lui meme mais celui qui a fait la vidéo. Il s'agit de Mr Alex Jones; Officiellement chercheur de vérité sur le 9/11 mais officieusement il est membre des services secret israeliens. Cet agent tente de remettre la faute sur le groupe Rockfeler, la CIA, Bush, et Cheney. Il semblerai que les sionistes aient décider de sacrifier ceux lâ pour détourner les regards d'Israêl et de ses dirigeants.
Récemment dans une interview, il essai de nous convaincre que les sionistes sont soumis a d'autres tel que la reine d'Angleterre ou les Illuminatis.
extrait audio en anglais: http://www.erichufschmid.net/

Allez voir ce site, il explique pas mal de manipulations orchestré par les criminels sionistes.
http://www.erichufschmid.net/Francais-documents.html

5.Posté par Anome le 11/04/2008 17:13 | Alerter
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Russo était un type bien.

Il a été promptement éliminé dès qu'il a montré qu'il était plus fidèle à ses idées humanistes qu'à la clique au pouvoir qui lui proposait une place dans ses rangs.

Vous devriez vous intéresser à son documentaire sur l'origine de l'IRS (l'impôt sur le revenu US) dont il démontre l'illégalité au regard de la constitution US. Le moment clé de ce documentaire c'est celui ou un des responsables qu'il interroge, cerné de près par sa logique et ses questions embarassantes, abandonne l'anglais pour s'adresse à lui en yidich... Tout un programme, au sens littéral du terme, qui débouche sur la question : à qui appartient le federal reserve et que sert-elle ?

Oh oui, Russo était vraiment quelqu'un de très très bien.


6.Posté par pol le 11/04/2008 17:28 | Alerter
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doubleh, essaie de trouver une source sûre et non anonyme que Alex Jones est "membre des services secret israeliens", il n'y en a pas.C'est comme le coup des 4000 juifs qui sont pas aller travailler le 11 septembre.A mon avis ces rumeurs sont lancées soit par des gens qui veulent absolument qu'il y est un complot juif et se servent du sionisme pour faire croire ça, soit par les "illuminatis" (ou plutôt les bankers et leurs amis) qui ont créé le sionisme (qui n'a que 100 ans) et s'en servent pour diviser et conquérir la région.Pendant que le sionisme et l'antisionisme acharné progressent, les bankers et marchant d'armes s'enrichissent tranquillement.

7.Posté par MIJEON Amaury le 11/04/2008 20:06 | Alerter
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Notamment les Rockefeller!
Ils sont parmis ceux qui controlent la réserves fédérale.

8.Posté par Schumi75 le 13/04/2008 02:09 | Alerter
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RESPECT Monsieur Aaron Russo !

@ MIJEON Amaury : la discrète dynastie rhothsild est celle qui a la plus grande part du cadeau de la réserve fédérale.

@ doubleh ; cesses un peu de répéter les salades de hushmidt qui a tout d'un infiltré avec ses échanges avec faurisson, sans oublier son obsession d'israel.Pour ce clown(si ce n'est pas infiltré),le monde est contrôlé par des juifs sionistes et non pas par des banquiers internationalistes dont le sionisme est l'une des branches politiques comme le nazisme,l'ue,les usa...

9.Posté par Aigle le 13/04/2008 12:54 | Alerter
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RESPECTS Mr AARON RUSSO

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