Proche et Moyen-Orient

Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe


L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien.

Par Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008


arno@free.fr
Vendredi 25 Juillet 2008

Shlomo Sand : l’exil du peuple juif est un mythe
Parmi la profusion de héros nationaux que le peuple d’Israël a produits au fil des générations, le sort n’aura pas été favorable à Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle. D’après l’historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling - en hébreu), la tribu de la reine ainsi que d’autres tribus d’Afrique du Nord converties au judaïsme sont l’origine principale à partir de laquelle s’est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d’Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties - et non à partir d’exilés de Jérusalem - n’est qu’une composante dans l’ample argumentation développée dans le nouvel ouvrage de Sand, professeur au département d’Histoire de l’Université de Tel Aviv. Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d’Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s’était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle). A la différence d’autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l’historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d’années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. D’après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu’un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d’origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd’hui, si quelqu’un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le monde (...) n’ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31). D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque - par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes - afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81). Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple "rétrospectivement", avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. » Entretien Shlomo Sand, historien du 20e siècle, avait jusqu’à présent étudié l’histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « L’intellectuel, la vérité et le pouvoir », Am Oved éd., 2000 - en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l’histoire politique (« Le cinéma comme Histoire », Am Oved, 2002 - en hébreu). D’une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu’il n’avait jamais étudiées - généralement en s’appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs. En fait, l’essentiel de votre livre ne s’occupe pas de l’invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d’où viennent les Juifs. « Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d’examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j’ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c’est alors ce qui m’a poussé - je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j’aboutirais. J’ai pris des documents originaux pour essayer d’examiner l’attitude d’auteurs anciens - ce qu’ils avaient écrit à propos de la conversion. » Des spécialistes de l’histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n’avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte. « Il est vrai que je suis un historien de la France et de l’Europe, et pas de l’Antiquité. Je savais que dès lors que je m’occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m’exposerais à des critiques assassines venant d’historiens spécialisés dans ces champs d’étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu’il décrit. Si je ne l’avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j’avais continué à travailler sur la France, j’aurais peut-être obtenu des chaires à l’université et une gloire provinciale. Mais j’ai décidé de renoncer à la gloire. » « Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n’a pas cessé de prier et d’espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d’Indépendance. C’est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L’invention de l’Exil ». Aux dires de Sand, l’exil du peuple de sa terre n’a en fait jamais eu lieu. « Le paradigme suprême de l’envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du "Peuple du Livre" qui l’a précédé », dit Sand ; sous l’influence d’autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l’Exil, il déclare que l’exil du peuple juif est, à l’origine, un mythe chrétien, qui décrivait l’exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d’avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l’envoi en exil - événement fondateur dans l’Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n’a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n’ont pas déporté de peuples et ils n’auraient pas pu le faire même s’ils l’avaient voulu. Ils n’avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n’a pas existé avant le 20e siècle. C’est de là, en fait, qu’est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n’a été ni dispersée ni exilée. » Si le peuple n’a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens. « Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que "la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays". » Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ? « Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d’autres régions païennes - par exemple, vers le Yémen et le Nord de l’Afrique. Si le judaïsme n’avait pas filé de l’avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. » Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d’Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ? « Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J’ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l’Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n’avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. » Aux dires de Sand, l’apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s’est produit à la suite de la conversion du royaume khazar - vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu’à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l’hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s’est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes. Shlomo Sand revisite l’hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l’origine principale des communautés juives d’Europe de l’Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l’Est : trois millions de Juifs, rien qu’en Pologne », dit-il ; « l’historiographie sioniste prétend qu’ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d’Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d’Europe occidentale - de Mayence et de Worms - a pu fonder le peuple yiddish d’Europe de l’Est. Les Juifs d’Europe de l’Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l’Ouest. » Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ? « Les Juifs formaient, à l’Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c’est comme ça qu’ils ont adopté des mots allemands. Je m’appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l’Université de Tel Aviv, qui a démontré qu’il n’y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l’ancienne langue des Juifs n’était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l’historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l’origine des Juifs d’Europe de l’Est et peignait la Khazarie comme la "mère des communautés de l’Exil" en Europe de l’Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d’Europe de l’Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. » Pourquoi, selon vous, l’idée d’une origine khazar est-elle si menaçante ? « Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : "Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici" - comme l’ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l’existence. » Cette crainte n’est-elle pas fondée ? « Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l’exil et de l’errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m’est égal de penser que je suis d’origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l’Etat d’Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l’ensemble des citoyens israéliens. » En fait, vous affirmez qu’il n’y a pas de peuple juif. « Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un "peuple yiddish" qui existait en Europe de l’Est, qui n’est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s’est épanoui sur le terreau de ce "peuple yiddish". Je reconnais également l’existence d’une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître. « Du point de vue du sionisme, cet Etat n’appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l’Etat d’Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n’y a pas lieu de voir en eux une nation. » Qu’y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s’imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ? « Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C’est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n’a pas d’existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d’un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j’ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j’aurai fait ma part. « Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l’origine ethnique, ni la croyance n’auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d’Israël, peut voir qu’ils ne seront pas d’accord de vivre dans un Etat qui proclame n’être pas le leur. Si j’étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c’est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. » La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu’au royaume des Khazars et jusqu’au royaume Himyarite. « Je ne cache pas que j’éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m’a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu’historien, j’ai une obligation d’écrire de l’Histoire et d’examiner les textes. C’est ce que j’ai fait. » Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d’exil sur sa terre, que sera le mythe de l’Etat que vous imaginez ? « Un mythe d’avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd’hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l’existence d’une nation, c’est la promesse d’une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l’avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la "Nakba", entre le Jour du Souvenir et la Journée de l’Indépendance. » Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l’université de Tel-Aviv, à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l’écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006) Publication originale Haaretz, traduit de l’hébreu par Michel Ghys pour Protection Palestine


Lundi 19 Octobre 2009


Commentaires

1.Posté par zimir le 25/07/2008 15:01 | Alerter
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C'est génial comme quoi devant l'intelligence on reste sans voix !

2.Posté par wilhelm le 25/07/2008 18:23 | Alerter
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zimir, excellent commentaire :)

3.Posté par Enissa KELIF le 25/07/2008 19:17 | Alerter
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Attrape nigaud ! Ce pseudo historien Shlomo Sand n’est pas crédible : Véritable produit extrême de la Réforme et du Sionisme c’est un renégat du Judaïsme, par définition un hérétique, sans Dieu, sans Foi, ni Loi. Tout comme nous avons notre Coran, en tant que Peuple du Livre, les Juifs ont leur Torah (Bible et Talmud) comme référence véridique. Nul besoin pour eux de se référer à des « historiens » aliénés du Judaïsme, qui bouffent le cochon et pratiquent l’immoralité et la débauche surtout en Terre Sainte. Les Juifs sont non seulement en « diaspora » (ce qui veut dire Dispersion) mais aussi en Exil et ce selon un décret, des plans et des modalités divines. Dans ces conditions les Juifs authentiques, fidèles à la Thora et leur Tradition, ne revendiquent aucune domination de la Palestine et s’opposent au Sionisme.
C’est admirable qu’existe maintenant le blog www.bloggen.be/yechouroun avec ce message en langue française et que ces Juifs initient avec le Centre Zahra une alliance stratégique amicale entre Judaïsme et Islam contre le Sionisme. Tandis que ce S.SAND ne sera jamais un allié de l’Islam !
Pour que les athées soient en état de comprendre correctement, ils doivent d’abord vouloir se soumettre à Dieu et chercher Sa proximité. Même le matérialisme dialectique et historique, certes supérieur au scientisme bourgeois, ne peut pas tout expliquer. Mon message : Etudiez l’Islam !
Sœur Enissa KELIF
Fière Musulmane flamande tunisienne
B 1502 LEMBEEK
(temporairement en Tunisie)

4.Posté par zimir le 25/07/2008 23:29 | Alerter
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Ouai je te crois mieux vaut un système tautologique ça a l'avantage d'économiser les neurones !

5.Posté par un lecteur le 29/07/2008 12:15 | Alerter
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le Dieu créateur du monde et de toute création et créature (que son nom sois ALLAH ou yahveh ou ...) n'as crée qu'un seul espère de genre humain qui aurras besoin d'un seul réglement de vie pour gérer sa vie sur cette terre (puisqu'il n'est pas sur une autre planète!!!), d'ou une seul religion qui était enseignée à l'humanité au cours du temps et depuis le commencement de la vie par étapes succesives et améliorées comme le primaire, le collège, le lycée , l'université,.... et c'est pour cela que tout les prophètes ou messagers étaient tous des musulmans et monotéistes, e le judaisme ou autre religion précédente n'était en fait qu'une étape d'enseignement comme tout les autres étapes précédentes ou suivantes, et l'islam été la dernière de tout ces étapes.

reste que le judaisme est une religion basée sur la race - une race bien bien déterminée qui est celle des déscendant de jacob et après lui isac- n'est qu'une parmis les milliers des conneries et mensonges introduites par des êtes humains satanique pour des buts bien personneles .

6.Posté par un lecteur le 29/07/2008 12:42 | Alerter
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Le Dieu créateur de ce monde et de toute création et créature (que son nom sois ALLAH ou yahveh ou ...) n'as crée qu'un seul espèse de genre humain qui n'a besoin que d'un seul réglement de vie pour gérer sa vie sur cette terre (puisqu'il n'est pas sur une autre planète!!!), d'ou une seulle religion qui était enseignée à l'humanité au cours du temps et depuis le commencement de la vie par étapes succesives et améliorées comme les étapes de l'enseignement et formation intelectuelle actuel dans le monde: le primaire, le collège, le lycée , l'université,.... et c'est pour cela que tout les prophètes ou messagers étaient tous des musulmans et monotéistes, e le judaisme ou autre religion précédente n'était en fait qu'une étape d'enseignement comme tout les autres étapes précédentes ou suivantes, et l'islam été la dernière de tout ces étapes.

reste que le judaisme est une religion basée sur la race - une race bien bien déterminée qui est celle des déscendant de jacob et après lui isac- n'est qu'une parmis les milliers des conneries et mensonges introduites par des êtes humains satanique pour des buts bien personneles .

7.Posté par Enissa KELIF le 30/07/2008 10:13 | Alerter
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Réfutation de connerie(s) de celui qui ce cache derrière le pseudo “Un lecteur”: Isaac est le père de Jacob et non l’inverse. Le Judaïsme n’est nullement basé sur la « race ». L’appartenance au Judaïsme est basée à la fois sur la descendance matrilinéaire et l’admission dans les devoirs du Judaïsme par le tribunal rabbinique (conversion). Certes, il y a des Juifs racistes, mais le Judaïsme n’est pas raciste. Le roi David est le descendant de Ruth la Moavite, et selon le Judaïsme le Messie sera un descendant de David, paix soit avec lui. La haine et les préjugés – y compris la haine wahabite (version arabe du Sionisme) !- rendent aveugle ! C’est aussi vrai pour Zimir qui semble avide de toute tautologie athée, pseudo scientifique. Employez plutôt vos neurones pour étudier l’Islam:) En savoir plus sur la différence entre Judaïsme authentique et racisme sioniste : www.bloggen/yechouroun .:) Et bien sûr www.centre-zahra.com:)
Sœur Enissa KELIF

8.Posté par zimir le 01/08/2008 04:53 | Alerter
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E K
Réponse à l'armaguedonistion des jours de mouise.
oui oui tu as raison ceux qui ne pensent pas comme toi sont des idiots.

Mais je préfère ma condition inconfortable à la tienne pleine de certitude tu es adepte du pari de Pascal seulement mais tu n'es pas un vrai croyant car tu serais plus modeste.

je réitère, Schlomo Sand est certainement plus modeste que toi et plus courageux !

9.Posté par zimir le 01/08/2008 05:14 | Alerter
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EK
Pour finir ce qui me désole c’est de porter un jugement sur une personne alors qu’elle ne peut pas répondre si Schlomo Sand est comme ceci ou cela il faudrait le lui demander, les considérations à l’emporte pièce ne sont pas une véritable critique logique avec faits avérés.
Ceci étant posé, je comprends parfaitement que ce travail historique puisse être dérangeant car il met le doigt sur la bêtise humaine qui est insondable et renverse les certitudes.
En effet, si on suit Schlomo Sand on se trouve devant des paradoxes qui je vous comprends sont assez dérangeant, cela dit la véritable intelligence consiste aussi à aller voir là où ça fait mal car rester sur son terrain avec ses propres références, c’est confortable c’est clair qu’ainsi on ne sera pas molesté dans ces convictions et ça ne fera pas bouger les évènements.

10.Posté par Enissa KELIF le 01/08/2008 06:12 | Alerter
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Zimir, votre pseudo historien SAND – lire sa biographie en bas de l’article – n’est qu’un bundiste (bouffeur de cochon, renégat du judaïsme qui fait le culte de la langue yiddish, communiste raté) de la vieille école, un calomniateur, faussaire. Ce Sioniste honteux, (il se trahit en écrivant que dans sa « société ouverte » (sic) il veut maintenir les fêtes d’Etat sionistes, pseudo juives), ce renieur de Dieu, ne mérite que mépris et sera un jour chassé de Palestine. En quoi ce SAND serait-il « modeste » ou « courageux » ? En reniant et calomniant la religion millénaire de ses parents ? Il n’y a rien, mais alors rien, de valable dans les élucubrations, les divagations pseudo historiques de cet attrape nigaud. Quand à vous, Zimir, (a moins que vous soyez de la même idéologie satanique que ce SAND qui se cache derrière le pseudo zimir, car alors personne ne peut vous aider) je vous souhaite sincèrement de découvrir la lumière de l’Islam.
Sœur Enissa KELIF

11.Posté par minguinhirigué le 08/08/2008 16:42 | Alerter
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On va faire simple, merci pour ce bel article, il donne des pistes de réflexion et d'étude de l'histoire maintes fois réécrite de peuples juifs...

Soeur Enissa, ce que tu dis sur la religion est juste est beau, surtout à l'égard de l'attachement au livre et à la parole divine. Mais ne penses tu pas que les livres sacrés que l'on tien dans les mains ont pu être modifier de la main, ne penses-tu pas que la recherche d'un parole juste mérite qu'on se dote de tous les outils pour la confronter à une réalité ?

Va lire les ouvrages que Sand cite en référence, des ouvrages rédigés par des hommes influents qui ont sans doutes pu influencer légèrement les décisions sur les adaptations des contenus des livres sacrés, lors de traductions, de transcription...

Si ces livres sont paroles de Dieu transcrite par la main de l'homme, il n'en reste pas moins que l'erreur est humaine, y compris pour les scribes des temps anciens, y compris pour toi qui défend ton point de vue avec une ardeur si arrogante qu'elle te pousse à l'erreur de la non-discussion...

Je ne partage pas tout ce que cet écrivain énonce, entre autre sur la légitimité d'Israël, mais j'estime que si une majorité au pouvoir avait la même position que lui, il y a bien longtemps que le conflit serait passé aux oubliettes, et que tous grandiraient et vivrait heureux... Peut-être pas dans une foi affirmée comme tu le fais remarquer, mais heureux est vivant, ce qui est déjà un bon point pour prendre le temps de reflechir au reste...

12.Posté par Enissa KELIF le 08/08/2008 20:09 | Alerter
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M. minguinhirigué dit… « : y compris pour toi qui défend ton point de vue avec une ardeur si arrogante qu'elle te pousse à l'erreur de la non-discussion... »

M. minguinhirigué, loin d’être arrogante, puisque soumise à Dieu, (c’est exactement la signification, le contenu de l’Islam), je suis fière d’être Musulmane et j’accomplis, avec ardeur et conviction, mon devoir de protester contre les arrogants calomniateurs de la religion et contre ceux qui sont ébahis devant leurs propos trompeurs. Pour un inversement de rôles en voilà un ! Si quelqu’un est arrogant, c’est bien ce pseudo savant bundiste Sand, avec qui toute personne qui se respecte soi-même refuse la discussion. De quel droit ce faussaire, homme sans Dieu, sans foi ni loi, qui a l’arrogance de blasphémer, de falsifier l’histoire et de vouloir imposer à la Palestine une prétendue ‘société ouverte’, avec toute la pourriture que cela comporte, est-il en Palestine ? Sans étonnement, au nom de la ‘discussion’ ce charlatan insolant, qui rejette la religion au nom de la « science » (qui a bon dos), a encore des supporters dans ce forum, ces pairs : des railleurs arrogants ! M. minguinhirigué et compagnons, un seul conseil : Soumettez vous à Allah, étudiez l’Islam, et vous comprendrez qu‘il ne convient pas de discuter avec des impies de l’espèce de ce SAND.
Sœur Enissa KELIF

13.Posté par Alain G. le 29/01/2009 11:12 | Alerter
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Sand réfléchit, ce n'est manifestement pas le cas de tout le monde. Et si on laissait les religions dans les prières, la vie des humains sur terre serait peut-être un peu moins pénible.

14.Posté par Krauss le 16/02/2009 00:24 | Alerter
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Arthur Koestler a publié "la treizième tribu" : lire ce livre.
Ce texte montre que des universitaires - ceux qui ont le temps et le gout de la recherche - sont bien utiles pour tordre le cou aux inepties fondatrices du Sionisme.
Lilre aussi le lvre de Zorgbibe sur Theorot Herz, qui était un natiolilste "allemand" et qui révérait l'Empeur.
Les besoins de la propagande pour la création de l'Etat Hébreux sont à l'origine d'un montage "fondateur".
Etant de culture et de pratique chrétienne, je suis persuadé que la "diaspora" est un mythe.
Sand a raison de penser que les Palestiniens sont les descendants biologiques des paysans juifs convertis à la foi de Mahomet. Cette religion - très simple fondée par un guerrier détrousseur de caravanes - n'est qu'une variante du judaïsme adaptée pour les "arabes" de Médine.
CONCLUSION : après discussion avec des universitaires juifs français, il appert que la thèse de Sand est bien reçue.

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