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Sept Français sur dix désavouent Sarkozy : Les UMPistes ridiculisés


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Olivier Bonnet
Samedi 27 Mars 2010

Sept Français sur dix désavouent Sarkozy : Les UMPistes ridiculisés
Nicolas Sarkozy s’est donc exprimé à l’issue du Conseil des ministres de mercredi soir, soi-disant pour tirer les leçons de la défaite, intervention parfaitement résumée par L’Humanité sous le titre de Je continue, en pire : "Les Français ont beau avoir voté, et le président de la République peut bien expliquer que son «  devoir est d’entendre ce message  », il n’y aura pas d’inflexion de la politique gouvernementale. « Rien ne serait pire que de changer de cap  », a-t-il déclaré, à la sortie du premier Conseil des ministres post-électoral. «  Il y a des choix sur lesquels nous devons faire preuve de constance. Nous devons continuer les réformes  », a-t-il assuré, estimant que son rôle était de «  fixer une ligne  » sans céder à «  l’agitation propre aux périodes électorales  » (sic). Si les Français sont pris d’«  agitation  », le chef de l’État doit, lui, réagir avec «  sang-froid  » : bref, pour Nicolas Sarkozy, la sanction est nulle et non avenue. Au contraire, «  la crise ne doit pas nous inciter à ralentir, mais au contraire à aller plus loin  » dans la même direction, a insisté le chef de l’État. Au lieu du changement de politique attendu, le président s’est livré à un hallucinant exercice d’autojustification du « travail considérable accompli  » depuis trois ans, mais dont «  les effets positifs  » auraient, selon lui, été occultés par la crise. Pour Nicolas Sarkozy, les Français ne rejetteraient pas sa politique, mais auraient témoigné de leurs «  impatiences  » à en voir les «  résultats  ». «  Ces résultats, vous les aurez  », a-t-il à nouveau promis. Et le président de la République de prôner l’aggravation d’une politique qui a failli depuis trois ans : «  Nous devons continuer à alléger nos charges sur le travail et sur l’investissement, nous devons continuer à refuser toute augmentation d’impôt  », a-t-il affirmé. Tout en retrouvant ses accents de la campagne de 2007 en complet décalage avec ses actes («  nous avons fait le choix du travail  », de «  la production  », de «  l’industrie  », de «  ne laisser personne au bord de la route  », a-t-il énuméré…), il a listé différents «  sujets qui ne peuvent plus attendre  », dont la réforme des retraites, la loi de modernisation agricole et les «  décisions structurelles  » de réorganisation de la médecine de ville. Sur les retraites, Nicolas Sarkozy a promis qu’avant six mois, la réforme serait « adoptée », priant ses opposants d’abandonner leurs «  postures partisanes  » à laquelle sont réduites leurs contre-propositions. Bref, Nicolas Sarkozy ne «  passera pas en force  », a-t-il juré… si tout le monde se range à ses choix. Par ailleurs, clin d’œil à l’électorat du FN, il a rejoué les fiers-à-bras sur l’insécurité («  ceux qui attendent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus  »), en mêlant, dans un odieux amalgame, la lutte contre la violence, la suspension des allocations aux parents d’enfants absentéistes scolaires et l’annonce d’une loi d’«  interdiction du voile intégral…"

xb&flFace à cette réaction, que nous résumions pour notre part avec la formule La droite écrabouillée aux élections ? Cap à droite toute !, stigmatisant un véritable bras d’honneur adressé aux électeurs, nos chers leaders UMPistes se sont pâmés comme un seul homme. "En maintenant le cap des réformes et en fixant les priorités que sont la lutte contre le chômage, l’investissement dans l’innovation et la recherche, le refus du sectarisme, et la lutte contre l’insécurité, le président de la République montre qu’il a entendu le message des Français", ose Xavier Bertand, Secrétaire général du parti minoritaire, dans Le Figaro, où Frédéric Lefebvre, son porte-parole, surenchérit : selon lui, Sarkozy "montre qu’il a entendu le message des Français, et notamment de la majorité d’entre eux qui n’a pas voté à cette élection". Les Français "veulent des résultats en matière de sécurité, d’emploi et de pouvoir d’achat, dans une société en profonde mutation qui impose un changement total dans les réformes pour réussir la sortie de crise". Ils veulent "une France unie, fidèle à ses valeurs, à ses principes, comme l’égalité homme/femmes, et la responsabilité des parents dans l’éducation des enfants. Les priorités annoncées par le président de la République sont de nature à construire la réponse à cette attente si légitime". Trop fort : dans sa boule de cristal, à l’issue d’un scrutin qui a consacré la pire défaite de la droite parlementaire de toute l’histoire de la cinquième République, Lefebvre croit voir, affirmation entièrement gratuite, des aspirations des Français auxquelles, naturellement, son chef répond ! Evidemment, comme Bertrand, il se moque du monde à un point incroyablement, comment dire... décomplexé. 

sondageMais voilà qu’un sondage Harris-Interactive pour RTL, publié ce matin, se charge de venir opportunément ridiculiser les deux propagandistes à la petite semaine : 70% des Français désavouent la réaction du chef de l’Etat ! "Seuls 28% des Français considèrent que le président a tiré les leçons de ce scrutin. En corolaire, seules 26% des personnes interrogées sont satisfaites des annonces et des mesures présentées depuis le second tour", précise le site de la radio. Alors, Bertrand ? Lefebvre ? Evidemment, ça n’empêchera pas ces deux fieffés coquins de continuer à dire n’importe quoi. Plus que jamais, l’UMP est l’union des menteurs professionnels.

P.-S.

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Samedi 27 Mars 2010


Commentaires

1.Posté par Saber le 28/03/2010 00:31 | Alerter
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Un "pov con " qui tient parole

2.Posté par passage le 01/04/2010 00:23 | Alerter
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D'accord, une grosse majorité de français désavouent sarkozy.
Et dans les faits qu'est-ce que ça change? RIEN DU TOUT!!
C'est ça la démocratie: faire croire au gens qu'ils ont un pouvoir décisionnel sur la gouvernance de notre pays...

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