Néolibéralisme et conséquences

Selon la BRI, la dette des Etats développés est insolvable


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Mardi 13 Avril 2010

Selon la BRI, la dette des Etats développés est insolvable
Dans une étude, adressée aux gouverneurs des banques centrales, la Banque des règlements internationaux (BRI) montre que les Etats développés ne pourront jamais rembourser leurs dettes.
Celle-ci devrait atteindre 100 % en 2011 pour des pays comme les Etats-Unis et la France, puis s’accumuler brutalement pour atteindre rapidement un niveau d’insolvabilité certain (plus de 400 % vers 2040 si aucun paramètre ne change).
Ce n’est pas la première fois que des Etats ont souscrit des dettes massives, mais c’était en temps de guerre et avec une forte démographie. Dans la période actuelle la dette est le fruit d’un système dont le déséquilibre s’accentue d’autant plus que la population vieillit.
La BRI souligne que lorsque les créanciers exigeront d’être payés, ils placeront les Etats en faillite. Seuls les pays qui auront allongé la durée de la vie active pourront espérer amortir l’inévitable choc.
A vrai dire, la question des retraites n’est qu’un paramètre parmi bien d’autres et elle n’est désignée comme variable que pour préserver le déséquilibre du système, lequel fonctionne d’abord par une sous-rémunération du travail par rapport au capital.
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- Pour comprendre le problème structurel, lire : « Au Sud comme au Nord, de la grande transformation des années 1980 à la crise actuelle », par Eric Toussaint, Réseau Voltaire, 9 septembre 2009.
- Sur l’insolvabilité des Etats développés, lire l’intégralité de l’étude de la BRI (en anglais) : « The future of public debt : prospects and implications », par Stephen G Cecchetti, M S Mohanty et Fabrizio Zampolli, Voltaire Network, 12 avril 2010.

http://www.voltairenet.org http://www.voltairenet.org



Mardi 13 Avril 2010


Commentaires

1.Posté par A-J Holbecq le 24/04/2010 09:45 | Alerter
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Lorsque les États en auront marre de se faire plumer, ils décideront de faire monétiser progressivement leurs dettes arrivant à échéance par leur banque centrale

Progressivement car monétiser d’un seul coup l’ensemble de la dette, serait effectivement suicidaire.

Pour la simplification de l’explication, admettons ici que la banque centrale décide de monétiser tous les ans 100 milliard d’obligations arrivant à échéance, plus les intérêts dus sur le solde (au taux moyen de 4%, soit 60 milliards sur une dette de 1500 milliards), et que le budget des Administrations publiques est équilibré hors intérêts à payer .

L’année 1, la banque centrale devrait donc monétiser 100 + (1500 x 4%) =160 Md€
La seconde année la dette serait réduite à 1400 milliards. La banque centrale monétiserait 100 + (1400 x 4%) = 156 Md€
Les années suivantes verraient les besoins de monétisation suivants :
152, 148, 144, 140, 136, 132, 128, 124, 120, 116, 112, 108, 104, 100..

Et donc la 16° année le capital de la dette de 1500 Md€ plus les intérêts payés de 480 Md€ sur cette période, soit un total d’environ 2000 Md€ de dette, seraient en totalité transférés à la banque centrale.

Cette monnaie viendrait effectivement dans le circuit économique en plus de la monnaie existante, mais sur 16 ans !

Les monétaristes ne sont pas choqués que le taux de croissance (annualisé sur 6 mois) de M3 dans la zone euro a atteint près de 13% en 2007, et sa moyenne entre 2002 et 2007 ait été proche de 10%

Néanmoins, compte tenu des besoins d’investissements nécessaire (transition énergétique), il serait souhaitable que la banque centrale accorde, en plus de ce transfert de dette, une centaine de milliards de crédits nouveaux annuellement : évidemment sans intérêts. … crédits affectés à l’investissement.


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