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Sécession de Washington : la nation Lakota déclare son indépendance de l’État colonial US


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AUTEUR: Rainer Rupp

Traduit par Fausto Giudice


Rainer Rupp
Samedi 22 Décembre 2007

Sécession de Washington : la nation Lakota déclare son indépendance de l’État colonial US
Quelques chiffres suffisent à résumer la situation de ceux qu’on appelle les Sioux aujourd’hui :
- espérance de vie des hommes : 44 ans
- mortalité infantile : 5 fois plus que la moyenne US
- suicides d’adolescents : 1,5 fois plus que la moyenne US.
Et ajoutons ce chiffre terrible : trois plus de femmes indiennes que de femmes blanches se font violer (surtout par des hommes blancs) .
Comme l’a écrit le Lakota Dennis Banks :
They call us the New Indians
Hell, we are the Old Indians,
the landlords of this continent,
coming to collect the rent.

Ils nous appellent les nouveaux Indiens
Mais bon sang, nous sommes les vieux Indiens
Les propriétaires de ce continent
Et nous sommes venus encaisser le loyer.

NdT

Les descendants de Sitting Bull et Crazy Horse, actuels dirigeants des Indiens Lakota (plus connus sous le nom de Sioux, NdT), ont déclaré jeudi 20 Décembre à Washington leur indépendance par rapport à « l’État colonial des USA ». Ils ont remis une note au département d’État dénonçant tous les traités signés avec les USA, dont certains ont plus de 150 ans, car, ont-ils expliqué, « les colons ne les ont jamais respectés ». « Nous ne sommes plus des citoyens des USA », a réaffirmé le célèbre militant des droits des Indiens Russell Means devant la presse et une délégation de l'ambassade de Bolivie.


Russell Means

Le « Lakota le Country », nom du nouvel État, comprend des parties du Nebraska, du Dakota du Sud et du Nord du  Montana et du Wyoming. « Les frontières de ces États ont été tirées à la règle par les colons, sans considération pour les droits des autochtones indiens. »

Selon Means, le "Lakota" délivrera ses propres passeports et permis de conduire. Ceux qui renonceront à la citoyenneté US seront exemptés d’impôts. Dans le cadre de leur campagne pour obtenir une reconnaissance diplomatique internationale des délégations de Lakota ont déjà visité les ambassades de Bolivie, du Chili, d'Afrique du Sud et du Venezuela. Dans les semaines et les mois qui viennent, des missions diplomatiques seront envoyées à l'étranger.
Tout au long des années, les 33 traités signés avec les USA "ont été des mots sans valeur signés sur un papier sans valeur", peut-on lire sur le site web des militants de la liberté Lakota. Dénoncer ces traités "conformément à l'article six de la constitution US " est « légal », a dit Means jeudi. En outre, la démarche des Lakota vers l'indépendance est garantie par la Convention de Vienne qui a été ratifiée en 1980 par les USA.

Le récent mouvement Lakota remonte à  1974, quand une déclaration sur l'"indépendance continue" a été publiée – une allusion ironique à la  Déclaration d'indépendance des USA vis-à-vis de Angleterre. Selon Means, il a fallu les 33 années suivantes, pour réunir une "masse critique" dans la lutte contre le colonialisme .
Les Lakota peuvent aussi s’appuyer sur la déclaration des droits des peuples autochtones adoptée en septembre dernier par l'Assemblée genérale des Nations unies, malgré l’opposition …des USA (qui devront bientôt se rebaptiser DSA, Disunited States of America, NdT).


Source : http://www.jungewelt.de/2007/12-22/058.php à partir de http://afp.google.com/article/ALeqM5iVC1KMTOgwiSoMQyT2LwZc9HyAgA

Article original publié le 22 Décembre 2007

Sur l’auteur

Fausto Giudice est membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=4388&lg=fr


Samedi 22 Décembre 2007


Commentaires

1.Posté par indien le 23/12/2007 14:11 | Alerter
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j'aimerais bien avoir u passeport de la nation sioux comment faire la demande

2.Posté par chat assis le 23/12/2007 14:39 | Alerter
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(mon premier post n'a pas apparu, je renouvelle mon post)

Quelle nouvelle ! C'est du tonnerre ! J'ai toujours rêvé discrètement de ce moment sans jamais pouvoir formuler ouvertement : Que les Amérindiens humiliés réclament leurs territoires annexés par mille et un pièges sans parler du sang coulé. Le moment est venu. Les Lakotas ont donné l'exemple, les autres suivront sans doute.
Que celles et ceux qui soutiennent cette cause se fassent connaître afin de venir leur prêter main forte : informer le public de leur bonne et juste cause, organiser des projections de documentaires suivis de débats, faire connaître la culture et l'histoire des Lakota, la pensée hautement humaine de leur vision du monde qui prend en compte tous les êtres vivant sur terre, source de leur imaginaire spirituel.
Que pense NITASSINAN ?
Vive le Lakota Country !
Le Lakota Country vivra !

3.Posté par Franckydread le 23/12/2007 23:48 | Alerter
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Aujourd'hui, plus que jamais, nous sommes tous des indiens Lakota !

4.Posté par LaDonna le 30/12/2007 07:42 | Alerter
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Voila bien un reportage a la noix de coco...Rien n'a ete verifie, et vous racontez des balivernes. Ces quatre individus qui ont annonce la secession ne sont que cela, des individus un peu farfelus, et non comme votre article le dit des representants de la Nation des lakota.

En tant qu'individus, ils n'ont aucun droit de faire ou de defaire quoi que ce soit en matiere de traites. internationaux.

Le peuple Lakota est represente par des Conseils reconnus qui ont dementi ces propos extravagants. Et ces gens la que vous citez si allegrement ne sont pas du tout "les dirigeants" de quoi que ce soit au pays Lakota. Allez donc, quel journalisme navrant, qui imprime n'importe quoi... Et vous presentez ce fait divers eccentrique comme si cela meritait d'etre une annonce internationale. Quelle honte!

5.Posté par James Tallarico le 19/02/2008 19:14 | Alerter
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Je trouve ça ridicule, une sécession est quelque chose de sérieux, et pour ma part, je soutiens toujours activement celle faites par les Etats de la confédération américaine. Ca c'est une vraie sécession ! [passage supprimé]

6.Posté par redk le 19/02/2008 21:49 | Alerter
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les cow-boys ladonna et tallarico reveillez vous, la conquete de l'ouest c'est fini, custer et ses sbires ons fini le boulot, a moin de vouloir les derniers skalps restents , ladonna kid la république lakota sur son site Internet appel a la sécéssion, et le farfelus comme tu dis si bien, Russell Means représente les indiens Lakota depuis des lustres, tien pour le plaisir je vous offre Cette lettre ouverte de Dan George, chef indien des Capilanos, tribu de la Colombie britannique (Canada), écrite en 1975 :

Mes très chers amis,

Je suis né il y a mille ans, né dans une culture d'arc et flèches; et dans l'espace d'une demi-vie humaine, je me suis trouvé dans la culture de l'âge atomique, mais d'arc, et flèches à la bombe atomique, il y a une distance plus grande que le voyage vers la Lune.

Je suis né à une époque qui aimait les choses de la nature et leur donnait de beaux noms comme Tessoualouit, au lieu de noms desséchés comme Stanley Park. Je suis né à une époque où les gens aimaient toute la nature et lui parlaient comme si elle avait une âme.

Je me souviens qu'étant très jeune, je remontais l'lndian River avec mon père. Je me le rappelle admirant le soleil qui se levait sur le mont Pé-Né-Né ; il lui chantait sa reconnaissance, comme il le faisait souvent, avec le mot indien " merci " et beaucoup de douceur.

Et puis, du monde, est venu, de plus en plus de monde, comme une vague déferlante, et je me suis soudainement trouvé au milieu du 20e siècle. Je me suis trouvé moi-même et mon peuple flottant à la dérive dans cette nouvelle ère ; nous n'en faisions pas partie, engloutis par sa marée saisissante, comme des captifs tournant en rond dans de petites réserves, dans des lopins de terre, honteux de notre culture que vous tourniez en ridicule, incertains de notre personnalité et de ce vers quoi nous allions.

Pendant quelques brèves années, j'ai connu mon peuple vivant la vieille vie traditionnelle, alors qu'il y avait encore de la dignité. Je les ai connus quand ils avaient une confiance tacite dans leurs familles et qu'ils avaient une certaine notion de ce qu'était le cheminement de leur vie.

Malheureusement, ils vivaient dans l'agonisante énergie d'une culture qui perdait graduellement son élan vital. Nous n'avons pas eu le temps de nous ajuster à la croissance brutale qui nous entourait ; il semble que nous ayons perdu ce que nous avions sans que cela soit remplacé. Nous n’avons pas eu le temps d'aborder le progrès du 20e siècle, petit à petit, ni de le digérer.

Savez-vous ce que c'est que d'être sans pays ? Savez-vous ce que c'est que de vivre dans un cadre laid ? Cela déprime l'homme, car l'homme doit être entouré de la beauté dans laquelle son âme doit grandir.

Savez-vous ce que c'est que de sentir sa race écrasée et d'être acculé à prendre conscience qu'on est un fardeau pour le pays ? Peut-être n'étions-nous pas assez malins pour apporter une participation pleine de signification, mais personne n'avait la patience d'attendre que nous puissions suivre. Nous avons été mis à l'écart parce que nous restions sans réagir et incapables d'apprendre.

A quoi cela ressemble-t-il de n'avoir aucun orgueil de sa propre race, de sa famille, aucun amour-propre, aucune confiance en soi ? Vous ne pouvez pas le savoir parce. que vous n'avez jamais tâté cette amertume. Mais je vais vous le dire: on ne fait aucun cas du lendemain, car qu'est--ce que demain ? On est dans une réserve, c'est-à-dire dans une sorte de décharge publique parce qu'on a perdu dans son âme tout sentiment du beau.

Et maintenant, vous me tendez la main... et maintenant, vous me demandez d'aller à vous. " Viens et intègre-toi ! " c'est ce que vous dites. Mais comment venir ? Je suis nu et couvert de honte. Comment venir avec dignité ? Je n'ai pas de présence, je n'ai rien à donner. Qu'appréciez-vous dans ma culture- mon pauvre trésor ? Vous ne faites que le mépriser. Vais-je venir à vous comme un mendiant et tout recevoir de votre main toute-puissante ?

Quoi que je fasse, je dois attendre, trouver des délais, me trouver moi-même, trouver mon trésor, attendre que vous désiriez quelque chose de moi, que vous ayez besoin d'un quelque chose qui est moi. C'est alors que je pourrai dresser la tête, dire à ma femme, à mes enfants: a Ecoutez, ils m'appellent, ils me veulent, je dois y aller. "

Alors, je pourrai changer de trottoir, la tête haute, car j'irai vous parler sur un pied d'égalité. Je ne vous mépriserai pas pour votre paternalisme, mais vous ne me ferez pas l'aumône. Votre aumône, je peux vivre sans elle, mais ma condition humaine, je ne saurais vivre sans elle. Je ne ferai pas de courbettes devant vos aumônes. Je viendrai avec dignité ou je ne viendrai pas du tout. Vous employez le grand mot d' " intégration " dans les écoles. Cela existe-t-il vraiment? Peut-on parler d'intégration avant qu'il y ait l'intégration sociale, celle des cœurs et celle des esprits ? Sans cela, on a juste la présence des corps, les murs sont aussi hauts que les montagnes.

Accompagnez-moi dans la cour de récréation d'une école où l'on prétend que règne l'intégration. Voyez comme son asphalte noire est unie, plate et laide; alors, regardez: c'est l'heure de la récréation, les élèves se précipitent par les portes. Voilà alors deux groupes distincts: ici, des élèves blancs et là-bas, prés de la barrière, des élèves autochtones.

Et puis, regardez encore, la cour noire, unie, ne l'est plus: les montagnes se dressent, les vallées se creusent; un grand vide s'établit entre les deux groupes, le vôtre et le mien, et. personne ne semble capable de le franchir.

Attendez, bientôt la cloche va sonner et les élèves vont quitter la cour. Le mélange des élèves se fait dedans parce que dans une classe, il est impossible de trouver un grand vide, les êtres sont devenus petits, rien que de petits êtres; les grands, on n'en veut pas, du moins, pas sous nos yeux. .

Ce que nous voulons ? Nous voulons avant tout être respectés et sentir que i notre peuple a sa valeur, avoir les mêmes possibilités de réussir dans l'existence, mais nous ne pouvons pas réussir selon vos conditions, nous élever selon vos normes, nous avons besoin d'une éducation spéciale, d'une aide spécifique pendant les années de formation, des cours spéciaux en anglais, nous avons besoin d'orientation et de conseils, de débouchés équivalents pour nos diplômes, sinon nos étudiants perdront courage et se diront: " A quoi bon!

Que personne ne l'oublie: notre peuple a des droits garantis par des promesses et des traités. Nous ne les avons pas demandés et nous ne vous disons pas merci. Car, grand Dieu, le prix que nous les avons payés était exorbitant: c'était notre culture, notre dignité et le respect de nous-mêmes. Nous avons payé, payé, payé jusqu'à en devenir une race blessée, percluse de pauvreté et conquise.

Je sais que dans votre cœur, vous voudriez bien m'aider. Je me demande . si vous pouvez faire beaucoup. Eh bien! oui, vous pouvez faire une foule de choses. Chaque fois que vous rencontrerez mes enfants, respectez-les pour ce qu'ils sont: des enfants, des frères.

7.Posté par Dancing Wolf le 13/05/2008 23:55 | Alerter
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Voilà bien une nouvelle qui me réjouirait si elle pouvait avoir une suite favorable aux Lakotas et à toutes les Nations Amérindiennes (du moins celles qui restent après les massacres commis par les blancs colonisateurs), du continent Américain. Ces gens qui se veullent les chantres de la liberté n'ont jamais porté la moindre attention a ceux à qui ils ont volé les terres, à qui ils ont enlevé toute dignité. Parquer des êtres humains dans des "réserves" est indigne de personnes qui se disent chrétiennes. Que celà perdure jusqu'à nos jours est impardonnable. Etant moi-même d'origine Caraïbe et mes ancêtres ayant eu a subir les "plaisirs" de la colonisation (et continuant a les subir) Nous avons combatus les envahisseurs beaucoup sont mort. La légende (racontée par ma Grand-Mère) veut qu'a la fin tous les guerriers restants et quelques unes de leurs femmes, se
sont suicidés en se jettant dans le vide du haut d'un mont encore appellé de nos jours "Tombeau des Carîbes. Je vis en Martinique, Madinina ou Iwanacaëra dans notre langue. Combien d'Hommes de Femmes Rouges, Noires, Jaunes ont connu la joie d'être colonisés ? Combien en sont mort victimes du racisme, de dénie de leurs religion, de leur culture, de l'envie de possèder des terres ? Combien ont subi le joug de l'esclavage ? Combien se sont vu dénier le droit de vivre car déclarer par l'église comme non humains ?
L'action de ce Grand Homme Russell Means, ses paroles, ses ambitions pour son Peuple sont légitimes et fondées sur le Droit à tout homme à disposer de sa vie, mais, hélas vouées à l'échec... Jamais les blans ne reconnaitrons qu'ils ont VOLE les terres des Lakotas, Cheyennes, Commanches, Iroquois, Hurons, etc etc car ils s'exposeraient à devoir les rendre en toute justice. Mais qu'il y ait des Hommes, des Femmes qui se lèvent et tendent le poing en réclamant justice montre qu'ils retrouvent leur dignité et qu'il faudra bien qu'un jour, lointain certainement, on reconnaisse leurs droits.

8.Posté par Roland le 05/10/2008 19:22 | Alerter
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le site de cette "république" :
http://www.republicoflakotah.com/

mais, c'est vrai, les autorités officielles sius lui dénient tout droit de parler en leur nom. Et même l'association militante des indépendantistes, déclarent qu'il a "pris en orage" le mouvement.
Il serait utile d'avoir des informations (des vraies!) sur ce que devient tout ça un an après. Qui en a ? C'est une affaire à suivre

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