Géopolitique et stratégie

Sayyed Nasrallah, père de la guerre psychologique



Une des nombreuses manifestations de la défaite israélienne lors sa guerre de l’été dernier contre le Liban se trouve l’habile guerre psychologique pratiquée par le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, alors qu’il donnait ses discours.

Rapport spécial d’Al-Manar – Ahmad Ammar.


Ahmad Ammar
Lundi 5 Février 2007

Sayyed Nasrallah, père de la guerre psychologique
L’expert israélien en psychologie politique Dr. Odi Libel a écrit dans le quotidien Maariv que Sayyed Nasrallah a manifesté dans son dernier discours une connaissance profonde de ce qui se passe dans le Comité de Winograd, et qu’il a excellé à prendre avantage des mots de Dan Halutz concernant son manque de confiance dans la capacité de son armée à affronter les combattants du Hezbollah.

Libel a ajouté que Sayyed Nasrallah est la personne qui peut mieux affirmer, mieux que quiconque, els capacités, les limites et les lacunes de l’armée israélienne, afin de démontrer à ses supporters la nouvelle balance du pouvoir entre le Hezbollah et l’armée israélienne, basée sur la reconnaissance de Halutz.

Libel a ajouté : Imaginez comment, après l’échec de la guerre stratégique active contre le Hezbollah, le père de la guerre psychologique, Hassan Nasrallah utilise les rapports concernant le retour d’Ehud Barak au ministère de la défense, en disant que ce dernier est un vétéran de la fuite face au Hezbollah et qu’il avait précipité Israël et provoqué un retrait du sud du Liban.

Libel a aussi dit que la demande de généraux seniors israéliens pour ramener Barak dans l’arène militaire est une preuve de la publication d’un ordre israélien pour nommer le défaitiste Barak pour restructurer la politique d’Israël. Il a ajouté que ceci est un cadeau au Hezbollah, qui sert son secrétaire général.

Libel a dit que ceci pousse Nasrallah à ridiculiser la société israélienne qui souhaite qu’Ehud Barak soit à la tête du ministère de la défense, après qu’il ait choisi de fuir le Liban, le préférant à Amir Peretz qui n’a pas hésité à affronter le Hezbollah.

Libel a accusé les généraux pro-Barak de ne rien connaître de la conduite militaire et de la guerre psychologique, offrant ainsi un présent au chef du Hezbollah contre qui ils ont combattu une guerre six mois plus tôt.

Traduction : manar-fr.com


Lundi 5 Février 2007

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