MONDE

Sayed Nasrallah:Israël est dans l'impasse, ne peut ni faire la guerre ni la paix


16/02/2010 Le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a levé d'un cran ses menaces contre l'ennemi sioniste, préconisant une nouvelle équation en cas de guerre israélienne contre le Liban: " Si vous bombardez nos infrastructures libanaises, la résistance fera de même et bombardera les infrastructures israéliennes où qu'elles soient situées" a-t-il scandé devant des milliers de Libanais rassemblés dans la Banlieue-Sud, à l'occasion de la semaine du martyre des dirigeants.
Toujours selon le numéro un du Hezbollah, "Israël se trouve actuellement dans l'impasse ne pouvant ni imposer la paix, selon ses conditions, ni faire la guerre non plus". Raison est-il, estime-t-il, "il s'attelle entretemps à vouloir empêcher les autres de perfectionner leurs dispositifs de guerre".


Mardi 16 Février 2010

Sayed Nasrallah:Israël est dans l'impasse, ne peut ni faire la guerre ni la paix

  Lors d'un discours prononcé l'an dernier, lors d'une  commémoration similaire, Sayed Nasrallah avait annoncé l'équation de guerre suivante, celle de Tel Aviv contre La Banlieue-Sud, alors que celle de la guerre 2006 avait été celle de Tel Aviv contre Beyrouth.
Le commandant de la résistance libanaise a également regretté les voix libanaises internes qui prêchent depuis quelque temps un nouveau discours, celui de considérer la présence de la résistance et de son armement comme étant un acte de provocation à l'encontre  d'Israël. Selon lui, cette explication des faits est "très dangereuse car elle justifie à l'ennemi son agression, et l'appelle même à l'agression".


LES IDEES PRINCIPALES DU DISCOURS 
 
 
Nous renouvelons en cette occasion nos condoléances pour la perte de nos chers martyrs, et en même temps nos félicitations parce qu’ils sont en fin de compte les premiers victorieux. Ils représentent notre gloire et notre fierté.
 
 
Je vais évoquer les défis actuels et notre stratégie pour y faire face. Lorsque nous nous rappelons ces dirigeants et que nous étudions leur vie et leurs comportements, nous trouvons des caractéristiques communs: la foi, la piété, la fidélité, la franchise, l’amour des autres...
C’est à travers ces caractéristiques que nous comprenons comment l’être humain peut être fort face à l’ennemi tout en étant ému et touché devant les martyrs et les massacres de Qana et d’autres.
 
 
Ce point commun est leur jeunesse.
Dès leur enfance, ils étaient conscients de la réalité du conflit israélo-palestinien. Grâce à l’imam Moussa Sadr ils avaient compris les causes réelles du conflit, et ils étaient disposés à faire tous les sacrifices nécessaires. Depuis leur enfance, ils étaient des hommes, jamais à l'instar des simples jeunes, ils n'ont perdu leur temps dans les divertissements. Dieu a consacré à chacun d’eux des responsabilités. Cheikh Ragheb Harb fut le symbole de la révolution populaire et du rejet de tout compromis avec l’ennemi. Son sang a fondé la résistance… Sayed Abbas avait joué un grand rôle dans la fondation militaire de la résistance, alors que hajj Imad Moughniyeh incarnait l’aspiration des peuples et des combattants à la liberté. Chacun d’eux est tombé en martyre dès son jeune âge. Cheikh Ragheb avait 32 ans, Sayed Abbas en avait 40 ans seulement, et hajj Imad 46 ans.
 
 
Ils étaient tous jeunes et avaient le sentiment de responsabilité. Ils travaillaient sur le chemin de Dieu pour que la nation vive dignement, librement, et en toute sécurité. Ces jeunes dirigeants ont pu créer des générations de jeunes qui ont pris en charge de résister, d’endurer et de réaliser les victoires. Ces jeunes constituent actuellement le plus important facteur de la force du Liban, ces jeunes sont prêts à se sacrifier pour protéger leur pays. C’est le legs de ces dirigeants martyrs.
 A chaque occasion, nous reconnaissons leurs exploits, ainsi que les exploits de tous les martyrs qui ont libéré la terre et les détenus et protégé le Liban. Ces martyrs veulent qu’on protège leurs exploits, leur sang et le choix de la résistance.




Actuellement, et face aux derniers défis, plusieurs questions sont posées. Hélas,  nous devons chaque fois reposer les mêmes questions, car certaine s ne veulent pas tirer les leçons de notre expériences ni celles des autres expériences historiques dans le monde. Et nous voilà de nouveau évoquer de nouveau les choix et les moyens.
 Est-ce que les promesses américaines peuvent protéger le Liban? Si Biden et Barack nous promettent de protéger le Liban, est-ce qu’ils sont vraiment capables de le faire?
Ils n’ont pas pu stopper la colonisation, (dans les territoires palestiniens occupés) ni imposer l’application des résolutions internationales.
Est-ce que les résolutions internationales ont protégé le Liban depuis 60 années? La Communauté internationale peut-elle le faire, alors qu'elle ne s'intéresse qu'aux intérêts des grandes puissances?
Est-ce que nous pouvons protéger le Liban si on proclame sa neutralité? Est-ce que ceci met fin aux convoitises israéliennes, et ses ambitions dans nos terres et notre eau?
De plus, Lieberman et les responsables israéliens annoncent qu’il est désormais plus possible d’accepter le principe de la paix en contrepartie de la terre, et qu’ils ne libèreront plus aucun prisonnier. Nous sommes tous concernés par ces propos, les Palestiniens et les Libanais.
Il dit qu'il n'y aura point de retour des réfugiés en Palestine occupée.
 
 
Ce qui est étrange c’est qu’au Liban nous discutons même les évidences. Dans toutes les sociétés il y a toujours des lois et des principes. Partout on dit que seule la force peut protéger les hommes, que les faibles n’ont pas de place, que seuls les forts peuvent réaliser leurs objectifs.
Est-ce que le Liban peut être fort? Oui, et c’est ce que nous avons prouvé. Il est aujourd’hui plus fort que jamais. Nous avons une formule créative. Certains nous disent que cette formule n’existe nulle part. Bon, mais vous dites que le Liban est unique en son genre! Cette formule de force qui regroupe le peuple, la résistance et l’armée a prouvé son efficacité.
 Si quelqu’un présente à la table du dialogue d’autres formules pour faire face à tous les défis, nous demanderons aux experts militaires de trancher et de choisir l’option convenable.
 
 
Sur le plan interne, je dois saluer les positions officielles du chef de l’Etat, du chef du gouvernement, du président du parlement, du commandant de l’armée, et des autres hauts responsables et dirigeants de partis libanais qui rejettent les menaces et affirment l’unité du Liban face aux défis. De même, j’apprécie fort les positions du président de la République et du chef du gouvernement qui insistent sur ce point dans leurs multiples périples.
 
 
Or, certaines parties au Liban parlent des prétextes. Elles disent: “Nous rejetons les menaces israéliennes mais il ne faut pas présenter d’alibi à “Israël”. Ces propos sont faux, Israël n’a pas besoin de prétextes pour attaquer n'importe quel pays .Il en est ainsi depuis 1948, Israël n’a pas besoin d’alibis. Il peut par exemple commanditer un assassinat manqué quelque part, en imputer la responsabilité au Hezbollah, à la Syrie ou au Hamas pour les agresser ensuite.
 
 
Certaines parties imputent à la résistance toute responsabilité de confrontation. Nous sommes prêts à débattre de cette idée, pour démontrer sa fausseté.
 
 
Or, une pensée plus dangereuse commence à faire son chemin dans quelques cercles restreints. Elle met en question l’existence de cette résistance. Elle considère que le simple fait que la résistance existe, même si elle ne fait rien, constitue un prétexte suffisant pour pousser Israël à agresser le Liban. Ces propos sont très dangereux parce qu’ils justifient toute attaque israélienne dans l’avenir, même sans que la résistance ne présente aucun prétexte.
 Mêmes les Israéliens dans leur ensemble ne prônent pas cette thèse, et disent que ce fait ne suffit pas à lui seul pour mener une agression contre le Liban.

Il semble que ceux qui la prônent sont mécontents du calme qui règne à la frontière, et donc, ne trouvent pas d’alibi pour attaquer le Hezbollah. Ils recourent à la condamnation de l’existence de la résistance.
 
Ce sont des propos très dangereux car il se peut qu'ils soient un appel à la guerre?
Nous sommes dans une situation similaire à celle de 1982. Certains sont déçus car leurs  espoirs se sont évaporés dernièrement et ils estiment peut-être qu'ils ne seront sauvés qu'à travers une nouvelle guerre israélienne contre le Liban
Quelle est donc la position de l'Etat? Va-t-il garder le silence face à ceux qui justifie à Israël son agression contre le Liban?   
 
 
 
 

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124833&language=fr http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=124833&language=fr



Mardi 16 Février 2010


Commentaires

1.Posté par Enrico le 16/02/2010 22:01 | Alerter
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Si vous cherchez des infos en videos sur la palestine, visiter ce blog

2.Posté par redk le 16/02/2010 23:31 | Alerter
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Cheikh Nasrallah, à ta vue, toute l'entité sioniste s'éteint, la peur les assaille , elle ne peut ni faire la guerre ni la paix, l'expression être fait comme des rats prend tout son sens, l'ultime recours qu'ils leur restent, demander à être rapatrié par leur amis US-Europe dans le pays qu'ils n'aurait jamais du quitter , la Khazarie, que seul reste les vrais juifs qui ont subit leur barbarie!!

3.Posté par voixlibre le 17/02/2010 00:00 | Alerter
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Honneur à vous leader de la nation! Roi des rois et Prince de la Liberté! Puissiez vous toujours avoir la voix haute au-dessus de celle des sionistes et de ceux qui leurs sont vendus! Puissiez vous leur rappeler éternellement leur lâcheté et leur perfidie! Dieu vous garde et vous bénisse!

4.Posté par Saint Just le 17/02/2010 01:39 | Alerter
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Les propos de Sayed Nasrallah sont d'une grande sagesse et d'une immense profondeur. Même un français moyen comme moi peut en saisir le sens et la quintessence.

Il est regrettable que nos médias ne fassent pas entendre la voix des hommes qui veulent rester libres dans le respect de la liberté des autres.

Merci à ALTER INFO de permettre à ces voix de se faire entendre.

Merci de nous permettre de voir l'autre côté du miroir...

Les peuples pacifiques du Moyen Orient n'ont pas d'autre choix que de résister à l'oppression que leur impose l'entité criminelle sioniste.

Partout en Occident, il existe des citoyens ordinaires comme moi ayant soif de vérité et d'information véritable.

Encore merci à ALTER INFO !


5.Posté par Altair le 17/02/2010 03:20 | Alerter
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Sayed Nasrallah ou la sagesse et l'honneur arabo-musulman personnifié (fusse-t'il Chiite). C'est l'exemple et l'exception. Peux être que si les pays arabo musulmans n'étaient pas matés par des dirigeant fantoches tous aux ordres et perfusions financiéres étrangère, il y aurait beaucoup plus de dirigeants de son niveau.

6.Posté par ALI le 17/02/2010 06:13 | Alerter
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Les propos de Sayed Nasrallah sont terrible pour les autres capitulards et collaborateurs des usionistes, que la capitulations ne sert à rien.

Si l'on veut donner un futur à nos enfants : la résistance
si l'on qu'ils continuent à vivre en esclaves : capitulons

voila le choix qui s'offre la dignité ou la trahison (fait par beaucoup de dirigeants arabes)

7.Posté par ROGSIM le 17/02/2010 08:45 | Alerter
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Les Palestiniens sont incapables de s'entendre entre eux, de parler d'une seule voix.
L'l'impasse ne serait-elle pas ailleurs ?

8.Posté par azer@et.fr le 17/02/2010 09:06 | Alerter
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Israël est prêt à frapper de manière décisive
les installations nucléaires en Iran

7 septembre 2003



epuis des années, l’Etat d’Un système économique structurellement irrécupérable
jusque la fin du monde oui
la nature qui casse tous sur nos yeux
fait urgence des misilles les plus gros du monde
trés hauts difinition.
création de quantiques
métapysique.
pour tous les nouveaux missiles
guerre mondaile 3 arrive sur terre pour 2011 voir 2012
et bien autres sur terre
krach boursier pour 2010 seront la encore oui pour 2012 aussi




JE FAIT DES MISSILE POUR CELA
G1 10000 KILO TONNE G2 12.000 KILO TONNE G3 14.500 KILO TONNE G4 DE 17.500
EXTEXSIMPLE AUSSI
PLUS TOUS LES JOUR DES NOUVEAUX PLUS HAUTE DEFINITION
PLUS GROS ENCORE .......
Israël s’inquiète de l’avancement du programme nucléaire iranien. Il pourrait décider, malgré la pression qu’exerce la communauté internationale sur le régime de Téhéran, de déclencher une série de frappes aériennes.

Le brigadier-général A. est un petit homme à l’esprit vif, sans grande patience pour les journalistes en retard. En tant que commandant de l’une des bases aériennes essentielles d’Israël, il est également responsable d’assurer la capacité des Forces aériennes israéliennes (FAI) en matière de frappe stratégique à longue distance sur des cibles telles que, disons, l’Iran.

Il refuse d’être amené à identifier des missions spécifiques, et il préfère en rester à de vagues généralités. «Il y a des objectifs et nous devons fournir la capacité de les frapper», affirme le général. «Ils peuvent se trouver à des milliers de kilomètres. Nous avons construit une force robuste et nous avons la capacité de frapper.»



«... Les Forces aériennes israéliennes ont destiné le gros de leurs investissements durant la dernière décennie en vue d'une frappe sur les installations nucléaires et missilières de l'Iran. »



Notre entretien fut interrompu un instant lorsqu’un autre chasseur bimoteur F-15 décolla dans un sourd grondement en passant au-dessus du quartier-général pour une mission d’entraînement, dont certaines durent des heures afin de simuler des attaques à longue distance sur, disons, l’Iran – qui est distant de 1300 kilomètres.



Un programme nucléaire dévoilé
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Jeudi 28 août, les FAI ont démontré pareille aptitude en faisant voler trois F-15 jusqu’en Pologne, à plus de 3000 kilomètres, où ils vont célébrer le 85e anniversaire des forces aériennes de ce pays. Lors de leur voyage de retour cette semaine, les avions de combat des FAI vont effectuer un passage au-dessus du camp de concentration d’Auschwitz.

Il ne serait pas exagéré de dire que les FAI ont destiné le gros de leurs investissements durant la dernière décennie en vue d'une frappe sur les installations nucléaires et missilières de l’Iran. Les généraux et les dirigeants israéliens ont ouvertement déclaré que les dizaines de milliards de shekels dépensés doivent accroître leur allonge pour cette seule éventualité.

En tant que régime extrémiste islamique qui a publiquement juré de détruire l’Etat juif, l’Iran a l’intention de développer la bombe. Mettre un terme à cela est un défi de taille pour l’establishment militaire israélien.

Le 8 septembre, l’Iran sera au centre d’une réunion à Vienne du conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA), où son Président Mohammed El-Baradei devrait châtier l’Iran pour sa duplicité nucléaire.

Après des années d’efforts tranquilles, les responsables israéliens sont certains que le monde a finalement pris conscience de la menace nucléaire iranienne. Les diplomates à Jérusalem espèrent que les violations constantes des accords par l’Iran vont lui valoir une réprimande au Conseil de sécurité des Nations Unies, ou au moins amèneront davantage de supervision. Ceci perturberait son projet d’enrichir de l’uranium et d’acquérir du plutonium, tous deux nécessaires à la production d’armes nucléaires.

«Nous pensons que le déclic s’est produit», souligne un responsable israélien proche du dossier. «La pression sur l’Iran augmente, parce que de plus en plus de pays ne sont pas prêts à accepter un Iran nucléaire.»

Ce changement s’est produit voici une année environ, lorsque des dissidents iraniens ont révélé que Téhéran avait secrètement construit deux installations, une usine à eau lourde et une centrifugeuse, ridiculisant ainsi les proclamations de l’Iran selon lesquelles il ne voulait que bâtir des centrales nucléaires.

Dans un tel scénario, Israël pourrait finalement adopter un profil bas en suivant ce sujet. Mais selon un article du Washington Post, Sharon aurait déclaré à Bush, durant sa dernière visite à la Maison Blanche, que l’Iran était plus près de la production d’armes nucléaires que les estimations des services de renseignements US ne l’affirmaient, et qu’Israël considérait sérieusement une frappe préemptive.

En réaction à cette annonce la semaine dernière, le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid-Reza Assefi, a mis en garde Israël contre toute attaque militaire sur ses sites nucléaires. «J’espère que le régime sioniste ne va pas commettre un acte aventureux», a dit Assefi, ajoutant que le cas échéant Israël paierait un prix très lourd.



Frappes israéliennes à longue distance
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Israël a été le premier à tirer la sonnette d’alarme au sujet des intentions nucléaires de l’Iran, et a donné ces dernières années des indices selon lesquels il pourrait frapper les installations nucléaires iraniennes à Bushehr et ailleurs, tout comme il frappé de la réacteur irakien à Osirak en juin 1981.

Israël n’a pas agi ouvertement contre l’Irak jusqu’à ce que ce dernier ne soit qu’à quelques semaines de développer une arme nucléaire. L’Iran n’a même pas approché ce stade. Il n’a pas encore atteint le point de non retour – la capacité à enrichir suffisamment d’uranium de manière indépendante.

«Nous pensons que l’été prochain, si l’Iran n’est pas stoppé, il atteindra l’autosuffisance – et donc le point de non retour. Après cette capacité propre, il lui faudra environ 2 ans pour fabriquer une bombe nucléaire», a annoncé voici 2 semaines sur la TV Channel 1 le chef du renseignement militaire, le major-général Aharon Ze’evi. Interrogé au sujet d’annonces parlant d’une attaque préemptive, Ze’evi a répondu : «je ne pense pas qu’il est judicieux de parler de capacités militaires dans ce studio TV.»

Bien que non publiée officiellement, la doctrine stratégique transformée des Forces de défense israéliennes (FDI) privilégie le besoin d’empêcher les armes de destruction massive d’atterrir dans les mains des ennemis d’Israël. Ce qui a été fréquemment rendu public, ce sont les déclarations des FDI selon lesquelles les 25 F-15I opérationnels depuis 1999 et les 100 F-16I, dont le premier est prévu pour arriver en décembre, ont été achetés avant tout pour contrer la menace iranienne.

Selon la publication de Londres Jane’s Intelligence Review, Israël «va presque certainement lancer une attaque préemptive contre l’infrastructure de recherche et développement ABC iranienne avant qu’elle ne puisse produire des missiles balistiques équipés d’ogives nucléaires.»

«Est-ce que les FAI peuvent lancer une frappe préemptive sur l’Iran ? La réponse est oui», déclare le brigadier-général (en retraite) Giora Rom, ancien cadre supérieur des FAI. «Mais c’est une mission très compliquée qui exige une énorme planification.»

Rom a eu une expérience de première main en la matière lorsqu’il a planifié la frappe spectaculaire de 2060 kilomètres sur le quartier-général de l’Organisation de Libération de la Palestine, à Tunis en octobre 1985. Ce raid, mené en représailles au meurtre de trois Israéliens sur un yacht à Chypre, figure toujours dans les registres des FAI comme l’attaque la plus lointaine à partir du territoire national.

«Les FAI ont investi dans l’augmentation de leur allonge. Une attaque d’une telle portée impliquerait très certainement un ravitaillement en vol à mi-parcours. Mais vous devez vous rappeler que l’espace aérien au-dessus de l’Irak a maintenant changé. Je ne peux pas dire si c’est en mieux ou en pire», souligne Rom, aujourd’hui directeur de l’Agence Juive.



Dispersion des cibles iraniennes
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L’ancien Ministre de la Défense Moshé Arens estime que l’Iran a tiré les leçons de l’attaque sur Osirak et a dispersé ses installations à travers le pays. «Nous avons la capacité d’atteindre l’Iran, mais on ne peut attendre d’une frappe unique qu’elle puisse stopper le programme iranien», dit Arens, qui était en fonction lorsque la décision a été prise d’acheter les chasseurs-bombardiers à longue portée F-16I.

Arens écarte les annonces d’une frappe préemptive israélienne «à ce stade de la partie», en maintenant qu’Israël devrait à cet instant se retrancher derrière les efforts diplomatiques. Mais comme il le souligne, une frappe unique ne parviendrait pas à accomplir une telle mission. Si Israël avait vraiment la volonté de mettre un terme au programme nucléaire de l’Iran, une attaque prolongée sur de multiples cibles dans tout cet immense pays serait nécessaire.

Ce qui inclut bien entendu le réacteur de Bushehr, un site vulnérable, fixe et hautement visible sur la côte sud exposée de l’Iran. Durant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, les réacteurs jumeaux ont été pris pour cibles de manière répétée par Irak, qui a bombardé six fois la centrale. Ces attaques ont détruit toute la zone centrale des deux réacteurs.

Une autre cible potentielle serait l’usine d’eau lourde secrète près d’Arak, qui est nécessaire à la production de plutonium. Une troisième cible serait probablement la grande centrifugeuse à gaz de Natanz, à environ 100 kilomètres au nord d’Ispahan, sur la vieille autoroute Natanza-Kashan. Le renseignement militaire israélien appelle le site «Kashan», et il est paraît-il enterré sous plusieurs couches de béton armé.

Un autre objectif serait peut-être l’Aciérie Nationale Iranienne à Ispahan, puisqu’elle est susceptible de fournir un certain nombre de produits métallurgiques liés au nucléaire. Mais une autre cible principale pourrait être le site de conversion d’hexafluoride d’uranium (UF6) au Centre de Recherche Nucléaire de Rudan, près de Shiraz.

Selon l’analyste militaire Michael Knights, les cibles sont nombreuses et le secret du succès est d’identifier les plus difficiles à remplacer. «Des attaques sur des nœuds essentiels retarderaient le développement d’armes nucléaires iraniennes d’au moins quelques années», affirme Knights, un chercheur en défense à l’Institut de Washington pour la Politique du Proche-Orient.

Frapper les centrifugeuses serait plus tactique que stratégique, car les Iraniens pourraient les réparer et les remettre en marche ailleurs assez rapidement. «Pour Israël, la cible la plus commode serait le réacteur de Bushehr. Il est au-dessus du sol et relativement vulnérable, car il est situé juste sur la côte. Les forces aériennes ne devraient pas trop pénétrer l’espace aérien iranien», déclare Knights.

«L’installation d’eau lourde d’Arak et celle d’UF6 sont également accessibles, mais elles sont plus proches du centre de l’Iran. Bien que les défenses aériennes ont de nombreux vides en raison des montagnes, ce serait une mission très difficile. Une frappe sans lendemain serait plutôt inutile pour Israël. Imposer un retard de quelques années est le mieux qu’il puisse espérer, et le contrecoup entraînerait bien des remous dans la région ainsi qu’avec les Etats-Unis», souligne Knights. «Sans même parler des réponses directes ou indirectes de l’Iran.»



Les possibilités israéliennes
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Des personnages familiers avec les opérations aériennes affirment que si Israël lance une frappe préemptive unique, elle passerait très probablement par une route contournant la Jordanie par le sud – au-dessus des déserts saoudiens – puis débouchant sur le Golfe Persique. Ce qui exigerait au moins deux ravitaillements en vol. Mais si une attaque soutenue était choisie, il y aurait aussi l’option d’utiliser un corridor à travers l’espace aérien jordanien, voire même syrien ou irakien – tout en empêchant des missiles sol-air ou des chasseurs ennemis d’engager d’autres éléments des forces aériennes.

Bien entendu, Israël préférerait frapper à partir d’un point de départ situé à l’intérieur de l’espace aérien ami de la Turquie, mais cela nécessite également une grande dextérité diplomatique. De plus, comme la plupart des cibles se trouvent au sud et au centre de l’Iran, une frappe aérienne israélienne à partir du sol turc aurait besoin de voler exactement au-dessus de la ligne de front des défenses aériennes iraniennes.

«Il faut se frayer un passage», souligne Michael Knights, qui suggère une route alternative à partir de la côte érythréenne à même de supprimer 1000 kilomètres de la distance que les chasseurs-bombardiers devraient franchir. Ils voleraient au-dessus d’Oman et du Yémen, qui ont tous deux de faibles défenses aériennes, et «dont aucun n’a de raison de partager des renseignements avec l’Iran.»

L’un des principaux défis pour une telle frappe aérienne n’est pas la distance, mais la capacité à maintenir le contact avec les bases en Israël. L’Iran n’est pas dans l’arrière-cour, où des jets pourraient atteindre le front en quelques minutes. Le groupe de bombardement devrait par conséquent être autonome.

Giora Rom affirme que l’un des scénarios à prendre en considération est le besoin de secourir l’équipage d’un appareil endommagé. Il n’a pas détaillé la manière avec laquelle cela pourrait être fait. Mais Jane’s Intelligence Review suggère qu’Israël déploierait probablement un groupe de forces naval dans la Mer d’Arabie à cet effet, avec un navire marchand reconverti servant de porte-hélicoptères et une escorte de corvettes Saar 5.

Selon la même source, les FAI peuvent mener chaque jour plus de 300 sorties d’attaque et d’escorte à très longue portée, appuyées par des avions de guerre électronique, de renseignement électronique, de ravitaillement ainsi que des systèmes aériens d’alerte et contrôle, tout en maintenant une forte réserve contre toute intervention des Etats arabes. Chaque mission d’attaque pourrait comporter l’engagement de missiles Popeye [d'une portée de 75 km, note du traducteur], de bombes à guidage laser ou électro-optique, avec une protection supplémentaire fournie par des leurres Samson.

Malgré la puissance des défenses aériennes, les cibles statiques iraniennes sont pour l’essentiel impossibles à défendre contre des armes de précision larguées à distance. Le F-15I tant vanté peut également transporter, d’après certaines sources, un missile de croisière à longue portée, relativement furtif et à propulsion ramjet. Le rayon d’action standard du F-15I s’élève à 1450 kilomètres, ce qui lui permet d’atteindre n’importe quel point du Moyen-Orient et de revenir sans ravitaillement. Mais les capacités de ravitaillement en vol lui donnent dans ce contexte un rayon d’action de 4000 kilomètres.

En l’état actuel des choses, seuls les 25 F-15I basés dans le Néguev sont capables de frapper l’Iran par une opération directe. Les chasseurs F-16 de tous types (A, B, C et D) devraient tous être ravitaillés – les F-16 qui avaient bombardé le réacteur irakien en 1981 n’avaient pas été ravitaillés et ont regagné la base avec leurs dernières gouttes de carburant. Mais en décembre, le premier des 100 F-16I qu’Israël a achetés pour la somme astronomique de 4,5 milliards de dollars devrait être livré.

Ces F-16 améliorés auront des réservoirs orthomorphiques qui augmenteront leur portée et l’amenant à celle du F-15I, ce qui leur permettra d’atteindre l’Iran et de revenir sans ravitaillement. Selon des sources militaires, toutefois, il faudra au moins une année pour que le premier escadron de ces chasseurs-bombardiers devienne opérationnel.




9.Posté par Ait Hamza le 17/02/2010 09:50 | Alerter
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Les peuples de la région n'oublieront jamais le plus grand génocide des palestiniens au phosphore blanc par l'entité criminelle sioniste !
La disparition de cet Etat sionistonazi n'est qu'une question de temps !

10.Posté par isa le 17/02/2010 10:10 | Alerter
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ROGSIM
Les Palestiniens sont incapables de s'entendre entre eux.
----------
Au cas où pauvre ROGSIM, les israéliens sont encore pire dans ce domaine.

11.Posté par dik le 17/02/2010 11:03 | Alerter
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Les capitulards du Liban doivent sûrement n'avoir d'ouïe que pour des orientalistes européens, empoisonneurs des élites arabes, tel le tordu Antoine Sfer (Directeur des Cahiers d'Orient) qui croit tout savoir sur tout ce qui est arabe! J'ai vu les six vidéos du film "Gazastrophe" sur le site

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/

Des crimes sionistes d'une telle violence et avec tant d'acharnement que, sans me rendre compte, je me suis mordu la main presque à sang et au bord des larmes! Il ne s'agissait pas pour moi de ghazaouis ou autres, mais seulement d'êtres humains.

La fin de la 6° et la 7° vidéo sont consacrés à un entretien avec le tordu-Antoine-Sfer. Avec quel détachement il parle des massacres, qu'il précise des deux côtés, en plus! Je me suis passé de voir la 7° vidéo pour m'éviter la nausée.

Les défaitistes, les capitulards, traîtres ou dits "modérés" ne sont que les disciples du tordu Sfer.

12.Posté par Larguet le 17/02/2010 17:11 | Alerter
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Un bon conseil aux Israéliens, gonflez les stocks de couches « Pampers » et même du talc.

Du pipi répété dans une même couche, provoque des inflammations, entre les cuisses, combien gênantes. Pensez-y.

Parce que lors de la dernière guerre de 2006 contre le Liban, il a été remarqué que plusieurs de vos militaires en descendant de leurs chars, marchaient les pieds écartés, comme quelqu’un qui venait de faire une circoncision.

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