Propagande médiatique, politique, idéologique

Sarkozy veut « construire ensemble »


La Chronique du Jeudi



Samir MEHALLA
Mercredi 26 Juillet 2006

La rupture
La rupture
T
émoignage n'est autre que le titre du dernier ouvrage de Mr. Sarkozy, ministre de l’Intérieur et potentiel candidat à la présidentielle de 2007 de l’Union pour le mouvement populaire (Ump). Un livre qui brasse large étant donné que le ministre de la majorité parlementaire se veut le candidat de tous les français et à leur service.
Rien n’échappe à l’ancien avocat, un métier qui apparemment lui a appris l’amour de convaincre, le refus de la fatalité et le vrai usage du pouvoir, celui de ne pas subir l’avenir mais de le construire, tout simplement. De ne pas subir l’immobilisme mais le perpétuel mouvement. Témoignage est également un plaidoyer digne d’une culture de la réussite. Du résultat. La rage de changer les choses. Le prurit de sauvegarder -de sauver!- les fleurons des entreprises phares de la France (Alstrom, Aventis, Carrefour…) tout y passe. Le patron de l’Union revisite l’Europe. La politique de l’immigration et, chiffres aux poings, les résultats qu’il a acquis. La lutte contre le terrorisme et l’inefficacité de la bureaucratie européenne, allant jusqu’à proposer des réformes dans le cadre du G5 (les cinq grands pays d’Europe) : « A vrai dire, les réunions –Justice et Affaires intérieures- des ministres de l’Intérieur et de la justice m’étaient devenues insupportables à force de palabres sur les sujets techniques (…) A la diplomatie de nos réunions de 25, je préférais le pragmatisme de nos rencontres à cinq.»
Sur le plan de sa vie privée, Sarkozy, pour une fois, crève l’abcès : « Ce que nous avons connu dans ma famille, des millions de gens l’ont vécu. Leurs souffrances, leurs doutes, leurs espérances sont les mêmes que les nôtres. » Coupant l’herbe sous les pieds de ceux qui ont, par le passé, oser exposer en public les problèmes conjugaux du ministre, il répond : « C., c’est Cécilia. Cécilia est ma femme. Elle est une partie de moi (…) Aujourd’hui, Cécilia et moi nous sommes retrouvés pour de bon. Si j’en parle, c’est parce que Cécilia m’avait demandé de parler pour nous deux. »
La France restera toujours une terre d’accueil et d’hospitalité, mais elle a le droit de choisir ses candidats à l’immigration. Le fils d’immigré hongrois offre à la France son véto de « rompre », mot que le ministre affectionne particulièrement, avec les politiques des trente dernières années.
Il se félicite de l’organisation de l’Islam de France, le Cfcm. Réformer l’Etat (Santé, l’Education, la Recherche, la fonction publique…) et ressusciter une « confiance » perdue. Celle investie, jadis, dans la carrure et le charisme d’un De Gaulle. Tout est à revoir dans une France qui va mal (toujours chiffres à l’appui) et qui pourrait aller mieux pour récupérer cette perte de vitesse par rapport à ces partenaires européens.
Notre avis reste que le livre de Sarkozy, écrit dans un langage simple et clair -« populaire » et pas « populiste »-, est l’ante professorale d’un projet soumis à l’accréditation des Français. Il ne cache pas qu’il veut être président, mais pas à n’importe quel prix. Dans ce sens, son livre est un missel politique dont les socialistes auront désormais du pain sur la planche pour doubler d’efforts et faire face à son charisme. Aucun chance si les savates traîneront, à moins que les prières (ils n’y croient même pas !) ou les de gri-gri (ils préfèrent les substituts « intellectueux ») sauvent leurs bric-à-brac d’idées.
A moins qu’il ait une gousse d’ail qui rôde sous l’oreiller de chaque candidat socialiste…une méthode bien de gauche.
On verra ! S. M.

Le Citoyen
Algérie


Mercredi 26 Juillet 2006


Commentaires

1.Posté par Blaïd le 29/07/2006 17:44 | Alerter
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Les gens comme Sarko, ils se comptent par milliers en France. Plus royalistes que le roi, l'ooportunisme leur monte au nez. Ils passent leur vies à prouver vainement leur dévouement pour se retrouver en fin du parcours, au font de l'abîme. Je fais allusion ici, aux Harkis qui, pour prouver leur servitude, ils n'ont pas hésité à massacrer leurs frères durant la guerre de libération..

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