Sarkozy, en visitant et en signant des contrats économiques et des accords nucléaires avec certains pays, comme les Emirats arabes unis, la Jordanie, l'Algérie et la Libye, s'efforce de booster le commerce extérieur de la France et de montrer, par là même, son approche indépendante, dans le domaine de la politique étrangère. Pourtant, il semblerait que son alignement indiscutable sur les politiques washingtoniennes, surtout, au sujet du nucléaire iranien, ainsi que son rôle accru, en Afghanistan, et dans beaucoup d'autres affaires, ait porté atteinte au bilan de Sarkozy. Ce dernier a, en effet, déclaré, clairement, son engouement pour le mode de vie américain, soulignant qu'il jouissait du soutien de la Maison Blanche. Contrairement à ses prédécesseurs, qui adoptaient, traditionnellement, une politique plutôt européenne et une approche indépendante, sur les scènes internationales, Sarkozy s'est aligné de manière sans précédent sur les politiques de Washington, approche, qui a suscité de vives critiques, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur de la France, à tel point qu'un groupe de politiciens français éminents, de droite comme de gauche, ainsi que des modérés, ont signé, à la mi-février 2008, une pétition, qui mettait en exergue le caractère monarchique de la gestion du pays par Sarkozy. En octobre 2007, Ségolène Royal, candidate socialiste à la Présidentielle, et principale rivale de Sarkozy, avait accusé ce dernier de mettre en cause la crédibilité de la France par ses politiques erronées. Evoquant les erreurs de Sarkozy, dans les domaines de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la réunion des groupes libanais, à Paris, et le dossier nucléaire iranien, Royal a, vivement, critiqué la nouvelle tendance politique de Paris vis-à-vis de Washington, dans une conjoncture où, même, Londres a pris ses distances vis-à-vis de l'Oncle Sam, avant de réitérer que c'était une décision qui aurait des conséquences lourdes, à propos desquelles, aucune explication n'avait été donnée et qui n'avaient fait l'objet d'aucun débat au parlement. En tout état de cause, les politiques de Sarkozy, non seulement, contrarient, dans la plupart des cas, celles de l'Union européenne, mais encore, elles prouvent son alignement aveugle sur les politiques hégémoniques des Etats-Unis.