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Sarkozy ébauche à la Knesset les conditions d’une paix israélo-palestinienne


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Mardi 24 Juin 2008

Nicolas Sarkozy a solennellement réaffirmé lundi son soutien à Israël et plaidé pour la création d’un Etat palestinien et le gel de la colonisation israélienne, dans un discours devant le parlement israélien, point d’orgue de sa visite de trois jours dans l’Etat hébreu.

Devant une Knesset archi-comble, le président français a longuement énuméré les conditions à ses yeux nécessaires à une relance de "l’espoir de paix" né fin 2007 à Annapolis (Etats-Unis) mais aujourd’hui en difficulté.

"Comme tous les peuples, le peuple israélien a le droit de vivre en sécurité dans des frontières reconnues et garanties (...) la France ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Mais on doit la vérité à ses amis. La vérité, c’est que la sécurité d’Israël ne sera véritablement assurée que lorsqu’à ses côtés, on verra enfin un Etat palestinien indépendant, moderne, démocratique et viable", a-t-il immédiatement continué, reprenant ses propos de la veille. "Le peuple palestinien a droit à un Etat et d’y exercer sa souveraineté", a-t-il ajouté.

"Je le dis parce que je le pense, il ne peut y avoir de paix sans l’arrêt de la colonisation", a-t-il poursuivi. Dans un entretien publié lundi par le quotidien palestinien Al-Quds, le président français avait précisé que ce gel de la colonisation devait s’étendre à Jérusalem-est.

La poursuite de la colonisation, notamment à Jérusalem-est, qu’Israël entend garder sous sa souveraineté dans le cadre d’un éventuel accord avec les Palestiniens, constitue la principale entrave au processus de paix.

"Il ne peut y avoir de paix si les Palestiniens ne combattent pas eux-mêmes le terrorisme (...) il ne peut y avoir de paix sans que soit résolu le problème des réfugiés palestiniens (...) il ne peut y avoir de paix sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale des deux Etats", a également affirmé Nicolas Sarkozy devant les députés israéliens.

Convaincu que "la paix est possible", le président français a également appelé les Israéliens et les Palestiniens à faire les gestes nécessaires à la relance du processus de paix. "Annapolis a relancé une dynamique de paix, une année de négociations qui peuvent être décisives. Ne laissons pas échapper cet espoir de paix !", a-t-il lancé en référence à la conférence qui s’est tenue fin 2007 aux Etats-Unis.

A une semaine de la présidence française de l’Union européenne (UE), Nicolas Sarkozy a proposé aux deux camps la contribution de la France et de l’Europe. La France "est prête à organiser sur son sol tous les pourparlers qui pourraient y conduire", a-t-il fait savoir. "On a la confiance des uns et des autres, c’est cela qui peut encourager Arabes et Israéliens à vouloir un engagement croissant de la France dans le processus de paix", a-t-on commenté dans l’entourage du président.

Nicolas Sarkozy a également souhaité que son projet d’Union pour la Méditerranée (UPM), qui doit être lancé le 13 juillet lors d’un sommet à Paris, donne l’espoir "qu’un jour les enfants de la Méditerranée cesseront de se haïr (...) et de vouloir dès la naissance venger les malheurs de leur père".

Après la Knesset, le chef de l’Etat devait lundi après-midi défendre ces mêmes convictions en recevant à Jérusalem-est des personnalités palestiniennes, avant de s’entretenir mardi à Bethléem (Cisjordanie) avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Au nom de cet équilibre, Nicolas Sarkozy, qui a encore proclamé haut et fort devant le parlement israélien son "amitié" et son "respect" pour l’Etat hébreu, a multiplié depuis dimanche les signes envers les Palestiniens.

La ministre française de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a déposé dimanche soir en son nom une gerbe sur la tombe de Fayçal Husseini, un dirigeant de l’OLP en charge de la ville sainte, mort en 2001 et enterré sur l’esplanade des Mosquées dans la Vieille ville.

Elle devait également fleurir mardi la tombe de Yasser Arafat à Ramallah.

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Mardi 24 Juin 2008

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