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FRANCE

Sarko anticonstitutionnel



Gilles Devers
Vendredi 19 Mars 2010

L’imprévision
L’imprévision

Un policier abattu par un commando, vraisemblablement liée à l’ETA. Tiré à bout portant. Pour ces truands, tuer un policier faisait partie des éventualités ; le cas s’est présenté. Le type a tiré, et le policier est mort. L’enquête commence sur ce fait d’une gravité criminelle exceptionnelle.



Là-dessus, vient la déclaration du président de la République : « Nous allons travailler avec la Garde des Sceaux pour que la peine réellement perpétuelle, je veux dire les 30 ans, puisse s'appliquer systématiquement pour ceux qui portent atteinte à la vie d'un agent en charge de l'autorité publique ».











La loi pénale ne peut avoir d’effet rétroactif : on ne peut appliquer que la loi existante au moment où le fait a été commis. Un principe théorisé par le grand philosophe italien du XIII° siècle, Cesare Beccaria : « Nullum crimen nulla pœna sine lege ». C’est devenu l’article 8 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Un principe universel, exposé à l'article 11, alinéa 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. » Et encore à l’article 7§1 de la convention européenne des droits de l’homme :  « Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d'après le droit national ou international. »



Un principe sur lequel veille le Conseil constitutionnel depuis sa décision du 80-127 DC des 19 et 20 janvier 1981, concernant la loi « Sécurité et liberté ». La première grande loi sécuritaire de la droite, et toujours cette tentation d’ajouter de la rétroactivité au pénal.



Donc, Sarkozy ne peut ignorer ce bloc de droit. Ce qui signifie que son discours visait des faits à venir, et que le drame du jour n’avait fait que lui montrer la nécessité de modifier la loi. En 2002 déjà, n’était-il pas ministre de l’Intérieur ?  Impossible de prévoir ce genre de drame ?



L’impossible automaticité de la peine



Individu.jpgLe deuxième principe, qui trouve sa source dans le même article 8, est celui de l’individualisation de la sanction. La loi prévoit la peine, mais c’est le juge qui la prononce. Cette appréciation peut être encadrée, pour qu’elle ne ruine pas le cadre législatif. Mais cet encadrement ne remet pas en cause le principe de l’individualisation de la peine, par le juge. Là encore, un principe constitutionnel.



Le Conseil constitutionnel a consacré ce principe dans sa décision n° 2005-520 du 22 juillet 2005, relative à la procédure de plaider coupable. Le débat était réapparu avec les fameuses peines planchers, validées par le Conseil dans sa décision n° 2007-554 du 09 août 2007 : « Le principe d'individualisation des peines, qui découle de l'article 8 de la Déclaration de 1789, ne saurait faire obstacle à ce que le législateur fixe des règles assurant une répression effective des infractions ; qu'il n'implique pas davantage que la peine soit exclusivement déterminée en fonction de la personnalité de l'auteur de l'infraction ». Alors Sarko aurait raison, en voulant imposer la peine automatique trente ans ?



Et non, tout faux, car il faut lire la suite.



 « Considérant que la juridiction ne peut prononcer une peine inférieure au seuil minimum ou une peine autre que l'emprisonnement que si l'auteur des faits présente des garanties exceptionnelles d'insertion ou de réinsertion ; que cette restriction de la possibilité d'atténuer la peine a été prévue par le législateur pour assurer la répression effective de faits particulièrement graves et lutter contre leur récidive ;



« Considérant que, même lorsque les faits ont été commis une nouvelle fois en état de récidive légale, la juridiction, dans les limites fixées par la loi, prononce les peines et fixe leur régime en fonction des circonstances de l'infraction et de la personnalité de son auteur. »



Ce qui signifie que les peines planchers avaient été acceptées par le Conseil constitutionnel parce qu’elles prévoyaient la possibilité pour le juge d’y déroger, et que donc les peines planchers n’étaient pas planchers.



Ce qui signifie aussi qu’une peine criminelle ne peut être automatique que si elle n’est pas automatique, et que Sarko a parlé pour ne rien dire.



MoulinAParoles.jpg

Vendredi 19 Mars 2010

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Commentaires

1.Posté par Intellecterroriste le 19/03/2010 13:22

Sarko parle trop souvent pour ne rien dire, si ça n'est pas que pour ça, d'ailleurs...

2.Posté par onlytruth le 19/03/2010 16:30

sarko parle trop et en plus il dit n'importe quoi

http://www.no-sarkozy-day.fr/

le peuple a son mot à dire....

3.Posté par MACBERNIC le 19/03/2010 16:57

mais il l'on chopé le gars au moins?

avant de parler de la peine faudrait peut être arreter les types

4.Posté par VIRGILE le 19/03/2010 22:23

Nous assisterons de plus en plus à ce type de dérive et ce sont les "fusibles" des gouvernances en vue du NWO qui vont morfler, comme les policiers, les gendarmes, et même les militaires "qu'ils" envoient se faire tuer au quatre coins du monde pour les intérêts sionistes des Rotschild/Rockefelelr et toute cette bande de mafieux du Bilderberg et autres organisations liées.

Dans ces "effroyables impostures", souvenons-nous que les "Patriot Act" étaient déjà prêts dans des cartons bien avant le démoniaque false flag du 11/09. Les criminels de guerre et contre l'humanité qui organisent tous les massacres actuels sont en parfaites liberté et impunité, à l'instar des monstrueux Bush, Wolfovich, Perle, Bolton, Kissinger, Blair et j'en passe des centaines sans parler des "fous" de Tel Aviv qui incitent aux massacres/génocides.

Nous avons besoin de nos policiers et militaires, dans l'intérêt de notre Nation et de sa Constitution, aussi imparfaite soit-elle, car il est juste de respecter l'Autorité, Institution divine pour le bien et la paix de chacun.
Mais hélas, nous constatons une dérive et un dévoiement de nos forces de l'ordre, au profit de puissances étrangères nuisibles sans compter les graves et inacceptables atteintes à notre souveraineté nationale au profit également de trusts et banquiers internationaux. Tout n'est devenu que marchandise et business, de la Shoah aux trafics infâmes d'organes, etc.

Et là, nous ne savons plus quoi penser et que faire. Par ailleurs, il n'y a pas autant de ramdam lorsque ces mêmes forces de l'ordre s'invitent à de multiples "bavures" sans compter les contrôles et harcèlement au faciès et autres gâteries de la République pour protéger les intérêts du "pouvoir". Je n'ai jamais vu de policiers défiler avec les familles de victimes suite à de tragiques morts de bavures policières et pourtant nous sommes censés vivre une "Égalité &t Fraternité" en cette nation "Libre" ...A moins que les Francs-Maçon, artisans de ces Républiques au forceps, après avoir décapité les têtes des Rois et Empereurs, nous aient menti ? Va savoir...

Oui, un flic qui meure, ça fait vraiment chier et c'est terrible pour sa famille, ses enfants; mais un Président corrompu et imposteur, c'est pire encore car c'est notre Nation entière qui est en train de crever...


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