EUROPE

Samuel Schmid et l’armée suisse – simple appendice de l’alliance belliciste USA-Royaume Uni-Allemagne


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Vendredi 7 Septembre 2007

Il est très peu connu que la République fédérale allemande (RFA) participe depuis novembre 2001 – seulement un mois après l’attaque de l’alliance belliciste USA-Royaume Uni contre l’Afghanistan – avec son unité spéciale KSK à cette guerre qui viole le Droit international, guerre qui dure déjà depuis plus longtemps que n’a duré la Seconde Guerre mondiale. Ainsi, la RFA est devenue membre de cette alliance belliciste qui mène une des guerres les plus cruelles du XXIe siècle, ceci en contradiction totale avec la Loi fondamentale allemande, laquelle stipule que plus jamais une guerre ne devra se déclarer à partir du sol allemand. De plus, 70% de la population allemande est contre la participation de l’Allemagne à cette guerre.
En dépit de ces faits, ni Samuel Schmid, chef du département de la Défense, ni son conseiller militaire Christophe Keckeis n’ont de problème avec le fait que l’aviation suisse s’entraîne à simuler des combats aériens au-dessus du territoire national d’une puissance en guerre. En effet, à l’insu du public suisse, sept avions de combat du type F/A-18 se sont entraînés avec l’escadron allemand «Richthofen», l’escadron de chasse 71, à Wittmund en Frise orientale. Selon le «Ostfriesisches Tageblatt» du 11 août, ces exercices de combats aériens se sont déroulés principalement au-dessus de la mer du Nord. Patrick Dähler, pilote et major de l’Armée suisse, a fait entrevoir les véritables buts de ces manœuvres. Il s’agissait d’acquérir davantage d’expériences quant au vol en altitudes «plus basses que celles qui sont possibles au-dessus du territoire national suisse», car sa topographie ne permet que des vols à une altitude relativement élevée.
Ainsi des avions de combat suisses quittent leur territoire national pour s’entraîner à quelque chose dont on n’a absolument pas besoin pour défendre le pays. Car, même en cas d’attaque contre la Suisse, cas rigoureusement écarté par nos stratèges militaires, l’ennemi se trouverait précisément devant ce problème que des combats aériens à basse altitude y sont impossibles. Donc, à quoi bon ces entraînements?
Avec de tels entraînements, on se prépare à des interventions en dehors du propre territoire national, dans le but de participer, le moment venu, avec l’alliance belliciste USA-Royaume Uni-Allemagne à des guerres n’importe où dans le monde.
A cela il faut ajouter que ce n’est pas un cas isolé. Il y a deux ans déjà, des avions militaires suisses se sont entraînés à décoller et atterrir sur des porte-avions américains. Samuel Schmid serait-il enclin à se procurer, outre ses avions de transport tant souhaités, des porte-avions pour les grands lacs suisses? C’est peu probable.
Dans le même contexte, il faut aussi mentionner les entraînements au ravitaillement en vol d’avions militaires suisses qui se sont déroulés, il y a quelques années, au-dessus de la Méditerranée avec l’aviation française. Cela ne s’est certainement pas fait pour le cas où un avion de combat suisse, tomberait en panne de carburant lors d’un vol entre Genève et l’Engadine.
* * *
Les indices se multiplient. Le terrible accident de la «Jungfrau» semble être le sacrifice que Samuel Schmid et son entourage sont prêts à faire quand il s’agit de faire la guerre avec les «Grands» de ce monde. Notre propre territoire est devenu depuis longtemps le terrain de jeu d’exercices de guerre étrangers. D’Israël à l’Allemagne, tous ceux qui font la guerre dans ce monde s’entraînent dans notre pays. Le fait que le Tornado allemand, par manque de connaissances géographiques, ait foncé dans la fausse vallée, tout en mettant en danger les personnes qui s’y trouvaient, du parapentiste jusqu’au pilote de la REGA, personne ne doit l’apprendre pour que la résistance au sein de la population ne devienne pas trop grande et que Samuel Schmid ne soit pas forcé d’interdire l’entrée des Allemands dans l’espace aérien suisse. Par contre-coup, l’enfant chéri de Keckeis, l’armée de l’air suisse, ne pourrait plus s’entraîner en Allemagne pour des engagements de guerre n’importe où dans le monde. C’est là une mauvaise comédie qui se joue, autant que possible cachée à la population suisse.
Tout cela est profondément contraire aux principes humanitaires suisses et au travail pour la paix traditionnel, qui visait à la défense du pays en cas d’urgence, mais se fiait d’abord au dialogue. Cette attitude intérieure semble s’être perdue dans une grande partie de l’armée et de nos responsables politiques. On préfère faire la courbette devant les grandes puissances. •

«Détachement de reconnaissance d’armée 10»

«Une des missions principales de cette unité est le sauvetage et rapatriement de ressortissants suisses d’une zone de crise.» C’était exactement la raison avancée pour la mise sur pied du «Kommando Spezialkräfte» KSK (commando de forces spéciales) de la «Bundeswehr» en 1995. Entre temps ils sont devenus les «guerriers secrets» qui ont agi en Afghanistan comme tueurs spéciaux (la dernière fois en 2005) selon le livre de Messieurs Günzel (ancien commandant du KSK), Walther (ancien commandant des «Brandenburger» de l’amiral Canaris) et Wegener (ancien commandant de la GSG-9 de l’ancien «Bundesgrenzschutz») paru dans les Editions Pour-le-Mérite. Entre temps on rencontre parmi les officiers de cette «troupe de sauvetage de citoyens» KSK des tendances qui rappellent dangereusement la «conscience de mission» de la «Schwarze Reichswehr» des années 1920. On ne peut dire qu’une chose: Il faut s’opposer dès le début!

Jochen Scholz, ancien lieutenant-colonel, Berlin

Le grand deuil et la grande colère

Carlo Zurbriggen aurait fêté ses 22 ans le 29 août. Il était le charmant fils cadet de ma fille aînée Diana, qui est une alpiniste très expérimentée. Avec cinq camarades de son école de recrues, tout aussi remplis d’espérances, Carlo vient de perdre sa vie de façon inutile et brutale. La mort absurde de ces six jeunes gens en service militaire aurait pu et dû être empêchée. J’en suis toujours convaincue – comme d’autres gens aussi. Peu après la tragédie, un porte-parole de la justice militaire a mentionné qu’il n’y avait pas d’indices de comportement inadapté. (A-t-il consciemment évité d’utiliser le terme de «décision inadaptée»?) Monsieur Keckeis aussi était du même avis: un indice face à un ou plusieurs coupables ne l’intéresse pas. Six morts et aucun indice? Les supérieurs de l’armée nous demandent d’attendre les examens qui dureront des mois pour connaître les résultats. Veut-on mettre une muselière à tous les concernés avec ce long silence-radio, après que beaucoup de choses sans rime ni raison sont connues et que d’autres questions, auxquelles on pourrait répondre honnêtement, restent ouvertes? Mais il y a une chose que ces messieurs de l’armée savent: Au civil, le même drame, dans les mêmes circonstances aurait tout de suite mené à une inculpation pour homicide involontaire. On s’est accommodé du grand risque de la montée. D’ailleurs, dans la forêt vierge ou au zoo nous avons de meilleurs grimpeurs, mais la circonspection de peser le risque leur manque. Il y a eu plusieurs avertissements de guides de montagne très expérimentés. Le vice-président de l’Association suisse des guides de montagne ne rappelle pas en vain le fait connu que le premier jour après de fortes chutes de neige fraîche – ce qui était exactement le cas – est le plus dangereux. Seul l’armée sait mieux. Même si l’on méprise ces dangers et si l’on a eu plusieurs fois de la chance: la catastrophe se produira avec certitude! Donc moi, je ne peux pas accepter des formules toutes faites telles que «force majeure», «fatalisme», «circonstances malheureuses», «destin» pour cette terrible mort, car on a méprisé les risques et les dangers connus ou, au moins, on les a mal interprétés. Qui est le responsable qui a donné le feu vert aux deux guides de montagne pour cette ascension? C’est un fait connu qu’à l’armée deux personnes n’ont pas le droit de prendre elles-mêmes une initiative sans l’approbation d’un supérieur. Une personne porte sans doute la lourde responsabilité de cet événement tragique. Est-ce que l’armée nous prend pour des idiots et veut vraiment ne demander de comptes à personne? Les deux guides et leur formation soulèvent aussi certains doutes. Des guides expérimentés et bien formés seraient partis avec leur groupe beaucoup plus tôt le matin. Dans les passages les plus hauts et les plus dangereux aucun des deux guides n’a précédé les cordées pour raison de sécurité. Des jeunes de 20 ans n’ont ni l’expérience d’alpinistes ni celle de professionnels (et il leur manque aussi l’expérience de vie) – même après quelques semaines d’entraînement à l’école de recrues. Pourquoi de telles ascensions militaires? Les guerres n’auront pas lieu sur nos montagnes de 4000 mètres. Alors l’armée a d’autres intentions et buts, qu’elle cache au peuple et – qui serait surpris – probablement aussi aux jeunes alpinistes enthousiastes. On devrait pouvoir espérer et attendre que les officiers les plus haut gradés tirent la leçon de cet événement inconcevable et affreux. Mais ceci ne semble guère être le cas. Monsieur Keckeis, le chef de l’armée, a expliqué publiquement le lendemain du drame qu’il n’y a rien à changer. Malgré ma critique je suis toujours persuadée que nous avons besoin d’une bonne armée! Mais elle devrait être plus digne de foi, mieux respecter notre neutralité et renoncer à de tels non-sens.


Irma Zenklusen, Sion Traduction Horizons et débats


Vendredi 7 Septembre 2007


Commentaires

1.Posté par mugu le 07/09/2007 14:38 | Alerter
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Mr Gunzel à été viré de son commandement depuis longtemps car il n, était pas d' accord avec les visions politiqurs de la BRD. Mais c' est lui qui avait délivré avec sa troups les otages d' un avion a Mogadischou.Ayant eu un ami se trouvant dans le zinc , je lui dis merci de tout coeur à lui et a ses hommes . Pour le reste de cet article ,vous avez parfaitement raison.

mugu

2.Posté par arnaud le 11/01/2008 23:23 | Alerter
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Mais quand est-ce qu'on supprimera l'armée en suisse ? l'armée suisse ne sert strictement a rien !! a part à diminué le budjet de l'état... et si on la supprime pas, au moins qu'on passe a une armée de professionnel au lieu d'enmerder ceux qui ne veulent pas la faire... tout les millard qon injecte la dedant..et pour faire qoi ? si ya la gurre on est foutu d'avance de toute facon... et si ya une guerre nucléaire l'armée ne sert a rien pour nous défendre... donc en fin de compte on paye une armée qui ne sert a rien...

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