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Salam Georges habache


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Dimanche 27 Janvier 2008
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 par Ginette Hess Skandrani, 26 janvier 2008
Fondatrice de La Pierre et l'Olivier, présidente de l'AZLS

Le Dr. Georges Habache, fondateur et dirigeant historique du Front populaire de libération de la Palestine, est mort à Damas le 26 janvier 2008.

J'ai toujours respecté le leader du Front populaire de la Palestine, crée en décembre 1967, après la guerre de six jours permettant à Israël d'occuper le reste de la Palestine

Non pas parce qu'il était marxiste-léniniste, ce que je n'ai jamais été ; non pas parce qu'il était chrétien, ce qui m'importait peu ;

non pas parce qu'il faisait référence à la laïcité, d'autres que lui, y compris Arafat le faisaient également.
Non pas que je soutenais ses actions résistantes, souvent violentes, alors que je me suis toujours définie comme non-violente. Mais avait-il le choix ? Est-ce que les Palestiniens avaient d'autres choix que cette résistance aussi dure pour eux que pour leurs ennemis, alors que personne n'écoutait leur douleur d'avoir perdu leur terre, leur histoire, leur vie de tous les jours au moment de la création unilatérale d'Israël ?
Je l'ai respecté parce qu'il a toujours prôné " une Palestine démocratique et laïque pour tous les habitants de cette terre, de la Méditerranée au Jourdan. Et contrairement à d'autres dirigeants palestiniens, il n'a jamais varié sur ses déclarations et ne s'est jamais compromis avec des accords de soumission.
Salam Georges Habache, tu resteras un grand résistant.

Historique du Front populaire de Libération de la Palestine

Après la Nakba du 15 mai1948, la résistance à la colonisation s'est organisée et dès 1950 il y a eu une lente maturation du mouvement national. En 1951-52 des manifestations, souvent durement réprimées, eurent lieu contre les expropriations. Le mouvement El-Ardh (la Terre) a demandé l'égalité et la justice sociale.
Le Fath de Yasser Arafat dont le programme nationaliste affirme la nécessité d'une Palestine démocratique arabo-juive a été créé en 1956 au Koweït. La création, à Jérusalem de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et la rédaction de la première Charte nationale palestinienne devra attendre jusqu'au 30 mai 1964, la création de l'ALP (Armée de libération de la Palestine) jusqu'au 10 août de la même année.
En janvier 1965, entre en action "Al Assifa", branche militaire du Fath, suivies par d'autres organisations, mais toujours sous contrôle des pays arabes.
Après la guerre des six jours, le 6 juin 1967, les Israéliens occupent la totalité du territoire de la Palestine mandataire, plus le Sinaï égyptien et le Golan syrien et annexent Jérusalem. De nouveaux réfugiés fuient vers les pays voisins. De nouveaux villages ancestraux sont détruits et plusieurs expulsions sont organisées. Les bases de l'OLP en Cisjordanie et à Gaza sont détruites, mais elles se réorganisent.
Georges Habache crée alors le FPLP [Front populaire de libération de la Palestine] en décembre 1967, ce qui lui permet d'assurer la victoire des fedayins lors de la bataille de Karameh en mars 1968. Ce groupe rejoint l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1968 et devient, dans l'organisation, le deuxième groupe par son importance après le Fatah de Yasser Arafat.
En 1969, l'OLP présente une déclaration exposant les grands principes d'un futur État palestinien " indépendant et démocratique" où pourraient vivre des citoyens de différentes origines et confessions ; cela implique la disparition d'un État et d'une citoyenneté fondée sur une appartenance religieuse. En septembre, Yasser Arafat a été confirmé comme président du Comité exécutif de l'OLP.
La doctrine du FPLP est une doctrine anti-impérialiste en Palestine, Le mouvement est motivé par la guerre populaire animée par le marxisme-léninisme et le nationalisme arabe. Le FPLP lutte contre plusieurs " ennemis ", Israël, l'impérialisme, le sionisme, les capitalistes et les classes exploitantes arabes. Pour le mouvement, Israël est un État impérialiste par nature, soutenu par le mouvement sioniste international.
Le FPLP annonce une Palestine égalitaire entre juifs et Arabes, mais intégrée dans la " nation arabe ". Car pour le FPLP, le nationalisme arabe représente une inspiration et une fin fondamentale. Il prône la lutte armée et organise plusieurs détournements d'avions, ce qui lui a valu d'être interdit dans certains pays dont la France.
Le FPLP a connu plusieurs scissions depuis sa création :
- en 1968, Ahmed Jibril forme un groupe indépendant FPLP-GC (General Command) soutenu par les Syriens.
- en 1969, Nayef Hawatmeh forme le Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP), idéologiquement plus proche des maoïstes.
En 1974, après la reconnaissance de l'OLP par l'URSS, l'OLP (Fath, FDPLP et Saïka) acceptait l'idée " réaliste " d'un mini-État palestinien "sur toute partie du territoire palestinien ", a côté et non à la place de l'État d'Israël. Du coup l'OLP mettant fin au rêve d'une Palestine réunifiée et démocratique, acquiert une reconnaissance internationale et obtiendra un " statut d'observateur " à l'ONU, comme unique et légitime représentant du peuple palestinien.
Au même moment le FPLP groupait une coalition désignée sous le nom de "Front du Refus" rejetant toute idée de solution partielle négociée avec Israël et s'opposant au mini-État palestinien. La chute de l'URSS, la poussée des mouvements palestiniens religieux, et les attaques ciblées israéliennes contre les dirigeants du FPLP ont fait perdre de son influence à cette organisation.
Ahmad Saadat succède à Abou Ali Mustafa, après son assassinat à Ramallah par l'armée israélienne qui a tiré un missile dans son bureau. Le mouvement via les Brigades d'Abou Ali Mustafa revendique, en octobre 2001, l'assassinat du Ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi.
Saadat se réfugie dans la Mouqata'a auprès de Yasser Arafat, qui refuse alors de le remettre à Israël. Après des négociations avec les USA et le Royaume-Uni, unaccord est conclu entre Israël et l'Autorité palestinienne. Saadat est arrêté et jugé devant un tribunal militaire. Il est emprisonné dans la prison palestinienne de Jéricho, et la responsabilité de sa surveillance est confiée aux Américains et aux Britanniques. La cour suprême palestinienne déclare cette condamnation, anticonstitutionnelle, et ordonne sa libération, mais l'Autorité palestinienne s'y refuse. Début mars 2006, les gardiens US et britanniques décident de quitter leur poste, rompant de facto l'engagement de Londres et de Washington d'assurer la surveillancede la prison de Jéricho. Le 14 mars 2006, l'armée israélienne lance un assaut contre la prison de Jéricho. Après une journée de siège, elle obtient la reddition de Saadat. Cet assaut fait deux morts et 20 blessés tous palestiniens (gardiens et prisonniers) et déclenche une série d'enlèvements d'Occidentaux dans la bande de Gaza. Saadat est toujours emprisonné et attend d⤙être jugé mais son inculpation pour l⤙exécution de Rehavam Zeevi a été levée.
Le FPLP, bien que devenu minoritaire dans l'OLP est toujours resté fidèle a la charte de l'OLP qui prônait : un seul État laïc et démocratique pour tous dans les frontières de 48 (la Palestine mandataire).



Dr. George Habash, founder and historic leader of the Popular Front for the Liberation of Palestine, passed away on Saturday 26 January 2008 in Damas.







1969


The historic Palestinian Arab Leader Dr. George Habash


Is in the memory of history


Few of are the Arab men in the history of the Arab nation if not in international history that shall be immortalized to have fully sacrificed his future and life with full honesty in the service of liberty and advancement, and in particular for the liberation of Palestine from the fascist, racist Zionist occupation. Also the liberation of the Arab people from their ruling juntas most of which are conspiring against the interests of their people with international imperialism, to subjugate them in the service of their criminal interest and against the for interests of the Arab nationalist causes: The unity of the Arab nation, liberation of Arabs and all the struggling peoples of the world.


He was also the moving force in the establishment of The Popular Front for the Liberation of Palestine, which proved to be under his leadership, and through out its history, have never went out of the principles that it was established to serve and achieve. All through his life as a leader he was targeted by the Zionist movement to liquidate him, but all these attempts were doomed. May God bless the memory of our great friend and teacher, and may his memory be the example, symbol and guide for the coming Arab generation for which he dedicated his productive life



1977



Posters/Affiches by/de Jihad Mansour [Marc Rudin] 1981 & 1989


Georges Habache


Né le 2 août 1926 a Lydda (Palestine), il était issu d'une famille de commerçants chrétiens de rite grec orthodoxe. En juillet 1948, il est expulsé avec sa famille de sa ville natale par les troupes israéliennes. Il commencera un long exil qui se poursuit encore aujourd'hui.


Il s'installe tout d'abord au Liban ou il fait ses études de médecine à l'université américaine de Beyrouth et se spécialise en pédiatrie. Il est déjà très actif politiquement et en 1952, il fonde le Mouvement des Nationalistes Arabes (MNA). On retrouve dans ce parti les grands principes qui animent la pensée du Dr Habache : nationalisme arabe, marxisme-léninisme et nécessité d'une unité arabe pour mener la lutte armée pour libérer la Palestine. Pour ce mouvement, Israël est le bastion de l'impérialisme au Moyen-Orient dont le but est de rendre impossible l'unité arabe, d'où l'impossibilité de tout compromis avec cette entité.


C'est cette même année que Dr Habache ouvre à Amman un "dispensaire du peuple" d'où il participe à la direction du MNA. Arrêté en 1957, il se réfugie à Damas au moment de la constitution de la République Arabe Unie entre l'Egypte et la Syrie.


Il sera un des fervents soutien de Nasser qui deviendra le symbole du rêve de l'unité arabe et par là même celui qui met en pratique les théories développés par le MNA. L'essentiel selon ces théories pour la libération de la Palestine n'est pas la mobilisation des palestiniens eux-mêmes mais l'unification du monde arabe pour atteindre cet objectif. Le rôle des Palestiniens se borne à être des catalyseurs.


En 1964, le MNA crée une branche palestinienne qui agit à partir de Beyrouth, où Dr Habache s'est installé. Elle mène sa première action armée en 1966.


La guerre de 1967 qui voit la défaite des Arabes face à Israël porte un coup sérieux au prestige de Nasser et aux idéaux puissance et d'unité arabe qu'il représente. Le MNA disparaît avec le Raïs égyptien .


Le MNA donne alors naissance à plusieurs sections régionales dont les plus célèbres sont la branche du Sud-Yémen, qui s'empare du pouvoir a la fin de 1967, et le Front Populaire de Libération de la Palestine que dirige Georges Habache.


Installé en Jordanie, avec les autres organisations palestiniennes, le FPLP qui se déclare nationaliste, marxiste-léniniste et révolutionnaire devient un des acteurs clés de la lutte armée, à la fois par une présence importante sur le terrain et par des opérations d'envergure à l'extérieur qui vont le faire connaître a l'étranger, notamment les détournements d'avions.


Affaibli par une scission impulsée par Nayef Hawatmeh (qui crée le FDPLP) et par l'élimination de la résistance de Jordanie en septembre 1970 (le Septembre noir), le FPLP infléchit ses orientations. Il décide en 1972 de changer de stratégie. Les opérations à l'extérieur ont atteint leur objectif qui est de faire connaître les revendications palestiniennes et transformer cette cause nationale en un problème international. C'est dorénavant contre Israël que les opérations doivent être dirigées.


Après 1973 et pendant longtemps, Dr Habache deviendra une figure représentant le refus de toute concession. Il s'opposera à l'idée d'un mini-État en Cisjordanie et a Gaza, ainsi qu'à la tenue de la conférence de Genève et au voyage de Yasser Arafat a l'ONU. Le FPLP quitte le comité exécutif de l'OLP en 1974 et ne le réintégrera qu'en 1981.


Cependant en 1982 Georges Habache se retrouve au centre d'une coalition anti-Arafat: Le Front du salut national palestinien auquel participe la Saika (pro-syrienne) et le FPLP-commandement général d'Ahmad Jibril. Pourtant, contrairement a ces groupes, il ne refusera pas de participer au Conseil National Palestinien d'Alger d'avril 1987, à l'issue duquel il rejoint à nouveau les organes exécutifs de l'OLP, ainsi qu'a ceux de novembre 1988 et septembre 1991. Cependant, il rejette la résolution 242 et s'oppose à la décision de l'acceptation de cette résolution.

Les accords d'Oslo prennent Georges Habache à contre-pied. Le FPLP tente de créer un front d'opposition mais sans véritable succès. Finalement, de nombreux militants rejettent une opposition stérile et certains mêmes participent aux élections de 1996. Le FPLP assiste au Conseil National Palestinien qui se tient à Gaza en avril 1996 mais ses représentants n'assistant pas a la session qui abroge la charte de l'OLP de 1968 (stipulant la disparition de l'État d'Israël en tant qu'État juif),déclarée "caduque" par Arafat.


Habache démissionne en 2000 de son poste de secrétaire général et c'est son adjoint, Mustafa Zibri, alias Abou Ali Mustapha qui lui succéde. Celui-ci sera assassiné par l'armée israélienne àRamaallah le 27 août 2001. Son successeur Ahmed Saadat est emprisonné depuis 2002 et devrait être jugé par Israël


Georges Habache est sûrement une des figures les plus emblématiques de la lutte palestinienne dans ce qu'elle a de plus idéaliste. Il a représenté les aspirations d'unité de la nation arabe et la résistance contre l'occupation. Pour certains, son intransigeance l'a empêché de s'adapter à la nouvelle donne. Il reste en effet la figure la plus marquante du refus du "processus de paix".


Néanmoins, cet homme de principe est respecté par ses amis et ses ennemis. Ceci lui a valu le surnom de "Hakim", qui veut dire à la fois docteur, mais surtout le sage. Il a crée ce qui est devenu le deuxième plus grand parti palestinien historiquement. Il est resté fidèle à ses engagements et garde une influence importante, notamment dans les camps du Liban, de Jordanie et de Syrie, tandis que beaucoup de militants du FPLP de Cisjordanie et de Gaza ont rejoint qui le Fatah qui le Hamas. Il a su, malgré des relations étroites avec certains régimes arabes, notamment avec Damas, préserver l'indépendance de son groupe, sa liberté de pensée et de parole.


D'après http://www.gupsfrance.org/biographies/biogr_details.php?id_article=64




1er Mai 2005





Dimanche 27 Janvier 2008


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