MONDE

SITUATION POLITIQUE EN COTE D'IVOIRE: LE MLAN-CI SORT DE SA RESERVE



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Mardi 26 Février 2008

Depuis le 24 décembre 1999, la Côte d’Ivoire, autrefois pays de paix, est frappée par des troubles politiques dont la rébellion de 2002 a fini par déstabiliser. Après des conférences et accords infructueux, celui de Ouagadougou a mis du baume dans le cœur des ivoiriens dont la situation économique, déjà fragile se dégradait substantiellement. Cet accord sonnait comme l’aube d’une ère nouvelle et montrait au monde entier une Afrique à même de régler ses différends. Cependant, la lenteur du processus de sortie de crise interdit aujourd’hui un excès d’enthousiasme. Le Mouvement de Libération de l’Afrique Noire (MLAN), dans sa fonction tribunitienne, a été au coté du peuple ivoirien, versant au débat des réflexions profondes et fécondes à même d’aider à la résolution de la crise. Face à ce devoir historique, le MLAN-CI voudrait ici, fort des derniers développements de l’actualité ivoirienne, attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur la nécessité d’aller à la paix.

Le MLAN-CI voudrait avant tout propos saluer la jeunesse ivoirienne pour la maturité politique dont elle commence par faire part. Il s’agit pour nous de saluer les jeunes de Côte d’Ivoire, issus de huit forces politiques signataires des Accords de paix inter-ivoiriens, qui viennent de s’approprier l’Accord Politique de Ouagadougou. La mise sur pied d’un code de bonne conduite des jeunes en 18 points et un cadre permanent de concertation des jeunes (CCP-J), assorti d’un règlement intérieur et leur volonté de contribuer efficacement à la tenue d’élections ouvertes, démocratiques et au respect scrupuleux du verdict des urnes, nous remplit de considération.

Le MLAN-CI se félicite des institutions et structures mises en place pour des élections ouvertes, crédibles et démocratiques ; il s’agit de la Commission électorale indépendante (CEI) dirigée par M. Beugré Mambé, cheville ouvrière du processus électoral en Côte d`Ivoire ; de la mise sur pied (mi-mars 2007) du commandement intégré dont la mission est de rassurer sur l`impartialité des forces de l`ordre qui devront se charger de surveiller les bureaux de vote, et veiller à la sécurité même des électeurs ; du choix de SAGEM , pour assurer donc un processus d`identification fiable, le 09 novembre 2007, par le Comité d`évaluation de l`accord (CEA) composé du président de la République de Côte d`Ivoire, du Premier ministre et du facilitateur du Dialogue direct, le président Burkinabé Blaise Compaoré ; enfin, il a été émis et retenu l`idée de faire certifier les élections à venir par l`Organisation des Nations Unies (ONU).

Au regard de ces avancées dans le processus de paix, le MLAN-CI s’inquiète de ce que le retour de l'administration en zone Forces nouvelles et la réunification accusent du retard. Le désarmement des combattants des Forces armées des Forces nouvelles et des milices ne semble pas être une priorité. C’est l’occasion pour nous de rappeler que le désarmement ne saurait se résumer à une question de réinsertion socio-économique car l’emploi dépend de l’activité économique, elle même conditionnée par une stabilité politique. Le MLAN-CI exhorte les anciens belligérants à faire montre de leur fibre patriotique en renonçant aux petits calculs politiciens qui ne servent que leurs auteurs et non la Côte d’Ivoire. Aussi voudrions-nous condamner les récentes critiques inutiles, futiles contre la commission électorale indépendante, dont la seule résultante sera de retarder la sortie de crise.

Le MLAN-CI, en réponse à certains leaders politiques, pour qui, « On peut faire des élections sans le désarmement total », il convient de noter que cela manque de discernement politique. Le désarmement doit contribuer à créer les conditions d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes. Le cas du Kenya devrait inspirer les ivoiriens à militer pour un désarmement avant les élections au risque de laisser les armes proclamer les résultats. C’est pourquoi, nous voulons prendre devant l’histoire, la communauté nationale et internationale à témoin sur le désordre possible sans une pression en faveur du désarmement. Pour le MLAN-CI, le peuple ivoirien souffre pour que les hommes politiques avec leur ego surdimensionné suspendent le développement d’un pays.
Enfin, à ceux de nos frères africains qui ont choisi la Côte d’Ivoire comme pays d’adoption ou qui y habitent, il vous revient de même d’apporter votre pierre à l’édification d’une Afrique libre et prospère et réconciliée avec elle-même. Aujourd’hui plus qu’hier, c’est le patriotisme panafricain qui nous conduira vers un panafricanisme patriotique.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire unie et retrouvée !
Vive l’Afrique libre !
Fait à Abidjan, le 26 Février 2008
Le délégué MLAN-CI
Konan YAO Alexis
Le secrétaire général du MLAN-CI
OBOU SERGE ERIC











Mardi 26 Février 2008

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