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Russie et UE se préparent à négocier


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Vendredi 14 Novembre 2008

Russie et UE se préparent à négocier

Russia Today, 14 novembre 2008


    Après un été difficile, la Russie et l'UE sont de retour à la table de négociations. La France accueille le 22ème sommet Russie-UE sur le lieu de vacances de la Côte d'Azur à Nice. Mais les espoirs de progrès seront compliquées par les divisions de la guerre en Ossétie du Sud et la réponse russe aux projets suniens d’un bouclier antimissile.


    Jeudi, le Président russe Dmitri Medvedev s’est entretenu avec des industriels à Cannes sur la Côte d'Azur.


    Vendredi, Nikolas Sarkozy, qui tient actuellement la présidence tournante de l'Union européenne, devrait annoncer de nouvelles négociations sur une affaire en partenariat.


    Les anciens accords de partenariat et de coopération entre l'UE et la Russie ont expiré en fin 2007. En juin, au sommet UE-Russie à Khanty-Mansiysk, il a été convenu de poursuivre les pourparlers. La première série de pourparlers s’est déroulée le 4 juillet et la seconde, prévue pour le 16 septembre [*], a été suspendue à cause du conflit dans le Caucase.


    L'Europe a qualifié de disproportionnées les actions russes au cours du conflit entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud, et la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie en tant qu’États indépendants rend les choses encore pire entre les deux parties.


    La Commissaire européenne, Mme Benita Ferrero-Waldner, a déclaré que le dialogue avec la Russie a simplement été reporté plutôt que suspendu. Elle a ajouté que le développement des relations bilatérales serait difficile, mais inévitable, car l'UE et la Russie sont dépendants mutuellement.


    À l'heure actuelle, la Russie est troisième (après les États-Unis et la Chine) sur la liste des importations de l'UE et quatrième sur la liste des importateurs de produits de l'UE. L'UE représente plus de 50 pour cent du commerce extérieur de la Russie, et environ 70 pour cent des capitaux étrangers accumulés dans l'économie russe.


    À part le Caucase, il y a des chances pour qu’une autre question soit sur la table. S'adressant à l'Assemblée Fédérale la semaine dernière, le Président Medvedev a annoncé un plan de lutte contre le système de défense antimissile étasunien en Europe. La Russie a l'intention de déployer des missiles Iskander dans sa région de la Baltique occidentale à Kaliningrad, si les Étasuniens insistent dans leurs projets. L'initiative de Moscou n'a pas été accueillie favorablement par l'UE.


    Pourtant, malgré de nombreux désaccords, les parties semblent être prêts au dialogue.


    « Je ne sais pas si nous avons eu une telle occasion depuis la Deuxième Guerre Mondiale de changer la façon dont le monde est gouverné, et la Russie est un partenaire absolument essentiel pour toutes sortes de raisons. En tant que membre permanent du Conseil de Sécurité quand on en vient aux questions politiques, mais aussi quand il s'agit de problèmes économiques aussi bien que de questions liées à l'énergie, » a déclaré José Manuel Barroso, président de la Commission européenne.


    La Russie a pris cependant une position ferme avant les pourparlers. Vladimir Chizhov, le représentant russe à l'UE, a déclaré la Russie n’avait pas de concessions à faire juste parce que l'UE a décidé de reprendre les négociations.


    Le seul pays européen contre les négociations est la Lituanie, mais son opposition a été rejetée parce que, techniquement, les pourparlers ont été gelés plutôt terminés. Ils doivent reprendre vendredi.


    Le sommet devrait annoncer que les discussions sur un nouvel accord de partenariat Russie-UE commencera le 25 novembre.



    La crise coûte 1,5 billion à l’économie mondiale - Medvedev


    S'exprimant plus tôt lors de la 10ème Table Ronde des Industriels UE-Russie à Cannes, Mevedev a dit que la crise financière a coûté 1,5 billion de dollars à l'économie mondiale. Il a ajouté, « ce sont des calculs. Les pertes réelles sont bien plus grandes. Les compter est désagréable mais indispensable en affaires. »


    Dmitry Medvedev a aussi proposé des réformes pour les principaux établissements financiers, le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale. Il a déclaré que ces institutions ont été incapables de s'attaquer à la crise financière. Il a ajouté que la Russie est prête à prendre une part active dans ce processus.


    Une fois encore, il a assuré aux partenaires européens de la Russie que Moscou restera un fournisseur d'énergie responsable et prévisible.


    Une autre question importante dans la discussion de jeudi est l'adhésion de la Russie à l'OMC. Medvedev a dit qu'elle devra arriver dès que possible. « Assez de négociations, il est temps de prendre des décisions, » a-t-il dit.


    Il a aussi minimisé l'espoir d'une percée lors de la prochaine réunion du G20 à Washington, pour faire face à la crise financière mondiale.


    « Il ne devrait y avoir aucun espérance excessive. La valeur clef de cette réunion est qu'elle aura lieu, qu'elle se focalisera sur les questions les plus complexes et les plus difficiles, et qu'elle se penchera sur les mécanismes pour venir à bout de la crise, » a-t-il dit.


    En conclusion, il a parlé de l'état de l'économie russe. Dmitry Medvedev a dit que le produit intérieur brut se montera à sept pour cent en 2008, mais que le taux de croissance pourrait ralentir en 2009.


    « Nous avons réussi dans l'ensemble à maintenir la stabilité macroéconomique. Les sept pour cent de croissance du PIB que nous espérions ont été atteints surtout au détriment de la demande intérieure. Cependant, l'année prochaine, le taux sera inférieur. Il existe aussi le problèmes de l'inflation, » a déclaré le Président russe.



Original : http://www.russiatoday.com/news/news/33250
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info



* NDT : Cela explique la relance de la propagande sioniste anti-russe sur les organes merdiaques français.

    Ce matin, France Inter relançait la machine à calomnier (c’était pas Bernard Guéta mais un autre loustic que je ne connais pas), et hier soir, le Grand Journal sur Canal+ accueillait le criminel suceur du sang géorgien dans un interview surréaliste où les russes étaient accusés des crimes géorgiens par Michel Denisot lui-même. Le président géorgien marquait nettement le coup à chaque question contrefaite, puis récupérait rapidement ses esprits pour surenchérir dans le sens offert par Denisot, exactement comme les meilleurs duos entre Elkabash et quelque compère sur Europe1.

    Tout ceci en oubliant que Kouchner et même le New York Times (récemment) ont reconnu que les responsables du conflit sont les Géorgiens, qui ont attaqué à l’arme lourde les civils ossètes.




Vendredi 14 Novembre 2008


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