Conflits et guerres actuelles

Russie-Géorgie: Moscou n'avait pas le choix (Medvedev)


Le conflit russo-géorgien n'a pas été initié par la Russie qui n'a aucune visée sur la Géorgie, a affirmé le président russe Dmitri Medvedev dans un article publié mercredi par le Financial Times.


Jeudi 28 Août 2008

Russie-Géorgie: Moscou n'avait pas le choix (Medvedev)


"Nos troupes sont entrées sur le territoire géorgien pour détruire les bases qui ont servi de point de départ à l'attaque, puis elles sont parties. Nous avons rétabli la paix, mais nous ne pouvions étouffer les craintes et les aspirations des peuples d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud quand (le président géorgien Mikhaïl) Saakachvili, encouragé par les Etats-Unis et plusieurs membres de l'OTAN, s'est remis à évoquer le réarmement de ses troupes et la reprise du contrôle du soi-disant territoire géorgien", a-t-il estimé.

La reconnaissance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud "n'a pas été un geste facile. Nous ne l'avons pas fait sans tenir compte de toutes les conséquences qui s'en suivent. Toutes les conséquences potentielles de ce geste ont fait l'objet d'une analyse lucide, compte tenu de l'histoire des peuples abkhaze et ossète, de la libre expression de leur volonté d'indépendance, des événements tragiques de ces dernières semaines et des précédents internationaux", a-t-il souligné.

Après la chute du communisme, la Russie s'était résignée à la perte de quatorze ex-républiques soviétiques, qui avaient accédé à l'indépendance, alors qu'environ 25 millions de Russes de souche se retrouvaient ainsi hors de leur patrie historique, a rappelé le chef du Kremlin.

"Certaines nations étaient incapables de traiter leurs minorités avec le respect que celles-ci méritaient. La Géorgie a immédiatement privée d'autonomie ses régions autonomes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud", a-t-il poursuivi.

Selon M. Medvedev, les Occidentaux ont accentué, involontairement ou non, l'aspiration des Abkhazes et des Sud-Ossètes à la liberté.

"Ils se sont rapprochés du président géorgien Mikhaïl Saakachvili, dont le premier geste a été la destruction de l'autonomie d'une autre région, l'Adjarie. Et il n'a jamais caché son intention d'écraser Abkhazes et Ossètes", a souligné M. Medvedev.

La Russie a constamment défendu la thèse selon laquelle il est impossible, après la reconnaissance occidentale du Kosovo, d'expliquer aux Abkhazes, aux Sud-Ossètes et à des dizaines d'autres ethnies à travers le monde, qu'ils ne pouvaient pas suivre la voie des Albanais kosovars. "Dans les relations internationales, on ne peut pas appliquer des règles pour les uns et d'autres règles pour les autres", a estimé M. Medvedev.

Préoccupée par l'aggravation progressive des tensions dans la région, la Russie a tenté avec insistance de convaincre les Géorgiens de signer un accord de non-recours à la force armée contre les Abkhazes et les Sud-Ossètes, ce que M. Saakachvili a refusé de faire.

"Dans la nuit du 7 au 8 août, nous en avons compris la raison. Seul un dément aurait pu faire ce choix. Croyait-il vraiment que la Russie assisterait silencieusement à une offensive de grande envergure contre la ville endormie de Tskhinvali qui a coûté la vie à des centaines de civils, majoritairement de nationalité russe? Croyait-il vraiment que la Russie resterait les bras croisés au moment où des soldats de la paix géorgiens ouvraient le feu contre leurs confrères russes, alors qu'ils devaient ensemble prévenir le conflit en Ossétie du Sud?" a écrit M. Medvedev.

Selon le chef du Kremlin, la Russie n'avait pas d'autre choix que celui de court-circuiter cette attaque pour sauver les vies humaines.

M. Medvevev a espéré que le peuple géorgien qui, historiquement, est tenu en amitié par les Russes, se doterait un jour des leaders qu'il mérite, qui se soucieront de la Géorgie et établiront avec tous les peuples caucasiens des relations basées sur le respect mutuel.

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Jeudi 28 Août 2008


Commentaires

1.Posté par arno le 28/08/2008 15:00 | Alerter
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Avant d'anéantir la 6ème armée Allemande dans Stalingrad, les Soviétiques leur avaient proposé une reddition acceptable, ils l'ont refusé ils ont été broyé.

2.Posté par Prodeo le 28/08/2008 16:38 | Alerter
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Le cynisme absolu déployé par la politique israélo-américaine subit un sérieux revers.
Les Russes ont visiblement mis en place une force politique, diplomatique et militaire de tout premier plan. Mais, sauront-ils contourner tous les filtrages de l'information de masse diffusée en Europe ?
La Russie pourra-t-elle jouer le rôle du berger réveillant les moutons européens ?

3.Posté par pixel-man le 28/08/2008 20:45 | Alerter
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Il suffit de lire les journaux traditionnels pour se rendre compte du lavage de cerveau que nous subissons, ici, en Europe au sujet de ces évènements. Dans le magazine que je lis le plus souvent (le Vif l’Express, le plus lu en Belgique francophone), les russes y sont décrits comme étant les méchants belliqueux responsables de tous les malheurs. Abonné depuis longtemps je remarque de plus en plus souvent des tentatives de manipulation sur de nombreux sujets.
Hontes aux journalistes, honte aux rédacteurs en chef de ces journaux!
Est-ce que tous ces articles accumulés finiront par faire accepter l’inacceptable, l’inconcevable, le pire : la guerre? Celle qui enverra nos enfants se faire tuer par un pion de l'autre couleur ?

La Russie a fait ce qu'il fallait. J'en suis convaincu!

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