Géopolitique et stratégie

Riposte contre le sionisme, par Alan Sabrosky


Les bolcheviques avaient leur "Que faire?" (Lénine), les ultra-nationalistes français d’après-guerre avaient "Pour une critique positive" (Venner), les anti-sionistes états-uniens (ou d’ailleurs) ont maintenant leur "Riposte contre le sionisme".

Alan Sabrosky est vétéran des US Marines et ancien directeur d’études à l’Institut d’études stratégiques du Collège de guerre de l’armée américaine, en plus d’œuvrer à titre de consultant sur les questions de sécurité nationale et internationale.

Deux déclarations fracassantes l'ont fait connaître du grand public :

1- Les attentats du 11 septembre furent principalement l’œuvre du Mossad et des réseaux sionistes établis aux É-U.
Si cette thèse n'était pas complètement inédite, jamais elle n’avait été défendue publiquement par un homme de son statut (avec quelque descendance juive en prime). Sabrosky devenait ainsi une figure controversée dans un milieu déjà controversé, celui des "9/11-Truthers".

2- De plus en plus de hauts gradés de l’Armée US prennent conscience et s’indignent profondément de ce funeste complot.
Ce constat a pu insuffler un regain de vitalité et même une lueur d’espoir dans les milieux anti-sionistes et ceux dits conspirationnistes en faisant comprendre que les relais du pouvoir, souvent bons patriotes, honnêtes et lucides, pourraient éventuellement devenir les "relais du peuple".
L’"effet Sabrosky" était donc celui d’une petite bombe.

Dans "La face obscure du nationalisme juif", il expose de façon brève et percutante les traits spécifiques du nationalisme israélien. L’extrémisme n’y est pas l’exception mais bien la norme, et les traditions d’honneur, de droiture et de respect de l’adversaire tant estimées des nationalismes européens y sont abandonnées : ainsi rien ne permet de voir dans ce régime qui se complait dans la posture du « chien enragé » (Moshe Dayan) un simple "nationalisme comme les autres" – que les extrême-droites européennes sionisées se le disent.

Avec "Démystifier le 11 septembre : Israël et la tactique de l’erreur", Sabrosky entend couper court aux égarements et aux faux-débats qui règnent dans les milieux militant pour la vérité sur le 11 septembre. Parce qu’au final les moindres détails du Comment sont moins importants que le Qui, il étaye à nouveau la thèse de l’orchestration sioniste des attentats au moyen d’une « montagne de preuves physiques, techniques, analytiques et circonstancielles ».

"Une riposte contre le sionisme : portez le message aux peuples" est le dernier article d’une série de cinq. Il clôt ainsi un cycle en plaçant cette fois l’accent sur la militance anti-sioniste comme telle : d'abord au moyen d'une critique constructive des diverses actions menées de par le monde (flotilles, BDS, manifestations), puis en déployant un éventail d'actions concrètes susceptibles de réellement renverser la situation. Il conclue en lançant un avertissement aux réseaux sionistes : « Vous avez tous été repérés. Votre trahison, votre perfidie et vos crimes sont connus…votre Jour du Jugement Dernier politique et stratégique pointe finalement à l'horizon ».
Le voici donc.


Alan Sabrosky
Vendredi 17 Février 2012

le plus récent article d'Alan Sabrosky, vétéran des Marines et ancien directeur d'études à l'Institut d’études stratégiques du Collège de guerre de l’armée américaine

Riposte contre le sionisme,  par Alan Sabrosky

Une riposte contre le sionisme : portez le message aux peuples !

par Alan Sabrosky

(traduction : R.S.)

Archimède a dit un jour, "Donnez-moi un point d'appui et je soulèverai le monde".

Dans les articles précédents de cette série (ils sont énumérés plus bas suite à ma biographie), j'ai exposé les thèses de base de mon analyse définissant le point où nous nous trouvons actuellement, et celui sur lequel nous devons nous appuyer si nous voulons altérer le monde que le sionisme nous a concocté.

L'une de ces thèses est que nous devons porter toute notre attention sur l'édifice de l'influence et du contrôle sioniste aux États-Unis, et éviter d’être hypnotisé par des événements survenants en Palestine et dans les environs. Une autre de ces thèses est que nos efforts, jusqu’à présent – et exception faite, en partie, de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) –, se sont avérés ineffectifs au mieux et contre-productifs au pire.

Et le troisième point, le plus critique, est que la barrière permettant de contenir le sionisme se situe aux États-Unis ; la serrure de cette barrière se trouve au cœur même des États-Unis et non à Washington ; et la clé de cette serrure est l'orchestration israélienne du 11 septembre et des guerres qui ont suivi.

Examiner le champ de bataille stratégique

Voyons donc où en sont les choses. "À toute chose, malheur est bon", dit le proverbe, et ceux parmi nous qui sont dévoués à réparer les dommages immenses que le sionisme a causé à tant de gens ainsi qu’à contrer l’emprise d'Israël sur le gouvernement américain devraient voir l'échec récent de la Seconde Flottille vers Gaza sous cet angle. Le concept de base n'était pas si mauvais dans l'ensemble, mais quelque part entre sa création et son arrivée en Méditerranée Orientale il aura perdu à la fois son focus stratégique et sa cohérence tactique, devenant un exercice de futilité faisant paraître la funeste "Croisade des Enfants" au moyen âge comme une opération bien conçue.

Je ne vais pas me lancer ici dans une critique en détail de la Seconde Flottille. Mais son échec et la réaction internationale à son endroit devraient servir à tous de signal de réveil. Pas un seul gouvernement, de quelque pays, n’était prêt à fournir quelque forme de protection à ses citoyens présents sur la flottille, malgré qu'une poignée d’entre eux ait demandé à Israël de ne pas l'intercepter. Le seul pays qui dans le passé fût d’un immense support – la Turquie – a demandé aux organisateurs de la flottille de reporter leur départ en raison des conditions instables qui prévalaient dans toute la région. Mais lesdits organisateurs ont refusé cette demande, insultant et s'aliénant ainsi leur seul ami véritable dans la région – pour finalement aboutir en Grèce, incapables de prendre la mer de toute façon : cette typique "maladie infantile" dont parlait Lénine récolte en effet ce qu'elle a semé.

Cela vient s'ajouter à un vote typique, et typiquement destructeur, passé au Conseil de Sécurité des Nations Unies quelques mois plus tôt. Ce vote portait sur une mesure condamnant l'expansion constante des colonies de peuplement juives dans les territoires palestiniens occupés, expansion qui elle-même contrevient clairement à d'autres résolutions de l'ONU. La résolution n'aurait fait que condamner, bien sûr : pas de sanctions, pas d'embargos, rien que du verbiage. Mais rien que ça était déjà de trop pour les États-Unis qui, une fois de plus, imposèrent leur veto afin d’empêcher une résolution qui eut été critique envers Israël – résolution qui était pourtant supportée par tous les 14 autres pays membres – démontrant de façon définitive que la possession et la gestion par Israël du seul gorille géant encore présent dans le carré de sable mondial lui paie de larges dividendes.

Entre les deux, bien sûr, il y avait le triomphe de Netanyahou à Washington – 29 ovations debout plus quelques applaudissements "spontanés" [sic], preuve que les membres des deux chambres du Congrès Américain ont au moins cette vertu douteuse de savoir comment demeurer corrompus, peu importe leurs vues personnelles. Netanyahou s’est également vu offrir un chéquier en blanc par Obama – à remplir et utiliser pratiquement à volonté –, auquel s’ajoutaient des réaffirmations continuelles du lien indéfectible unissant l'Amérique à Israël. Et il y eu de nouveaux rappels du besoin de négociations directes entre Israël et les Palestiniens comme quelconque voie vers une quelconque paix – reflétant sans aucun doute cette conviction qu'un mensonge répété suffisamment devient alors une "quelconque vérité" pour tous ceux qui n'entendent et ne connaissent rien d'autre.

Une stratégie pour la réplique : préceptes généraux

Un certain nombre de mesures doivent être prises. Comme je l'ai mentionné plus tôt, je suis homme de stratégie et de planification, et non pas un organisateur. Alors je vais esquisser ici ce qui doit être fait et laisser ceux qui ont de bonnes aptitudes organisationnelles traduire ces concepts en action, en commençant avec un survol de certains principes qui doivent être gardés à l'esprit. Je me penche principalement sur la situation américaine, et ce en raison de sa centralité quant à l'issue de cette situation, malgré que je conçoive que plusieurs des suggestions proposées ici pourraient être adaptées n'importe où.

Premièrement, nous devons nous rappeler que le peuple américain ne se soucie pas tellement d'un problème aussi "lointain" que celui de la situation des Palestiniens, ou d'un concept abstrait (aussi significatif soit-il, en réalité) tel que la domination sioniste sur les médias de masse. Ils se soucient plutôt de choses qui les touchent, ou les effraient, ou les enragent. Ainsi la tragédie du 11 septembre constitue le "talon d'Achille" des sionistes, et nous devons donc continuer à y décocher des flèches verbales et écrites. Chaque article, discours ou interview doit donc, si possible, inclure au moins une allusion au 11 septembre quelque part dans le cours du texte. C'est ce que les équipes sionistes (tel que l'AIPAC et l'ADL) et les officiels israéliens font avec toute cette histoire d'Holocauste/Antisémitisme, et leur rendre la pareille est important. Commencez dès maintenant.

Deuxièmement, ne perdez pas de temps à exiger une enquête du Congrès ou une nouvelle commission officielle sur le 11 septembre, alors que tout les gestes qu'un Congrès et une Branche exécutive seraient en mesure de poser exonéreraient néanmoins Israël au final. Ne vous adressez pas non plus aux bureaux du Congrès à Washington – c'est là leur principale zone d’influence et bastion de force. Arrêtez d'essayer d'amener les médias de masse à couvrir ces événements alors qu'ils ne produiront et ne permettront la publication d’aucun élément critiquant Israël de façon détaillée et pour une période de temps significative. Ne manifestez contre quoi que ce soit à moins de pouvoir rassembler au moins un millier de gens – car rien ne paraît plus futile qu'une poignée de manifestants avec des pancartes écrites à la main qui sont peu visibles et que personne ne se donne la peine de lire. Ne pas envoyer sporadiquement de lettres ou de courriels au Secrétaire d'État ou au Président, peu importe le problème dont il est question, et n’encouragez pas d'autres à le faire. En l'état actuel des choses, rien de tout cela ne réussira, et l'échec causé par des démarches futiles ne nous assurera en rien le support du public, et encore moins une victoire politique.

Troisièmement, peu importe ce que vous faites, considérez tous les bureaux et organisations nationales de Washington DC, de ses environs et d'autres zones métropolitaines clés comme faisant partie du problème, ou à tout le moins comme ne faisant pas partie de la solution. Considérez-les tous comme étant complices ou compromis par quelque Comité d’action politique (PAC), et dans ce contexte, par l'AIPAC et compagnie. Songez plutôt aux branches et chapitres d'états et, plus encore, aux chapitres locaux de toute organisation, et aux médias locaux, spécialement dans des villes et villages de plus petite taille et dans des régions où la population juive est relativement faible, et donc moins influente que dans des régions comme Chicago et New York. C'est là que nous pouvons avoir notre plus grand impact, et tels d'innombrables petits cours d'eau et ruisseaux nos efforts seront réunis en une rivière déferlante de protestation et de colère.

Créer un environnement géopolitique favorable

À ce jour, les sionistes ainsi que leurs alliés en Amérique que sont les sionistes chrétiens auront vu l’essentiel de la lutte se dérouler selon leurs souhaits. Ils sont parvenus à gagner la lutte sur le contrôle des médias de masse, mais aussi de plusieurs maisons d'édition et instituts de recherche chargés d'oeuvrer dans les affaires de sécurité nationale au niveau régional ou sur des problèmes spécifiques. Ils ont pris le contrôle du Congrès (au sein des deux chambres et des deux partis) et tiennent également le gros bout du bâton lorsqu’il s’agit d’infléchir l'opinion publique. Mais dans les deux cas ils s’y prennent d'une façon très feutrée : la première victoire étant généralement obtenue par l'argent et l'intimidation, et la deuxième principalement par l'indifférence et la désinformation. La résistance contre leurs efforts a été sporadique et majoritairement sans succès, et plus exactement, elle fût menée surtout en réaction à des démarches entreprises ou à des succès obtenus par les sionistes. Reprendre l'initiative stratégique, ou à tout le moins chercher à nous placer en compétition directe avec eux, est désormais devenu crucial.

Peut-être que la première chose à faire est de nous organiser. Nous devons faire l’inventaire de tous les réseaux et listes de diffusion dans notre mouvement. Il en existe une quantité plus qu’imposante, mais il n’y a pas d'organisation ou de coordination (semblable à la Conférence des Présidents des Principales Organisations Juives). Ainsi les sionistes encaissent de façon espacée une tonne de coups, mais aucune série de solides "uppercuts", et encore moins un "K.O.". L'organisation et la coordination des efforts feront la différence, et spécialement lorsqu’il s’agit d’un combat aussi rude contre de tels adversaires. Il n'est pas nécessaire de miser sur une structure avec des bureaux et du personnel, car grâce à la technologie nous pouvons de nos jours mettre sur pied une organisation virtuelle visant à formaliser un réseau qui va bien au-delà du simple échange de messages ou du partage de listes d'envoi. De cette façon, lorsqu’une chose survenant dans le domaine publique doit être prise en charge, nous aurons alors une chance de produire des vagues coordonnées pouvant à tout le moins ballotter le bateau sioniste, et éventuellement à le faire chavirer.

Deuxièmement, et en guise d’appui au premier effort, il doit exister au moins deux types de dépôts en ligne pour du matériel téléchargé que nous pourrons partager entre nous et avec d'autres intervenants dans ce réseau. J'en prépare un qui sera constitué de fichiers multimédia (surtout au format MP4), des cartes et des graphiques, plus quelques documents clés, et je vais envoyer ce matériel vers un nouveau blog que j'ai créé ; cela devrait être disponible dans un délai d'une semaine. J'ai aussi fait parvenir des copies de distribution de ce matériel à plusieurs autres intervenants qui afficheront bientôt sur leur site web des nouvelles concernant la disponibilité de ce matériel. Tous peuvent en télécharger le contenu vers leur ordinateur et/ou l’envoyer vers leur site web, mais comme ceux-ci peuvent être piratés et le matériel effacé, il est nécessaire d’en conserver une copie sur un support externe, hors de l'ordinateur, afin qu'il puisse être restauré si nécessaire. Un deuxième dépôt devrait être constitué de copies d'articles, d’analyses et de condensés pertinents, etc. (fichiers ou matériel imprimé), et NON PAS simplement de liens internet (qui peuvent être rompus) – je laisserai cette tâche à d'autres.

Troisièmement, il doit y avoir au moins un groupe informel d'avocats – dont aucun ne devrait être arabo-américain ou natifs d'un pays islamique – réunis dans le but d’intenter une suite ininterrompue de poursuites pour (au minimum) diffamation contre des organisations telles que l'AIPAC, l'ADL, et Campus Watch, en plus des défenseurs individuels d'Israël. (Je laisserai à ceux dotés d'une formation légale le soin d’établir comment le litige devrait être formulé et mis en oeuvre.) S'ils traitent qui que ce soit d'antisémite, et que leur nom (ou celui de leur organisation) est associé à l'accusation, poursuivez-les – à la condition expresse que les recettes soient envoyées à un organisme caritatif palestinien.

Les poursuites légales sont remarquablement faciles à intenter aux États-Unis, et les coûts sont minimaux tant que les frais légaux ne sont pas ce qui motive la démarche. Cela pourrait facilement et rapidement placer des gens comme Abe Foxman, Alan Dershowitz et leurs cohortes dans la position cocasse de devoir faire face à des listes de poursuites légales intentées dans autant de juridictions que possible. Et rappelez-vous : pas de règlement à l'amiable, amenez le moindre de ces cas devant la justice, faites-en des procès devant jury là où les lois de l'état le permettent, et démasquez à la fois leurs actions et leurs affiliations en détails. La divulgation publique constitue le "troisième rail" mortel pour l'entreprise sioniste dans sa globalité, et c’est là la seule chose qu'ils ne peuvent tolérer. Mettez ceci en branle dès lors qu'aussi peu qu'une poignée d'avocats enclins pourra être organisée en (oserais-je l’appeler ainsi?) un "collectif légal".

Finalement, nous avons également besoin d'une trousse d'information électronique (du type "méthode pour") portant sur la marche à suivre pour frapper les politiciens directement au niveau de leur base populaire – trousse qui devrait être en place au plus tard pour janvier 2012, étant donné qu’il s'agit ici d'une année électorale et que du matériel devra être diffusé dans les journaux et à la radio et à la télévision (plus spécialement de grandes annonces dans les journaux) de chaque état et circonscription du Congrès où l’on trouve soit des sénateurs politiquement vulnérables, soit des sièges vacants. Ce sont ces gens qu’il faut critiquer sévèrement lors de leurs assemblées locales à l’hôtel de ville, et cela même s'ils sont juifs ou sionistes chrétiens convaincus : ils peuvent bien ne pas revenir le moindrement sur leurs positions, mais certains de leurs électeurs et certains de leurs médias locaux entendront néanmoins des choses très peu communes, ce qui pourraient les pousser à questionner à leur tour ce qu'ils ont reçu comme information – surtout à propos du 9/11.

Comprenez également qu'il serait préférable que ces démarches soient menées par des vétérans. La vidéo incluse ci-dessous, bien qu’elle ne traite pas comme tel des questions qui nous touchent, donne une excellente illustration du fonctionnement de ce processus.

HitCongress

L'homme qui dans cette vidéo s'en prend à ce membre du Congrès a débuté en mentionnant qu'il était un "Marine Vet.", ce qui lui a valu de forts applaudissements de la part de l'auditoire. Le politicien pouvait donc très difficilement l'ignorer ou refuser de le considérer sans du même coup enrager la foule. Vous noterez également que le message du vétéran et son style provocateur et confrontant a également généré beaucoup d'applaudissements, et que le membre du Congrès s'en est finalement très mal sorti. Cela n'a rien de surprenant : peu de ces politiciens, d’un parti ou de l'autre, ne sont aptes à prendre part à un débat ouvert et non écrit à l’avance. Encore moins nombreux sont ceux qui ont une compréhension approfondie de la plupart des problèmes débattus, et aucun d’entre eux ne peut oser lorgner en direction de son rédacteur de discours pour en obtenir l’aide sans du même coup fournir à sa foule d'adversaires un véritable permis de chasse politique contre sa propre personne. Vous n'avez qu'à les observer sur le réseau télévisuel C-SPAN[1] pour voir à quel point ils sont vulnérables face à cette tactique.

Allez en particulier affronter les politiciens en place dans leurs tribunes publiques et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour que ça leur coûte leur siège, et ce peu importe qui sera la personne qui ira l'affronter. Le moindre succès sera aussitôt remarqué par tous les membres du Congrès, pour qui la seule chose qui soit au moins aussi importante que l'argent est de conserver leur siège et les bénéfices marginaux qui en découlent. Faites en une affaire publique, dans ces "réunions municipales" de leur état/district électoral, avec la présence des médias locaux qui sont plutôt indépendants et surtout des électeurs, dont moins d'un sur 1000 (ou peut-être 10 000) ont entendu, vu ou lu quelque chose d'autre que la cassette sioniste à propos du Moyen-Orient en général et du 9/11 en particulier. Mettez-leur en pleine face. Humiliez les politiciens, empêchez-les de renvoyer vos questions à leurs attachés, demandez qu'ILS y répondent personnellement, et faites-le en informant du même coup les électeurs et les médias locaux qui sont présents.

Des convois d'un autre genre

L'idée de convois terrestres et de bateaux ou de flottilles visant à mener la lutte contre les sionistes ne fût pas totalement mauvaise. Elle était simplement mal orientée en termes d'emplacement et de message : mauvais endroit, mauvaise cible. Définir Washington comme étant l’obstacle à la paix et manifester à Gaza ou y envoyer des bateaux revient à faire fi du schwerpunkt, ou cible principale en termes stratégiques. Étant donné que le problème n’est autre que le gouvernement américain, i.e. Washington DC, alors les principales cibles de ces actions devraient être Washington (et les ambassades américaines à l'étranger, pour les lecteurs qui ne résident pas aux États-Unis). Toute autre action est secondaire, simple distraction, ou bluff de relation publique.

Ce dont nous avons besoin ce sont des séries de petits convois (un ou deux véhicules) parcourant les États-Unis, quelque chose comme le mémorial "Moving Vietnam Wall" [littéralement : "Mur du Vietnam ambulant"], partant simultanément de la côte ouest ainsi que de la Floride et la Nouvelle-Angleterre, et s'acheminant vers Washington DC. Les véhicules s'arrêteraient à des postes de l’American Legion, des Veterans of Foreign Wars ou de la Navy League (ou d'autres organisations similaires) à travers le pays, lesquels auront été contactés d'avance, et dont les leaders (et si possible les membres) auront vu quelques vidéos clés sur le 9/11 et peut-être un diaporama sur ce problème dans la veine de celui que j'ai concocté, ou quelque chose de comparable que quiconque jugera bon d'employer – les possibilités sont nombreuses. Le tout diffusé dans les locaux particuliers de ces postes, ouverts au public, lequel aura été invité par le biais d’annonces et de communiqués diffusés environ une semaine plus tôt. Débutez cette démarche n'importe quand et faites autant de voyages courts que possibles, mais planifiez-les de manière à ce qu’ils convergent tous vers Washington DC pour la tenue du Memorial Day de 2012, et rendez cette commémoration véritablement mémorable.

Cela peut être réalisé de nombreuses façons. Mais ce qui se doit d’être bien compris est que l’attention doit être dirigée sur le 9/11 et ses conséquences, et non pas sur les Palestiniens – bien qu'une mention de leur situation désespérée puisse être faite pour donner un exemple précis de ce qu'Israël fait avec l’aide et en raison de notre support et protection. Les présentateurs doivent s'en tenir au message principal sans s'égarer dans des problèmes périphériques. Ils doivent exposer clairement le fait que l'interprétation du 9/11 proposée par le gouvernement américain est un mensonge, et que les guerres engendrées sont dès lors également fondées sur des mensonges. Et si cela manquait à attirer leur attention sur la situation, rappelez-leur simplement que pour toutes les fois où ils doivent passer au détecteur – souliers en mains – ou se soumettre aux scanneurs corporels (full body scanners) avant un vol, et que pour l’extension des mesures de surveillance gouvernementale sous lesquelles nous sommes tous placés maintenant, ce sont les architectes du 9/11 qu'ils doivent remercier pour ces désagréments, cette perte de vie privée et de liberté.

Montrez la bande vidéo du WTC-7 en train de s'effondrer, avec en grosses lettres des indications à l'effet que personne parmi les gens censés être dans les avions n'aurait été en mesure de passer les filages nécessaires pour la démolition contrôlée des tours du WTC, ni même de piloter lesdits avions.

video 2 : WTC7: The "Smoking Gun" of 9/11

Montrez la vidéo présentant, entre autres, des preuves audio-visuelles des explosions secondaires à la base des tours jumelles ainsi que des reportages des médias rapportant ce fait qui disparurent des débats publiques en quelques jours.

9/11: as it happened on the ground

Montrez des diaporamas ou des écriteaux avec de l'information sur les différentes fourgonnettes, et celui avec les Israéliens riant et célébrant alors qu'ils filmaient les édifices en flamme. Décrivez comment tous les Israéliens arrêtés furent plus tard relâchés à l'instigation de hauts fonctionnaires israéliens et américains, dont plusieurs possèdent la double nationalité américaine-israélienne. Et ensuite, un peu comme une réflexion après coup, montrez ce diaporama ou quelque chose de semblable, montrez des photos de Gaza sous attaque, plus spécialement celles des cadets de police et des enfants. Montrez les photos des fillettes israéliennes dédicaçant des obus et des colons juifs se moquant d'une femme palestinienne seule. Montrez leur. Les paroles ne seront pas nécessaires, mais donnez les explications nécessaires lorsque des questions sont posées – et elles seront posées.

C'est là la clé de toute chose. Laissez les Américains qui se trouvent dans cette situation, ainsi que leurs nombreux semblables, comprendre pleinement ce qu'Israël a fait, les pertes dont l'Amérique a souffert par voie de conséquence, et ce que nous avons fait subir à d'autres peuples au nom d'Israël. Rendu à ce point de l’exposé il ne devrait pas être difficile de soutenir de façon concluante et convaincante que : le 9/11 fût à plus d’un titre une réelle tragédie, mais au bout du compte nous avons tué des innocents en les croyant responsables, dénombré dans nos rangs 70 000 victimes (tués et blessés) en cours de route, et détruit d'innombrables vies dans d'autres pays également. La Conspiration Sioniste qui a créé cette tragédie doit disparaître.

Où commencer le programme

Si l’on garde à l’esprit la légitimité et l'efficacité du vétéran vu plus tôt dans cette vidéo en train de confronter un membre du Congrès dépourvu d'assistants, lobbyistes et secrétaires, ainsi que l'importance de concentrer nos efforts dans de plus petites villes et dans les bureaux locaux des politiciens, le besoin suivant apparaîtra clairement : nous devons établir nos activités politiques concertées autour de vétérans individuels et des postes locaux et des communautés d'autant d'organisations de vétérans que possible. Ici, les activistes "Code Pink", les environnementalistes, et les éternels radicaux ou groupes soi-disant "activistes" vont tomber à plat politiquement – or nous voulons et devons gagner.

J'ai pensé longuement et avec acharnement à comment et où amorcer ce processus. Il n'est pas nécessaire de commencer avec un mouvement de masse, quoiqu'une fois que le processus sera bien enclenché je m'attends à ce que les effectifs s’accroissent dans un délai relativement court. Mais il serait toutefois mal avisé de placer notre confiance aveugle dans l'idée que des individus saisiront ce flambeau et le porteront ensuite çà et là, d'un poste à un autre, du journal local au législateur d'état, et ainsi de suite.

Et il m'est alors apparu qu'il existe une organisation déjà établie qui, sans être grosse au point d’être ingérable, compte néanmoins assez de membres pour amorcer le processus dans un bon nombre de régions simultanément, en plus d’avoir la motivation et le sens de l'engagement pour faire cela d’une façon appropriée, s'ils choisissent de le faire (je ne leur ai pas encore demandé...). Il s'agit de l'Association des Vétérans du USS Liberty, composée de survivants du navire de la US Navy qu'Israël a attaqué en 1967 – avec plus de 200 matelots et Marines blessés ou tués – et qui fût abandonné à son sort par la US Navy à la demande directe de McNamara, alors Secrétaire à la Défense, et du Président Johnson dans le seul but de protéger Israël de toutes représailles.

C'est là l’équipe apte à mettre les choses en branle au tout début. Pas d'appels à un Congrès qui n'écoutera pas, pas de lettres à des médias de masse qui ne s'en soucieront point, pas de manifestations dans les rues qui seront également ignorées par ces même médias. Mais plutôt des approches directes visant les organisations de vétérans (Veterans of Foreign Wars, Navy League, etc.) auxquelles ces vétérans appartiennent personnellement, des lettres à des hebdomadaires de leur comtés – qui mis ensemble rejoignent un grand nombre de gens –, des appels aux législateurs de l'état, dans leurs propres districts – ces législateurs étant beaucoup plus susceptibles d'être attentifs que ne le sont des politiciens pour qui les budgets nationaux et Washington sont les seules zones d’influences. Certains des survivants du USS Liberty ont également leur propre émission de radio, et celles-ci peuvent également aider à diffuser le message et mettre ce processus en branle.

Et lorsqu’il y a un nouveau consensus

Répondre à ceux qui ont orchestré le 9/11 et tout ce qui s'est ensuivi sera chose difficile. Si j'étais un Palestinien ou un Iranien, je traiterais les Israéliens et les néocons américains comme ils m'ont traité. En guise d’exemple, une auteur néo-conservatrice nommée Jennifer Rubin a défendu dans la presse écrite l’idée d’assassiner des scientifiques civils iraniens – "Voyez cela comme des sanctions ciblées", déclara-t-elle. D'autres ont – outre le 9/11 – ouvertement fabriqué un motif pour mener une guerre en Irak et tentent actuellement de fomenter une nouvelle guerre avec l'Iran, sachant bien que des centaines de milliers de gens seront tués ou verront leur vie détruite. Et tout cela fût accompli sans la moindre hésitation parce que c'était, après tout, dans l’intérêt d’Israël, et qu'ils étaient par ailleurs confiants de pouvoir s'en tirer ainsi. Il serait intéressant de voir si ces néocons apprécieraient, même en le méritant, d’être eux-mêmes les cibles lors de telles "sanctions ciblées" – et me rappelant la remarque faite il y a quelques années à l'effet que le trait spécifique des néocons était l'hypocrisie et la couardise, je doute qu'ils apprécieraient cette position.

Mais en tant qu'Américain, cette ligne de conduite ne nous serait pas nécessaire du fait que, en un certain sens, les néocons et leurs alliés nous ont fait à tous une faveur : ils ont mis en place les mécanismes que nous pouvons utiliser contre eux. Avec assez d’indignation dans le public, et plus spécialement au sein des vétérans, et avec l'impact qui s'ensuivra – à tout le moins sur la Chambre des Représentants américains, le Sénat ne suivra que bien plus tard –, songez à quel point ce qui existe présentement pourrait être tourné contre ceux qui ont bafoué leurs serments et dilapidé les ressources et les vies américaines dans les seuls intérêts d'Israël – devenant ainsi pratiquement (et bien que grassement payés en retour) des partisans ou des marionnettes d'Israël.

Des arrestations menées par des officiers fédéraux ou par les forces militaires, suivies d’un transfert à la prison de Guantanamo Bay et d’interrogatoires subséquents ne seraient qu'un début – au final, remercions Obama d’avoir laissé celle-ci en service. Tant de ces néocons et leurs affiliés étaient très optimistes vis-à-vis des méthodes d’interrogatoires telles que le "waterboarding" ou l'infâme technique israélienne connue sous le nom de "pendaison palestinienne" – il serait instructif de voir s'ils resteraient aussi enthousiastes après quelques semaines passées à voir ces méthodes appliquées sur eux-mêmes.

Et bien sûr, comme c’est d’ailleurs le cas pour ceux qui se languissent actuellement dans ce genre de pratiques, les garanties constitutionnelles d'usage ne s'appliquent pas. Ajoutons que les tribunaux militaires qui sont en place actuellement pourraient juger d'accusations de haute trahison au moins aussi facilement, et probablement avec plus d'enthousiasme, que ce qu'ils ont entendu comme accusations de terrorisme jusqu'à ce jour. Pas plus que nous n'aurions besoin de chercher bien loin pour trouver des mécanismes établis pour punir ceux trouvés coupables : on les trouve dans les Tribunaux de Nuremberg, et je penserais bien que la pendaison ou le peloton d'exécution soient plus qu'appropriés pour ceux qui ont trahi leurs serments officiels, dilapidé les vies et les ressources américaines, et infligé autant de mort, de souffrance et de destruction à d'autres – tout cela au nom, prononcé ou non, de Eretz Yisrael (la Terre d'Israël – ou "Israël élargi", tant il poursuit son empiètement hors de ses frontières actuelles).

Faire davantage avec l'aide de nos amis

Il va sans dire, je l'espère, que rien dans la proposition précédente ne devrait être tenu comme une marque déposée ou excluant tout autre individu ou groupe, à l'intérieur des États-Unis ou à l'étranger. C'est simplement une façon de débuter le processus d'une manière qui semble être utilisable et gérable, en utilisant un diaporama résumant les éléments centraux de notre argumentaire et quelques fichiers multimédias qui démontrent sans équivoque la banqueroute de l'argumentaire officiel du gouvernement américain – ainsi que la raison pour laquelle il a fait et continue de faire ce qu'il fait.

Ceux désirant agir à l’intérieur des États-Unis devraient se sentir entièrement libres de prendre, adapter, modifier et/ou remplacer quelque partie de ce matériel afin de répondre à leurs propres besoins. Un diaporama en partie ou totalement différent pourrait être créé – quiconque voudrait les photos que j'ai utilisées comme bloc de construction ou points de référence devraient m'écrire un courriel directement, et je leur enverrai ce que j'ai. Même chose pour les fichiers multimédia. Il y en a plusieurs autres circulant sur internet, bien sûr, et certains pourraient être plus appropriés, en regard des circonstances locales – cela devrait rester un choix individuel. Approcher des législateurs d'état et des chapitres locaux de n'importe laquelle de ces organisations de vétérans serait une action encouragée – même un seul contact additionnel, peu importe l'endroit, serait utile. Il s'agit là d'une de ces entreprises où l'initiative individuelle est au moins aussi précieuse que l'action de groupe dirigée.

Peu importe par qui ou par quel groupe sera saisi le flambeau, il y a certaines choses à garder fermement à l'esprit. L'une est de s'en tenir au message central, soit le 9/11, malgré qu'une référence d'introduction à l'incident du USS Liberty en tant que validateur externe soit certainement appropriée. En guise de support à ce message central viennent ensuite les détails à propos de la domination sioniste des médias de masse et de leur force de pression sur le gouvernement Américain. Enfin, des références à la Palestine, aux attaques Israéliennes sur Gaza, et au caractère de la société Israélienne sont appropriés, mais pas en tant que message principal : les Américains doivent savoir ce qui leur a été fait tout au long de ces années, pourquoi, et à quel coût – et surtout pourquoi le gouvernement américain, sous quelque Président élu que ce soit, ne sera pas du tout en mesure de les aider.

Souvenez-vous qu'après notre première Déclaration d'Indépendance il a fallu sept années de lutte pour faire de cette indépendance une réalité. L'étouffement des institutions américaines par les sionistes et (plus récemment) les sionistes chrétiens a été en développement depuis des décennies, et il faudra des années pour nous défaire en tant que pays et société du tissu d'influence que les sionistes tiennent en place. Le temps nécessaire pour y parvenir reste chose incertaine, mais la montée fulgurante du soi-disant mouvement "Tea Party" est une très bonne indication de la rapidité avec laquelle un électorat américain brusquement réveillé peut changer les choses.

Il est aussi très vraisemblable qu'un groupe de vétérans américains réveillés, et sans doute aussi une part non négligeable du personnel militaire en fonction, soient capables de changer cette situation – rappelez vous que le problème auquel nous avons affaire implique non seulement de l'argent, mais aussi une grande dose de sang et de souffrance, les nôtres et ceux de nos victimes, ainsi que la sécurité de nos familles, de nos amis et de notre pays. Rien de tout ceci n’est vraiment préoccupant pour l'AIPAC et compagnie, à moins bien sûr que ça n’implique Israël, mais cela le sera pour ceux de l'Amérique profonde : et s'ils reçoivent une information précise et adéquate, puis s'enragent en conséquence, alors les autres récolteront, comme le veut le dicton, ce qu'ils ont semé.

Et les gages de la trahison sont...

Je crois véritablement en la devise du Corps des Marines des Etats-Unis : Semper Fidelis (Toujours Fidèle), et lors d’un "boot camp" de Marines ont m'a dit que cela signifiait fidélité à Dieu, au Pays et au Corps des Marines – et jamais le gouvernement ne fût mentionné à cette occasion. Plusieurs membres de ma génération ont ressenti la même chose, et il va sans dire que peu de politiciens et pratiquement aucun des membres du Congrès ne se sont fait aimer des Américains en uniforme de ma génération. Ceux dans le gouvernement dont les actions au nom d'Israël constituent une trahison doivent réfléchir à ce fait, comme devraient le faire les leaders israéliens.

Et j'ai ici un message final pour tous ces élus assermentés et ces hauts fonctionnaires nommés au sein du gouvernement américain qui ont trahi leur serment afin de servir Israël, pour tous ceux dans l’entourage du gouvernement qui ont facilité cet effort, et enfin pour Israël lui-même. Vous avez tous été repérés. Votre trahison, votre perfidie et vos crimes sont connus. Vous pouvez ne pas y croire pour l'instant, mais votre Jour du Jugement Dernier politique et stratégique pointe finalement à l'horizon, aussi sûrement qu'il est venu pour Ninive et Tyr dans les temps anciens, pour le tristement célèbre Troisième Reich en 1945, et pour l'Union Soviétique il y a deux décennies.

Attention. Nous venons vous chercher.

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Alan Sabrosky (Ph.D, Université du Michigan) est un vétéran après dix ans de service dans les Marines (USA Marine Corps) et un diplômé du Collège de Guerre Américain (USA Army War College). Il peut être contacté à docbrosk@comcast.net. Les articles précédents dans cette série sont : (1) “Uncomfortable Truths in Palestine : Indictment and Conundrum” ; (2) “Palestine, Israel and America : The Strategic Void” ; (3) “Reprise on Palestine, Israel and America : A Strategic Void” ; et (4) “Demystifying 9/11 : Israel and the Tactics of Mistake”. Ils peuvent être trouvés sur de nombreux sites web, y compris My Catbird Seat, Opinion Maker, Intifada : Voice of Palestine, Sabbah Report, et Salem-News.



[1] Réseau de chaînes câblées américaines dédié à une couverture continue et en direct des interventions gouvernementales (présidence et Congrès des États-Unis) ainsi que la diffusion de programmes concernant les affaires publiques.



Vendredi 17 Février 2012


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